CHAP.5 – Visage découvert et chasse annoncée !

Le regard de Deidara montre de l'inquiétude mais aussi de l'énervement. Il m'en veut surement de ne pas avoir suivi ses conseils. Je dois avouer que j'ai tendance à vite m'emporter.

- Hidan calme-toi, dit-il à l'homme aux cheveux d'argent.

Mais rien ne se passe. Son état ne fait qu'empirer. Je vois des araignées blanches s'avancer doucement sur l'épaule d'Hidan, immobilisé par le bras de Deidara.

- Boum … Murmure le blondinet.

Effectivement, une immense explosion retentit. Je sens deux bras me soulever et m'emmener loin de cette chaleur intense. Les barreaux de la cellule se referment tirés par des fils de chakra. Je vois Sasori au loin. Mais son image s'efface de plus en plus … Je sombre dans le gouffre du sommeil, les cris d'Hidan qui résonnent dans ma tête.

ooooooooo

La lumière me tire de ma rêverie. A côté de moi se tient un plateau de nourriture. Je meurs de faim. Sans réfléchir, je mange tout ce qui s'y trouve. Par contre, je n'ai pas prévu ce mal de ventre … Tout est calme. Je me lève et observe la pièce. Je ne la connais pas. C'est une chambre lumineuse, le jaune et le marron étant les couleurs dominantes. Je décide de sortir. Personne … Je ne vois personne. Je suis en fait en face de la chambre de Deidara. Il m'a préparé un petit déjeuner ? Il n'est vraiment pas comme les autres. J'entends soudainement des petits bruits, des cliquetis. Ça vient d'en face. Je marche sur la pointe des pieds et tente de regarder à travers la serrure. Je ne vois rien. Toute est plongé dans le noir. Je remarque que la porte n'est pas fermée. Je me faufile doucement à l'intérieur. J'ai la chair de poule … Je vois de la lumière à côté. Mais les entrechoques des objets métalliques se sont arrêtés. Ma curiosité prend le dessus et je continue. J'ouvre doucement la porte. Je vois la carcasse de la marionnette de Sasori. Elle semble … éteinte. J'observe le lieu. Il y a du bois et des outils de partout. Puis, je ne comprends plus … Je me retrouve projeter contre le mur, la queue de la poupée en bois du marionnettiste pointée sur moi. Pourtant, il semble n'y avoir personne à l'intérieur. Je ne veux pas finir empoisonnée. Je saisi un marteau posé sur une table à côté de moi et le lance sur la seule ampoule qui éclaire l'antre. Dans le noir, je peux facilement me déplacer. Je ne vois rien mais pourtant, mon sixième sens me guide aussi facilement que ma vue. Je cours vers la sortie. Mais je le sens venir vers moi. Je m'arrête et me retourne soudainement. Lui … Il tombe et allume la lumière dans sa chute. Je le rattrape.

- Sa … So … ri ? bégayai-je.

Je n'en reviens pas … Est-il vraiment Sasori ? Ce jeune homme aux cheveux rouge, au regard triste et au corps de bois … Au corps de bois ?!

- Mais comment … !

- Chut, dit-il.

Au loin, nous entendons Deidara m'appeler. C'est vrai que je suis sortie comme une voleuse alors il doit forcément me chercher. Il se dirige vers la chambre de Sasori. J'ai bien compris que celui-ci n'a aucune envie qu'on le découvre sous sa vraie forme. Alors j'ai eu un réflexe peu intelligent …

- Cache-toi ! lui chuchotai-je.

Je le pousse sans mesurer ma force. On entend un gros bruit dans la pièce d'à côté puis un faible « Aïe ! ». Au moins, je sais qu'il a bien atterri. Moi, je m'étale sur le lit après avoir éteint la lumière. Une idée me travers la tête. Aussi stupide que toutes les idées que je peux avoir. Lorsque Deidara ouvre la porte, je me mets en boule et je grogne de ma voix la plus grave. Oui … J'essaie d'imiter Sasori qui dort… Dans quoi me suis-je encore fourrée !

- Euh …, est la seule chose que j'entends sortir de la bouche de Deidara.

Je n'ose pas imaginer sa tête. Continuons le jeu jusqu'au bout. Maintenant que je suis lancée, je ne peux plus faire marche arrière ! Je grogne une nouvelle fois et me redresse légèrement sur mes genoux, les bras en avant sur le lit et le ventre rentré pour ressembler encore plus aux dos arrondie de la marionnette de Sasori.

- Je ne te savais pas si paresseux Sasori. Normalement tu es toujours le premier levé !

Deidara s'avance tout en prononçant cette phrase. Moi je suis une nouvelle fois prise de panique. Heureusement que la couette me recouvre … Il n'oserait pas la soulev … Mais qu'est-il en train de faire !

- NON ! Ne la soulève pas ! Hurlai-je, sans me rendre compte que je n'ai pas utilisé ma voix grave.

Je tiens fermement la couette et lui, il la tire. J'ai de la force et le pire, c'est que je ne la maitrise jamais. Alors il bascule sur moi. Il envoie un objet que je n'arrive pas à distinguer sur l'interrupteur de la lumière et soulève la couette.

- Que fais-tu là ? Où est Sasori ? Tu cours vraiment vers la mort toi !

- Euh … Je suis somnambule. Et je ne sais pas où est Sasori.

- Parce que tu crois qu'il dort sur son lit dans sa marionnette toi ?

- Et bien …

Et là, Deidara se mit à rigoler. Il est pris d'une crise de rire et moi, je me retrouve bête.

- Deidara tu m'écrase … dis-je soudainement.

- T'es marrante tu sais ! Ça fait longtemps que je n'ai plus ri comme ça.

Il me fixe. Je me sens bien avec lui, et je n'ai pas peur.

- Dei' … Dis-moi pourquoi votre chef me veut ?

- Apparemment, tu aurais quelque chose de spécial mais je ne sais rien de plus.

Il se lève et m'aide à mon tour. Moi, je regarde vers l'autre pièce … Je me demande si Sasori a bien tout suivi où s'il a été assommé dans sa chute.

oooooooooo

Nous voilà à nouveau dans la Grande Salle. Tout le monde a les yeux rivés sur moi comme la dernière fois. C'est vraiment désagréable. Il y a cependant trois absents : Hidan, Zetsu et Sasori. Zetsu … Il doit être en train de manger des

… Je préfère ne pas y penser.

- Alors comme ça on s'amuse à répondre aux plus grands criminels du monde des Ninjas ? Tu serais vraiment folle ?

Je vous explique … Celui qui vient de parler, c'est l'éternel requin du groupe, Kisame.

- Je préfère être folle que dégénérée comme vous. Rétorquai-je.

Il me soulève par le col.

- Et si je nourrissais Samehada de tout ton chakra … Tu feras moins la fière, gamine.

Il saisit son épée mais au même moment, une voix intervient.

- Arrêtez un peu. Si on est convoqué ici, c'est qu'on a une mission alors ne faites pas vos malins sinon, on va s'en prendre plein la gueule par Pein. Et je n'ai pas de temps à perdre avec ça.

Les criminelles se retournent afin de voir d'où provient la voix. Je n'en crois pas mes yeux. Sasori … Sans sa marionnette.

Je jette un coup d'œil sur Deidara. Je le vois aussi choqué que le reste du groupe.

- T'es qui toi ? demande Kakuzu.

Toujours aussi direct celui-là.

- Vous ne reconnaissez même pas votre marionnettiste … Triste nouvelle.

Pein prend enfin la parole d'un ton glacial.

- Fermez-là. Je vous annonce votre prochaine mission. Où est Hidan ?

- Il a besoin de se calmer, lui chuchote Konan qui se tient à côté de lui.

- Amenez-le, de suite.

- Mais …

- J'ai dit de suite.

Je rejoins Deidara. Il sent ma panique monter alors il pose une main sur mon épaule. Il en profite pour me glisser un mot à l'oreille.

- Alors c'est ça que tu essayais de cacher aussi bien tout à l'heure ?

Il parlait du vrai corps de Sasori. Je lui souris légèrement en guise de réponse positive. Le voilà. Hidan arrive, du sang sur le torse et recouvert de trace de brûlures. Il a l'air exténué.

- Bien. La mission : Entrainer Emy, lance Pein à tout le monde.

- Pardon ? répondais-je. Merci mais je suis déjà assez entrainée.

- Ma pauvre petite … Cette fois, ce ne sera pas un entrainement de Konoha mais de l'Akatsuki.

- Mais que me voulez-vous !?

- Tu es vraiment innocente. Et tellement ignorante de son passé …

Dès qu'il finit sa phrase, ma main se porte automatiquement sur mon collier. Mes parents. Ma force. Que veut-t-il dire …

- Tu subiras toutes sortes d'épreuves. On va te reforger.

Mais de quoi parle-t-il … Je ne suis pas une vulgaire arme de guerre ! Mes yeux se bloquent sur Itachi qui a un micro sourire aux lèvres. Je vais en finir avec lui dès que j'en ai l'occasion.

- A partir de maintenant et pendant 9 jours, continue-t-il, tu seras à chaque lendemain la nouvelle proie de l'un de nous.

Deidara a l'air d'avoir compris où Pein veut en venir et semble mal à l'aise. Sasori reste neutre mais baisse légèrement la tête. Hidan lui … Plante son regard sur moi. C'est un regard triste et rempli de compassion. Je ne comprends pas. Ce n'est pas le même Hidan qui a voulu me tuer. Les autres ont tous un petit sourire à part Konan qui ne décide de partir sans attendre une minute de plus. Je comprends que la réunion est finit. Mais que va-t-il se passer maintenant ?

- La chasse est ouverte, dit Itachi avant de quitter la pièce.

J'ai intérêt à rester sur mes gardes …


Un chapitre que j'ai écrit sans réfléchir avec un peu d'humour … Mais pourquoi le passé d'Emy est si intéressant aux yeux de l'Akatsuki ? Et qui est véritablement Hidan ? Qu'elles sont ses épreuves mentionnées par Pein ? A découvrir !