Bon, et bien comme j'ai eu quand même deux lecteurs que ça intéressait...
Le seul truc qui m'a chiffonné, c'est qu'apparemment, le premier morceau que j'ai posté pouvait passer pour être une fic entière...
La, je dois dire que ça m'a étonné !
Donc, comme je l'ai dit aux deux miss qui m'ont laissé une review, je mets en ligne le second chapitre, en espérant que ce coup-ci, ça passera mieux...
Bonne lecture !
Enfin, j'espère...
oOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOooOoOo
Chapitre 2
Il avait enfin réussi à avoir une semaine de congés ! Ça faisait si longtemps qu'il ne se rappelait même plus la dernière fois que ça lui était arrivé…
Sur Terre, c'était l'été, on était au mois d'août, et il avait hâte de retourner à une vie presque "normale".
Il avait donc rapidement préparé son sac, et dès que le Dédale fut annoncé, il monta à bord.
Dix huit long jours plus tard, la Terre.
Il retrouva son appartement avec plaisir. Mais au bout de deux heures, il s'ennuyait déjà…
Il tourna la tête et fixa le téléphone, avant de se décider à le prendre. Il appela une agence de location, loua une voiture, et partit à l'aventure.
Il roula, sans vraiment savoir où aller. Tout ce qu'il voulait, c'était se sentir libre. Comme quand il était à bord de son jumper. Il s'engagea sur une route, au Nord de Cheyenne Mountain, sans avoir réellement de but...
Il écoutait la radio, quand il se rendit compte qu'il était presque midi. Il avait faim. Alors il prit la première sortie qui venait et regarda le panneau, Castle Rock. Il ne connaissait pas du tout, mais quand il s'aventura dans les rues, il se mit à sourire. Ça ne l'étonnait pas, c'était une toute petite ville. Il avança doucement et chercha un restaurant. Il en trouva un rapidement, en fait, ça devait être le seul de la ville…
Il entra, s'assit à une table, commanda un plat et déjeuna en prenant son temps. Puis il demanda l'addition.
-Tenez voilà… Dit la serveuse avec un grand sourire.
Il n'y avait pas beaucoup d'étrangers ici, alors, quand ça arrivait, ça se remarquait tout de suite. Il la remercia en souriant aussi. La jeune femme rougit un peu, il était plutôt bel homme, et elle était sous le charme. Il régla l'addition, lui dit gentiment au revoir et reprit la route. Presque à la sortie de la ville, un écriteau, maintenu à un poteau par du fil de fer, retint son attention.
ATTENTION !!DURANT UNE SEMAINE, LA TROUPE FAR
IBOLE EST DANS VOTRE VILLE !!
VENEZ NOMBREUX ET NOMBREUSES !!
Une fête foraine ? Il adorait ça !! Alors, il suivit le chemin indiqué.
Il y avait du monde,. A croire que toute la ville s'y était donnée rendez-vous !
Tant mieux, il aimait cette ambiance !
Il gara sa voiture, paya le parking à un jeune garçon très aimable et se présenta au guichet. Il y avait la queue, et il ne put entrer que dix minutes plus tard. Il fit le tour, tranquillement, les mains dans les poches, se demandant par quoi il allait commencer, quant, au détour d'un manège pour enfant, il entendit des bruits de tirs. Il s'approcha et regarda.
C'était le stand de tir.
Il y avait des ballons gonflés, emprisonnés dans une sorte de boite avec un filet devant, et il fallait éclater les ballons, au nombre de trois, en cinq coups maximum. Toutes les carabines à plomb étaient utilisées, alors il attendit son tour patiemment. Il se mit légèrement en retrait d'une jeune femme blonde aux cheveux long, complètement immobile, qui avait déjà réussi à avoir deux des trois ballons. Le dernier étant toujours le plus difficile à avoir, elle était très concentrée. Elle attendait pour tirer, quand il fut brutalement projeté contre elle. Un groupe de jeunes filles totalement délurées venaient de le bousculer, et elles partirent en riant, sans même s'excuser !
Malheureusement pour la tireuse, le choc la fit appuyer sur la détente, et elle rata le ballon.
-Et zut ! S'exclama t-elle, qui est l'andouille qui m'a fait rater mon coup ??
Elle se retourna et resta la bouche ouverte.
-Oh pardon ! Dit-elle alors, je croyais que c'était quelqu'un qui me faisait une blague… je suis désolée, je ne voulais pas vous insulter...
Lui aussi resta bouche bée. Elle avait de magnifiques yeux bleus. Son visage hâlé en faisait ressortir la couleur. Sublime ! C'est l'adjectif qui lui convenait le mieux.
-C'est à moi de m'excuser ! Réussi t-il à dire enfin.
Elle mit alors la main dans son sac, et ressortit de la monnaie.
-Je recommence ! Dit-elle à l'homme qui s'occupait du stand.
-Non, laissez-moi vous l'offrir, après tout, c'est de ma faute… Insista John en l'empêchant de donner son argent.
Elle leva la tête et le regarda de plus près.
-Vous n'êtes pas d'ici, vous !
-Non, c'est vrai ! A quoi voyez-vous ça ?
-C'est une petite ville, alors presque tout le monde se connaît, vous savez…
Puis elle lui tendit la main.
-Je m'appelle Alizée.
-Et moi, c'est John. Alizée, c'est un joli prénom et pas très courant…
-Et oui ! Je sais… Soupira t-elle, ça m'a valu pas mal de moquerie quand j'étais jeune, mais finalement, j'y tiens beaucoup ! C'est original !
-Oui, plus que John, en tout cas !
Il se tourna alors vers le propriétaire du stand de tir.
-Tenez, je lui paye cette partie…
-Merci, dit-elle simplement, mais vous n'êtes pas obligé…
-Si, j'insiste !
-Alors d'accord !
Elle prit la carabine et se mit en position. Premier coup, réussit, deuxième aussi, puis elle se concentra, et tira. Troisième et quatrième, ratés, restait le cinquième...
-Et zut ! Raté ! Décidément, c'est pas mon jour !
-Désolé ma p'tite dame, encore une ? Dit le bonimenteur.
-Non, je crois que je vais arrêter là.
Elle se tourna vers John.
-Désolé, je vous ai fait perdre votre argent…
Il sourit et mit de nouveau la main dans sa poche.
-Attendez ! Je vais essayer, moi aussi…
Il prit la carabine, avec un sourire. Il savait que c'était de la triche, étant donné qu'il était militaire et tireur d'élite, mais il voulait gagner, rien que pour voir sourire la jeune femme à nouveau. Elle le regardait avec attention. Il ne prit même pas appui sur le comptoir, épaula et visa. Un coup, un ballon. Un coup, un autre ballon.
-Pas mal ! S'exclama Alizée, mais c'est toujours au dernier qu'on perd !
Il tourna légèrement la tête, et lui fit un grand sourire, qui la fit rougir un peu. L'étranger était très mignon et avait de beaux yeux. Et quand il souriait… Il devait avoir toutes les femmes à ses pieds !
Il mit la carabine en position et tira le troisième coup.
Pafff !! Explosé le ballon…
-Bravo ! Dit-elle en frappant dans ses mains, vous êtes très doué !
-Vous choisissez quoi ? Demanda l'homme en reprenant l'arme.
John se tourna et dit.
-A vous de choisir, mademoiselle.
-Non ! S'écria t-elle, c'est votre cadeau, c'est vous qui avez tiré !
-Oui, mais c'était pour la partie que je vous ai fait rater !!
-Mais…
-Il n'y a pas de mais ! Choisissez !
Elle regarda alors l'étalage derrière le comptoir, plissa les yeux, et tendit la main.
-La peluche là !
-Celle là ? Demanda l'homme, en montrant un gros tigre.
-Oui !
Il la descendit de l'étagère et lui donna.
-Merci !
Puis Alizée se tourna vers John.
-Vous m'avez offert mon animal de compagnie, alors je vous offre un verre ?
-D'accord !
Ils marchèrent un peu, regardant les attractions, puis s'arrêtèrent devant un chapiteau abritant une brasserie.
-Ça vous convient ? Demanda t-elle.
-C'est parfait !
Ils s'assirent et commandèrent.
-Vous venez d'où ? Demanda t-elle avant de boire une gorgée.
-Euh… d'assez loin, en fait…
C'est vrai que la galaxie de Pégase n'était pas la porte à côté...
-D'où ça exactement ? Insista t-elle.
-Et bien, je suis basé à Cheyenne Mountain en ce moment…
-Basé ? Cheyenne Mountain ? Vous êtes militaire ?
-Oui…
-Waouhh, je comprends mieux pourquoi, maintenant !! S'exclama t-elle.
-Vous comprenez mieux quoi ?
-Votre façon de tirer ! Et sinon, vous êtes quoi ?
-Je suis quoi... quoi ?
-Je ne sais pas moi, quel grade ?
-Lieutenant colonel…
Elle le regarda, les yeux grands ouverts, surprise.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Demanda t-il, étonné par sa réaction.
-Ça alors ! Vous êtes plutôt jeune pour être colonel ! Je m'imaginais qu'il n'y avait que les vieux pour avoir ce grade !
Aussitôt après avoir dit cette phrase, elle se mit à rougir violemment.
-Euh… pardon, mes mots ont dépassé ma pensée…
Il se mit à rire.
-Ne vous excusez pas, vous avez raison. Dans la plupart des cas, les colonels sont plutôt grincheux et chauves !
Il repensait à Caldwell… Mais O'Neill aussi était passé par le grade de colonel, et lui par contre n'était pas chauve, loin de la…
-Mais pas tous… Finit-il.
-Ouais, c'est loin d'être votre cas !!
Elle avait les yeux rivés sur la masse de cheveux indisciplinés de Sheppard. Il avait vu son regard et passa la main sur sa tête en grimaçant.
-Je sais, j'ai toujours eu des problèmes de ce côté là…
Elle éclata alors de rire. John la regarda et la trouva décidément très jolie. Elle était simple, et pas du tout intimidée. Ils continuèrent de parler, pendant des heures, prenant le temps de commander des sandwichs qu'ils mangèrent avec appétit, quand elle regarda son poignet.
-Il est tard, je vais rentrer. Merci pour Moustache !
-Moustache ?
Elle prit sa peluche et lui montra.
-Oui, j'ai décidé qu'il s'appellerait Moustache !
Elle descendit de son tabouret, et commença à s'éloigner.
-Je vous raccompagne ? Il fait déjà sombre… Proposa alors John.
-Vous savez, c'est une petite ville, je ne crains pas grand chose…
Il resta là, sans bouger, alors elle eut presque pitié de lui.
-D'accord, on y va ?
Ils empruntèrent de nouveau l'allée qui menait au parking.
-Vous êtes venue à pieds ? Lui demanda t-il alors.
-Oui, je n'ai pas de voiture. Trop cher à entretenir !
Ils étaient arrivés près de celle qu'il avait louée. Il déverrouilla la voiture et ouvrit la portière côté passager.
-Montez, je vous emmène dans mon carrosse !
Elle lui fit une petite révérence.
-Merci monseigneur, vous êtes fort galant !
-Mais je vous en prie, gente dame… Dit-il galamment en refermant la portière.
Il monta à son tour, démarra la voiture et sortit du parking.
-Prenez à gauche.
Il tourna et ils firent la route en silence.
-Attention, vous allez ralentir, j'habite... là… Dit-elle en montrant une charmante petite maison.
Il se gara, et se tourna vers elle.
-Dites... vous pouvez me donner le nom d'un hôtel ?
Elle le regarda, ébahie, puis éclata de rire.
-Vous êtes à Castle Rock ! Il n'y a que cinq cent habitants, et pas un seul hôtel !
-Bon... Soupira t-il, alors je vais continuer ma route !
Alizée ne réfléchit pas longtemps.
-Venez avec moi, je connais une vieille dame qui a une chambre d'hôte, je vais l'appeler pour savoir si elle est libre !
Il coupa alors le moteur, descendit et l'accompagna chez elle.
-Ça ne va pas la déranger d'être prévenue au dernier moment ?
-Non, je ne pense pas. Mathilde aime avoir du monde autour d'elle. Elle est seule depuis un moment, et ses enfants sont tous partis vivre loin d'ici, alors je suis sûre que si elle peut, elle le fera de bon cœur.
Ils entrèrent dans la pièce principale de la maison, que John trouva meublée avec goût, et Alizée décrocha le téléphone.
-Mathilde ? C'est Alizée, j'ai chez moi une personne qui cherche une chambre, est-ce que tu en aurais une de libre ? ... Oui, c'est un homme... non, ça je ne sais pas, attend, je vais lui demander...
Elle posa sa main sur le combiné et se tourna vers John.
-C'est juste pour une nuit ?
-Ça dépend… si il y a…
-… Ah bon ? Coupa Alizée en répondant à la vieille dame, bon, je vais lui dire. Bonne nuit… à la prochaine.
Et elle raccrocha.
-Désolée, mais son fils vient juste d'arriver avec sa famille sans prévenir et elle n'aura pas assez de place…
-Tant pis... Soupira John, merci quand même…
Il s'approcha de la porte d'entrée et allait baisser la poignée.
-Vous allez faire quoi ?
-Je ne sais pas, aller plus loin sans doute. Je finirais bien par trouver un hôtel…
-Je peux vous faire confiance ? Dit-elle soudain.
Il fronça les sourcils. Pourquoi lui demandait-elle ça ?
-A quel propos ?
-Et bien… il fait nuit, vous ne connaissez apparemment pas la région, et il est tard…
-Et… ?
Elle le regarda droit dans les yeux.
-Vous pouvez rester ici, cette nuit…
A lui d'être étonné.
-Vous êtes sûre ? Vous ne me connaissez pas…
Elle se mit à rire.
-Ne vous faites pas de mauvaise idée ! Je vous offre juste une chambre d'ami !!
Il réfléchit un peu. Elle avait raison, il ne connaissait pas le coin, il faisait nuit, et en plus, il était un peu fatigué.
-Si ça ne vous dérange pas…
-Non, sinon je ne vous l'aurais pas proposé !
-Alors c'est d'accord ! Merci.
-Venez ! Vous me remercierez seulement après l'avoir vue !!
Il la suivit à l'étage et elle ouvrit une porte.
-C'est ici, dit-elle en entrant.
Il inspecta les lieux et se tourna vers elle.
-C'est parfait ! Vous êtes toujours sûre ?
-Oui ! Vous avez des bagages ?
-Non, je n'avais pas prévu de partir si loin…
Elle ouvrit un placard.
-Vous avez là des vêtements, prenez ce qu'il vous plaira. Ils sont à mon frère.
-Il ne dira rien ?
-Non, il est partit à l'étranger pour deux mois ! Et voici la salle d'eau, il y a des serviettes propres et…
Elle ouvrit l'armoire de toilette.
-… Il y a même une brosse à dents neuve !
Elle referma l'armoire et croisa les bras.
-Pour infos, ma chambre est de l'autre côté du couloir, mais j'ai le sommeil léger…
Il sourit.
-Ne vous inquiétez pas. Je suis fatigué, alors je vais m'endormir très vite… bonne nuit…
Alizée allait sortir de la chambre quand John pensa soudain à une chose.
-Excusez-moi, mais on est dimanche, vous ne travaillez pas demain ?
-Non, je suis en vacances. Mais de toute façon, si j'avais travaillé, je vous aurais mis dehors en partant au boulot !
John sourit encore. Alizée pencha un peu la tête, il avait un sourire...
-Bonne nuit. A demain… Réussit-elle à dire enfin.
oOoOo
Voilà.
A vos claviers ?
Et merci de me lire...
