Chapitre 3

Une délicieuse odeur de gaufre lui chatouilla agréablement les narines. Il s'étira, ouvrit les yeux, et se redressa très vite. Il ne reconnaissait pas la chambre, celle-ci était bien mieux aménagée que la sienne…

Où était-il ?

Puis il se souvint. Ses vacances, la route, la fête foraine, et Alizée…

Il resta un moment allongé, les bras derrière la tête, à repenser à la jeune femme. Elle était très jolie...

Il regarda sa montre, 9h00.

-Et bien ! Je ne me rappelle pas la dernière fois où j'ai dormi autant !

Sur Atlantis, même si il détestait se lever de bonne heure, il fallait toujours être aux aguets…

Il se leva, regarda dans l'armoire, et se choisit des vêtements. Un jean's et une chemisette.

Ça tombait bien, apparemment, il avait la même taille que son frère ! Il passa par la salle de bain, et se glissa sous la douche...

oOoOo

Alizée avait préparé le petit déjeuner. Elle ne savait pas ce qu'il avait l'habitude de manger et surtout, si il allait aimer ce qu'elle avait préparé.

Elle regarda la pendule du salon. 9h10. Elle monta l'escalier et frappa doucement à la porte.

-Vous êtes réveillé ? Demanda t-elle tout bas.

Elle attendit un peu, et recommença un peu plus fort.

-Ouh ouh, vous êtes réveillé ?

Pas de réponse. Il était partit sans la prévenir ? Alors elle tourna la poignée et entra. Le lit était défait, et vide. Elle se dirigea vers la fenêtre, pour vérifier si sa voiture était toujours là, quand la porte de la salle de bain s'ouvrit. Elle se tourna vivement, et rougit jusqu'aux oreilles. Il n'était pas partit. Il était juste en train de se laver. Il n'avait qu'une serviette autour des reins et n'avait pas fini de s'essuyer…

... Comme le prouvait les gouttes d'eau qui ruisselaient encore sur son torse…

Elle détourna très vite la tête.

-Excusez-moi, j'ai frappé, mais vous n'avez pas répondu…

-Je n'ai rien entendu…

-Euh… j'étais venue voir si vous étiez levé et… euh…

Elle ne savait plus où se mettre. Dire que la veille, s'était elle qui l'avait mis en garde ! Elle sortit précipitamment en disant.

-Le petit déjeuner vous attend…

-Merci, dit simplement John en souriant.

Mais elle était déjà sortie. Il s'habilla et descendit. La table de la cuisine était mise pour deux et un plateau l'attendait.

-Ouh la ! Il ne fallait faire ça pour moi ! S'exclama John en regardant tout ce qu'il y avait.

-Je ne sais pas ce que vous avez l'habitude de prendre alors j'ai fait un peu de tout…

-J'ai l'air de mourir de faim ? Demanda t-il en souriant.

Elle rougit encore.

-Non, pourquoi ?

-Parce que du café aurait suffit… et encore, vous n'étiez pas obligée…

-Ça me fait plaisir. Je n'ai pas souvent de la visite ! Alors profitez-en ! Euh… du repas, bien sûr…

-Bien sûr !! Dit John en s'asseyant.

Il prit la tasse qu'elle posa sur le plateau.

-Servez-vous ! Dit-elle en lui montrant ce qu'elle avait préparé.

Il prit une gaufre, et croqua dedans avec plaisir

-Hum... c'est délicieux !

-Tant mieux ! Alors, vous avez bien dormi ?

-Comme un loir ! C'est tellement calme ici, que si l'odeur des gaufres ne m'avait pas réveillé, je crois bien que je serais encore entrain de dormir !

-Je suis désolée ! Dit-elle d'un air navré, j'aurais peut-être dû attendre un peu...

-Mais non ! Vous êtes chez vous !

-Oui, c'est vrai ! Dit-elle en riant. Bon, qu'avez-vous prévu de faire aujourd'hui ?

John se cala confortablement sur sa chaise, et soupira.

-Franchement ? Je n'en sais absolument rien ! Ça fait des mois que j'attends ces vacances, et je ne sais pas du tout comment occuper mon temps libre... c'est lamentable...

Alizée le regarda en buvant sa tasse de café, puis la posa et s'essuya la bouche. Elle avait bien une idée, mais ne savait pas si c'était correct de sa part de lui proposer. Passerait-elle pour une allumeuse ? Elle décida, que de toute façon, des ragots, il y en aurait, quand Mathilde dirait à tout le monde qu'elle l'avait appelé pour lui demander d'héberger un homme...

-Ça vous dirait de visiter le coin ?

John la regarda alors. Oui, décidément, il l'a trouvait vraiment belle, et en plus, très gentille. Un peu trop peut-être... Elle ne le connaissait pas, et pourtant, elle lui avait déjà offert une chambre, le petit déjeuner, et maintenant, elle voulait le sortir !! La vie dans les petites villes était vraiment très différente de celle des grandes agglomérations. Alors il se dit que finalement, sa petite aventure l'avait emmené au bon endroit...

-Qu'est-ce qu'il y a d'intéressant à voir ici ?

-Le château ! Je vous laisse finir, je vais me changer et je reviens. A propos, ces vêtements vous vont plutôt bien !! Vous faites très... comment dire... très couleur locale !!

Il baissa la tête et se regarda. Le jean's ressemblait à tous les autres jean's, mais il est vrai que la chemise, était plutôt du genre… rustique…

oOoOo

Elle grimpa très vite les marches. John se leva, sa tasse à la main et fit un tour dans la salle à manger. Elle était meublée modestement, mais était chaleureuse. Comme la propriétaire. Le tigre de la fête foraine avait trouvé sa place sur le canapé du salon, à côté de la plus laide des peluches qu'il ait jamais vu. On aurait dit qu'elle sortait d'une poubelle ! La fourrure était mitée, elle avait un œil arraché, et la queue, qui avait visiblement été coupée, rendait la pauvre bestiole pitoyable. Il l'a prit dans sa main et se demandait bien à quoi ça pouvait ressembler quand c'était encore en vie...

-C'est Pistache, mon chat.

John sursauta, il ne l'avait pas entendu rentrer dans la pièce. Elle s'était changée et portait un jean's, un débardeur, et avait attaché ses longs cheveux avec un ruban.

-Pistache est dans un drôle d'état... il est passé sous une voiture ?

-Non, pire que ça ! Dans les crocs du chien de mon voisin !! Mais comme je l'aime quand même, je le garde ! Et puis, il ne me coûte pas cher en nourriture ! Bon, on y va ? A moins que vous ne vouliez y aller seul ?

-Non, à moins que vous ne vouliez pas de ma compagnie ? Rétorqua t-il avec un sourire, c'est loin ? Demanda t-il encore.

-Non, à environ cinq kilomètres, on y sera dans quarante cinq minutes !

-Quarante cinq minutes ? S'étonna John, mais pourquoi autant de temps ?

-A pied, c'est le temps qu'il faut pour...

-A pied ? Coupa t-il, il n'y a pas de route ?

-Si, mais elle est assez moche, et je n'ai pas de voiture...

-Moi si ! Allez, je vous emmène !

-Vous l'avez louée pour longtemps ?

-Pour la semaine, pourquoi ?

-Pour rien ! Comme vous n'aviez pas prévu de tomber dans ce trou perdu, je me demandais si vous aviez pris vos précautions concernant l'agence de location.

-Ne vous faites aucun soucis pour ça ! De toute façon, ce n'est pas votre problème ! Allez, on y va ?

-Oui, m'sieur, on y va ! Dit-elle en sortant.

Elle n'avait pas vraiment fait attention la veille, mais là, en plein jour, quand elle vit le véhicule...

-Wouah !! Je crois qu'on aura pas trop de soucis avec les routes !! Ça s'appelle comment ça ? S'exclama t-elle.

-Un 4x4 ! Vous n'en avez jamais vu ?

-Si, bien sûr ! Dans les films ! Dit-elle sérieusement. Vous savez, ici, c'est une petite ville, et les grosses voitures, et bien y'en a pas ! Les seuls véhicules qui ont des roues aussi grosses, ou presque, que ce monstre, sont les tracteurs ! J'ai fait comment pour monter là dedans hier, moi... ? Dit-elle en regardant attentivement le tout terrain.

John éclata de rire. Elle avait beaucoup d'humour et il aimait ça.

-Je suppose que vous êtes montée normalement...

-Ouais, ou alors il y avait une échelle... bon, allez ma grande, à l'assaut de l'Everest !

Elle ouvrit la porte et s'installa confortablement.

-J'avais pourtant pas l'impression d'avoir trop bu hier... Dit Alizée doucement.

John avait mis la clé de contact et démarré la voiture.

-Pourquoi vous dites ça ?

-Parce que je ne me rappelle pas que ça été aussi confortable... ouh la la, heureusement que je suis aussi en vacances, moi ! Je crois que je suis plutôt fatiguée !!

-Vous êtes en vacances jusqu'à quand ?

-Une semaine ! Je reprends le boulot lundi prochain... Dit-elle avec une moue dégoûtée.

-Alors, ça tombe bien, vous pourrez me servir de guide ! Si ça ne vous dérange pas...

-Je serais payée combien ? Demanda t-elle pour plaisanter.

John tourna la tête vers elle.

-Euh... et bien je ne sais pas, je n'y avais pas pensé...

Alizée le regarda. Il avait l'air sérieux, lui...

-C'est pas vrai ! Vous n'avez tout de même pas cru que j'allais vous faire payer mes services ? Hein ?

-Et bien, à vrai dire... si !

-Bon, on va mettre les choses au clair tout de suite ! Dit-elle en se mettant de côté sur son siège. Je suis la reine de la gaffe et de la déconne en tout genre, alors il ne faut pas tout prendre pour argent comptant. Je plaisantais, quand je vous ai demandé combien vous alliez me payer ! D'accord ?

Il passa une vitesse et fit avancer le véhicule.

-D'accord ! On va où ?

-Chez moi ! Dit-elle en continuant de le regarder.

-Chez vous ? Mais je croyais...

-Oui, mais j'ai oublié mon sac, alors, je redescends et vous m'attendez !

John arrêta la voiture, et serra le frein à main.

-J'en ai pour deux secondes ! Cria t-elle en courant vers la petite maison.

John s'appuya sur l'appui-tête. Il se mit à sourire, puis à rire. Elle était absolument craquante. Il n'avait jamais rencontré de femme aussi naturelle et gaie que celle là. Elle lui plaisait beaucoup. Décidemment, les petites villes de province recelaient quelques trésors...

Et la portière s'ouvrit de nouveau.

-Me revoilà ! Je monte !

Elle claqua la portière, et attacha sa ceinture.

-Bon, tout y est. La tête, le sac, et le plus important, les chaussures... au fait, j'espère que vous avez de bonnes chaussures, il y a un peu de marche à faire...

La grosse voiture avança sans bruit et sortit très vite de la petite ville. John se tourna vers Alizée.

-Quelle direction ?

-Tout droit ! De toute façon, vous verrez... que justement, il n'y a rien à voir ! A part le château, bien sûr ! Alors ?

-Alors quoi ?

-Les chaussures ! Ça ira ?

-Ne vous inquiétez pas pour ça, vous oubliez à qui vous vous adressez.

-Ah oui ! C'est vrai. Vous êtes militaire... j'avais oublié...

-On dirait que ça ne vous enchante pas vraiment... Remarqua John.

-Vous êtes totalement dans le faux ! J'adore tout ce qui est en uniforme ! Les militaires, les pompiers, les médecins, les flics aussi ! Mais eux, je n'aime pas voir leurs voitures... surtout dans mon rétroviseur... Murmura t-elle.

-Mais je croyais que vous n'aviez pas de voiture ! S'exclama John.

-Non, j'en ai pas ! Pourquoi vous dites ça ?

-Parce que vous venez de dire : surtout dans mon rétroviseur !

Alizée le regarda et fit une grimace.

-J'aurais dû dire, dans VOTRE rétroviseur. On est suivit...

John leva la tête, et vit, dans son rétroviseur, qu'effectivement, un véhicule de police le suivait. Il regarda le compteur. Non, il n'avait pas roulé trop vite. D'ailleurs, le 4x4 était équipé d'un limiteur de vitesse, justement pour éviter ce genre de soucis. Alors ça l'étonna. Que lui voulait-on ? Le gyrophare s'alluma et John se gara sur le bas côté. Le véhicule de police resta stationné derrière, un officier descendit et s'approcha d'eux.

-Bonjour, monsieur, vous avez les papiers du véhicule, s'il vous plait ?

-J'ai fait quelque chose de mal ?

Le policier ne lui répondit pas, et éplucha de près les documents que lui tendit John.

-Vous êtes militaire ?

-Oui.

-Où ?

-Cheyenne Mountain.

-Vous êtes loin de votre base !

-Oui, je me balade. C'est interdit ? Demanda John brusquement.

Il n'avait rien fait de mal, alors pourquoi l'avait-il arrêté ?

-Bon, ça suffit maintenant, tu peux pas nous lâcher un peu ?

John se tourna vers sa passagère.

-Mais qu'est-ce qui vous prend ? Ça ne va pas de parler comme ça ? Murmura t-il étonné. Excusez-la, elle doit être fatiguée, dit John en regardant le policier toujours imperturbable.

-Oh hey ! Tu m'as entendu ? Remonte dans ta voiture et rentre au bercail !

-Alizée ! Mais taisez-vous ! Grinça t-il en la regardant de travers.

Elle descendit alors, fit le tour de la voiture, et sans prévenir, sauta au coup du policier.

-Jesse ! Mais qu'est-ce que tu fais là ?

Le policier lâcha les papiers qu'il tenait, et attrapa la jeune femme par la taille tout en la faisant tournoyer.

-Salut ma belle ! Alors comme ça, on se promène ?

Alizée plaqua un baiser sur la joue du policier.

-Oui, aujourd'hui, je prends l'air !

Puis elle se pencha vers John.

-Désolée, mais ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas vu dans son uniforme. Et moi, ça me fait totalement craquer... Dit-elle en montrant Jesse.

-Tu sais bien que rien n'est possible entre nous ! Mary serait furax ! Dit le policier en souriant.

-Tiens, en parlant d'elle, tu lui feras un gros bisou de ma part !

-Je n'y manquerais pas. Bon, allez, bonne balade, et à la prochaine !

L'officier se pencha, ramassa les papiers qu'il avait laissé tomber et les tendit à John.

-Au revoir monsieur, dit-il en passant ses doigts sur sa casquette.

-Au revoir... Murmura John abasourdit.

Pendant ce temps, Alizée était remontée à bord, surexcitée.

-Waouh ! Ça faisait un bail que je l'avais pas vu !

-Ça vous prend souvent ? Demanda John, un sourire un peu crispé au coin des lèvres.

-Quoi donc ?

Elle le regardait, un grand sourire plaqué sur son visage. John resta figé. Ses cheveux s'étaient détachés, et lui chatouillait les joues. Elle les repoussa en soufflant de côté, et comme sa petite folie lui avait donné des couleurs, elle était resplendissante.

-Alors ? Demanda t-elle, qu'est-ce que vous avez voulu dire ?

-Hein ?

Elle se cala au fond de son siège et attacha doucement sa ceinture.

-Je ne sais pas si j'ai bien fait d'accepter de sortir avec vous... Murmura t-elle alors.

John secoua la tête.

-Pourquoi ? Vous regrettez déjà ?

-Moi non, mais vous, apparemment, oui...

-Pas du tout ! S'exclama t-il, mais j'avais perdu l'habitude de sortir avec quelqu'un qui se comporte de façon presque normale...

-Je vous avais prévenu pourtant !

-C'est vrai ! Bon, on continu ?

-C'est vous qui conduisez !

-Vous voulez essayer ?

-Ah ah ah ! S'esclaffa t-elle, c'est une plaisanterie ?

-Non, pourquoi ?

-Je ne suis pas sûre d'atteindre les pédales... et puis j'adore me faire conduire, j'ai l'impression d'avoir un chauffeur et d'être une personnalité !!

-Mais dans ce cas, vous devriez être assise derrière ! Fit remarquer John.

-Mais c'est vrai ça ! S'exclama Alizée. Arrêtez-vous tout de suite ! Je change de place !

John l'a pris au mot et stoppa la voiture.

-John, je plaisantais ! Il n'est pas question que je reste seule derrière, ce truc est trop grand, j'aurais peur de me perdre ! Allez, en route, sinon, on ne va jamais y arriver !

Il se tourna vers elle et lui dit sérieusement.

-D'accord. Mais avant, vous devez vous faire pardonner !

-Comment ?

-A vous de voir ! Dit-il avec un petit sourire.

Sourire qui disparut très vite quand elle s'approcha de lui, et déposa un baiser léger sur sa joue. Il ferma les yeux sous la caresse. Elle sentait bon, et ses lèvres étaient douces...

Alizée recula doucement. Elle n'aurait peut-être pas dû l'embrasser. Qu'allait-il s'imaginer maintenant ?

Il était arrivé en ville la veille, avait déjà passé la nuit chez elle, et maintenant, voilà qu'elle se mettait à l'embrasser !

Bravo, pour la retenue !

Elle aurait une pancarte accrochée à son coup, avec marqué dessus :

Je suis une très gentille fifille. Alors profitez-en !

... Que ça n'aurait pas été pire !

-Je suis pardonnée ? Demanda t-elle tout bas.

-Oui... Répondit-il d'une voix rauque.

Il redémarra la voiture et reprit la route. Il alluma la radio, et ils firent les cinq kilomètres sans se parler. Ils étaient encore troublés, l'un comme l'autre, par le baiser pourtant tout à fait décent, qu'elle lui avait donné...

-C'est ça ? Demanda soudain John en montrant des ruines de la main.

-Oui, c'est Castle Rock, notre château national ! S'exclama Alizée, alors ? Qu'en pensez-vous ?

John se gara et regarda attentivement les vieilles pierres du "château".

-Et bien... c'est... comment dire... vieux !

Alizée éclata de rire. Et se tourna vers lui.

-Ça pour être vieux, il est vieux ! Tellement vieux, qu'on ne sait même pas de quand il date !

Elle se calma, et s'éventa un peu le visage avec la main.

-Oufff, j'ai chaud, tout à coup ! On sort ?

-Je vous suis...

Ils sortirent et s'approchèrent des ruines. Alizée, l'emmena partout, dans les étages, qui menaçait à chaque instant de s'écrouler, et même dans les sous-sols humides. Ils visitèrent pendant presque deux heures. Elle avait toujours des anecdotes drôles à raconter. Elle connaissait par cœur le château abandonné, car elle y avait passé du temps avec ses amis, quand ils étaient ados.

-Alors ? Ça vous a plu ?

-C'est pas mal...

-Pas mal ? Pas mal ??? S'exclama Alizée, mais je ne sais pas ce qu'il vous faut ! C'est l'attraction du coin la plus connue !

Elle le regardait d'un air qui voulait dire : Vous, les gens de la ville, vous êtes trop blasé !

-La plus connue ? S'étonna John.

Alizée se pinça les lèvres et dit tout bas.

-Normal, c'est la seule...

John éclata de rire. Alizée le regarda en prenant un air fâché. Ce qui fit encore plus rire le militaire.

-Quand vous aurez fini, on pourra rentrer !

-Oui, quand vous voulez ! Dit John en essayant de se calmer.

Il grimpa dans la voiture et elle en fit autant. Il démarra et reprit la route. Il avait toujours un petit sourire au coin des lèvres. Alizée le remarqua et lui dit.

-C'est pas gentil de vous moquer de moi comme ça...

-Je ne me moquerais jamais de vous. Vous êtes trop... euh...

-Je suis quoi ? Demanda t-elle en se mettant de côté pour le regarder.

-Euh... adorable... Murmura t-il alors.

Alizée se sentit rougir comme une tomate, et se rassit correctement, gênée. Jamais personne ne lui avait dit qu'elle était "adorable". Sauf peut-être ses parents, et encore, quand elle était petite. Ce qui était très lointain.

Et comme à l'aller, le retour se fit dans le silence. Mais sans la radio.

oOoOo

Voilà...

A vos claviers !

Et merci de me lire...