Voila une suite !
Je suis en avance d'une journée, mais demain, j'ai un truc hyper important à faire, et je ne sais pas si je serais en forme dans la soirée, alors profitez-en maintenant !
J'espère aussi que tous ceux qui m'ont envoyé une review ont bien reçu une réponse de ma part, sinon, n'hésitez pas à me le faire savoir !!
Bon, je vous laisse lire !!
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Chapitre 4
-Voilà, vous êtes arrivée.
-Vous ne venez pas ?
-Non, je ne crois pas que se soit raisonnable... Dit alors John.
-Raisonnable ? Pas besoin d'être raisonnable pour manger ! Vous n'avez pas faim ?
Il avait suffit qu'elle dise ça, pour que l'estomac de John émette un gargouillis tout à fait approprié.
-Pas la peine de répondre, je crois que votre estomac s'en est chargé... allez ! Venez, je suis sûr que vous n'avez jamais mangé des pâtes à la carbonara comme les miennes !
Elle descendit de la voiture, ferma la porte et sortit ses clés.
John était toujours derrière le volant. Il se demandait si c'était une bonne idée qu'il rentre chez elle. Elle vivait seule, c'était une petite ville, et il était un étranger. Pas bon du tout pour les convenances ça !
-Allez ! Cria t-elle en ayant ouvert la porte de la maison, vous venez ? Vous voulez sans doute que je me mette à genou ?
-Non, pas la peine, dit-il en sortant, j'arrive !
-Tant mieux, parce que je ne sais pas si j'aurais eu la force de me relever ! Dit-elle en se massant les cuisses, j'ai mal aux jambes... et vous ?
-Non, moi ça va ! En fait, ça m'a fait du bien de marcher tranquillement et au calme. J'ai beaucoup aimé la balade. Merci !
-De rien ! Si vous voulez vous rafraîchir avant de vous mettre à table, allez-y !
-Merci, mais, et vous ?
-Moi ? J'irais après avoir préparé la sauce. Allez, oust, laissez-moi la cuisine !
-D'accord, dit John en souriant, je vais me rafraîchir un peu.
Et il fila dans la chambre.
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Alizée avait allumé la chaîne HiFi, et se trémoussait sur un air entraînant tout en tournant la cuillère dans la sauce. Puis elle la sortit de la cocotte, et s'en servit comme micro pour chanter. Elle était en train de se prendre pour une star, quand John descendit l'escalier et entra doucement dans la cuisine. Elle ne l'avait pas entendu et continuait son manège. Il l'observa un moment, appuyé sur le chambranle de la porte, les bras croisés. Elle était belle…
Il l'a trouvait vraiment belle. Tellement naturelle et attachante qu'il se demandait pourquoi elle était seule…
Un problème quelconque ? Une tare cachée ? Si c'était ça, c'était dommage, car il aurait bien…
Mais ça ne va pas la tête ! Réveille-toi mon vieux ! Ce n'est pas parce qu'elle vit seule qu'elle n'a pas de petit ami !! Se dit-il. Dommage…
La chanson se terminait et Alizée tourna sur elle-même, puis se figea.
-Ça fait longtemps que vous êtes là ? Demanda t-elle d'une petite voix.
-Un petit moment… Répondit-il avec le sourire.
Elle avait l'air tellement gêné, qu'il se mit à rire.
-Décidément, je ne me suis jamais autant ridiculisée que depuis que vous habitez chez moi !! Enfin, que vous occupez une chambre… Se rattrapa t-elle.
-Non, je ne dirais pas ça. Vous êtes chez vous, et vous faites ce que vous voulez. Se serait plutôt à moi de me montrer un peu plus discret…
-Bon, on va établir des règles. Je fais ce que je veux, et même si je vous parais débile, vous le gardez pour vous ! De votre côté, vous faites presque ce que vous voulez, sans oublier que vous êtes chez une fille qui n'a pas l'habitude d'avoir un autre homme chez elle, à part son frère !! D'accord ?
-D'accord ! De toute façon, je m'en vais aujourd'hui…
-Ah bon ? Vous n'êtes pas bien ici ?
-Si ! Dit-il surprit, mais je ne vais quand même pas…
-Rester là ? Coupa t-elle, et bien, si vous êtes en vacances, vous pouvez en profiter. Apparemment, vous vous reposez mieux…
-C'est vrai… mais…
-Il n'y a pas de mais ! Mais…
-Ah vous voyez !
-Quoi ?
-Il y a un mais !
-Juste pour vos vêtements…
-Quoi mes vêtements ?
-Si vous décidez de rester là, il vous en faudra d'autres…
Des vêtements. Il en avait à son appartement, et vu le peu de temps qu'il resterait sur Terre, il ne voyait pas l'intérêt dans acheter d'autres. Alors il ne réfléchit pas très longtemps avant de dire.
-Vous connaissez Cheyenne Mountain ?
-Juste de nom... pourquoi ?
-Bon, c'est décidé ! Je reste, mais je vous emmène.
-Où ?
-Je retourne chez moi prendre des affaires.
-Vous m'emmenez ? Demanda t-elle avec un beau sourire.
-Oui, si vous voulez bien faire la route avec moi…
-Ah oui alors ! S'écria t-elle en frappant dans ses mains. On y va ?
John la regarda, toujours en souriant.
-Vous n'avez pas faim ?
-Ah si ! J'avais oublié… on mange et on y va après ?
John secoua la tête d'un air désespéré. Elle n'en loupait pas une…
-Oui, on mange et on y va ! Dit-il en prenant place.
-Je vais me rafraîchir un peu et j'arrive ! Dit-elle en courant vers l'escalier.
oOoOo
Ils étaient montés dans la voiture de John, et avaient pris la direction de la base. Pendant les trois heures que durèrent le voyage, Alizée n'avait pas ouvert la bouche pour dire autre chose que des "Oh, c'est joli" ou des "Regardez comme c'est beau !" Ce qui amusait plutôt le militaire qui pensait, que si elle trouvait ça beau, qu'est-ce qu'elle dirait d'Atlantis… Il arriva près de la bifurcation qui menait à la périphérie de Cheyenne Mountain. Son appartement n'était pas en centre ville, mais il bénéficiait quand même de ses avantages. Comme la proximité des magasins, ce qui n'était pas négligeable. Il trouva une place et se gara.
-C'est ici ?
-Oui, j'habite au sixième, vous m'accompagnez ?
Alizée descendit et le suivit jusqu'à l'entrée. Ils grimpèrent les marches, le vieil immeuble ne possédant pas d'ascenseur.
-Et voilà mon chez moi ! Dit John en ouvrant la porte.
Elle entra et s'exclama.
-Mais c'est immense ! Et vous habitez là tout seul ?
-Oui, mais je n'y suis pas très souvent. En fait, je ne viens ici que pendant mes congés…
-Qui s'occupe de votre appartement alors ?
-J'ai une voisine très sympathique ! Bon, je vous laisse regarder, je vais me chercher un sac.
Il quitta le salon et se dirigea vers sa chambre. Alizée avança, et regarda partout, jusqu'à ce qu'elle tombe sur une photo qu'elle trouva étrange. Son nouvel ami posait, accompagné d'autres personnes.
Deux femmes, très jolies et aussi très différentes, ainsi que trois hommes. Dont l'un était vraiment très grand, et avait une coupe de cheveux plutôt particulière. L'une des femmes devait être militaire, car elle portait le même type de vêtements que John.
-Wouah, il est canon dans son uniforme... Murmura t-elle.
-Merci ! Dit une voix derrière elle.
Elle sursauta en se retournant, et posa la main sur son cœur.
-Hey !! Mais ça ne va pas ? Vous voulez me faire mourir de peur ?
-Ce n'était pas du tout mon intention ! Mais j'ai apprécié le compliment !
Alizée rougit encore. Il faudrait vraiment qu'elle arrête de dire tout haut ce qu'elle pensait…
-Je vous l'avais dit ! Je craque devant les hommes en uniforme…
Il la regarda aussi. Elle n'était pas du tout comme les autres femmes qu'il avait pu rencontrer. Et c'était vraiment quelque chose qu'il appréciait.
-Je vous propose une chose, dit-il alors, vous m'avez fait visiter votre ville, je vous fait visiter la mienne, ça vous tente ?
-Oui, pourquoi pas ! Je ne pense pas que j'aurais un jour l'occasion de revenir ici !
-Alors c'est entendu comme ça. Je prendrais mon sac plus tard.
Ils redescendirent et grimpèrent de nouveau dans la voiture.
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-C'est vraiment immense, ici, vous ne vous êtes jamais perdu ?
-Si ! J'avoue que oui ! La première fois, j'ai dû faire au moins dix bons kilomètres en trop avant de retrouver le chemin. Heureusement que maintenant, le GPS existe !
Ils se baladèrent dans la ville, jusqu'à ce qu'Alizée tombe en admiration devant la devanture d'un magasin.
-Les femmes s'habillent comme ça ici ?
-Je pense que oui...
Elle se regarda et dit doucement.
-J'ai l'impression d'être fringuée comme un as de pique ! On peut voir ?
John se gara et ils descendirent. Au moment de rentrer dans le magasin, elle s'arrêta.
-Vous pouvez me dire si ça risque d'être cher ?
-Et bien franchement, je n'en sais rien, ça fait longtemps que je n'ai pas fait les boutiques…
-D'accord. Bon, et bien je vais tenter quand même… tant pis si ma paye y passe…
Elle parcourut les allées du regard, et s'arrêta devant un ensemble pantalon et veste en tissu léger.
-C'est joli ça ! Qu'est-ce que vous en pensez ?
-Oui, mais vous devriez peut-être l'essayer avant !
-On peut ?
-Bien sûr ! Il suffit de demander !
Elle décrocha les vêtements et s'avança vers une jeune femme derrière la caisse.
-Je peux essayer ?
-Bien sûr ! Prenez la deuxième cabine !
John la laissa et quelques minutes plus tard, elle ressortit.
-Alors ? Comment vous me trouvez ?
-Très bien !
-Ah bah ça ! C'est sûr que je peux être bien, là dedans ! Vu le prix… Murmura t-elle en regardant l'étiquette.
-Vous le prenez ? Demanda John.
-Je ne crois pas, non…
Elle retourna dans la cabine se changer, et reprit l'exploration des rayons. John avait bien remarqué que c'était à cause du prix qu'elle avait abandonné l'idée de le prendre, alors comme elle l'avait accueillit chez elle sans rien demander, il attendit qu'elle se soit un peu éloignée et le prit discrètement. Il le donna à la vendeuse et lui demanda un paquet cadeau. La jeune femme, si elle fut étonnée, ne le montra pas, et lui tendit le paquet avec un grand sourire.
-Tenez, votre femme sera contente… ça lui allait très bien…
John sourit et la remercia. Il ne l'avait pas détrompé quand elle avait dit "votre femme". De toute façon, ça ne la regardait pas…
-On y va ? Demanda Alizée après avoir jeté un dernier coup d'œil.
-Je vous attends !
Ils ressortirent et continuèrent la visite. John redécouvrit sa ville avec elle. Apparemment, elle n'était jamais sortit très loin, et il trouva ça plutôt agréable. C'était sa façon à lui de la remercier. Il commençait à être tard, et la nuit tombait doucement. Alizée se mit à bailler.
-Vous avez l'air fatigué, on rentre ?
-Je veux bien, cette journée à été plutôt riche en évènements !
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-Vous voulez boire quelque chose avant de repartir ? Proposa John.
-Vous avez du café ? Sinon, je vais dormir debout…
-Asseyez-vous, je vais en préparer…
-Non, ce n'est pas la peine, si il n'y en pas de fait, laissez tomber !
-Moi aussi j'en prendrais bien un peu, alors, je vais en faire !!
Il s'éloigna dans la cuisine, et elle ferma les yeux.
-Ouf, je suis vannée… y'a pas à dire, la ville, ça épuise !!
Elle entendit le bruit de l'eau, une porte de placard qui s'ouvre, puis se referme… et… et puis elle s'endormit. Quand John entra dans le salon, quelques minutes plus tard, il se mit à sourire en la voyant. Elle avait posé son coude sur l'accoudoir et sa tête reposait sur sa main. Son visage était détendu, et il en profita pour l'observer. Puis il s'approcha d'elle pour la réveiller, et finalement, changea d'avis. Il était tard, et il y avait trois heures de route pour la ramener chez elle. Alors il posa les tasses sur la table basse et se pencha. Il passa ses bras délicatement sous elle et la porta pour l'emmener dans sa chambre. Au moins, elle dormirait confortablement installée… Il lui retira ses chaussures et la recouvrit avec la couverture. Pour quelqu'un qui avait le sommeil léger, elle n'avait pas bronché !!
Il referma doucement la porte, et se prépara à dormir sur le canapé du salon…
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Elle s'étira avec volupté dans le grand lit. Puis elle ouvrit les yeux…
Et là, elle se redressa brusquement.
-Mais où je suis, là ?
Pas un bruit. Elle se leva et ouvrit la porte, et elle se souvint. Elle était chez "lui". Elle entra dans le salon, et le découvrit en train de dormir sur le canapé, tout habillé. Il allait avoir mal partout, en se réveillant ! Il était grand, et le canapé n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour une personne de sa taille. Elle s'en voulut de s'être endormie aussi vite. Alors, elle décida de préparer le petit déjeuner.
-Il m'en voudra peut-être moins… Murmura t-elle en allant dans la cuisine.
Elle allait mettre de l'eau dans la cafetière quand elle entendit du bruit.
-Bonjour…
-Bonjour ! Dit-elle sans se retourner.
-Vous avez bien dormi ?
-Oui, certainement mieux que vous ! Dit-elle en se retournant.
Il était debout, les mains dans les poches et la regardait. Ses cheveux en bataille, une barbe naissante et les yeux encore plein de sommeil, le faisait ressembler à un grand gamin. Un grand gamin tout à fait à son goût… Elle se mit à rougir en pensant ça et se détourna bien vite. John l'avait remarqué et sourit aussi. Son comportement vis-à-vis de lui, l'étonnait et lui plaisait. Elle ne se prenait pas la tête et s'adaptait plutôt bien.
-Je ne vous ai pas ramené hier, parce que vous vous étiez endormie et j'avoue que faire encore trois heures de route ne me branchait pas trop… j'espère que ça ne vous embête pas ?
-Non, pas du tout ! C'est plutôt à moi de vous poser la question ! Au fait, il y a des boutiques près d'ici ? Mais pas comme celle d'hier, des plus… abordables question prix ?
-Euh, je crois que oui, pourquoi ?
-J'aimerais me changer… à moins que vous n'ayez une machine ?
-Non, désolé, je n'en ai pas, mais attendez…
Il sortit de la cuisine et revint avec un paquet.
-Tenez ! De la part de votre mari !!
Elle le regarda de travers.
-Mon mari ? S'exclama t-elle, ça alors ! Je me couche célibataire, et je me réveille mariée !
John se mit à rire et lui raconta l'histoire de la boutique et de la vendeuse. Elle croisa alors les bras et le regarda.
-C'était bien au moins ?
-Quoi donc ? demanda t-il amusé.
-La nuit de noce ! Parce que moi, je m'en souviens pas !
Il éclata de rire.
-Moi non plus, et c'est vraiment dommage... Dit-il en lui jetant un coup d'œil appréciateur.
Alizée se tourna vers la cafetière, gênée. Elle n'avait à s'en prendre qu'à elle-même ! Après tout, c'est elle qui avait commencé.
-Du café ? Proposa t-elle alors.
-Oui, avec plaisir !
Ils prirent leur petit déjeuner en silence. La dernière gorgée bue, elle se leva pour ranger la table.
-Mais qu'est-ce que vous faites ? Demanda John.
-Ça se voit pas ? Je débarrasse !
-Laissez ! Je demanderais à Kathlyn de s'en occuper plus tard.
-Kathlyn ?
-Oui, ma voisine.
-Vous n'allez pas demander à votre voisine de nettoyer la table ?
-Elle a l'habitude, vous savez. Je suis célibataire et elle aussi. On se rend mutuellement des petits services, quand l'un de nous n'est pas là.
-Ah... d'accord !
Elle se demandait quel genre de service un homme comme lui pouvait bien rendre à une voisine, elle aussi célibataire... Mais ce n'était pas ses oignons.
Il se leva de table et avant de sortir de la cuisine, lui dit.
-Vous pouvez prendre la douche, j'irais après.
-Sûr ?
-Oui, sûr !
-D'accord ! J'y vais !
Elle attrapa le paquet qu'il lui avait donné et fila dans la salle de bain.
Peu de temps après, il entendit l'eau couler.
-Et bien ! Pas si reposante que ça, les vacances ! Dit-il tout haut en s'asseyant sur son canapé.
Il repensait à leur soirée. Il avait beaucoup aimé la manière qu'elle avait de se comporter avec les gens. Elle était très polie. Alors pourquoi elle n'avait personne dans sa vie ? Etrange...
-Excusez-moi...
-Oui ? Dit-il en se tournant vers elle.
Et là, il ne dit plus rien. Elle était sortie de la salle de bain avec juste un grand tee-shirt sur elle.
-Je vous ai emprunté un tee-shirt, le temps que mes affaires sèchent, parce l'ensemble d'hier est un peu trop... comment dire... habillé. Ça ne vous dérange pas ?
Il déglutit difficilement et réussit quand même à dire.
-Non, pas du tout...
Elle s'avança vers lui et s'assit à côté de lui, n'ayant pas remarqué qu'il était un peu mal à l'aise. La savoir à moitié nue juste à côté de lui, lui embrouillait la tête.
Pense à autre chose, John, ne te fais pas d'illusions...
-J'ai l'impression de vous déranger, dit-elle doucement. Je n'aurais pas dû m'endormir comme ça hier, je suis désolée.
Elle se leva précipitamment et allait partir quand John la retint par la main.
-Non, ce n'est pas ça, dit-il en se levant aussi, c'est que... et bien, je n'ai pas l'habitude d'avoir une... personne comme vous chez moi, et... et j'avoue que... vous me plaisez beaucoup.
Voilà, il avait lâché le morceau. Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre sa réaction. Soit elle lui riait au nez, soit elle partait en courant, soit elle...
Alizée s'approcha doucement de lui, se haussa sur la pointe des pieds et déposa un baiser léger sur ses lèvres.
-Vous me plaisez beaucoup vous aussi... Murmura t-elle en le regardant droit dans les yeux.
Il leva la main et la passa doucement sur sa joue, puis la glissa derrière sa nuque en se penchant. Il effleura ses lèvres, pendant que son autre main se posait au creux de ses reins. Il la pressa doucement contre lui, et elle se laissa faire. Il ne la brusquait pas. Si elle en avait eu seulement l'envie, elle aurait pu se dégager, mais ce n'était pas le cas. Pas du tout. Il releva alors la tête, et la regarda.
Le cœur battant la chamade, il attendait.
Alizée lui fit un sourire doux et tendre, puis posa ses mains sur ses épaules. Elle approcha sa bouche de la sienne et murmura.
-Je vais être obligée d'attendre que mes vêtements sèchent... je pense que ça nous laisse du temps...
Du temps. Il allait prendre son temps, ne surtout pas aller trop vite. Ils ne se connaissaient que depuis un jour, mais il ressentait pour elle quelque chose qu'il avait du mal à définir.
De la tendresse, du désir, et autre chose aussi, mais il n'arrivait pas à mettre un nom dessus...
En tout cas, ça ne lui était jamais arrivé avant...
Et ça lui faisait tout drôle, comme une boule au creux de l'estomac, comme si il avait peur de la décevoir, comme si il avait peur que ça se passe mal entre eux.
Mais pourquoi croyait-il que ça allait mal se passer ?
Ce ne serait pas la première fois qu'il se retrouverait avec une femme dans sa chambre, pourtant ! Mais là, il sentait que c'était différent, qu'elle était différente. Et qu'il fallait qu'il fasse attention.
Il posa alors ses mains sur les bras d'Alizée, les enleva de ses épaules et l'emmena dans la chambre.
Elle tremblait un peu. Elle ne s'était jamais comportée comme ça. Elle espérait seulement qu'il ne la laisserait pas tomber trop vite...
Mais il n'était pas du même milieu qu'elle, alors elle ne se faisait pas trop d'illusion.
Elle le suivit docilement, et sitôt la porte fermée, croisa ses bras devant elle. John s'approcha d'elle et lui releva le menton.
-Si tu as changé d'avis, ce n'est pas grave, je peux comprendre... Murmura t-il, je ne veux surtout pas que tu te sentes obligé de quoi que se soit...
Elle leva la tête et dit en souriant.
-Je savais parfaitement à quoi m'en tenir quand j'ai accepté de venir chez vous, et je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose m'a poussé à le faire. Ça me fait tout drôle là, dit-elle en posant sa main sur son ventre. Je dois être stupide ! Complètem...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase, car John l'avait bâillonné avec sa bouche. Doucement, mais fermement, il appuya un peu plus sa caresse et entrouvrit les lèvres. Alizée en fit autant, et ils s'embrassèrent doucement, puis le baiser s'intensifia et devint passionnel. Elle passa ses bras autour de son cou, pendant que les mains de John glissaient dans son dos, sur sa nuque, sur ses reins... Elle se mit à gémir, et quand il l'a poussa vers le lit, elle se laissa tomber dessus, l'entraînant avec lui.
-Tu n'as pas changé d'avis ? Murmura t-il en l'embrassant doucement dans le cou.
-Non... Gémit-elle en renversant la tête en arrière et en passant les mains dans ses cheveux, non, je n'ai pas changé d'avis...
Il releva la tête, la regarda droit dans les yeux et dit doucement.
-Alizée, j'ai envie de toi...
Elle redressa le buste et l'embrassa d'une manière qui ne laissait aucun doute sur ce qu'elle voulait, elle aussi.
-Moi aussi... Murmura t-elle contre sa bouche, moi aussi...
Avec un sourire comme lui seul savait les faire et qui fit fondre le cœur d'Alizée, il se mit sur le côté et lui enleva son tee-shirt. Elle ne portait qu'un minuscule bout de tissu en guise de sous-vêtements, et John sentit son cœur battre comme un fou. Elle était parfaitement proportionnée, et la vie à la campagne lui avait permis d'avoir une peau ferme et bronzée. Et douce. Terriblement douce. Si douce qu'il ne put s'empêcher de la parsemer de baisers tendres et délicats.
Alizée gémissait de plus en plus fort. Elle voulait aussi le toucher, le caresser, et les sensations qu'elle éprouvait alors qu'il était allongé tout contre elle, la rendait complètement folle. Alors, elle lui dit tout simplement.
-John, s'il te plait, ne me fais pas attendre plus longtemps...
Il se redressa en souriant, se déshabilla et se rallongea à côté d'elle. Non, il ne voulait pas aller trop vite. Alors tant pis pour elle, elle attendrait qu'il ait fini de faire tout ce qu'il avait envie de lui faire subir. De douces tortures causées par sa bouche, sa langue, ses mains... Mais il se rendit compte que lui aussi, aurait du mal à tenir le coup, alors il s'allongea et se glissa en elle, sans la quitter des yeux. Ceux d'Alizée s'agrandirent, et elle entrouvrit la bouche quand il commença à bouger. Puis elle les referma en soupirant de plaisir... Ils s'aimèrent passionnément, longuement, et fougueusement. Ils avaient l'impression que c'était la première fois, pour l'un, comme pour l'autre...
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L'après midi était déjà bien avancée, quand ils s'endormirent, l'un contre l'autre...
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Et voilà...
A vos claviers, et n'hésitez surtout pas à cliquer sur le petit truc vert, au milieu de la page, vous savez, celui où il y a d'écrit : Review this Story/Chapter
Il adore qu'on passe la souris dessus...
Et merci de me lire...
