Voila une suite !
Je suis trèèèèèèèèèès en retard, je sais...
Bon, je vous laisse lire !!
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Chapitre 6
-Bonjour Sheppard. Alors ? Et vos vacances ?
John la regarda, et répondit.
-Bien.
Puis il rejoignit ses quartiers.
-Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Demanda Elisabeth à Caldwell.
Elle était très étonnée, il ne s'était jamais comporté comme ça.
-Je n'en sais rien. Il n'a pratiquement rien dit pendant tout le voyage.
-Etonnant... Remarqua t-elle, il n'est pas comme ça d'habitude.
-C'est aussi ce que je me suis dit, mais vu la tête qu'il faisait en arrivant à bord du Dédale, j'ai préféré ne pas lui demander. Je vous le laisse, je dois repartir très vite.
-Merci colonel. Bon retour.
-Au revoir Dr Weir.
Caldwell sortit, Elisabeth retourna à son bureau, inquiète. Jamais Sheppard n'avait réagi de cette façon. Surtout en revenant de congés. C'est vrai, d'habitude, il était plutôt reposé, et aussi un peu énervé d'être obligé de reprendre le boulot, mais le retour se passait toujours bien. Il appréciait la vie sur Atlantis, et les missions qui lui incombaient. Mais là, elle avait bien vu qu'il s'était passé quelque chose. Il était revenu différent. Il était même indifférent. Elle prit la décision de le laisser tranquille pour aujourd'hui, mais se promit de lui parler dès le lendemain. Il y a des choses qu'il ne faut surtout pas laisser traîner...
oOoOo
Il était chez lui. Enfin, dans des quartiers qui lui avaient été attribué, sur une cité flottante, dans une autre galaxie. Jamais il n'avait autant regretté d'être partit en vacances.
Non, en fait, ce n'était pas vrai. Il ne regrettait pas ses vacances, ce qu'il regrettait, c'était d'être rentré. Et surtout, il regrettait de l'avoir laissée sur place...
D'avoir laissé tomber celle qui avait fait battre son cœur comme un dératé pendant une semaine...
Il s'écroula sur son lit et attrapa l'oreiller. L'angoisse le saisit, et il respira plus vite. Puis il ferma les yeux et le visage d'une jeune femme blonde, aux yeux bleus et au sourire resplendissant apparut. Un sourire crispé, puis tremblant, vint se plaquer sur sa bouche, et il rouvrit les yeux. Il fallait qu'il se calme, sinon il allait se mettre à pleurer. Rien qu'à cette idée, il se mit à rire. Un homme de son âge, un militaire qui avait réussi, contre toute attente, à avoir le grade de lieutenant colonel, allait se mettre à pleurer pour cause d'amour ? Ridicule !!
Totalement ridicule... Autant croire au coup de foudre !!
Et pourtant, c'est ce qui venait de lui tomber dessus. Il était amoureux...
Il se redressa et se leva. Il fallait qu'il se remette vite au boulot.
Pour oublier. Ou du moins, essayer...
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-Salut Rodney...
-Tiens ! Bonjour Sheppard. Alors, et vos vacances ?
-Bien.
-C'est tout ? Vous avez passé une semaine de vacances sur Terre, et tout ce que vous trouvez à dire, c'est "bien" ?
John prit sur lui, et s'assit en soupirant.
-Et oui, c'est tout ce que j'ai à dire, parce que depuis le temps que je les attendaient, je n'ai rien fait de spécial...
Rien à part avoir rencontré la femme de ma vie...
-Sinon ? Qu'est-ce qui s'est passé ici ? Demanda t-il pour changer de sujet.
-Rien, c'est à croire que quand vous n'êtes pas là, tout se passe bien.
-Ça veut dire que j'attire les ennuis ?
-Oui, c'est ce qu'on pourrait dire, effectivement ! Bon, puisque vous venez de rentrer, vous n'êtes peut-être pas au courant, mais Elisabeth a décidé de nous envoyer en mission.
John se renversa sur le dossier de la chaise et sirota sa bière avant de répondre.
-Et quand ?
-Cet après midi. Mais on en saura plus à la réunion.
Il regarda son portable qui ne le quittait pratiquement jamais et dit soudain.
-D'ailleurs, on devrait y aller, ça va commencer.
// Sheppard ? Ici Weir, vous m'entendez ? //
-Tiens, justement, quand on parle du loup, dit John juste avant d'appuyer sur son oreillette, ici Sheppard, j'écoute !
// Je sais que je ne vous en avais pas parlé, mais vous êtes attendu en salle de réunion. //
-Oui, McKay vient de me prévenir, j'arrive.
// D'accord, à tout de suite ! //
-Je pense qu'Elisabeth vient de vous le dire ?
-Oui, répondit John, on y va ?
oOoOo
-John ! Contente de vous revoir parmi nous ! Et vos vacances ?
John n'avait jamais remarqué à quel point les gens, quand ils voulaient être gentils, pouvaient être "lourd". Mais après tout, ce n'était pas de leur faute. Teyla, quand elle lui avait posé la question voulait être aimable, rien de plus. Alors il se dit que lui aussi devrait peut-être se montrer plus avenant.
-Bien, à vrai dire, je n'ai pas passé d'aussi bonnes vacances depuis longtemps.
Ce qui n'était pas du tout faux.
-Vous avez fait quoi ? Demanda alors Rodney.
Aïe ! Je ne vais quand même pas lui dire que je suis resté toute la semaine avec sa cousine...
-Et bien, j'ai loué une voiture et je suis allé me balader...
-Bon, ce n'est pas que je ne m'intéresse pas à vous, mais on est là pour parler de la mission de cet après midi ! Dit alors Elisabeth.
John apprécia beaucoup l'interruption involontaire de la dirigeante de la cité, au moins plus personne ne lui poserait ce genre de questions. Le genre de questions qui l'obligeait à repenser à Alizée...
Ça ne lui déplaisait pas, bien au contraire, mais ça aurait tendance à le déconcentrer plutôt qu'autre chose.
Et surtout, ça lui faisait battre le cœur plus vite...
-Alors ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Sheppard ?
-Hein ?
John regarda son équipe. Ils avaient tous les yeux rivés sur lui. Apparemment, ils attendaient qu'il donne son avis. Mais à quoi ? Il n'avait rien écouté...
-Alors ?
-Désolé, mais je n'ai pas compris... vous disiez ?
-Je vous demandais votre avis sur la sortie d'aujourd'hui.
John essaya de s'en sortir en donnant une réponse basique, le genre de réponse qu'il pouvait donner à n'importe quelle question.
-Et bien, je pense que nous pouvons sortir, si tout le monde est d'accord, je n'y vois pas de problème.
Mais quand il vit la tête de Ronon et Teyla, il se demanda si il n'avait pas donné la mauvaise réponse...
-Vous êtes d'accord ? S'étonna Rodney, ça alors ! Vous devriez partir en congés plus souvent !
La phrase de Rodney lui fit comprendre qu'il aurait peut-être dû avouer qu'il n'avait rien écouté...
-Mais qu'est-ce que vous avez ? Continua le scientifique, d'habitude, dès qu'on vous parle de ça, vous inventez n'importe que prétexte pour refuser !
-C'est vrai colonel, vous n'appréciez pas ce genre de mission, d'habitude... Dit Teyla.
-Je pense que si vous avez dit oui, c'est pour faire plaisir à McKay, et ça, c'est inquiétant !
John regarda Ronon. McKay ? C'était une mission à laquelle devait participer McKay ? Bon, ça devait être une mission scientifique...
-Oui, répondit alors John, il fait partit d'Atlantis et de mon équipe aussi...
-Vous dites ça comme si ça vous embêtait. Si vous ne voulez pas m'emmener faire des relevés, je peux toujours essayer de piloter le jumper moi-même !!
-NON !! S'écrièrent ensemble John et Elisabeth.
Ce qui fit sourire tout le monde sauf Rodney.
-Ah bah, ça fait plaisir à entendre ! On pourrait presque croire que ça vous ennuie que je possède le gêne, moi aussi ! Mais vous avez raison, il vaut mieux laisser le pilotage aux militaires, et les recherches aux scientifiques !
-Entièrement d'accord avec vous ! Approuva Sheppard.
-Si vous aviez dit le contraire, j'aurais refusé de grimper à bord !
-Et pourquoi ça ?
-Messieurs ! Coupa Elisabeth, vous vous disputerez plus tard. Allez plutôt vous préparer.
Elle se leva, et avant de sortir, s'adressa à John.
-J'aimerais vous parler, Sheppard. Quand vous reviendrez de P7R987, vous viendrez me voir ?
-D'accord !
Au moins, il savait qu'il devait emmener McKay sur une planète dont il venait d'apprendre les coordonnées... Mais comme c'était pour Rodney, ça ne l'inquiétait pas trop, le scientifique devait connaître l'adresse par cœur.
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La mission n'était pas si désagréable que ça. En fait, il n'y avait pratiquement rien à faire, mis à part surveiller les alentours, pendant que Rodney faisait des relevés de choses et autres trucs qui n'intéressaient que lui. Mais le souci c'était que justement, comme il n'y avait rien à faire, son esprit était ailleurs...
... Sur Terre.
Alors il marcha, ou plutôt piétina pendant que Rodney s'activait sur son portable.
-On dirait qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
John leva la tête et fixa Ronon.
-Non, tout va bien ! Affirma t-il.
-Je ne sais pas pourquoi vous mentez, et ça ne me regarde pas. Mais ne dites pas que ça va, quand ce n'est pas vrai.
-Ronon... je n'ai pas envie d'en parler. Pas maintenant.
-D'accord, répondit simplement le Satédien.
Et il s'éloigna.
-Ronon ! Attendez ! Ce n'est pas parce que je n'ai pas envie d'en parler qu'il faut que vous partiez !
-Je vais simplement voir où en est McKay.
-Oh… bon.
Il le suivit. Il savait qu'il pouvait compter sur la discrétion de Ronon. De toute manière, celui-ci n'était pas très bavard…
La mission se déroula comme prévue, c'est à dire sans aucune anicroche. Sitôt ses relevés finis, McKay avait donné le feu vert, et ils étaient tous montés à bord du jumper. Direction Atlantis.
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-Vous avez demandé à me voir, alors me voilà !
-Sheppard ! Oui, asseyez-vous, dit Elisabeth tranquillement.
La façon dont il avait été accueillit quand il était rentré dans le bureau de la dirigeante, ne rassura pas le militaire. D'habitude, elle s'adressait à lui de manière plus enjouée.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-C'est à moi que vous demandez ça ?
Oula… Pas bon comme début…
-Euh… oui.
-Qu'est-ce que vous avez ?
-Qui ça ? Moi ?
-Oui, vous ! Il n'y a personne d'autre dans mon bureau !
-Mais rien ! Pourquoi vous me demandez ça ? Demanda t-il un peu inquiet, malgré tout.
-John…
Le militaire se redressa doucement sur sa chaise. Elle l'appelait rarement par son prénom, et là, non seulement, elle l'avait fait, mais en plus, elle avait l'air ennuyé.
-Je ne sais pas ce qui s'est passé sur Terre, et ça ne me regarde pas, mais votre comportement a changé. Vous êtes revenu, et vous n'avez pas parlé à qui que se soit. J'ai comme l'impression que vous déprimez… Qu'est-ce qui vous arrive ?
John ne savait plus où se mettre. Il n'avait pas très envie de lui dire, ça ne la concernait pas…
-Et bien, j'avoue que mes vacances ne se sont pas passées comme je l'aurais espéré…
Ou du moins, pas la fin… Se dit-il.
-Je vous suggère d'aller voir Heightmeyer, je ne voudrais pas que vos problèmes interfèrent avec votre travail.
-J'ai toujours fait mon boulot correctement, je n'ai mis la vie de personne en danger ! S'exclama John.
-Ce n'est pas du tout ce que j'ai voulu dire ! Répliqua Elisabeth, je voulais simplement vous faire savoir, que si vous avez des soucis, elle est là pour ça !
-Je sais ! Si j'éprouve le besoin d'en parler à quelqu'un, j'irais la voir…
Elisabeth le regarda attentivement. Il avait vraiment l'air triste… Elle ne l'avait jamais vu comme ça, et ça lui faisait de la peine. Elle n'aimait pas que les gens qui l'entourent soient malheureux.
-Bon, je sais que je peux vous faire confiance. Alors vous pouvez retourner à vos occupations.
-Merci de vous préoccuper de ma petite personne, dit-il en souriant. Bon, je vous laisse. A plus tard !
Et il sortit de son bureau, avec un peu plus d'entrain.
-A plus tard... Murmura Elisabeth en le regardant descendre les marches.
Il ne va pas bien, mais il le cache… J'espère que ça va lui passer… Se dit-elle.
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Quatre mois, il s'était passé quatre mois, et il avait bien fait semblant. Depuis qu'il avait été convoqué dans le bureau d'Elisabeth, John avait fait attention à sa façon de parler et de se comporter devant ses amis. Et il avait réussi. Enfin c'était ce qu'il croyait, car personne ne lui en avait fait la remarque. Il avait enchaîné les missions avec un peu plus d'entrain, et s'entraînait même avec Teyla et Ronon avec plus d'habileté qu'auparavant. Ça les avait surpris, car quand il se battait contre eux, et qu'il arrivait parfois à gagner, il retournait assez vite dans ses quartiers. De même qu'il ne restait jamais bien longtemps à la cantine le soir, après dîner. Bref, il essayait de faire bonne figure, mais son comportement ne les avaient pas trompé.
Ronon et Teyla faisaient partit de son équipe, mais étaient avant tout, devenus des amis sur qui il pouvait compter, et ça, ça lui faisait du bien. Ils n'avaient pas insisté et il avait apprécié.
De toute façon, si le militaire avait eu envie de leur en parler, il l'aurait fait. Mais le soir, quand il se retrouvait seul, il broyait du noir. Le tee-shirt était là pour lui rappeler les bons moments passés en sa compagnie. Son sourire, sa présence, son humour, tout en elle lui plaisait. Elle lui manquait. Terriblement. Et en cette période de fêtes de fin d'année, c'était encore pire.
Alors il avait demandé à rentrer sur Terre pour passer les fêtes avec sa famille. Enfin, c'est ce qu'il avait dit. Personne ne l'avait jamais entendu parler de sa famille. Le SGC avait été compréhensif avec sa requête. D'ailleurs, il n'avait pas été le seul à vouloir rentrer. Alors les quelques demandes avaient été acceptées…
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Dix huit jours à bord du Dédale. Les dix huit jours les plus longs de sa vie. Tant qu'il était sur Atlantis, il n'avait pas cessé de penser à elle, au fait qu'il allait bientôt la revoir. Mais maintenant qu'il était sur le point de réaliser son rêve, il n'était plus du tout sûr de lui. L'avait-elle attendu ? Après tout, elle était plutôt jolie. Elle avait peut-être trouvé quelqu'un pour le remplacer…
Cette idée lui fit très mal. Il espérait que non. Il espérait qu'elle soit restée seule. Pour lui.
Il se mit à sourire tout seul. Quel égoïste !
Croire qu'une fille comme elle, attendrait sagement qu'un type comme lui revienne !
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Sitôt arrivé à Cheyenne Mountain, il prit la direction de son appartement, et comme la dernière fois, il loua une voiture. Mais un modèle un peu plus discret, cette fois ci. De toute façon, il n'avait pas eu le choix, c'était le milieu de l'après midi, et les gens qui venaient en ville pour passer les fêtes de Noël en famille, s'étaient littéralement précipités sur les agences de locations. Il devait s'estimer heureux d'en avoir une...
Trois heures de route. Il avait le cœur qui battait la chamade. Plus il s'approchait de sa destination, plus il doutait de lui. De son initiative. Mais il voulait savoir, et le seul moyen, c'était d'y aller.
Il avait fait un peu plus de la moitié du chemin, quand il passa près d'un magasin de jouet. Sous le coup d'une impulsion, il s'arrêta et descendit. Il fit le tour de la boutique, et trouva ce qu'il cherchait.
Il paya et remonta dans sa voiture. Il n'avait plus qu'une centaine de kilomètres à faire, mais il regretta le confort du gros 4x4 de la dernière fois. Les routes étaient vraiment mauvaises, et le mauvais temps n'arrangeait rien…
Castle Rock.
Le panneau, bien en vu, sur la route déserte et enneigée. Comme la fois précédente, il s'y engagea et retrouva la petite maison.
Sa maison.
Il s'arrêta devant, coupa le moteur et attendit. Cinq minutes, puis dix, puis quinze…
Allez mon vieux, décide-toi ! Tu y es, alors vas-y !!
Il respira un bon coup, ouvrit la portière et descendit. Puis il se dirigea d'un pas décidé vers la porte d'entrée.
Il frappa doucement. Pas de bruit. Encore une fois, mais un peu plus fort… Toujours personne. Une angoisse le saisit soudain. Est-ce qu'elle habitait toujours là ? Il était en train de se poser la question, quand enfin, la porte s'ouvrit... Sur un homme...
-Bonjour, dit-il surpris, je cherche mademoiselle McKay, elle n'habite plus ici ?
-Si, mais elle n'est pas là. Vous êtes ? Demanda l'homme.
-Je m'appelle John Sheppard, je suis un ami et…
-Sheppard... le colonel ? Vous êtes le militaire ?
-Oui… Répondit John.
Apparemment elle lui avait parlé… Mais qui était-il ? Son petit ami ? Il sentit une pointe de jalousie l'envahir soudain. L'inconnu n'était pas trop mal de sa personne et un peu plus jeune que lui.
Elle ne l'avait pas attendu…
-Elle n'est pas là vous savez, elle est à la clinique !
Clinique ? Elle était malade ?
Comme John le regardait d'un drôle d'air, il précisa.
-Oui, elle est là bas tous les jours… vous savez où c'est ?
-Euh… non.
-Vous prenez la première à droite et vous la trouverez facilement. C'est le seul bâtiment qui a un chenil à côté !
Un chenil ? Et tout à coup, il se mit à sourire. La clinique ! Elle n'était pas malade, c'est là qu'elle travaillait. Elle était vétérinaire, il aurait dû s'en douter…
-Vous lui direz bonjour de ma part, elle est partie tellement tôt que je ne l'ai pas vu ce matin !
Et en plus, il avait plutôt l'air compréhensif !! Si jamais il avait été le petit ami d'Alizée, il n'aurait pas certainement pas accepté d'envoyer un autre homme la voir…
Il faisait demi-tour quand il entendit.
-S'il vous plait, faites attention avec elle. Elle a mis beaucoup de temps avant de s'en remettre. Allez-y doucement…
Il se retourna lentement.
Parce qu'en plus, il était au courant de ce qui s'était passé entre eux ? Et bien ! Il n'aurait pas cru qu'elle en parlerait comme ça !
John ne répondait toujours pas, alors le jeune homme insista.
-Elle a mis plusieurs semaines avant de pouvoir en parler sans se mettre à pleurer. Alors si c'est juste une passade, évitez d'aller la voir. Je repars ce soir, et je ne veux pas qu'elle reste seule…
-Vous repartez… excusez-moi, mais vous êtes son ami ?
Le jeune homme se mit à rire.
-Non, pas du tout ! Apparemment elle n'a pas parlé de moi, je m'appelle Danny. Je suis son frère…
Son frère ! C'était son frère ! Elle lui avait parlé de lui pourtant, et maintenant qu'il le savait, il remarqua qu'effectivement, il y avait un air de famille…
-Alors ? Insista Danny.
-Alors quoi ?
-Vous avez l'intention de faire quoi ?
-Si ça vous inquiète tant que ça, sachez que je ferais attention à elle.
-Vous avez plutôt intérêt… je sais où vous êtes basé et je connais votre nom, dit Danny avec un petit sourire.
-C'est une menace ?
-Non, juste une mise en garde. J'aime ma sœur et je ne veux plus jamais la voir souffrir…
-Moi non plus, répondit John doucement. Ce n'est pas du tout mon intention…
-Alors allez-y ! Et rendez-la heureuse...
Il regarda attentivement le militaire et sourit.
-... mais je crois que je n'ai pas besoin de vous le dire, je pense que c'est ce que vous aviez l'intention de faire…
John était surpris de la réplique du jeune homme. Ça se voyait tant que ça ?
-Allez ! Et faites attention sur la route, ça glisse !
-Merci ! Répondit John.
Il remonta dans sa voiture et prit la direction qu'il lui avait indiqué. Effectivement, il trouva très facilement. La ville n'était pas très grande, et c'était le seul bâtiment qui aurait pu servir de clinique.
Il se gara, et avant de descendre, prit le paquet qu'il avait laissé sur le siège à côté de lui.
Il entra dans la salle d'attente, et se trouva un peu stupide. Il y avait deux personnes, avec des animaux en laisse, qui attendaient leur tour.
-Bonjour… Dit-il en prenant place sur une chaise de libre.
Les deux dames qui attendaient, lui répondirent avec un petit sourire intimidé. C'était un étranger, et il n'était pas de la campagne, ça se voyait…
Il attendit près de quinze minutes, avant que la porte de la salle des consultations s'ouvre. Mais ce n'était pas Alizée. C'était un jeune garçon, tout juste sortit de l'adolescence.
-Bonjour monsieur, dit celui-ci en le voyant, vous n'avez pas rendez-vous ?
John se leva de sa chaise, le paquet dans les mains.
-Non, je ne pensais pas en avoir besoin...
-Je suis désolé, mais aujourd'hui, il y a eu une urgence, et le Dr McKay a pris beaucoup de retard. Elle ne pourra sans doute pas s'occuper de votre animal... sauf si c'est grave... mais...
Le jeune garçon regarda autour de Sheppard et finit par dire, l'air étonné.
-Mais où est-il ?
-Qui ça ? Demanda John, les yeux grand ouverts.
-Votre animal !
Le militaire se mit à sourire en levant le bras.
-Il est là dedans ! Dit-il en montrant du menton le paquet bien ficelé.
Les dames de la salle poussèrent de petits cris indignés. Il avait beau avoir un sourire à tomber, il n'avait pas le droit d'enfermer un animal comme ça !
-C'est honteux ! S'exclama l'une d'elle.
oOoOo
Et voilà...
A vos claviers !
Et merci de me lire...
