Bonjour, je suis désolé du retard mais j'étais absente toute la journée d'hier et je n'ai pas put avoir accès à un ordinateur ! Bon je vous souhaites bonne lecture ! :)

J'entends des voix qui semblent venir de loin, comme si un groupe de personne parlaient au bout d'un tunnel. Les personnes parlent très bas, les murmures sont inquiets. J'ouvre les yeux mais une lumière m'aveugle et je les referme aussitôt. Les personnes arrêtent de parler. Je rouvre à peine les yeux, juste de quoi laisser passer un mince filet de lumière.

Je vois une femme blonde se précipiter vers moi, elle pleure. Un homme vient la rejoindre à ses côtés, il a des cheveux gris et souris, des rides viennent se creuser autour de ses yeux. Je regarde à nouveau la femme, elle a les mêmes cheveux que moi mais beaucoup plus cours, elle aussi a des rides. Mon regard passe de l'homme à la femme sans s'arrêter, et les similitudes entre eux et moi s'enchaînent. Mais ce n'est pas possible. Mes parents sont beaucoup plus jeunes, moins ridés.

« - Maman ? Papa ? » dis-je d'une voix rauque.

Ils hochent la tête.

« - Pourquoi est-ce-que vous avez pleins de rides ? demandai-je.

- Le temps, ma chérie, le temps. » me réponds mon père.

Une femme en blouse blanche entre et m'aide à m'asseoir, elle me fait quelques tests puis fait signe à mes parents que tout est en ordre.

« - Elle ne devrait pas avoir de séquelle, dit-elle en se tournant vers mes parents. Mais restez avec elle, surtout quand elle sortira, quand elle verra ses anciens amis… Sortez-la ! Faites lui découvrir de nouvelles choses petit à petit. Je ne vous cache pas que ce sera très dure pour elle, mais peut être qu'avec le suivi de l'hôpital et vous à ses côtés ça ira mieux, termine-t-elle avant de s'approcher de la porte.

- Peut-elle voir ses amies aujourd'hui ? Elles attendent dehors. Demande ma mère.

- Faites attention, ça pourrait lui faire un choc. Mais si vous pensez que ça va l'aider, je n'ai aucune raison de m'y opposer. Je vous revois demain Mademoiselle Scott, dit-elle en sortant de la pièce. »

Je n'ai rien compris à ce qu'elle racontait. Me faire découvrir de nouvelles choses ? Mais pourquoi, je n'ai pas pu rester autant de temps dans cette affreuse pièce toute blanche, si ?

Des personnes entrent dans la pièce, et je reconnais la chevelure rousse de Claire et Mary tout en couleur comme d'habitude. Elles sont suivies par deux hommes le premier est Thomas et l'autre m'est inconnu. J'ouvre les yeux ébahis en remarquant le ventre de Claire. Mais combien de temps ai-je passé ici ?

« - Mais t'es énorme ! » m'exclamai-je.

Claire rit et s'approche de moi.

« - Comment vas-tu ? » demande-t-elle.

Je ne réponds pas, il manque des personnes. Il y a Claire, Mary et même Thomas. Mais où est Kristen ? Et Sirius ?

« - Où est Kristen ? » demandai-je plutôt.

Tout le monde baisse la tête ou regarde ailleurs. Sauf l'inconnu qui me fixe. Personne ne me répond.

« - Elle n'a pas put venir, dit une voix grave. »

C'est l'inconnu qui a parlé.

« - C'est qui lui ? demandai-je d'une voix suspicieuse.

- C'est Martin, répond Mary en prenant la main de « Martin ».

- Martin ? dis-je encore abasourdi par le geste de Mary.

- Mon mari, dit Mary en baissant la tête comme si elle avouait un meurtre. »

Je me redresse sur mon lit d'un coup.

« - Mais t'as seulement 16 ans et t'es mariée !? criai-je d'une voix paniquée. Et toi, Claire, t'es enceinte !? Mais bordel ! Qu'est-ce-qui m'arrive !? dis-je en me prenant la tête entre les mains.

- J'ai 20 ans, chuchote Mary. »

Cette seule phrase annonce ma chute aux Enfers, si Mary a 20 ans, alors moi aussi. Ca fait quatre ans, j'ai loupé quatre ans de ma vie. Et là tout fait tilt dans ma tête, les rides, les paroles de la dame, tout. J'étais ailleurs, dans un pays sans rêve. Un pays qui s'appelle le coma.

« - Où est Sirius ? chuchotai-je »

C'est la seule personne qui peut m'aider, la seule qui me connaisse. Eux, ce ne sont que des inconnus.

Voyant que personne ne me répond je me lève précipitamment de mon lit et crie : « Alors !? Il est passé où votre foutue courage de Gryffondor !? Hein ?! Je veux savoir où est Sirius ! » mon souffle est cours, j'ai trop crié.

« - Personne ne sait, ose répondre Thomas. »

Je suffoque.

« - Et les autres ? demandai-je difficilement.

- James et Lilly ne… Ne sont… Ne sont plus, répond encore une fois Thomas en baissant la tête. »

Ce n'est pas vrai. Je le sais. James va arriver d'un instant à l'autre en criant combien il est le meilleur.

« - Quand ? dis-je d'une voix beaucoup plus calme.

- Il y a deux mois, réponds encore une fois Thomas.

- Remus ? demandai-je.

- Parti loin, répond Mary. »

Je ne te crois pas non plus, Remus va arriver juste derrière James avec son insigne de préfet en me souriant.

- Peter ? demandai-je tout de même.

- Mort, dit mon père. »

Mais personne ne vient. Tout a changé. James, Lilly, Remus, Peter, Sirius, Kristen, Mary, Claire, Maman, Papa, tout. Et moi alors dans tout ça ?

Je me retourne alors brusquement vers mes parents me souvenant d'un détail.

« - Mais qu'est-ce-que vous faites là ? C'est dangereux ! Avec Vous-Savez-Qui ! criai-je en colère. »

Il faut que je trouve quelque chose qui n'a pas changé, aussi dangereux soit-il.

« - Le fils de Lilly et James a détruit ses pouvoirs, c'est fini. Tout est fini, dit ma mère en s'approchant de moi. »

Je m'écarte brusquement et me retrouve collée contre une porte.

« - C'est impossible. Impossible. Un enfant ne peut… Vous ne pouvez pas… Marié… Enceinte… Impossible, marmonnai-je en secouant la tête. C'EST IMPOSSIBLE ! VOUS M'ENTENDEZ !? IMPOSSIBLE ! criai-je d'un coup, avant d'ouvrir la porte et me mettre à courir dans une suite de couloirs blancs. »

Je pousse tout sur mon passe, chariots, personnes, tout. Tout ceci n'est qu'un rêve. Demain matin je vais me réveiller dans le dortoir et je vais rentrer chez moi pour les vacances de Noël. Je n'aurai pas 20 ans, mais 16 ans comme d'habitude. Je tombe brusquement à la renverse, une main se tend pour m'aider à me relever. Je lève la tête et reconnais Erwan. Il paraît si triste, si détruit.

« - Merci, soufflai-je. »

Il retire brusquement sa main de la mienne comme si elle l'avait brûlé.

« - Tu es vivante, chuchote-t-il.

- Je ne sais pas si l'on peut appeler ça vivante, répondis-je d'une voix triste en repensant aux gens dans cette pièce, à ces personnes que je ne reconnais plus.

- Tu as survécu, chuchote-t-il encore une fois. »

Il s'écarte encore plus de moi et me regarde maintenant avec colère.

« - Et pas elle, dit-il avec colère.

- Elle ? Kristen ? m'exclamai-je affolée. »

Il hoche la tête. Je m'écroule à nouveau au sol. Alors Kristen n'a pas put venir tout simplement parce qu'elle n'est plus. Je prends ma tête entre les mains. Ma meilleure amie est morte.

« - Elle n'a pas survécu. Elle n'a pas survécu. Elle n'a pas survécu, répétai-je comme une litanie. »

Je me souviens de tout. Des Mangemorts, de Kristen sur le sol, des cris, du sang sur mes mains, du sol dont ma tête se rapproche, du sol auquel ma tête se heurte, de tout.

« - Il faut tu m'aides. Je ne peux pas y retourner, je ne veux pas y retourner, dis-je en relevant la tête vers Erwan, les yeux remplis de larme. Ce sont des inconnus, ils m'ont menti pour Kristen, qui sait s'ils ne m'ont pas menti pour Sirius aussi ? Tu comprends Erwan, je dois savoir, je dois chercher. Je dois le chercher.

- Tu l'aimes comme j'aimes Kristen, hein ? demande Erwan en s'accroupissant devant moi.

- Oui. »

Il me tends sa main, me relève et me raccompagne dans la chambre où ils sont.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Je me recouche précipitamment sous mes draps en entendant quelqu'un entrer dans la chambre. Je ne peux pas les voir. Cela fait deux jours que dès qu'un d'eux arrivent je fais semblant de dormir. J'entends la porte grincer en se refermant. Je ferme les yeux quand je sens que la personne s'assoit au bord de mon lit.

« - Demain, onze heure. » dit une voix que je reconnais aussitôt.

Il ne m'avait jamais donné sa réponse.

« - Rejoins moi dans le couloir de la dernière fois, à partir là ça sera simple, je pourrai te faire passer pour ma patiente, continu-t-il. »

Erwan est un Médicomage, le Erwan d'avant, celui de ma vie d'avant, ne serait jamais devenu Médicomage. Mais il faut croire que les gens changent.

« - J'y serai, répondis-je. »

Et il partit. Quelqu'un d'autre entra juste après lui.

« - Ne fais pas semblant de dormir, dis une voix grave. »

« Martin, mon mari. » Je garde les yeux fermés. La seule fois où je l'ai vu, c'était quand il m'avait menti sur Kristen. Kristen.

« - Je sais que tu fais ça depuis deux jours, Mary m'en a parlé, dit-il en s'approchant de mon lit. Peut-être ne veux-tu pas me parler mais moi si, alors écoute-moi, continua-t-il de sa voix grave. Je n'ai jamais vu Mary aussi heureuse que quand elle a appris que tu allais te réveiller, j'étais heureux pour elle. »

J'ouvris les yeux et le détailla du regard, faisant attention à ce qu'il ne me voie pas. Il a les mains posées sur les genoux, la tête baissée et il semble réfléchir à ce qu'il va dire.

« - Je suis Psycomage et j'ai vu beaucoup de gens aimant, attachant… Mais toi, toi, tu es amoureuse. Dès que tu as dit son nom j'ai deviné, tu ne peux pas vivre sans lui. Mais Mary était heureuse que tu sois de nouveaux là, alors je ne t'ai rien dit. Parce que je ne voulais pas détruire son bonheur. Mais pendant ces deux jours je te voyais, là, à travers le hublot, dans ton lit entrain de faire semblant de dormir, et j'ai su. Tu dois partir. Même si ça détruit tes parents, tes amies. Tu dois le retrouver, dit-il en tournant la tête vers moi.

- Tu dois te demander pourquoi je te dis ça. C'est parce que je suis en quelque sorte un médecin, et je ne peux pas laisser quelqu'un d'aussi triste que toi dans cet état. A d'autres je leur aurait donné des médicaments, mais toi tout ce qu'il te faut : c'est lui, termine-t-il en se levant finalement. »

Je le regarde partir, je ne peux en croire mes oreilles. Il a mit des mots sur tout ce que je ressens.

Mary entra à sa suite, elle sourit en me voyant enfin « réveillée ».

« - Il n'a pas voulu me dire pourquoi il voulait être seul avec toi, dit-elle tout en continuant de sourire. Il ne t'a pas trop embêté ? me demande-t-elle en s'asseyant au bout de mon lit.

- Il t'aime, ne le laisse jamais tomber, lui dis-je pour toute réponse. »

Elle me regarde étonnée puis hoche la tête. Nous passons le reste de l'après-midi à discuter de tout sauf de mon coma, de Kristen, et du monde dehors. C'est comme ça que j'appris que Claire était à St Mangouste elle aussi, car elle était entrain d'accoucher. Je ne verrai jamais son bébé. Je ne reverrai jamais mes parents, mes deux amies, Kristen, Thomas et l'inconnu qui m'avait le mieux conseillé dans toute cette vie d'après.

Je ne verrai rien de tout ça et pourtant je suis heureuse, me dis-je en rejoignant Erwan le lendemain. Tout ce qui importe est Sirius. Sirius, j'arrive, lui promis-je. Et c'est ainsi que je partis avec le petit sac que m'avait préparé Erwan, de l'argent Moldu et Sorcier, à manger et ma promesse.

J'espère que ce dernier chapitre vous a plu, demain je reviens avec l'épilogue !

Réponse à moi: J'essaierai de la terminer au plus vite pour que tu puisses la lire ;) L'OS m'a bcp plu aussi ! Tu ne t'es pas déguisé ? Non t'es méchant ! Na ! on porte pas les gens sur le dos si on est poli non mais oh ! GROS BISOUS et désolé pour le retard !