Dans cet épilogue, on change de point de vue ! Bonne lecture.

Mes pattes me font souffrir, mais il faut que je continu, il faut que je rejoigne ma grotte. La prochaine fois je n'irai pas jusqu'à Poudlard pour quelques heures. La prochaine fois, je resterai à Poudlard. Je suis presque en haut de la colline, presque à l'entrée de ma grotte. Tu y es presque, Patmol, presque, m'encourageai-je.

Une fois arrivé, je m'écroule à l'intérieur à même le sol sous ma forme de chien. Je dors quelques heures avant d'être réveillé par le bruit du tonnerre. J'essaye de me relever mais je me souviens que je suis sous ma forme de chien. Je me retransforme, il n'y a aucun risque ici, l'entrée de la grotte n'est de toute façon pas visible de l'extérieur. J'avais mis du temps à la trouver. Je m'assoie et appuis mon dos contre la paroi froide de la grotte, j'ai terriblement faim. Tout à l'heure, je n'ai pas pu trouver à manger. Je regarde la grotte, vraiment ce n'est pas le meilleur lieu que j'aurais pu trouver, mon regard s'arrête sur une feuille de parchemin. Je me lève doucement et vais la chercher. Une fois le parchemin en main, je regarde au alentour, il n'y a personne. Mais qui as-pu le mettre là ? J'ouvre prudemment le parchemin et reconnais l'écriture. Et laisses tomber le parchemin au sol. Mais c'est impossible. Elle est morte. Je regarde une nouvelle fois au alentour mais toujours personne. Je reprends le papier en main et commence à lire,

Mon cher Patmol,

Peut-être que tu n'y crois pas, peut-être as-tu toujours espéré que ceci arrive. Je ne sais pas. En tout cas, moi j'ai espéré. Espéré de te retrouver, de te voir. Tu te demandes sûrement comment j'ai su que tu étais là, comment j'ai su que ce chien c'est toi, comment j'ai su que tu chercherais à retrouver ton filleul et bien je vais te raconter.

Il y a 17 ans maintenant, je rentrais pour les vacances de Noël et nous étions ensemble, à la gare de Près-au-Lard il y a eu une attaque de Mangemorts. J'ai survécu, Kristen est morte. Je me suis réveillée quatre ans plus tard dans une chambre d'hôpital, mes parents étaient ridés (je m'en souviens, c'est la première constatation que j'ai faite), il y avait Claire enceinte et Mary marié, mais plus Kristen. Je n'ai pas supporté, j'ai fait une crise et je me suis enfuie de St Mangouste grâce à Erwan. Je ne voulais pas rester avec des gens que je ne reconnaissais plus, je voulais être avec toi. Alors Erwan m'a aidé. Je suis parti et je t'ai cherché. J'ai suivi toutes les pistes possibles. J'ai découvert que l'ont te croyait coupable pour le meurtre de Lilly et James. Je n'y ai pas cru. J'ai mis un an avant d'avoir toutes les informations nécessaire, j'ai découvert que tu avais pourchassé Pettigrow et que tu l'avais tué, mais je n'y ai pas cru non plus. Bien sûr que tu as voulu le tuer, tu le soupçonnais mais tu ne l'aurais pas fait, je te connais. Je suis aussi allée dans la maison détruite de James et Lilly, c'est la première fois que j'ai perdu espoir, tu n'avais laissé aucun indice.

J'ai enchaîné les petits boulots, Moldu comme Sorciers, cela faisait deux ans que je n'avais pas revu ma famille quand j'ai croisé Remus dans Londres. Il ne m'a pas reconnu ou plutôt il n'a pas cru que c'était réellement moi (comme toi à cette instant je suppose), mais une fois qu'il la fait nous avons discuté et il m'a dit que tu me croyais morte. J'ai aussi appris que tu étais un Animagus non déclaré, Remus n'a pas lâché l'information si facilement j'ai dû le supplier, dû lui dire à quel point je t'aimais et je t'aime pour qu'il me cède l'information. Il ne me restait plus alors, qu'à chercher un chien noir. Quatre autres années ont passés, j'ai de nouveau perdu espoir. J'avais 3O ans et je n'avais pas eu le temps de vivre ma vie. Alors je me suis installée, dans une petite ville pas loin de Londres et j'ai vécu quatre ans où toutes informations te concernant remettaient en éveille mes espoirs. Mais à chaque fois rien n'aboutissait à rien. Mais un jour j'ai appris dans le Chaudron Baveur que Harry Potter allait entrer à Poudlard. J'ai toujours su que tu chercherais à revoir ton filleul, le fils de ton meilleur ami. Alors j'ai de nouveau déménagé et je me suis installée pas loin de Près-au-Lard, (j'ai gagné pas mal d'argent grâce aux petits boulots) mais pendant deux ans tu n'es pas venu. Ces deux années n'ont pas été vaines, j'ai pu voir à nouveau des élèves de Poudlard, des Professeurs. J'ai revu le Professeur Mac Gonagall, elle n'arrêtait pas de me dire : « pauvre petite, pauvre petite ». Et puis il y a un mois j'ai vu le Professeur Remus Lupin se balader dans Près-au-Lard, il se doutait bien de pourquoi j'étais là. Si tu savais, il est tellement heureux, un emploi, un vrai pour lui. Il adore enseigner. Tu est très fier de lui je pense.

Je disais donc il y a un mois j'ai vu le nouveau Professeur de Défense Contre les Forces du Mal, et puis il y a deux semaines je t'ai vu, toi, Patmol. Et j'ai su que j'avais eu raison. Tu étais enfin revenu pour voir ton filleul. Alors j'ai essayé de te suivre, mais tu es bien trop rapide. Sauf tout à l'heure, tu avais l'air affamé et épuisé. J'ai pu te suivre jusqu'en haut de la colline, j'ai pu te voir t'allonger contre le sol et dormir toujours sous ta forme de chien. J'ai pleuré de soulagement, tu étais vivant. Parfois je pensais que tu étais mort mais non j'avais la preuve vivante que tu étais là. Je t'ai regardé dormir une heure, deux heures… Je ne sais plus, je ne voulais plus te quitter. Mais il fallait que je t'explique, alors je t'ai écrit cette lettre et je l'ai posé dans ta grotte en faisant attention à ne pas te réveiller, et je suis partie. Mais pas loin ne t'inquiètes pas, je ne pouvais pas te quitter à l'instant où je venais de te retrouver.

Maintenant Sirius, retourne toi, et dit moi que tu m'aimes. Ca fait 17 ans que j'attends de t'entendre le dire. Alors Sirius, retourne toi, regarde moi dans les yeux et dis moi que tu m'aimes.

Je pose la lettre au sol, les mains tremblantes. Ce n'est pas possible, c'était un rêve. Je me lève lentement, toujours dos à l'entrée de la grotte. Je me retourne lentement et mon regard rencontre ses yeux bleus électriques. Je vois ses longs cheveux blonds bouclés, sa silhouette mince et élancée, ses jambes fines, sa bouche, ses épaules, son corps. Je m'approche lentement ne la lâchant pas du regard, le temps l'a embelli. Je n'arrive pas à croire que ça fait 17 ans que je ne l'ai pas vue d'aussi près. J'approche doucement ma main vers sa joue et la pose tout doucement. Elle ferme les yeux et appuie sa joue contre ma main. Mon autre main droite effleure tout son visage par petit morceau, je la redécouvre. Elle ouvre les yeux. Je la regarde droit dans les yeux.

« - Je t'aime, dis-je. »

Voilà, cette fiction est terminée. Je voudrai remercier toutes les personnes qui m'ont laissé des reviews ! MERCI :)

J'espère que cet épilogue a été à la hauteur de vos attentes, et que la lettre ne vous a pas perturbé :)

Vous allez tous me manquer, lecteurs inconnus et revieweur inactifs, qui que vous soyez, si vous êtes passés par ici.

Gros bisous.