Hum... J'avoue, j'ai pris un retard monstre avec mon retour à l'université mais je suis de retour et je vais essayer de tenir le coup! Une suite donc et merci à caroline pour son soutien et ses petits messages!
Bonne lecture!
Elles étaient de retour.
Emma était incapable de réaliser qu'elles étaient réellement de retour. Elle se souvenait des bras de Henri autour de sa taille, d'avoir vu Régina, puis ses quelques amis et tout cela était totalement hors du temps. Hors d'elle.
Voir Mary-Margaret et David, ou devait-elle dire Snow et James… Si amoureux, si heureux de se revoir…
C'était sidérant.
Ses parents avaient son âge.
Etaient-ils seulement ses parents ? Comment imaginer une amie comme étant sa mère. Avec un peu de chance, Snow était plus jeune qu'elle !
Au temps elle avait considéré la possibilité d'avoir une mère, dans la forêt enchantée, alors qu'elle défiait un ogre pour la sauver – elle n'arriverait jamais à s'en remettre – au temps ici… C'était impensable.
La soirée était passée, Henri et elle avaient découvert ses parents au lit – encore un autre traumatisme irrécupérable – et elle se retrouvait à errer dans la ville.
Les contes de fée étaient là, à chaque coin de rue, piégé dans une ville moderne et devant vivre là. Les nains, les fées, les…
- Respire un peu, Emma.
- David !
- Bonjour.
David, James, son père. Comment concilier trois faces d'une même personne ? Les nier ?
- Salut. Henri est à l'école.
- Je sais, tu l'as dit en partant ce matin.
Oh. Oui, elle l'avait fait. Elle se sentit coupable. Elle n'arrivait pas à lui parler normalement.
- Désolée.
- Et c'est toi que je cherchais, Emma.
- Ah. D'accord, un souci ?
- Non. Non. Euh, juste, nous n'avons jamais eu l'occasion de parler et je trouvais ça dommage. Snow a pu te montrer notre monde.
Emma déglutit, incapable de pouvoir parler. Ni même bouger. Que pouvait-elle dire ? Qu'il était un inconnu pour elle et qu'en plus, elle l'avait détesté pour son comportement face à Mary-Margaret avant la fin de la malédiction ?
Ses mains étaient bien au chaud, dans les poches de sa veste fétiche. Et sous ses doigts, elle avait son hochet.
Devait-elle le questionner ou le lui lancer à la tête ?
- Je sais que tu m'en veux. » Affirma-t-il d'un air désolé.
- Je ne t'en veux pas ! » Elle sentit qu'elle rougissait. Bon, peut-être qu'elle mentait un peu. « Je… J'ai juste du mal à accepter que mes parents soient des jeunes de mon âge, que j'aurais du vivre dans un château, que j'aurais pu être heureuse et aimée dans ma famille. C'est ridicule !
- Tu le seras. Tu seras heureuse, Emma. Je ferai tout pour ça. Pour toi et Henri. Tu es ma famille. Ma fille.
Père et fille se fixaient. Face à face et si loin à la fois. La communication était difficile mais il semblait vouloir être là. Et malgré ses doutes, elle décida de lui faire confiance. Une fois au moins, il n'y avait pas la moindre trace d'un mensonge dans son regard.
- J'ai… trouvé ça. Dans la chambre. » Elle sortit le hochet de sa poche et grimaça avant de préciser. « Ma chambre. Ce qui aurait dû être ma chambre. Ais-je seulement été un instant dans cette pièce ?
- Ta mère est restée là pour toute sa grossesse. Et tu es née là.
- Ah.
- Je l'ai fait faire pour toi. C'était mon cadeau. Je ne savais pas trop ce que je pouvais te faire comme premier cadeau, donc j'avais pensé à ça. » Il fit un maigre sourire. « Je sais que ça te dépasse. Ca me dépasse encore plus. J'ai été celui qui t'a envoyé dans ce monde. Je t'ai sauvée. Et la partie la plus égoïste en moi le regrette. Tu aurais dû être avec nous ! Tu m'aurais envoyé ce hochet à la tête. Des centaines de fois. » Il se passa nerveusement la main dans les cheveux. « Emma. Ma petite Emma.
David attira Emma vers lui, dans une étreinte. Il sentait ses cheveux. Il lui semblait qu'ils avaient la même odeur que le jour de sa naissance. C'était elle. C'était sa fille. Et tout son être le lui criait.
- Si tu veux, je peux te l'envoyer à la tête la prochaine fois que je vous surprends tous les deux au lit.
Elle était horriblement gênée et lui, il riait à gorge déployée.
