Voici le quatrième chapitre qui vous plaira tout autant que ceux qui précèdent j'espère :)
Merci pour vos commentaires, c'est vraiment plaisant =)
CHAPITRE IV
Je m'empressai de prendre Jenny de loin en photo avant de contacter Graham.
Je désirais en savoir plus sur la jeune fille qui s'alliait très rapidement à Emma.
Cela attirait mes soupçons.
Je refusais l'idée qu'une inconnue partage les jours qu'ils nous restaient à venir.
Il fallait s'en débarrasser.
- Chérie, j'ai eu peur en ne te voyant pas appeler ! Tu as tué Emma ou quoi ? demanda-t-il, affolé.
Eliminer son adjointe faisait partie du plan, mais elles étaient maintenant deux liguées contre moi.
Il me fallait revoir ma stratégie plus rigoureusement...
Jenny ne se détacherait pas si facilement du shérif.
- J'aurais bien voulu, mais on a eu un petit contretemps…murmurais-je, en pensant immédiatement que sans cette gamine de seize ans, vu les traits du visage et le caractère juvénile, qu'Emma serait morte.
Il avait fallu que la blonde compatisse sur le chemin et ait raison de mon bon cœur…
- Qui t'empêche d'assister à tes réunions ? demanda Graham, en haussant le ton.
Il avait certainement eu des échos concernant ma fuite, mais cela ne m'importait guère.
J'étais surtout venue ici personnellement, les rencontres sociales étant loin d'être un grand problème.
Gold m'avait promis qu'aucuns souvenirs ne viendraient entachés ma quête de vengeance, mais voici qu'Emma était présente et venait menacer ma tranquillité.
Et je me refusais de croire que sa rencontre avec Jenny était du pur hasard.
- C'est vraiment d'un ennui…dis-je, en soupirant.
Un sourire se dessina sur mes lèvres à l'instant même où j'envisageai pour la première fois depuis l'arrivée de Jenny, une autre hypothèse concernant ma soif de pouvoir et de destruction.
Je l'entrevoyais alors comme un futur pion, capable de sacrifier Emma si je la manipulais comme les autres habitants de Storybrooke.
Cela serait un jeu d'enfant.
Et je ne perdrais rien à essayer.
- Et Emma s'éclate, je présume ? demanda Graham, curieux.
Je fixai alors mon attention sur Emma qui s'appliquait à modeler le sable mouillé à grands coups de pelle.
Son visage affichait un air enfantin à cet instant qui me troubla.
Sa joie était saisissante.
Et cela me pinçait étrangement le cœur de me dire que je n'en étais pas à l'origine.
- C'est le cas de le dire ! Tu imagines le shérif jouer dans le sable ? C'est du dossier ! lançais-je, alors qu'une vague vint mouiller le corps fin d'Emma.
Je me surpris à observer les courbes en rougissant.
Il était dur de détourner le regard.
Heureusement, Jenny aspergea le shérif dont la silhouette finie dans la masse salée.
Une bataille d'eau commença alors tandis que je me sentais frustrée.
Jamais je ne pourrais participer à un tel spectacle.
Et à qui la faute ?
- Et elle qui s'imaginait malheureuse sur l'île ! s'exclama mon compagnon, finalement joyeux devant la tournure des évènements.
- C'est moi qui le suis…
Tous à Storybrooke possédait l'avantage d'être entouré de bien-être, d'amour et surtout chacun était heureux malgré leur perte de mémoire.
Moi, je connaissais toujours mon passé, mais mon avenir était bien incertain contrairement aux leurs qui se construisaient à plusieurs et réussissaient, même sans souvenirs de leurs vies antérieures.
Emma avait raison : j'étais seule, démunie de sentiments, emplie de froideur.
Et mal en point mentalement.
- De quoi ?! Voyons Regina, je suis là et…
- Tu vois bien que ça va mal entre toi et moi. Tout n'a été que désastre dans ma vie. Et ça ne va pas en s'arrangeant.
J'entendis Graham grimacer alors que je lui signalais implicitement la fin de notre relation.
- Que puis-je faire pour te remonter le moral ?
Il était touchant de voir qu'une personne se préoccupait de moi.
Ça se faisait rare.
- Je vais t'envoyer une photo. J'aimerais que…
Je fus coupé dans mon élan par un message.
« N'oublie pas ta promesse. Tu dois changer. Prend soin d'Emma. »
J'eus un sourire en coin en découvrant le numéro de Kathryn.
Mon fils avait dû s'en emparer.
Il avait commis cet acte uniquement pour me rappeler ma quête de rédemption que je lui avais promise à contrecœur.
Comment affirmer cette idée quand le mal est trop encré ?
Peut-être en surveillant cette nouvelle venue répondant à un prénom qui ne lui était pas propre.
- Occupe – toi d'Henry, c'est le plus important.
Je raccrochai, lui envoya tout de même l'image, avant de me ruer vers le shérif qui scrutait sa sculpture de sable.
Emma se retrouvait peut-être en observant la jeune fille égarée et peinée, mais je ne pouvais m'empêcher d'entrevoir Jenny comme une ennemie.
- Une étoile ? demandais-je, en posant le regard sur l'amas de sable.
- Vous vous attendiez peut-être à votre tête ? s'exclama Emma, sur un ton railleur.
Je ne pus m'empêcher de sourire devant cette taquinerie.
Nos joutes verbales devenaient une habitude, bien qu'elles restaient sans méchanceté.
Il n'y avait que dans ces moments que je me redécouvrais le cœur plus léger et gracieux, avant que la colère ne s'empare de mon être.
C'était ces seuls instants qui me permettaient de rester un tant soit peu humaine, tout comme ceux partagés avec Henry.
- Que faites-vous ici ?! demanda l'adolescente, en fronçant les sourcils.
Je savais bien que mon apparition la rendait furieuse, sachant que sa seule envie était d'avoir Emma pour elle toute seule.
- La réunion s'est vue écourtée et je me suis demandé qui je pouvais enquiquiner ! répondis-je, sur un ton provocateur.
Jenny me foudroya du regard ce qui me fit sourire cruellement.
- Je vous laisse, mon téléphone sonne ! annonça Emma, en s'éloignant.
Je me rapprochai alors de l'adolescente, et commença à parler, sur un ton hautain :
- Eloigne-toi de Miss Swan.
- Qu'est-ce que ça peut bien te faire que je partage du temps avec une femme de sa trempe ? lança Jenny, en fronçant les sourcils.
L'adolescente semblait avoir un tempérament de feu qui ferait d'elle une proie parfaite.
Son aventure dans la forêt avait renforcé son courage.
- Notre fils. Je ne te laisserais pas t'immiscer dans sa vie. Et encore moins entrer dans ma ville ! dis-je, sur un ton insistant.
Son ricanement me fit enrager.
- Oh, elle est belle l'excuse ! Menteuse ! s'exclama Jenny, en me pointant du doigt.
- Je ne me soucie pas du bien-être de cette blonde que je vais…déclarais-je, en essayant de paraitre froide.
J'avais toujours été cruelle, toujours avide de domination sur les autres et voici qu'on me barrait la route pour me faire un nouvel allié.
- Tu es jalouse.
- N'importe quoi ! criais-je, la pensant soudainement folle.
- Je vais habiter chez Emma, je vais pouvoir l'avoir à moi…
Elle ne pouvait s'approprier le shérif !
Sans en comprendre la raison, cette idée me révulsait.
- Elle n'est pas un objet ! déclarais-je, sur un ton ferme.
- Oh…Verte de jalousie.
Elle semblait satisfaite de me voir déstabilisée devant ses paroles.
- Je suis calme, parfaitement calme ! Je vais retrouver ta famille et je peux t'assurer que tu vas t'éloigner de la mienne ! lançais-je, sur un ton froid.
- Oh, oh…Emma ? Ta famille ? Dommage qu'elle soit la sauveuse hein…
La réplique me heurta.
Profondément.
- Je peux m'emparer de son cœur sans le briser, moi. Elle ne me hait pas, contrairement à toi ! s'écria Jenny, sur un ton cinglant.
- Elle ne me déteste pas ! Je ne suis plus une méchante, je suis…déclarais-je, à la recherche de mots.
Je n'étais peut-être pas une autre, mais j'étais dans une voie moins obscurcie qu'habituellement…
- Tu crois qu'il suffit de le dire pour en être sûre ?
Je la poussa par terre, cherchant un moyen de faire taire la jeune fille.
- Sale gamine ! criais-je, à pleins poumons.
- Sale sorcière !
L'appel de ma colocataire au moment où la tension atteignait son maximum entre la jeune rescapée et la mairesse fut judicieux et mon gage de sûreté.
Je préférais les laisser se chamailler entre elles, pensant que cette situation me pesait et que je ne voulais pas me retrouver au milieu des affronts, à opter pour l'une ou pour l'autre.
- Je t'assure ! J'ai embrassé David et j'ai aperçu un bébé !
J'éclatai de rire devant la réplique saugrenue.
- Il te fait juste tourner la tête ! dis-je, en levant les yeux au ciel.
Mary Margaret continua dans sa lancée, sur ce qui relevait pour moi de la stupidité :
- Je n'envisage pas d'être enceinte, mais peut-être que je l'ai été ?! demanda-t-elle, sur un ton sincère.
Mon amie rêvait un peu de trop à mon goût…
- La terre appelle Mary Margaret !
- On croit aux histoires d'Henry et on ne croit même pas à la mienne ! répondit mon interlocutrice, sur un ton boudeur.
- Tu sais, j'ai du boulot ici ! dis-je, pour changer de sujet.
Je ne voulais pas m'éterniser sur un sujet aussi étrange qu'une vision soudaine de nourrisson…
- Je pensais que tu te la coulais douce !
Je soupirai en pensant intérieurement que c'était loin d'être le cas.
- Figure –toi que j'ai trouvé une tête de mule…
- On sait depuis longtemps que Regina l'est.
Je souria devant le franc parlé de mon amie.
- Je te parle d'une jeune fille qu'on a recueillie.
- Et ça se passe comment ?
Bonne question !
- Et bien plutôt bien…Oh, mais…Oh ! Elle a mis Regina à l'eau ! Je te laisse ! m'écriais-je, effrayée.
Je me ruai près des récifs, repoussant l'adolescente qui maintenait la brune prisonnière.
Je saisis alors ma serviette pour couvrir la mairesse tout en éloignant Jenny que j'observais avec colère.
- Mais qu'est ce qui t'a pris ?! hurlais-je, les nerfs à fleur de peau.
J'essayai de frotter le linge contre la mairesse qui tremblait de froid.
- C'est elle qui a commencé, je le jure ! lança Jenny, en pointant la concernée du doigt.
- Vous n'allez pas croire à ces gamineries, tout de même ? répliqua Regina, en fronçant les sourcils.
- Ce que je crois ? Que vous allez avoir besoin d'une autre tenue de soirée ! dis-je, en soupirant.
J'allais devoir lui payer d'autres vêtements pour racheter la bêtise faite par Jenny, démunie d'argent.
De quoi passer peut-être un moment de détente entre adultes…Pour la première fois.
- Pas besoin ! Je passerais le reste de mon séjour à tuer ce qui vous sert d'enfant ! hurla Regina, en tremblant.
- Emma ! Tu as vu comment elle me traite !
Je savais l'adolescente fautive, je ne pouvais que la blâmer :
- C'était une raison pour la jeter à l'eau ?!
L'adolescente baissa la tête, l'air coupable :
- Je suis désolé.
- Regina est une adulte, tu lui dois le respect ! insistais-je, en pensant qu'il faudrait éduquer un peu plus celle qui semblait avoir été démunie de leçons de morales dans la forêt.
- Elle m'a insultée.
- Quoi ?! Non, mais…commença la mairesse, scandalisée.
Je savais dénier le vrai du faux avec mon don.
Et je savais, pour la première fois depuis longtemps, que la mairesse était franche.
- Jenny, j'ai besoin de parler à Regina en privé ! lançais-je, sur un ton ferme.
- Je ne suis pas un bébé ! Je peux rester et entendre !
- Tu l'as surtout maintenue sous l'eau, qu'est ce qui t'a pris ?! repris-je, encore choquée par ce que j'avais vu.
- Je ne veux pas qu'elle te fasse de mal.
Il était hors de question de tuer Regina pour ma sécurité.
S'abaisser à faire le mal n'était pas la bonne option.
Et pire encore, l'adolescente qui avait perdu son sang-froid, me faisait peur.
- Allez ma grande, j'ai besoin du maire.
Jenny finit par s'éloigner et Regina me sourit un long moment, me remerciant de la croire.
- Merci pour la serviette. Le maillot vous va bien, entre autre ! lança-t-elle, sur un ton plus jovial.
J'eus un sourire en coin, sachant qu'elle me trouvait jolie avec.
C'était la première fois que je me faisais complimenter par Regina.
- Pourquoi ne pas vous être défendu ? demandais-je, étonnée que l'athlétique brune n'ait pas pris l'avantage face à l'adolescente mince.
- Je ne veux pas vous nuire.
C'était touchant de la voir préoccupée par mon cas.
Et encore plus qu'elle comprenne que faire du mal à Jenny m'en ferait aussi.
- Oh…Je n'aurais jamais pensé entendre ça.
- Il faut bien une première fois à tout ? lança la brune, souriante.
- Je ne sais pas à quoi je dois ce renouveau, mais ça me plait ! déclarais-je, en souriant.
- Je ne vous promets rien, juste de bien me tenir.
C'était déjà un grand pas.
- J'espère car…commençais-je, pensant soudainement que me taire était finalement la meilleure option.
- Quoi ? Vous avez retrouvez vos souvenirs ? demanda Regina, soudainement inquiète.
- Quels souvenirs ? demandais-je, à mon tour étonnée.
- Rien, rien…
Nos regards se croisèrent un long moment.
- Vous me cachez quelque chose, madame le maire.
- Vous aussi, Miss Swan.
- S'il te plait, Emma.
Après être rentrées, je m'étais empressée de me ruer sous la douche.
Je voulais absolument éviter de recroiser l'adolescente avant le coucher, voulant passer ma première nuit sans encombre.
Et pourtant, j'écoutais Jenny se morfondre devant Emma.
Hors de question de baisser ma garde.
- Jenny…Tu sais que je ferais n'importe quoi pour t'aider, mais tes cauchemars, tu dois les combattre toute seule ! insista Emma, sur un ton ferme.
J'étais contente de voir qu'Emma doutait de la bienveillance de la jeune fille à son égard.
- C'est parce que tu veux dormir avec l'autre, c'est ça ? s'écria celle-ci, sur un ton désinvolte.
Je m'apprêtais à sortir pour la frapper, avant de me contenir devant la réponse du shérif :
- Elle s'appelle Regina ! Ne la nomme pas comme ça !
J'eus un sourire en coin devant la blonde aux boucles qui me défendait.
C'était admirable.
- Et pourquoi donc ?! demanda Jenny, en fronçant les sourcils.
- C'est dégradant pour elle. De plus, elle m'a promis de faire des efforts ! insista Emma, sur un ton rude.
Elle désirait vraiment que Jenny se comporte mieux avec moi.
Le fait qu'elle soit attentive envers moi qui n'a toujours été que son ennemie ne pouvait que m'émouvoir.
- Parce que tu crois en la parole d'une personne aussi maléfique ? continua Jenny, révoltée.
L'adolescente en avait vraiment après moi depuis la révélation que je lui avais faite.
Elle voulait me détruire, effacer le mal…
- Tu ne vas pas t'y mettre, toi non plus…soupira Emma, comme à l'accoutumée dès qu'on abordait encore le sujet des contes.
- Je ne veux pas de ses efforts. Je ne veux pas d'elle, tout simplement.
La réponse de Jenny avait le mérite d'être clair, bien qu'Emma n'en démordait pas :
- C'est la mère de mon fils. On ne peut que se supporter !
- Adoptive ! C'est toi sa vraie maman, toi qui l'a eu dans ton ventre, hein ? Moi, y'a personne qui veut de moi…murmura l'adolescente, sur un ton d'un coup plus triste.
- Bien sûr que si. Je vais même te confier un secret.
Je sortis alors qu'Emma se penchait à l'oreille de la jeune fille pour parler.
Jenny sembla soudainement plus rassurée à l'idée de dormir.
La blonde se retourna pour se rendre vers son lit préparé avec les moyens du bord alors que nous nous faisions face.
Nous étions chacune embarrassée par la proximité.
- Euh… Bonne nuit, shérif ! dis-je en lui tendant la main.
Nous faisions déjà pas mal d'efforts pour oublier nos rancunes passées…
Elle me serra la main en me souriant :
- Bonne nuit, madame le maire.
Je m'endormie, le cœur emplit de nouvelles promesses.
Demain serait un autre jour…
Le lit d'appoint fait à la va-vite ne me convenait pas.
La rudesse du sol ne m'aidait pas à fermer les yeux, encore moins mes pensées.
La journée avait été riche en émotions.
Je me décidai à me lever, profitant du balcon offert pour m'y assoir.
La fraicheur était telle que mon short suffisait amplement.
Alors que je commençais à observer le paysage, j'entendis un bruit suspect.
Ni une, ni deux, je lançai mon poing à travers la porte, imaginant le pire.
Mon bras fut intercepté par une poigne de fer.
- Regina ? demandais-je, surprise.
- Eh oui, il n'y a pas qu'Emma Swan qui souffre d'insomnie ! lança-t-elle, sur un ton railleur.
Je continuai alors notre jeu habituel :
- Mais je suis la seule en short ! dis-je, en la détaillant du regard.
Il était étrange d'apercevoir Regina en pyjama, étant plus habitué à ces tailleurs cintrés.
Je la découvrais sous un autre jour…
- Les trucs sexy et court, très peu pour moi…chuchota la brune, en grimaçant.
- Je suis sûre que Graham en raffolerait pourtant !
Ma taquinerie eut pour effet de la crisper :
- Taisez-vous avec lui…
- C'est finit entre vous ? demandais-je, surprise de cette possibilité.
Elle aborda un ton bien plus grave et son visage s'assombrit soudainement.
- Je dois vous dire la vérité.
- Dois-je avoir peur ? demandais-je, en redoutant le pire.
- Non. Je ne vous tuerais pas, mais je ne pense pas qu'on vous laisse le choix à l'avenir.
Je posai une main sur son épaule et chuchota, sur un ton réconfortant :
- On a toujours le choix.
- Vous croyez que je l'ai eu quand j'ai eu l'âge de Jenny ?! s'écriait –elle, en repoussant mon geste violemment.
Je l'observai, bouche bée, essayant de comprendre ce qui se déroulait :
- De quoi vous parlez ?
- Je ne peux pas être adulte si je ne suis pas responsable de mes actes et encore moins entretenir de bonnes relations avec vous, si je vous cache une telle chose.
Regina prit une grande inspiration et murmura :
- Je suis la méchante Reine.
Je pensai l'espace d'un instant qu'elle plaisantait, mais quand je vis les larmes perler sur ses joues, je compris de suite qu'elle disait vrai.
Voici comment j'appris que j'étais la Sauveuse.
TBC
