Rating : T ( p'tet un peu de M à un moment ou un autre, mais pas sûr encore..)

Genre : Angst, Aventure, Romance( je crois que c'est un peu tout ça ), yaoi et hétéro

Pairing : ItachixNaruto ( ça commence, merci les flashbacks ) plus d'autres à venir

Disclamer : Aucun personnage ne m'appartient sniff( sauf les bouts de chou ^^ + quelques autres persos plus tard ), ils sont à leur auteur, blablabla, bref, vous connaissez la suite.

Warning 1 : Cette Fic est à caractère YAOI et contient donc une relation entre hommes ( une seule, normalement, sinon, ce seront des couples hétéros, à moins d'un revirement de situation.) Alors pour ceux qui n'aiment pas ça, vous êtes prévenus, je ne vous prends pas en traître.

Warning 2 : SPOILER Cette fic, je l'ai commencé quand les scans étaient au chapitre 365 environ. Bref, quand l'équipe de Naruto et celle d'Hinata and co sont à la recherche de Sasuke. ( je reprends également certains éléments donnés plus tard ).

Warning 2 BIS : J'ai apporté quelques modifications ( ce qui en fait pour ainsi dire un AU, mais bon, toute fic Naruto devient du AU, quand on y pense, vu qu'on invente une trame, ou la change un peu, donc…) :

1 : Itachi n'a jamais provoqué Sasuke, l'appelant au domaine Uchiwa, ils ne se sont donc jamais battus

2 : Jiraya n'est pas parti de suite trouver Pein, j'ai mis un peu de décalage, comme vous le verrez plus tard.

3 : Entre le moment du début de Next Gen ( ou shippudden si vous préférez) et le moment ou l'équipe Kakashi et celle de Kiba partent à la recherche de Sasuke, il s'est passé pour moi presque un an ( besoins pour le scénario obligent)

Bonjour tout le monde ^^. Non non, je ne suis pas morte, mais je pense que vous commencez à en avoir l'habitude… Donc voilà, étant donné que j'essaie de toujours alterner, je vous donne aujourd'hui un nouveau chapitre de cette fic.

Petit moment d'accalmie, où l'on voit d'anciennes connaissances.

Bonne lecture ^^

Chapitre 4 : Un soutien précieux

Le soleil n'était pas très haut dans le ciel, dardant ses premiers rayons sur les maisons encore silencieuses, pour la plupart. Contrastant avec l'immobilité du village, une silhouette bondissait de toit en toit, silencieuse comme une ombre. Elle arriva finalement en vue d'un quartier qui avait été jadis l'un des plus grands, riches et puissants de Konoha. Puis, après quelques derniers sauts, la silhouette s'arrêta devant une des maisons. Enfin, propriété était le terme le plus exact, puisqu'il s'agissait d'une des demeures les plus vastes du quartier. Une des fenêtres était ouverte, et la silhouette s'y faufila sans bruit. Elle ne pouvait pas utiliser la porte. A cette heure matinale, deux des occupants devaient encore dormir et il ne fallait en aucun cas les réveiller. « L'intrus » se déplaça dans la maison, avec l'aisance d'une personne habituée, ou sachant du moins où elle mettait les pieds. Arrivée aux escaliers, l'ombre monta à l'étage, traversa un couloir, et s'arrêta finalement devant une porte. Pas n'importe laquelle. Celle donnant sur la chambre du maître actuel des lieux. Toujours en silence, la silhouette ouvrit la porte et pénétra dans la pièce, avant de s'immobiliser au pied du lit, observant les deux petites formes recroquevillées qui l'occupaient. Ainsi donc ils avaient dormi là… Ce n'était pas étonnant, au vu des circonstances. Mais une question demeurait. Si eux étaient là, où était…

- Un mouvement de plus et tu es un homme mort, souffla une voix à son oreille, tandis que la lame d'un kunai effleurait sa gorge.

La silhouette ne bougea pas, ne tenant pas à mourir relativement jeune, mais un léger sourire naquit sur ses lèvres, derrière son masque. Le maître des lieux était toujours aussi discret et efficace, quelles que soient l'heure et la situation.

- Du calme, Naruto, ce n'est que moi, répondit-il à voix basse. Tu ne reconnais plus tes hommes ?

Le kunai disparut.

- Désolé, Tenzou-san, murmura Naruto. La nuit a été courte et éprouvante, alors quand j'ai senti une présence…

L'ANBU se retourna vers le blond.

- Ce n'est rien, le rassura t-il. Avec tout ce qu'il s'est passé, c'est compréhensible.

A travers les fentes de son masque, Hayashi (1) observa son supérieur. Malgré la semi-obscurité, il pouvait voir la fatigue imprimée sur les traits de Naruto. La fatigue, mais aussi une profonde tristesse, qu'il avait oublié de dissimuler. Le blond se reprit cependant bien vite, et son expression sembla ne plus trahir qu'une profonde lassitude. Ils quittèrent la pièce, Naruto refermant la porte derrière eux, afin de ne pas réveiller ses enfants. Ils descendirent ensuite au salon, et Naruto proposa une tasse de café à celui qui avait été son ancien taisho, sous le nom de code de Yamato. Naruto avait d'ailleurs mis un moment à parvenir à l'appeler par son vrai nom. Il n'est jamais évident de changer une habitude. L'ANBU accepta la proposition et suivit le blond à la cuisine.

- Que me voulez-vous, de si bon matin ? demanda Naruto, tout en préparant le café.

Parmi les habitudes difficiles à perdre, celle de le vouvoyer. Mais pour ça, c'était cause perdue, ils l'avaient tous les deux vite compris.

- Le Conseil a avancé l'heure de ta convocation, répondit Hayashi Il semblerait qu'ils veuillent en terminer le plus rapidement possible.

Naruto soupira, passant sa mains dans ses cheveux, les ébouriffant encore plus.

- Ces vieux barbons sont toujours pressés de me pourrir la vie, marmonna t-il. A quelle heure veulent-ils me voir, donc ?

- A 9 h00 précises, répondit l'ANBU. J'ai préféré venir te prévenir de suite.

- Je vous en remercie.

Il y eut ensuite un moment de silence, seulement perturbé par le bruit de la cafetière. Finalement, Tenzou ôta son masque et l'accrocha à sa ceinture. Il savait qu'en ce lieu, et devant son supérieur qui plus est, il pouvait se démasquer sans crainte. Son supérieur… Par moment, il avait du mal à penser à Naruto comme à son supérieur hiérarchique. Après tout, il avait été son taisho pendant plusieurs années, dans l'équipe Kakashi puis au sein des ANBUs. Mais bien vite, la réalité le rattrapait, et il lui suffisait de poser son regard sur le blond pour s'en rappeler. Il avait tellement changé. Mûri, bien sûr, forcé par les circonstances. Mais il avait aussi développé une prestance et une assurance qui avaient un pouvoir certain sur les gens, pour peu que ceux-ci ne soient pas d'une mauvaise fois irrécupérable, comme les membres du Conseil. Il avait toujours eu ces qualités, en lui, rien détonnant au vu de l'identité de ses parents, mais elles avaient évolué rapidement, faisant de lui un leader incontestable et peu contesté. Ce n'était peut être pas à Tenzou de le dire, mais il était fier de lui. Fier de ce qu'il était devenu. Malgré ce que certains appelaient sa « trahison », malgré le « crime » qu'il avait commis. Mais il savait bien qu'on ne choisissait pas la personne qu'on aimait. Il l'avait vu souffrir de la situation, puis se battre et assumer la tête haute la responsabilité de ses choix. Oui, il était vraiment fier de lui. Et il éprouvait de la peine, à présent, à le voir tenter de dissimuler sa souffrance, pourtant légitime.

- Comment te sens-tu ? demanda t-il doucement.

Naruto ne répondit pas tout de suite, se concentrant sur sa cafetière.

- Ça pourrait aller mieux, répondit-il finalement. Mais de toute façon, je n'ai pas le droit de ne pas aller bien ou de me laisser aller. Vis à vis du village, et vis à vis de mes enfants, qui ont besoin de moi.

- Et eux, comment vont-ils ?

Naruto soupira doucement, tout en versant le café dans les tasses. Il en tendit une à Tenzou, avant de le précéder au salon, où ils prirent place dans les fauteuils, autour de la table basse.

- Comment ils vont ? Je leur ai annoncé hier soir qu'ils ne reverront plus jamais leur père car leur oncle l'a tué, répondit finalement Naruto. J'ai préféré leur dire la vérité, comme je l'ai toujours fait. Je préfère qu'ils l'apprennent de moi que de quelqu'un d'autre. Ryuusuke a beaucoup pleuré en appelant Itachi. Akari… est bien une Uchiwa. Elle a lutté contre les larmes un bon moment, avant de finalement se laisser aller. Je les ai gardé avec moi cette nuit. Ils ont mis plusieurs heures avant de s'endormir…

La tristesse se voyait à présent clairement sur le visage du blond. Son cœur était déjà blessé, et la détresse de ses enfants avait amplifiée sa douleur. Comme tout bon parent, il n'aimait pas voir ses enfants pleurer. Il ne pouvait malheureusement pas l'empêcher, aussi faisait-il son possible pour être là pour eux. Afin qu'ils ne connaissent pas la douleur d'être seul qui avait rongé son enfance.

- Je suis soulagé que Sakuya ne soit pas là, continua Naruto. Je ne sais pas s'il aurait supporté toutes ces émotions…

- C'est une bonne chose, en effet, approuva Tenzou. Il est à Suna, c'est ça ?

- Oui. Un de mes clones l'a accompagné, acquiesça le blond. Gaara m'a assuré que sa sœur était ravie de l'accueillir quelques temps. Arashi adore Sakuya, et c'est réciproque.

Il y eut un moment de silence, avant que Naruto ne reprenne, en soupirant.

- On pourrait presque croire que j'ai eu un pressentiment, pour l'envoyer là bas en cette période… Ca lui a épargné tout ça… Je préfère le laisser terminer son séjour tranquillement, avant de le faire revenir. Gaara devrait bientôt apprendre la nouvelle, il comprendra et le gardera le temps qu'il faudra. Quand je vois la souffrance de Ryuu' et Akari…

Nouveau silence. Naruto scrutait sa tasse, plongé dans ses pensées.

- S'il n'y avait pas l'affaire Sasuke, j'aurais accepté la proposition de Tsunade et j'aurais pris quelques jours de repos, ajouta t-il, ses mains se resserrant autour de sa tasse encore pleine. Pas tant pour moi, mais pour Akari et Ryuusuke. Je ne veux pas les laisser seuls, surtout en ce moment. Mais j'ai des responsabilités, et si je ne suis pas là pour veiller au grain, le Conseil se fera une joie de condamner Sasuke.

- D'après ce qu'on m'a dit, ton discours était convainquant, hier, fit Tenzou. Tu avais des arguments de poids, surtout pour la dernière partie. Cela les a sûrement fait réfléchir.

- Je l'espère, marmonna Naruto. Ils sont si bornés et enlisés jusqu'à la pointe des cheveux dans leurs préjugés !

Finalement, Naruto imita son ancien taisho, et commença à boire son café, avant qu'il ne refroidisse trop.

- Je peux te poser une question ? Demanda Tenzou.

- Allez-y.

- Pourquoi est-ce que tu fais tout ça pour Sasuke ? Je sais qu'il était ton meilleur ami et que tu l'as longtemps cherché. Mais il t'a souvent blessé. Et il a tué l'homme que tu aimais et qui plus est le père de tes enfants. Alors pourquoi te donnes-tu tout ce mal pour lui, alors qu'il ne sait même pas pour quelle raison continuer à vivre ?

Naruto garda le silence un moment, buvant son café, les yeux dans le vague.

- Ce n'est pas la première fois qu'on me pose la question, soupira-t-il, tout en posant sa tasse et en relevant les yeux pour les fixer dans ceux de son vis-à-vis. Il y a ce que j'ai dit au Conseil, c'est-à-dire mon point de vue professionnel. Mais d'un côté plus personnel… J'ai deux raisons qui me poussent à agir ainsi. La première c'est que malgré tout, je considère toujours Sasuke comme mon ami. Et je veux le sauver. Je veux le sauver de la mort, mais aussi du vide absolu que laisse derrière lui l'accomplissement d'une vengeance qui était le but d'une existence. Et la deuxième raison…

Il se tut un moment, les doigts de sa main libre venant s'égarer sur son cou, caressant l'espace d'un instant le bijou pendu à sa chaîne.

- J'ai fait une promesse. J'ai promis que je ferrais mon possible pour l'aider. Et je n'aime pas manquer à mes promesses..

Le silence s'installa. Naruto semblait perdu dans ses pensées, et Tenzou ne voulait pas le déranger. Mais il fut bientôt brisé par des bruits de pas précipités dans les escaliers. Les deux ANBUs eurent à peine le temps de se tourner vers l'entrée du salon que Ryuusuke et Akari faisaient irruption dans la pièce. Naruto eut le réflexe d'ouvrir les bras, quelques instants avant que son fils ne vienne s'y blottir avec force.

- Papa ! ! s'écria t-il en le serrant très fort.

- Ryuu', Akari, que se passe t'il ? demanda doucement Naruto, en caressant les cheveux de son fils.

- On a eu peur quand on ne t'a pas vu, répondit Ryuusuke, la voix tremblotante et étouffée.

Akari les rejoignit et vint s'asseoir avec eux. Naruto l'intégra à son étreinte.

- Désolé, mes anges, mais Tonton Tenzou est venu me rendre visite, et je ne voulais pas vous réveiller, répondit Naruto avec douceur, voulant apaiser ses enfants.

Ceux-ci portèrent leur regard sur l'ANBU, qui leur adressa un petit sourire. Il n'avait pas pris la peine de remettre son masque, pas plus que Naruto n'avait tu son vrai nom. Après tout, les deux bouts de chou connaissaient presque tous les ANBUs, ou du moins les plus proches de la famille. Et ils gardaient admirablement bien les secrets.

- Bonjour, les enfants, fit Tenzou. Désolé de vous avoir emprunté votre père aussi brusquement.

- B'jour, répondirent les jumeaux, se calmant peu à peu, mais sans lâcher leur père.

Puis Akari se décolla de l'étreinte paternelle, et planta son regard dans celui de Naruto.

- Tu dois retourner travailler ? demanda-t-elle.

- Malheureusement oui, répondit Naruto, avec un sourire désolé. Le Conseil veut me voir. Et j'ai une affaire importe à régler, et qui risque malheureusement de durer plusieurs jours. Quand ce sera fini, promis, je prendrai quelques jours de congé, et on restera ensemble tout le temps.

Ce fut au tour de Ryuusuke de s'écarter de son père.

- L'affaire importante, c'est tonton Sasuke ?

Un léger sourire amusé étira les lèvres de Tenzou devant l'expression de son supérieur. Après un temps d'arrêt, Naruto prit un pseudo air catastrophé, tout en secouant la tête.

- Alalala, mes enfants sont bien des Uchiwa ! ! fit-il. Beaucoup trop intelligents pour leur âge ! Mes enfants sont des génies, et ils vont vite dépasser leur pauvre papa…

Ce qui tira enfin un sourire amusé à ses deux trésors. Il reprit ensuite un air plus sérieux et ébouriffa affectueusement les cheveux de Ryuusuke, avec un petit sourire.

- Oui, Ryuu', ça concerne bien tonton Sasuke. J'essaie d'empêcher le Conseil de lui affliger une lourde et grave punition.

Il marqua une pause et son sourire disparut.

- Vous m'en voulez de faire ça ?

Les deux jumeaux se regardèrent.

- Non papa, répondit finalement Akari. Il a… tué père, mais nous ne devons pas être en colère contre lui. Père nous avait dit qu'on ne devait pas en vouloir à tonton Sasuke.

Ryuusuke s'était blotti à nouveau dans les bras de Naruto, pendant les paroles de sa sœur, et Akari avait eu un moment d'hésitation. Après tout, la douleur était encore fraîche, et parler de la mort de leur père était une chose très dure pour des enfants aussi jeunes. Même pour des Uchiwa. Naruto serra à nouveau ses enfants contre lui.

- Vous êtes vraiment les plus beaux trésors que je pouvais avoir, fit-il, d'une voix émue et pleine de tendresse.

Il profita d'un moment câlin, avant de reprendre.

- Mais vous aviez parlé de ça avec Itachi ? Il ne me l'avait pas dit…

Non, Itachi s'était bien gardé de mentionner qu'il avait eu une telle conversation avec leurs deux petits anges…

- Ne te met pas en colère, papa, fit Ryuusuke d'une petite voix. Papa disait que tu voudrais pas qu'il nous parle de ça, mais qu'il fallait qu'il nous le dise quand même, parce que ça pourrait arriver.

- Tu es fâché ? demanda Akari.

Naruto soupira.

- Non, je ne suis pas fâché.

Après tout, il devait peut être se montrer reconnaissant envers Itachi d'avoir préparé le terrain pour les enfants.

Finalement, il se leva, gardant les jumeaux dans les bras.

- Il est encore tôt. Retournez vous coucher, si vous voulez. Je dois y aller, mais je laisse un clone à la maison. Il s'occupera de vous jusqu'à mon retour.

Les enfants cependant ne semblaient pas avoir encore sommeil, bien réveillés par toutes ces émotions. Naruto les installa donc dans le canapé, et alluma la télévision, sur la chaîne dessins animés. Il se tourna ensuite vers Tenzou.

- Je vais me doucher. Vous pouvez me les surveiller, pendant ce temps ?

- Bien sur, répondit l'ANBU, avant de continuer avec un peu d'humour. Ce n'est pas la mission la plus périlleuse que j'ai eu à accomplir.

Naruto eut un petit sourire amusé.

- Vous devriez quand même vous méfier, dit-il. Ils ont l'air de petits anges, mais ce sont aussi de vrais démons, quand ils s'y mettent. Surtout quand ils complotent ensembles.

- Soit, je resterai vigilent, répondit Tenzou, amusé.

Naruto remonta ensuite à l'étage, et s'enferma dans la salle de bain.

Dix minutes plus tard, deux ANBUs quittèrent la maison, en direction de leur QG. Les enfants étaient sous la surveillance du clone de Naruto, qui s'était immédiatement attelé au petit déjeuner. Leur père pouvait partir l'esprit tranquille. Comme d'habitude, il se rendait sur son lieu de travail en tenue classique d'ANBU, ne revêtant ses autres attributs qu'une fois sur place. Même si tout le monde ou presque savait qui il était, il préférait rester un membre des services spéciaux comme les autre le temps de regagner son bureau. Après, c'était différent.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à destination. Dès les portes passées, Naruto ôta son masque, qui ne lui servait à rien dans ce qu'il appelait souvent sa « deuxième demeure ». Dans le couloir, il croisa plusieurs ANBUs qui le saluèrent respectueusement. Il leur rendit leur salut, tout en continuant sa route vers son bureau.

- Je te laisse, à présent, j'ai un rapport à écrire, fit Tenzou. Tu l'auras sur ton bureau avant midi.

- Merci.

Ils se séparèrent ensuite au détour d'un couloir. Le blond continua sa route, avant d'arriver à destination, moins d'une minute plus tard. Une fois à l'intérieur, il posa son masque sur un coin du bureau, puis récupéra son manteau blanc, l'enfila, puis se laissa tomber sur sa chaise, déjà las de bon matin en pensant à la journée, et surtout la matinée, qui l'attendait. Oui, la matinée s'annonçait peut être pas cauchemardesque mais en tout cas loin d'être idyllique, puisqu'elle allait commençait avec une merveilleuse entrevue avec tous ces vieux co… crétins de Conseillers.

Ce fut sur cette charmante pensée que la porte de son bureau s'ouvrit avec fracas tandis qu'un éclat de voix retentissait.

- C'est vrai que les vieux schnocks veulent te voir ? ? ?

Naruto leva lentement les yeux, pour les poser sans surprise sur la seule personne, lui mis à part, faisant ce genre d'entrée fracassante dans le bureau de son supérieur.

- Je vois que les nouvelles vont vite, fit le blond, en s'adossant un peu mieux au dossier de son siège. Mais dis moi, tu n'étais pas sensé être en mission de repérage, Kiba ?

Toboe (2), ou plutôt Inuzuka Kiba étant donné qu'il avait ôté son masque dès qu'il avait posé la main sur la poignée de la porte, s'arrêta juste devant le bureau de son chef et ami.

- J'y étais, répondit-il. Je viens de rentrer et d'apprendre la nouvelle. Alors qu'est ce qu'ils te veulent, ces vieux croulants ?

Le temps n'avait pas changé sa façon de parler. Et puis lui aussi avait de très bonnes raisons d'en vouloir au Conseil. A ses côtés, Akamaru grogna pour soutenir la colère de son maître. Le chien avait encore grandi, comme s'il devait suivre la croissance de Kiba. Heureusement qu'Akamaru avait atteint sa taille définitive, dixit Inuzuka mère et sœur ! ! En temps normal, les animaux étaient interdits dans l'enceinte du bâtiment. Mais allez séparer un chien ninja de son maître ! Dans le cadre des services spéciaux, Akamaru devenait Suki (3), un grand chien noir à la queue touffue et aux oreilles dressées. Malgré sa mauvaise humeur, Naruto retint un rire moqueur en pensant au nom de code du chien, et surtout en repensant aux circonstances qui avaient conduit à ce nom, à savoir une soirée de cuite mémorable durant laquelle Kiba, complètement ivre, avait décrété que son chien étant un amour, une montagne de tendresse toute mignonne ( là, Naruto avait failli s'étouffer dans son verre), son nom de code au sein des unités spéciales serait Suki ( là, il avait fallu Sai, un peu moins saoul que les autres, pour lui taper le dos et lui éviter de mourir d'un fou rire carabiné à un étouffement par bonne gorgée d'alcool violemment recrachée). Oui, ce soir là, ils avaient peut être écopé d'une des plus monumentales gueules de bois de tous les temps, mais c'était aussi une des meilleures soirées entre amis que Naruto avait passé depuis longtemps. Réfrénant ses souvenirs et le rire allant avec, Naruto revint à la réalité, et ouvrit la bouche pour répondre, mais une autre voix le devança.

- Ils veulent le réprimander pour son comportement, mais aussi et surtout lui faire passer un interrogatoire poussé et vicieux sur ce qu'il s'est passé il y a deux jours et plus particulièrement sur Uchiwa Itachi.

- Bonjour, Neji, fit Naruto. Décidément, tout se sait, ici ! ! Heureusement que les séances du Conseil sont confidentielles, sinon je pense que tous les autres pays seraient déjà au courant…

Hyûga Neji, Kisei (4) de son nom d'ANBU, s'avança vers le bureau, de manière beaucoup plus calme que Kiba, et s'arrêta à ses côtés. Comme l'Inuzuka, il portait sa tenue d'ANBU, et venait d'ôter son masque, à peine la porte refermée derrière lui.

- Tu oublies que nous faisons partie de l'élite des ANBUs, fanfaronna Kiba. Rien ne reste secret bien longtemps, pour nous.

- Mouais, marmonna Naruto. Mais dis-moi Neji, tu n'es pas sensé être en mission, toi aussi ?

- Je suis rentré dans la nuit, répondit simplement le brun. Tu auras mon rapport dans la journée.

- Bien, soupira le blond.

Il y eut un moment de silence, tandis que les 2 ANBUs observaient leur chef et ami. Jusqu'à ce que celui-ci perde patience.

- Quoi, j'ai quelque chose sur le nez ?? Et je vous préviens, si vous me demandez si je vais bien, je vous envoie en mission pour une durée indéterminée mais quoi qu'il ne soit trèèèès longue dans le coin le plus paumé de la terre.

Kiba eut un sourire gêné et se gratta l'arrière de la tête, tandis qu'Akamaru ( ayant retrouvé sa véritable apparence) laissait échapper un petit gémissement. Neji, lui, se contenta se soupirer.

- On a le droit de s'inquiéter pour un ami, non ? protesta finalement Kiba.

Ce fut au tour de Naruto de soupirer, une fois de plus, tout en s'affalant une nouvelle fois sur le dossier de son fauteuil. Il n'avait pas tort. En un sens, il était touché de leur attention, à tous. Même si pour certains, ce n'était pas dénué d'hypocrisie.

- Ce n'est pas interdit, non, répondit Naruto d'une voix fatiguée. C'est juste que… bah, laissez tomber. Je n'ai pas envie d'aborder le sujet, c'est tout. Surtout avant une entrevue avec les vieux débris.

- Dis toi que ce n'est qu'un mauvais moment à passer, fit Neji.

- Mouais, marmonna le blond. Le genre de mauvais moment dont on aimerait bien pouvoir se

passer, surtout qu'ils ont toujours la même rengaine… Et ils vont prendre un malin plaisir à appuyer là où ça fait mal.

- Essaie de ne pas leur faire le plaisir de perdre ton sang froid, fit Neji.

- Je sais, soupira Naruto, exaspéré. Crois moi, je le sais. Ce sont des bêtes sauvages qui se délectent de la vision d'une perte de contrôle et qui ne savourent rien plus que de répandre leur bave empoisonnée sur leur victime du jour. Mais je ne leur donnerai pas de nouveau bâton pour me battre.

- Bonne mentalité, approuva Neji, tandis que Kiba savourait la comparaison.

- Et si tu as besoin de témoins, ou tout simplement de poings supplémentaires pour taper sur ces crétins, n'oublie pas qu'on est là, vieux, ajouta l'Inuzuka. On sera dans le couloir.

- Vous avez mieux à faire que de jouer les potiches derrière une porte, maugréa Naruto, pour essayer de cacher un début d'amusement et le fait qu'il avait été touché par l'affirmation et le soutien de ses amis.

Sa relation avec Itachi avait coupé de nombreux ponts, entre lui et ses amis. Certains s'étaient plus ou moins restaurés, avec difficulté et fragilité. Mais certains de ses amis ne l'avaient pas lâchés. Passé le moment de la réflexion, ils avaient fait comprendre à Naruto que pour eux, il restait leur imbécile de blondinet, et que leur amitié n'allait pas se briser pour une chose qu'il ne pouvait pas contrôler, qu'il n'avait pas choisi. Après tout, on ne choisit pas la personne qu'on aime. Kiba était l'un de ces amis, qui l'avaient accepté, tout comme Sai. Neji avait réfléchi un peu plus longuement, pour arriver finalement au même résultat. Ils n'avaient pas été les seuls, ce qui avait vraiment soutenu le blond, dans cette période si difficile.

Naruto observa ses deux amis, si différents, voir opposés, mais des appuis solides et précieux pour lui. Il leur adressa un petit sourire qui fut correctement interprété comme un signe de gratitude. Kiba lui retourna un grand sourire, tandis qu'Akamaru aboyait joyeusement et Neji esquissa un léger sourire. Oui, Naruto avait de la chance d'avoir conservé de tels amis. Il ne manquait qu'une personne pour que l'équipe soit au complet…

- Je vois que tout le monde est là.

Les 3 ANBUs se tournèrent vers la porte, qui venait de s'ouvrir sur Sai, sans masque, tenant quelques dossiers dans les mains. Naruto ne put retenir un sourire amusé. Quand on parlait du loup…

- Où veux-tu qu'on soit ? ? fit Kiba. Notre ami a encore des problèmes, alors il faut bien qu'on soit là !

- Si c'est une telle corvée, Kiba, je ne te retiens pas, rétorqua Naruto avec sérieux, malgré un léger sourire inquiétant. Si tu tiens tellement à éviter cette corvée, j'ai justement une mission à Yuki no Kuni. Elle t'intéresse ?

Kiba fit la grimace, sous les sourires amusés made in Sai et Neji, tandis qu'Akaramu s'aplatissait sur le sol et gémissait doucement. Ils ne s'étaient toujours pas remis de leur dernière mission au pays gelé.

- Tout sauf ça ! s'exclama le maître chien avec horreur. J'ai mis plus d'une semaine pour me réchauffer ! !

Naruto éclata finalement de rire devant la mine de son équipier, et les deux autres ANBUs retinrent leur propre amusement avec difficulté, ne laissant transparaître qu'un sourire un peu plus large que d'habitude. Kiba finit par se joindre à leur hilarité. De plus, ils étaient heureux de voir Naruto rire à nouveau. Il en avait bien besoin.

Et dans ce bureau, réunis, s'amusant comme avant, les 4 ANBUs parvinrent à oublier, l'espace d'un instant, leurs responsabilités, la situation, et tout ce qu'il leur faudrait encore affronter…

A suivre…

(1) Hayashi : bois, petite forêt

(2) Toboe : hurlement de loup ( ou quelque chose comme ça)

(3) Suki : Tendresse

(4) Kisei : vœu, serment

Voili voilou, c'est tout pour cette fois. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez^^.

Bon, eh bien maintenant je me motive et je passe à la suite

A bientôt tout le monde, et passez de très bonnes fêtes ^____^