Rating : T ( p'tet un peu de M à un moment ou un autre, mais pas sûr encore..)

Genre : Angst, Aventure, Romance( je crois que c'est un peu tout ça ), yaoi et hétéro

Pairing : Vous verrez bien

Disclamer : Aucun personnage ne m'appartient sniff( sauf deux bouts de choux démoniaques XD, et d'autres persos qui apparaîtront petit à petit), ils sont à leur auteur, blablabla, bref, vous connaissez la suite

Warning 1 : Cette Fic est à caractère YAOI et contient donc une relation entre hommes. Alors pour ceux qui n'aiment pas ça, vous êtes prévenus, je ne vous prends pas en traître.

Warning 2 : SPOILER Cette fic, je l'ai commencé quand les scans étaient au chapitre 365 environ. Bref, quand l'équipe de Naruto et celle d'Hinata and co sont à la recherche de Sasuke. ( je reprends également certains éléments donnés plus tard ).

Warning 2 BIS : J'ai apporté quelques modifications ( ce qui en fait pour ainsi dire un AU, mais bon, toute fic Naruto devient du AU, quand on y pense, vu qu'on invente une trame, ou la change un peu, donc…) :

1 : Itachi n'a jamais provoqué Sasuke, l'appelant au domaine Uchiwa, ils ne se sont donc jamais battus

2 : Jiraya n'est pas parti de suite trouver Pein, j'ai mis un peu de décalage, comme vous le verrez plus tard.

3 : Entre le moment du début de Next Gen ( ou shippuden si vous préférez) et le moment ou l'équipe Kakashi et celle de Kiba partent à la recherche de Sasuke, il s'est passé pour moi presque un an ( besoins scénaristiques obligent)

Bonjour à tous ^^

Me voilà de retouuuur, pour vous jouer un mauvais touuuuuur. Hmmm, les réminiscences Pokemon, ça fait peur… Bref, me revoilà, avec un nouveau chapitre qui j'espère vous plaira. L'action arrive ( oui, je sais, ENFIN lol) même si ça sera surtout pour le prochain chapitre…

Voilà, je me tais et je vous laisse lire en paix ^^

Chapitre 5 : Verdict et enlèvement

Palissade de Konoha

Dressées sur les murailles qui entouraient le village, trois silhouettes encapuchonnées observaient l'activité en contrebas.

- Evitons d'attirer l'attention, fit une voix masculine, provenant de la silhouette portant dans le dos une grande épée enveloppée de tissu. On trouve où il est, on le récupère, et on repart, ni vus ni connus.

- Arrête de jouer au chef, s'emporta une voix féminine, provenant de la plus petite silhouette. Ce n'est pas toi le leader de cette équipe.

- Et en son absence, qui le remplace ? Toi peut être ? reprit la première voix avec sarcasme.

La jeune femme serra les poings, prête à frapper, quand la troisième personne, la plus grande, s'interposa.

- Se battre entre nous n'arrangera rien, et ne causera qu'une perte de temps. Dépêchons nous plutôt de trouver des informations.

Après quelques insultes marmonnées et quelques regards noirs échangés, les deux autres acquiescèrent, et les trois silhouettes prirent la direction du village.

Bâtiment des ANBUs

Naruto, assis à son bureau, écoutait le rapport que lui débitait d'une voix professionnelle Sakura depuis bien 10 minutes.

- En conclusion, il est en excellente santé et ses blessures sont presque toutes guéries, termina la médic-nin. Il gardera peut être une ou deux cicatrices, mais rien de dramatique.

- C'est vrai que ce serait dommage d'abîmer sa gueule d'ange et son corps de dieu, répondit Naruto avec sarcasme.

Sakura adressa un regard noir au blond.

- Ce n'était pas ce que je voulais dire.

- Sakura, si tu n'as rien d'autre de plus intéressant à m'apprendre, tu peux retourner à l'hôpital, soupira son ancien coéquipier.

- Dis tout de suite que je suis inintéressante ! ! s'emporta Sakura. Je suis médic-nin. Mon boulot consiste à faire ces rapports que tu juges sans importance !

Naruto la regarda dans les yeux, l'air fatigué et légèrement agacé.

- Tu m'as mal compris, Sakura. Je suis surchargé de boulot en ce moment, cela fait une semaine que je me bats pour éviter à Sasuke de passer entre les mains du bourreau… Bref, ce que j'attends de toi, ce sont des choses qui pourraient me servir…

Sakura tenta de se calmer. Son ancien équipier semblait particulièrement sur les nerfs, ce qui n'était pas étonnant au vu de tout ce qu'il avait du gérer cette dernière semaine.

- J'ai remarqué certaines choses, en faisant des analyses plus poussées, reprit-elle. Son organisme a subi quelques modifications. Rien de bien conséquent, mais cela a suffi à décupler ses possibilités. En ce sens, les tests sur le chakra nous ont permis de déterminer que le sien est bien plus puissant que celui des Uchiwa dont j'ai retrouvé le dossier médical. Sa réserve de chakra est plus grande que celle de la plupart des ninjas de Konoha. Toi excepté, bien évidemment, car toi tu es hors catégorie. Bref, son chakra est différent de tout ce que j'ai pu voir jusqu'à présent. Je ne sais pas trop comment expliquer ça…

- Ca confirma ce que m'avait dit Kyubi, quand il a rencontré Sasuke, marmonna Naruto.

- « Quand il a rencontré Sasuke » ? répéta Sakura, fronçant légèrement les sourcils en signe d'incompréhension.

- Laisse tomber, soupira le blond. Ces changements dans son organisme et dans son chakra sont-ils nuisibles ?

- Normalement non, répondit Sakura. Je pense que cela a simplement atténué les… comment dire… limites naturelles de son corps, dirons nous, qui servent à éviter tout excès de puissance, de chakra ou autres, qui pourrait nuire à sa santé…

- En bref, ça pourrait quand même être problématique ?

- … Je ne sais pas, répondit Sakura en soupirant. C'est la première fois que je vois ça. Je demanderai conseil à Tsunade-shishio, je pense. Peut être pourra t-elle m'éclairer. Pour le moment, disons que c'est à surveiller.

- Une chose de plus. Bah, on est plus à ça près…

Naruto resta ensuite un moment silencieux, plongé dans ses réflexions que Sakura ne voulut pas interrompre.

- Bon, je vais faire mon ultime rapport, tenter une dernière fois de faire fléchir ces vieux débris et ainsi peut être sauver les fesses de Sasuke.

- Tu penses que c'est possible ? demanda Sakura.

Cette question, elle se la posait tous les jours depuis que les ANBUs avaient ramené Sasuke à Konoha. Et elle n'était pas la seule.

- J'ai mis en avant tous les éléments qui pouvaient jouer en sa faveur, répondit Naruto d'un air las. J'ai fais tout ce que je pouvais. Légalement, du moins. Mais quant à prévoir ce que décideront ces vieux croulants… C'est au dessus de mes moyens…

Près de la demeure familiale des Uchiwa

- Tu es sûr que c'est ici ? demanda l'homme le plus petit, d'un air sceptique.

- Les oiseaux sont formels, répondit le plus grand. Et ça rejoint les informations que l'on a recueillies.

- En tout cas, il ne manque pas de culot, de s'installer ici ! ! reprit le « petit ».

- Voici donc la demeure ancestrale des chefs du clan Uchiwa, fit la jeune femme. C'est correct. Je pourrais y vivre.

Dissimulés dans les arbres entourant la propriété, les trois intrus observaient la demeure qui avait accueilli des génération d'Uchiwa.

- On attaque tout de suite ? demanda l'homme avec l'épée dans le dos.

- D'après nos informations, il n'est pas chez lui, en ce moment, répondit la femme. Il ne rentrera pas avant ce soir, normalement. Ils sont donc seuls à la maison. Enfin, seuls avec une Baby Sitter, je pense, vu leur âge.

- On ne peut pas vraiment parler d'attaque, fit remarquer le plus grand des trois.

- Appelez ça comme vous voulez, mais on ne va pas passer la journée ici, s'impatienta l'autre homme. Allons-y.

Les deux autres acquiescèrent.

Bureau de l'Hokage

Assise derrière son bureau, les coudes posés sur le meuble et le bas de son visage appuyé contre ses mains croisées, Tsunade observait le ninja face à elle. Droit et impassible, Naruto attendait le verdict. Il venait une fois de plus de plaider la cause de Sasuke avec rigueur et professionnalisme, avançant tout ce qui pouvait jouer en sa faveur. Et le tout sans laisser ses sentiments personnels interférer. Une fois de plus, Tsunade se sentait admirative. Admirative devant ce jeune homme qui se tenait devant elle, cet enfant qu'elle avait vu grandir, se battre, souffrir, mûrir. Elle avait vu l'éternel insouciant, inconscient et gaffeur devenir l'un des meilleurs ninjas du village, se hissant par la force de ses efforts à l'un des plus hauts grades. C'était elle qui avait découvert et lui avait annoncé sa grossesse surprenante et impossible. C'était elle encore qui l'avait aidé à mettre au monde les deux trésors de sa vie. Elle l'avait toujours considéré comme un deuxième petit frère, voir même comme un fils. Elle avait admiré sa force de caractère qui lui avait permis de faire face au village, lorsqu'il avait assumé son amour pour un criminel mondialement recherché et « accessoirement » frère et pire ennemi de celui qu'il avait toujours considéré comme son frère et meilleur ami. Elle l'avait admiré lorsqu'il avait assumé sa grossesse, et avait élevé « seul » ses enfants, conciliant sa carrière, sa famille et son amour « criminel ». Et en ce jour, elle admirait le jeune homme, chef des services secrets, qui, sans se laisser dominer par ses sentiments, plaidait la cause de son ancien meilleur ami, de l'homme qui avait tué l'amour de sa vie. Oui, il avait vraiment changé.

Finalement, Tsunade se décida à parler, mettant fin à ce long silence.

- Le moins qu'on puisse dire, c'est que tu t'es démené comme un beau diable, pour lui sauver la vie, commença t-elle. Le Conseil a longuement étudié tous les éléments du dossier. Je ne te cache pas que le fait qu'il vienne de toi n'ait été un facteur… assez défavorable. Cela aurait pu suffire à le condamner.

- J'aurais peut être du arrêter plus tôt de sauver leurs fesses, à ces vieux schnocks, maugréa à voix basse Naruto.

Il se confortait dans cette idée un peu plus avec chaque jour qui passait. Rien qu'à repenser au sermon auquel il avait eu droit une semaine plus tôt… Non, ce n'était pas le moment d'y repenser.

- DONC, reprit Tsunade, préférant éviter toute interruption. Cela a pesé lourd dans la balance. Mais tes arguments étaient implacables et tu as réussi à les acculer. Ils ont donc étudié attentivement chacun des arguments et des pièces avancés. Et une question s'est posée. Si, je dis bien si, le Conseil décidait d'épargner Sasuke, qu'est ce qui nous garantirait qu'il ne nous trahirait pas une nouvelle fois ? Il ne peut quand même pas être placé sous la surveillance des ANBUs jusqu'à la fin de sa vie.

- C'est pourtant ce que le Conseil a décidé pour moi, jusqu'à ce que les ANBUs passent sous mes ordres. Et ça ne m'a pas empêché de leur échapper.

Une autre décision du Conseil qu'il n'avait apprise que tardivement, et qui avait renforcé son grand amour à son égard.

- Justement. Quelle garantie peux-tu fournir ?

Naruto la regarda droit dans les yeux.

- De toute manière, toute garantie venant de moi sera suspecte à leur yeux, répondit-il, entre amertume et colère. Peu importe le nombre de fois où j'ai épargné bien des problèmes militaires au village, ou le nombre de fois où j'ai sauvé leur peau, sans même qu'ils le sachent. Je serai toujours l'ennemi, le monstre répugnant à abattre.

Cette affirmation attrista Tsunade. Parce qu'elle savait qu'il avait raison. Et peut importait ce qu'elle faisait pour changer cela. Naruto se reprit et continua.

- Tout le monde le sait, j'assume toujours mes responsabilités. J'ai pris la responsabilité de la défense de Sasuke. De la même manière, s'il évite la peine capitale, j'en assumerai toute la responsabilité. Je le surveillerai nuit et jour s'il le faut. Et je veillerai à ce qu'il ne refasse pas un pas de travers, ou du moins pas sans le regretter. J'en fais la promesse.

Tsunade garda le silence, tout en l'observant. Une telle volonté, une telle détermination émanait de lui… Il était convaincu qu'il tiendrait sa promesse.

- Soit, s'il en est ainsi, je vais donc annoncer la décision du Conseil, déclara finalement la Godaime. Qu'on l'amène.

Naruto porta la main à son oreille et activa le mini transmetteur.

- Amenez-le.

- Compris, répondit une voix à l'autre bout.

Moins de trois minutes plus tard, on frappa à la porte. Sasuke, enchaîné, fut introduit dans le bureau par quatre ANBUs, à savoir Tsura, Kisei, Hayashi et une femme. Le groupe s'immobilisa au centre de la pièce, face à l'Hokage. Derrière Tsunade se tenaient à présent à sa gauche Sakura, arrivée peu avant, et Naruto à sa droite. Sakura tentait de ne pas trahir son impatience et son inquiétude. Elle ignorait quelle décision avait rendu le Conseil, tout comme Naruto, plus impassible, habitude aidant. Les ANBUs s'écartèrent de Sasuke, mais restèrent assez près pour agir en cas de problème.

- Uchiwa Sasuke, commença Tsunade, le Conseil a longuement débattu de ton cas. Et nous sommes finalement parvenus à une décision.

Elle fit une pause, scrutant le visage du brun à la recherche d'une quelconque émotion. Mais elle ne vit rien, comme elle l'avait pensé. Elle attendit encore quelques secondes, puis reprit, de son ton le plus grave et sentencieux…

Maison des Uchiwa

Akari et Ryuusuke se trouvaient dans leur chambre, et fait exceptionnel méritant d'être mentionné, aucun vacarme ne s'échappait de la pièce. Non pas qu'Akari soit une enfant particulièrement bruyante, c'était en effet surtout son frère qui animait la maison de ses cris et de ses rires. Mais généralement, quand les deux petits monstres se trouvaient réunis, ce qui arrivait plus que souvent étant donné qu'ils étaient quasi-inséparables, cela finissait tôt ou tard par dégénérer en affrontements amicaux ou en disputes enfantines. Mais ce jour là, aucun son ne s'échappait de la chambre. Il s'agissait là d'un de ces rares moments où les enfants décidaient de s'occuper calmement. Assise sur son lit, un gros livre entre les mains, Akari faisait progressivement la lecture à son frère, allongé lui sur le ventre, la tête entre les mains, et les yeux légèrement plissés posés sur les lignes, suivant la lecture de sa sœur. De temps en temps, Akari se taisait, et laissait Ryuusuke continuer, avec plus de difficultés, vérifiant que ce dernier suivait bien, et lui permettant aussi de s'entraîner à son tour à la lecture. Akari était beaucoup plus douée et il lui arrivait très souvent d'aider son frère, avec une grande patience, dont on se demandait souvent si elle l'avait hérité du côté Uzumaki/ Namikaze ou Uchiwa. Après tout, Naruto savait parfois faire preuve de beaucoup plus de patience que tout le clan Uchiwa réuni, au dire de certaines personnes qui les avaient connus. Parfois seulement. Et ce surtout depuis qu'il dirigeait les ANBUs. Mais il lui arrivait aussi très souvent de retrouver son caractère impulsif et impatient qui ne l'avait jamais vraiment quitté, et qu'il avait juste du réfréner. Akari, donc, savait faire preuve, à ses heures, de la plus grande des patience, et aidait son frère comme la meilleure et la plus douce des professeurs. Un professeur qui savait aussi se montrer effrayante quand son frère usait et abusait de sa gentillesse et de sa patience.

Jetant un œil par la porte entrouverte, le clone que Naruto avait laissé pour garder les enfants les observa en silence, un léger sourire attendri aux lèvres. Ces deux là savaient être de véritables petits anges. Des petits anges qui voulaient se faire une culture en béton dès le plus jeune âge, constata t-il en grimaçant, après avoir lu le titre de l'ouvrage. Les relations entre Konoha et Suna depuis leur fondation. Vraiment passionnant. Un autre livre que Naruto avait du se forcer à lire, quelques années plus tôt, et que les enfants, enfin, Akari surtout, lisaient pour s'entraîner et apprendre. Définitivement des Uchiwa, dans ces moments là. Quand on disait que les Uchiwa n'étaient pas humains… Lire des choses pareilles alors qu'ils commençaient à peine à apprendre à lire ! Naruto avait bien essayé de leur donner des lectures adaptées à leur âge, mais si Ryuusuke prenait du plaisir à les lire, ces livres étant plus à sa portée, Akari, elle, les avait déjà terminés et les jugeait désormais insuffisant pour élever son niveau. Quand il disait que sa fille était un génie ! ! Mais Naruto faisait quand même son possible pour apporter les joies de l'enfance à sa petite surdouée, voulant éviter qu'elle loupe ce moment si particulier de la vie, à trop vouloir grandir trop vite.

Après un dernier regard et un dernier soupir, le clone se décolla de la porte et prit la direction de l'escalier. Il allait descendre se préparer un café, et ranger ce qui traînait dans le salon après le passage des deux tornades brune et blonde qui y étaient passées un peu plus tôt. Il allait poser un pied sur la première marche quand son regard se posa sur une porte fermée, un peu plus loin. Après une courte pose, ses pas le menèrent finalement à cette porte, qu'il ouvrit. Il observa la pièce, impeccablement rangée, comme si elle avait toujours été inoccupée. Le clone eut un léger sourire. Sakuya était un vrai maniaque de l'ordre. Mais ça lui permettait de se vider l'esprit, ou du moins de se concentrer sur quelque chose en particulier. Le clone eut un léger soupir. Il espérait que Sakuya avait passé une bonne semaine, à Suna, loin de tous les problèmes qui s'étaient abattus dernièrement. Quoi qu'il en soit, il ne tarderait plus à rentrer, à présent. Encore une semaine, normalement. Tout irait mieux d'ici là. Du moins fallait-il l'espérer.

Un bruit le tira soudain de ses réflexions. C'était très léger, comme étouffé, mais suffisant pour attirer son attention. Il referma la porte, et avança dans le couloir, à l'affût, aussi silencieux qu'une ombre. Il pouvait sentir plusieurs présences, vers la chambre des enfants. Mais ce n'étaient pas les jumeaux qu'il sentait… Tous les sens aux aguets, il posa la main sur la poignée de la porte, tout en jetant un œil à l'intérieur de la pièce. Il ne voyait personne… Et il n'entendait plus rien non plus… Ce n'était pas normal. Soudain, il entraperçut une silhouette massive, à l'intérieur, et ouvrit brusquement la porte. Mais avant d'avoir ou voir quoi que ce soit, il sentit une présence dans son dos, de laquelle émanait une aura menaçante. Le clone eut juste le temps de pivoter légèrement et de contrer le coup, la lame de son kunai percutant tant bien que mal celle d'une énorme épée qui ne lui était pas étrangère… Mais à nouveau, avant d'avoir pu lever les yeux sur le propriétaire, il sentit une autre présence dans son dos, dans la chambre. Il esquiva de justesse, retombant un peu plus loin dans la pièce. Mais il était attendu. Il reçu un choc violent au niveau de la nuque, et la dernière chose qu'il vit avant de disparaître en un nuage de poussière, tout en se maudissant de n'avoir pas été suffisamment vigilant, fut le visage de ceux qui avaient pénétré dans sa demeure et qui s'en prenaient à ses enfants…

Bureau de l'Hokage, même moment.

Tsunade planta son regard dans celui de Sasuke tout en annonçant la décision du Conseil.

- Après avoir analysé toutes les données à notre disposition et avoir longtemps peser le pour et le contre, le Conseil de Konoha a décidé ne pas recourir à la peine capitale.

Le soulagement se peignit sur le visage de Sakura, tandis que les traits de Naruto se détendaient très légèrement. Il avait réussi… Mais soudain, son visage se referma brutalement, tandis que son esprit était mis en alerte.

- Bien sûr, il est hors de question de te laisser en liberté, continua Tsunade, inconsciente de la réaction du blond. Aussi…

Mais elle ne put finir sa phrase. Une aura meurtrière et glaciale venait d'envahir la pièce, tandis qu'un murmure s'élevait, venait de derrière l'Hokage.

- Ryuu', Akari…

Mais lorsque tous les regards se portèrent vers Naruto, ce dernier avait déjà bondi par la fenêtre, et avait disparu au loin.

L'assistance s'était figée, mais habitués aux situations de crise ou d'urgence, certains réagissaient déjà. Après tout, ils avaient clairement entendu Naruto prononcer le nom de ses enfants. Ce qui était mauvais signe… Très mauvais signe. Hayashi et la femme ANBU se rapprochèrent légèrement de Sasuke, tandis que Kisei se plaçait près de Tsunade, prêt à défendre son Hokage. Tsura quant à lui, bondit vers la fenêtre, prêt à suivre son supérieur et ami. Mais avant qu'il ne quitte le bureau, une masse de chakra d'un rouge vif se matérialisa au centre de la pièce, telles des flammes montant jusqu'au plafond entourant une silhouette qu'on pouvait distinguer tant bien que mal. Puis, en l'espace d'une seconde, le chakra disparut, et Sasuke se retrouva violemment projeté contre le mur, pour y être maintenu par une poigne de fer par un blond déjà revenu, dans une scène qui avait un air de déjà vu. Mais cette fois ci, la colère de Naruto n'avait rien à voir avec son irritation de la première fois. Elle semblait irradier de son corps en vagues brûlantes et nocives.

- Naruto, que se passe t-il ? demanda Tsunade.

Mais il l'ignora complètement, le regard ancré dans celui de son ancien coéquipier.

- Tu te crois malin ? fit-il d'une voix glaciale. Tu viens d'être épargné, mais non, il fallait que tu en fasses une plus grosse que toi…

Une fois encore, Sasuke garda son air impassible, devant la fureur à peine contenue du blond. Agacé cependant, il daigna ouvrir la bouche.

- De quoi tu parles ?

La réponse ne sembla pas plaire à Naruto, dont le visage se durcit un peu plus encore.

- Où sont-ils ?

Les ANBUs se regardèrent, tentant de comprendre ce qu'il arrivait à leur chef. Tsunade s'était relevée, et Sakura, revenant de sa surprise, s'avança jusqu'à ses deux anciens coéquipiers.

- Naruto, calme-toi, que se passe t-il ? demanda t-elle en posant une main sur l'épaule du blond.

Mais elle la retira rapidement, comme si elle s'était brûlée, et recula de quelques pas. La tension qui habitait le blond était agressive et dangereuse pour son entourage. Heureusement que Naruto avait agrippé le col et non le cou de Sasuke, cette fois.

- Dis moi où ils sont, reprit Naruto, ignorant l'intervention de Sakura.

- Je ne lis pas dans les pensées, et même si je le pouvais, pour rien au monde je ne voudrais connaître celles d'un imbécile comme toi, répondit Sasuke, sèchement. Je me répète donc : je ne sais pas de quoi tu parles.

- Tes trois larbins se sont introduits chez moi, l'éclaira finalement Naruto, tout en le foudroyant du regard. Ils ont enlevé mes enfants.

Le silence qui s'abattit sur le bureau ensuite fut des plus pesants. La même pensée traversa tous les esprits. La situation était critique. On ne touchait pas aux enfants du blond sans avoir des tendances masochistes et suicidaires. Les trois coupables avaient intérêt à avoir mis à jour leurs testaments. Sasuke, lui, se contenta d'hausser légèrement un sourcil. Ce que Naruto traduisit presque instinctivement, malgré la colère qui bouillonnait en lui, comme un aveu indirect et involontaire d'ignorance. Et même le petit rictus hautain et méprisant qu'arbora finalement le brun ne changea ce fait. Le comportement des Uchiwa n'avait presque plus de secret pour lui.

- Je vois, enchaîna t-il, sans laisser à Sasuke le temps de répondre quoi que ce soit.

Son attitude avait changé. L'aura de colère brûlante qui l'entourait disparut aussi brutalement qu'elle était apparue. Mais cela ne fit qu'inquiéter davantage les personnes présentes, Sasuke mis à part. Tous savaient que ce n'était que l'œil du cyclone.

- Ce n'était donc pas une idée à toi, reprit Naruto, plus calmement, un léger sourire aux lèvres. C'est bon à savoir.

Les ninjas de Konoha et l'Hokage se figèrent, et ne purent pas tous réprimer les frissons qui parcoururent leur corps. Une goutte de sueur s'écoula lentement le long du visage de Sakura, qui se tenait à distance respectable du blond, à présent. Ce comportement…

- Prendre en otage les membres de la famille de la personne responsable de ta capture et chargée de ta surveillance… reprit le blond, toujours aussi calmement. C'est une méthode classique mais qui pourtant est toujours autant utilisée… Quoi qu'il en soit, cela prouve à quel point tes sous-fifres te sont attachés. Aller aussi loin, faire une chose aussi stupide, pour te faire libérer. C'est une fidélité vraiment admirable et touchante.

Tsunade déglutit le plus discrètement possible. Tsura fit un pas prudent, d'une lenteur calculée, vers son ami. Les mouvements brusques étaient à éviter. Kisei, Hayashi et la quatrième ANBU guettaient le moindre mouvement, le moindre battement de cils de leur supérieur. Ne jamais quitter le danger du regard, l'une des première leçon de survie qu'on enseignait à tout ninja.

- Dis moi, Sasuke, tu dois y tenir un minimum, à tes subordonnés, continua Naruto, son sourire s'élargissant légèrement. Sinon tu n'aurais pas pu rester avec eux pendant si longtemps.

- Ils me sont simplement utiles, répondit l'Uchiwa froidement, se demandant où le blond voulait en venir.

Il essayait aussi de comprendre le revirement de comportement de son ancien coéquipier. Il avait bien vu, du coin de l'œil, les réactions étranges des autres personnes présentes. Ils semblaient… effrayés. Presque terrifiés. Mais il n'arrivait pas à comprendre pourquoi.

- Je vois, fit Naruto. Bien, puisqu'ils sont si utiles, au point que Uchiwa Sasuke-sama les tolère aussi longtemps à ses côtés sans les laisser en plan derrière lui, je suppose qu'il serait préférable pour eux, et pour toi, qu'ils restent en vie et en un seul morceau. Je repose donc ma question : Où. Sont. Ils ?

Il avait insisté sur chaque mot, se penchant un peu plus vers Sasuke, sans pour autant resserrer sa prise sur le col du brun. Derrière eux, et tandis qu'une nouvelle goutte de sueur s'écoulait le long de son visage et qu'elle réprimait un tremblement nerveux, Sakura pria de toute ses forces pour que Sasuke réponde à la question. L'Uchiwa ne semblait pas en être conscient, mais résister risquait de lui coûter cher, vraiment très cher, et ce peu importaient tous les efforts que Naruto avait fait pour lui sauver la vie, cette dernière semaine. Car même s'il semblait s'être apaisé, qu'il ne dégageait plus d'aura meurtrière et brûlante, il était en fait bien plus dangereux en ce moment présent. Parmi les personnes rassemblées dans la pièce, certaines faisaient parti de ses plus proches amis. Et au cours des années passées ensembles, ils ne l'avaient vu qu'une seule et unique fois dans un tel état. Et nul n'avait oublié comment cela c'était terminé. Le pseudo calme qu'il affichait n'était que le nuage dissimulant l'ouragan. La légère fumée précédant l'éruption du volcan… Et toute personne sensée, ayant déjà vu ce phénomène, ne pouvait que retenir son souffle en priant que la colère divine, ou démoniaque, n'allait finalement pas s'abattre… La prière vaine d'un condamné à mort en route pour son exécution, le regard posé sur le bourreau qui allait exécuter la sentence… Mais Sasuke, lui, ne savait pas tout cela… Et cela risquait de lui coûter la vie, voir pire…

- Même si je le savais, pourquoi te le dirais-je ? demanda Sasuke, avec provocation.

Naruto ferma les yeux et laissa échapper un léger rire, tandis qu'une aura glaciale envahissait brusquement la pièce. Tsura s'immobilisa à moins d'un mètre de Naruto. Il était désormais bien trop dangereux d'approcher plus, même pour lui. Le rire cessa rapidement, et Naruto rouvrit les yeux. Sasuke fronça légèrement les sourcils, tandis que Tsura reculait et que les autres ANBUs se plaçaient autour de l'Hokage, le tout sans mouvement brusque, pour amortir toute retombée offensive possible. Sakura quant à elle s'était mordu la lèvre inférieure pour retenir le gémissement qui lui était venu du cœur. Ils avaient déjà vu Naruto avec son regard rouge sang aux pupilles fendues, quand le blond se laissait submerger par la colère et qu'il ouvrait une porte à Kyuubi. Mais ce n'était pas aussi effrayant que ces yeux là, que très peu de gens avaient vu, tout en espérant ne jamais le revoir. Sasuke, lui, ne connaissait pas ce regard. Mais pourtant, quelque chose au fond de lui lui disait de se méfier. Lui soufflait que ces yeux d'un mauve, ou améthyste peut être, presque transparent, et aux pupilles fendues, signifiait une menace bien plus importante…

- Je me doutais que tu ne me faciliterais pas la tâche, susurra Naruto son aura glaciale l'entourant toujours, semblant se répandre par vagues à travers toute la pièce. Peu importe. Je les trouverai. Je suis déjà sur leur piste. Je voulais juste voir si tu pouvais me surprendre en coopérant, et vérifier si tu étais de mèche ou non. Maintenant que c'est fait, je n'ai plus de temps à perdre ici.

Et se disant, il relâcha Sasuke et se retourna, obligeant Tsura et Sakura, les plus proches, à reculer, même si l'ANBU soutint le regard de son ami, chose dont il était l'un des seuls capables. Ignorant totalement la présence des autres, Naruto s'approcha de la fenêtre.

- Une dernière chose, Sasuke, fit-il, en se retournant juste assez pour que son regard croise à nouveau celui du brun. Si tu comptes utiliser encore tes trois sous fifres, croise les doigts pour qu'ils n'aient pas touché à un cheveu de mes enfants. Qu'ils leur aient fait une seule éraflure, et je leur apprendrais qu'Akatsuki réuni était moins dangereux que ma colère…

Puis, laissant planer cette dernière menace, Naruto disparut, dans un nuage de fumée, cette fois.

Presque immédiatement, l'atmosphère redevint respirable et Tsunade poussa un soupir de soulagement. Mais cela ne dura pas. Les ANBUs réagirent immédiatement. Hayashi, Kisei et la femme encadrèrent à nouveau Sasuke, puis lui firent quitter le bureau, le ramenant en cellule, pour le laisser sous haute surveillance. Quant à Tsura, après un « excusez-moi, Hokage-sama », il avait déjà franchi la fenêtre avant même que les autres n'aient sorti Sasuke. Bondissant de toit en toit, il activa son oreillette.

- Alerte de niveau alpha. On a enlevé Ryuusuke et Akari, et le chef est déjà à leur poursuite, seul. Un traqueur et une équipe complète aux portes du village. Maintenant !

N'attendant aucune confirmation, il continua sa route. Il était dangereux de laisser Naruto seul dans un tel état du fureur… Quels inconscients. S'en prendre à ce qu'il avait de plus cher, alors qu'il souffrait encore de la perte d'Itachi… Naruto n'avait pas besoin de ça. Si on ne l'arrêtait pas, il allait commettre un massacre, et ce même si ses enfants n'avaient rien. Tout en se réceptionnant sur une terrasse avant de bondir sur le toit suivant, Tsura nota qu'il serait primordial de renforcer la sécurité de l'enceinte du village. Trois intrus avaient réussi à pénétrer dans le village sans être repérés, c'était intolérable. Avec un soupir, il se dit que les hommes chargés de la surveillance allaient passer un très mauvais quart d'heure quand Naruto reviendrait et demanderait des comptes… Sur cette pensée, il arriva aux portes du village, qu'il franchit sans ralentir. Quelques secondes plus tard, il sentit plusieurs présences derrière lui, et rapidement, six ANBUs vinrent se positionner à ses côtés, sauf l'un, qui se plaça en tête.

- Suki a trouvé sa trace, annonça Toboe, perché sur le dos de son chien, la voix étouffée par le masque. Il a pris de l'avance !

- Dépêchons-nous, ordonna Tsura.

Tous acquiescèrent, et accélérèrent encore l'allure. Ils devaient arriver à temps pour empêcher leur chef de commettre un massacre. Les intrus seraient plus utiles prisonniers au fond d'une cellule qu'en plusieurs morceaux éparpillés à travers tout le pays…

A suivre…

Finish ! ! Alors, verdict ? Moi je dis : ça va barder ! ! !