Cher Zexion,

J'ai écrit cette lettre pour toi, avec mes mots maladroits. Je sais que tu les apprécies, tu me l'as dit l'autre jour. Tu sais ? Quand je me suis encore excusé de ne pas pouvoir écrire les mêmes lettres que toi. Elles étaient pleines de douceur, je n'aurais jamais pensé ça de toi avant de mieux te connaître. Tu as l'air si froid, seul, taciturne… La liste est si longue. Je me suis confié à Roxas sur notre relation, je le considère comme mon meilleur ami… Mais il ne veut pas me croire. Il dit que c'est du grand n'importe quoi, que tu n'as jamais levé les yeux vers personne, que tu sembles toujours sur le point de pleurer en crachant des mots menaçant… Et que tu ne peux donc pas écrire autre chose que tes rapports. Il n'est pas très sociable lui non plus. Mais il avait raison. Effectivement, tu avais l'air triste. Quelque chose te tracassait ? Quelque chose dont tu ne m'as pas parlé ? Peut-être étais-tu déjà au courant de la suite des évènements. De ton funeste destin.
J'ai vu… J'ai vu Saïx et Vexen s'embrasser. J'ai été choqué, et puis plus rien. Nous sommes pareil, sauf que nous n'avons jamais put « passer à l'acte ». Nous n'avons pas eut le temps, n'est ce pas ?
Tu sais, je t'en veux. Tu as été stupide, ce n'était qu'un enfant et tu n'as même pas put le voir venir. Tu t'es fait avoir comme… Comme moi. Je me ferais sans doute avoir dans une situation pareille. Mais toi tu n'avais pas le droit ! Tu étais trop intelligent, rusé, attentif ! Et tu n'avais pas le droit de m'abandonner. Maintenant, je suis seul puisque Roxas part aussi. Voilà, je pleure et c'est de ta faute.
Avant de devoir te faire mes adieux, j'aurais aimé pouvoir te voir une dernière fois. Passer les doigts dans tes cheveux. Je t'aurais chuchoté quelque chose à l'oreille. Ce quelque chose que ce chuchote les humains quand leur cœur bat à l'unissons. J'aurais embrassé ton cou, puis ta joue et pour finir j'aurais posé mes lèvres sur les tiennes. Je sais que tu aurais prit les devants après. Tu aurais sut quoi faire. Sinon j'aurais glissé ma langue entre tes dents et je serais allé caresser la tienne avant d'ouvrir ton lourd manteau. Je t'aurais caressé le dos, puis les flancs. Qu'est ce que j'aurais aimé pouvoir faire tout ça. Mais nous n'avons pas eut le temps. Au fond, je n'ai même pas put te les faire, mes adieux.
Je regrette de m'être emporté un peu plus haut, mais je me sens si seul. Tellement seul que j'écris une lettre à un camarade disparut. Tu étais plus qu'un camarade mais je n'ai pas besoin de te le dire. Tu le sais, n'est ce pas ? Roxas disait que tu te moquais de moi. Si c'est vrai, je ne veux pas le savoir. Laisse-moi au moins cette illusion avant de disparaître à mon tour.
Cette mission est sans doute ma dernière. Je dois faire revenir Roxas. J'en étais heureux au départ et puis… Et puis il se trouve que ce Sora est bien plus fort que ce que Xemnas m'avait dit. Si je désobéis, le N°1 me tuera, et si je m'exécute… Ce sera ce sale imposteur qui aura le dernier mot. Alors avant de partir pour la Forteresse Oubliée je voulais te dire une dernière fois que je t'ai aimé de tout mon petit cœur Ténébreux, aussi fort qu'un Simili puisse aimer et je pleurerais ta mort aussi longtemps que mes yeux me le permettront.

Peut-être à tout de suite, qui sait, peut-être que le Paradis existe.

Demyx.


J'espère que cette nouvelle lettre vous plaira. J'ai une petite idée pour le couple suivant mais j'aime toujours les propositions =)