Couple : Midorima Shintarou x Takao Kazunari
Rating : T
Disclamer : Kuroko no Basket appartient à Tadatoshi Fujimaki & la fiction originale à Lolishoujo16
Il est beau.
Vraiment, vu l'état dans lequel tu es actuellement, ça ne peut être que la seule chose qui occupe ton esprit.
Chaque revers de ses cheveux, chaque pas qu'il fait, chaque mouvement de ses poignets lorsque qu'il rentre son parfait trois-points (dans ton cœur) dans le panier tu sais que ça te fait mal.
C'est d'ailleurs un peu effrayant que tu ne le nies pas.
Maintenant, il s'approche de toi avec son air renfrogné ornant les traits de son visage, tu caches ta nervosité avec une joyeuse & confiante bravade et un sourire assorti « Joli tir, Shin-chan ! »
Comme toujours, il répond à ton compliment par un froid & dédaigneux « Hum » et tu ne peux pas t'empêcher de te demander si tu es masochiste parce que cette sorte de rudesse met actuellement ton cœur en émoi.
Ensuite, tu souris comme un idiot et tu vas te placer à ses côtés, vous bavardez de tout et de n'importe quoi jusqu'à qu'il te dise « Tais-toi, Takao. »
Tu as une bonne raison pour le taquiner & tu saisis ta chance « Ah ~ Ce n'est pas bien, Shin-chan ! Je sais que tu aiiimes ma voix & mais que tu refuses de te l'avouer, n'est-ce pas ? »
Ses sourcils se fronçaient encore plus (si prévisible) & son regard se rétrécit en te regardant « Pourquoi dis-tu de telles absurdités maintenant, Takao ? Tu es encore sur ça ? »
Ton cœur se serre en comprenant que ta confession a échoué. Il ne m'a pas prit vraiment au sérieux, hein…
Mais, bien sûr, tu ne craques pas (enfin, jusqu'à que tu sois sous ta couverture), tu abordes un sourire forcé & tu essayes une autre tentative « Oh, allez, Shin-chan ! Ne me dis pas que tu crois que je plaisante là ! Toi & moi, nous sommes censé être ensemble, tu sais ! »
Il te fixe et te donnes une pichenette au front « T'arrêteras-tu, un jour ? »
Takao lui-même ne le sait pas.
Le lendemain, tu vois une jeune fille assise devant son bureau, se penchant vers lui pour voir comment il démontre la solution d'un problème de maths. Tu sais que c'est idiot d'être jaloux car Shin-chan se concentre sur le basket à l'heure actuelle, les filles ne l'intéressent pas, il ne s'intéresse personne, personnepersonnepersonnepersonne…
Il ne s'intéresse pas à moi.
Le crayon qui tournoyait entre tes doigts se brisa, peut-être l'as-tu fais pour calmer ta jalousie.
Lui & la jeune fille (que tu classes comme « Salope ») se tournent vers toi et il te dévisagea avec ses yeux concentrés et ses sourcils froncés. « Quel est le problème ? » Demanda t-il.
Toi. Moi. Cette fille. Tout.
Au lieu de répondre, tu souris nonchalamment « Les cours vont commencer, Shin-chan. »
Il semble vouloir répondre quelque chose mais la sonnerie sonne au moment où il s'apprêtait à parler.
« JE T'AIME, MERDE ! JE T'AIME ! JE T'AIME ! JE T'AIME ! JE T'AIME !... »
Maintenant, tu pleures en le tenant par le col. Tu ne pouvais plus attendre, tu l'aimes, et, bon sang, tu veux être pris au sérieux.
Tu n'as pas peur du rejet car tu l'attends, tu t'y attends. Tu as juste peur de louper une chance de sortir avec lui & de rester lié aux chaînes d'un amour non partagé.
La pensée d'être rejeté accentue tes sanglots.
Parce que, bon, anticiper la réponse ne veut pas dire qu'elle ne fait pas mal, non ?
Oui, tu deviendras un pathétique être au cœur brisé.
Tu sanglotes et enfouis ta tête contre sa poitrine car vu que tu vas être rejeté, autant profiter au maximum de l'instant présent. Tu blâmeras tes sentiments plus tard.
Tu penses que la vie est trop cruelle.
« Takao, arrête de pleurer. »
Immédiatement, tu te calmes, sauf pour le petit reniflement occasionnel et tu laisses ta tête collée contre son torse. Tes mains se desserrent de sa chemise, tu essayes de reprendre ta respiration et attend le jugement que Midorima Shintarou prononcera envers toi.
Tu te sens comme un accusé attendant son verdict.
« Takao…Je-»
Ca y est, ça arrive…
« -ressent la même chose. »
Ta tête se redresse et tu le regardes avec des yeux larges comme des soucoupes & la bouche grande ouverte. Tu ne peux que lâcher « VRAIMENT ?! »
Il rougit maintenant (et tu prends le temps de graver cette image dans ton esprit, ton cœur et ton âme) & il semble embarrassé. « B-Bien, si ça ne te convient pas, je te laisse. »
Il redresse ses lunettes, tourne brusquement les talons et tu passes tes bras derrière lui pour le serrer aussi fort que tu le peux. De nouvelles larmes coulent sur tes joues mais cette fois, elles expriment le soulagement et la joie « SHIN-CHAN ! C'EST MOI QUI T'AIME LE PLUS ! »
« T-Tais toi, idiot ! »
« Est-ce que ça veut dire que nous sommes ensemble maintenant ? »
S'ensuivent quelques minutes de silences et tu te sens de nouveau nerveux. Il n'est pas du genre à plaisanter, hein ? Je veux dire-
« Bien sûr que nous le sommes. Es-tu vraiment idiot ? »
« JE T'AIME, SHIN-CHA-»
« LES GARS, VOUS ÊTES EN PLEIN MILIEU D'UN PUTAIN DE TERRAIN ! »
Tu attrapes sa main et rit malicieusement, rire que tu lui transmets et vous fuyez le plus vite que vous pouvez.
Miyagi surveille le couple du regard en fronçant les sourcils « Tch, ces deux idiots… »
Ootsubo soupire & retourne sur le terrain pour commencer l'entraînement. « Ah, les jeunes amoureux…Oh, HEY, NE VOUS AVISEZ PAS D'ECRIRE UNE DECLARATION SUR UN BALLON, LES JEUNES ! »
