« Studentibus atque felis. »
Auteur : ShinyaGazette.
Genre : Humour – Romance – Yaoi – Amitié.
One-shot. Première partie.
Résumé : Qui nous dit que nous ne vivons pas dans un conte de fée ? Pouvons-nous différencier le réel, de l'irréel ? Et si nous étions tous plongé dans un coma, entrain de rêver ce que nous sommes entrain de faire ? Atsuaki Takashima payera les frais des questions que de grands philosophes se posent. Et pourquoi des questions posées par des philosophes, alors qu'il est dans une université d'art ? La vie est tellement rempli de logique illogique, que Atsuaki ne saura -durant un court laps de temps- pas démêler le vrai du faux.
Je rentre en traînant les pieds jusqu'à mon petit appartement d'étudiant, complètement lessivé après la journée qui vient de se passer. Je ne sais pas pourquoi j'ai décidé d'aller en art sérieusement. Certes, j'adore peindre, dessiner, en apprendre sur certains tableaux et autres.. Mais quand on doit faire des modèles nus, je ne supporte pas ça. Pourquoi ? Tout simplement parce que je suis la pédale de mon université. Je crois que plus pédale que moi, je n'ai pas trouvé. -Sauf peut-être les travesties, mais ça, c'est une autre histoire.- Et en plus d'être gay, je suis une sorte de misogyne. Je ne supporte pas les femmes autant physiquement, que mentalement, c'est indéniable. Alors quand j'ai vu cette femme squelettique monter sur le podium devant moi, j'ai cru que j'allais tourner de l'œil. Elle aurait pu être ronde, je ne l'aurais pas aimé non plus. Normal, avec une belle poitrine et de belles formes, ça m'aurait donné la nausée. J'ai plusieurs fois essayé de m'imaginer avec une femme, et même pire, de faire l'amour avec. Mais c'est indéniable... Je suis gay.
Vous pourrez me demander ce que vous voulez, même si je préfère faire les anuslingus ou embrasser une femme, je crois que je partirais en courant pour aller lécher un homme plutôt que de retrouver ma langue emmêlée à celle d'une femelle. Si je pousse le bouchon un peu loin ? Absolument pas. C'est vrai. J'ai même des nausées quand certaines me regardent avec une lueur d'envie dans les yeux. Je me suis retrouvé plusieurs fois dans les toilettes de la fac à vomir à cause de ça. Car côté homme, je ne plaît à personne. Mais presque toutes les femmes se pavanent à mes pieds. Pourquoi, monde cruel ?
Je suis coupé dans le fil de mes pensées par ma jolie porte bleue, qui vient poliment dire bonjour à mon front. Je me masse celui-ci tout en râlant. Je crois que ça ne me va pas de me perdre comme ça dans mes pensées.. Je soupire lentement, puis referme la porte derrière moi, et pose mon trousseau de clef sur la commode à côté de l'entrée.
« -Aoi ? Je suis là ! »
J'entends alors devant le pas de la porte. Mais rien, il ne vient pas. Je fronce alors les sourcils, et vais d'abord dans la cuisine. Je fouille les placards -même ceux en hauteur-, sous les meubles, dans la gazinière, et même le congélateur et le frigo. Mais non. Il n'est pas là. Je vais alors dans le salon pour continuer mes recherches. Sous les fauteuils, derrière la télé, entre les coussins du canapé. Toujours rien. Je commence à m'inquiéter tout de même. Je vais alors sur mon petit balcon, mais non, il n'est pas emmêlé dans mon linge qui est entrain de sécher. Bon sang, il est où ?! Je sors alors presque en courant de celui-ci, refermant la baie vitrée d'un coup, et entre dans ma chambre. Je commence alors par regarder dans mon placard, balançant tout mes vêtements présents dans celui-ci à travers la pièce, mais manque de chance : rien non plus. Bordel ! Je tourne alors en rond durant plusieurs minutes, comme un lion dans sa cage, et décide de sortir de la chambre pour aller jusqu'à la salle de bain.
Mes pas se stoppent alors que je suis sur le pas de la porte. C'est quoi cette respiration ? .. Je suis pourtant seul chez moi. Je me retourne alors lentement, pour voir si il n'y aurait pas un esprit, ou encore un poltergeist dans ma chambre. Mais non, il n'y a que mes fringues que j'ai balancé et mes meubles. Je sens le stress m'envahir lentement, et ma respiration s'accélère. J'ai toujours craint les histoires d'esprits ! Et alors que j'allais sortir à reculons, je sens que je butte sur quelque chose à côté de mon lit. Ça me glace le sang. Ce que j'ai touché est froid, et j'ai peur de baisser les yeux vers ce que c'est. Je suis alors là, mon pied contre ce truc, qui finit par s'enlever, mais je reste raide comme un piquer. Je finis par prendre mon courage à deux mains -il me faudrait huit paires de bras en fait pour que je sois totalement courageux- et baisse lentement mes prunelles vers le sol. Rien. Je regarde alors le draps qui pend de mon lit. Celui-ci est légèrement replié.. Peut-être que ça vient de dessous mon lit ? -Je repère tellement facilement les détails, que je me suis toujours demandé si je n'étais pas un descendant Japonais de Sherlock Holmes.-
Tout doucement, avec précaution, je m'abaisse. Je dépose d'abord un genoux à terre, puis le second, et ma respiration se bloque. J'ai tellement peur de voir ce qu'il y a la dessous, que je n'ose plus bouger. Je prend alors une profonde inspiration, avec un peu de mal puisque celle-ci n'est pas décidée à rentrer, et pose mes mains par terre. Je m'abaisse ensuite lentement, tout doucement, avant de relever une main pour tirer un des pan du drap qui me cache la vue de dessous mon lit. Je le lève alors d'un coup, et regarde ce qui s'y cache. Un hurlement sort alors de dessous mon lit, qui me fait hurler à mon tour, et me lever, avant de partir en courant pour aller me plaquer contre un mur du salon, la main sur le cœur, la respiration saccadée.
Mon dieu ! J'ai eus tellement peur, que je n'ai pas eus le temps de voir ce que c'était distinctement ! J'ai juste cru que c'était un homme. Mais pourquoi un homme serait chez moi ?! De plus, personne n'a pu entrer, puisque toutes mes fenêtres et ma porte étaient fermées quand je suis arrivé ! Alors bon sang.. Qu'est ce que c'était ?! J'entends alors distinctement des bruits de pas qui vienne vers ici, et, prenant la première chose qui passe par là -à savoir, un pot de fleur-, je le brandis et me tourne vers l'entrée du salon. Mes membres tremblent entièrement, et mon cœur tambourine même jusque dans mes tempes. Ça fait mal, mais je tiens bon. Je vois alors une ombre apparaître devant moi, et sans réfléchir, je fracasse le truc sur sa tête en hurlant et en fermant les yeux. Je plaque ensuite mes mains sur mon visage, n'osant plus les ouvrir. Mon dieu, mon dieu, mon dieu, mon dieu ! J'ai peur ! Maman ! J'entends alors un miaulement, et des bruits de verres. Un chat ? C'est un chat, que je viens d'assommer avec mon pot ? Un chat, d'un mètre soixante dix et quelques ? Impossible ! Certes, j'ai fumé dans ma jeunesse, mais je suis devenu quelqu'un de sérieux maintenant ! Je n'ai plus touché à un pétard depuis mes quatorze ans !
Je me décide alors à écarter lentement mes doigts de sur mon visage, mais je n'ose toujours pas ouvrir les yeux. Allez Atsuaki, courage, tu peux le faire ! Je relève alors lentement mes paupières, m'aidant un peu de mes mains, pour regarder devant moi, là où il y a les débris du pot auquel je viens de ôter la vie.
« - Attends, attends ! S'il te plaît ne me fracasse pas la tête avec un pot une nouvelle fois, je préférais les pichenettes avec de l'eau ! »
Review des épisodes précédents s'il vous plaît. Je suis à présent droit comme un « I », face à un homme brun, tout ce qu'il y a de plus charmant, très bien bâtit et entièrement nu, les fesses sur mon parquet et avec les restes de terreau et de fleur sur la tête. Je crois que j'hallucine. Peut-être que de ne pas avoir fait l'amour depuis presque deux ans commence à me rendre dingue, car il est vrai que j'aime énormément les cochonneries. Je ne sais pas, ça n'a pas été cliniquement prouvé, alors comment le saurais-je de toute façon ?
Je sors une nouvelle fois de mes pensées, regardant l'inconnu face à moi -qui a d'ailleurs l'air nullement gêné d'être entièrement nu- et bégaye légèrement.
« -Que.. Je.. Qui êtes-vous ?
-Hum.. C'est assez compliqué à expliquer en fait. Dit-il en se grattant l'arrière de la nuque, comme si il était gêné.
-J'ai absolument tout mon temps ! Alors je peux savoir qu'est ce que vous faites chez moi, et comment vous avez réussit à y entrer ?
-Ce serait mieux que tu t'assois pour que je te le dise alors. »
Je fais donc ce qu'il me dit, et vais m'asseoir dans le canapé. Celui-ci viens alors se placer devant moi, et mon instinct d'homme aimant les hommes ne peut s'empêcher de faire divaguer mes yeux vers son membre au repos qui se balance en rythme avec ses pas. La plupart des personnes voyant ça pourrait trouver cela écœurant, mais personnellement, j'adore. Les pénis et moi, c'est pour la vie je crois. Je secoue alors légèrement la tête, me rappelant que c'est un parfait inconnu que je suis entrain de mater, et le regarde dans les yeux.
« -Alors, dis moi tout.
-Euh.. Hum.. Et bien.. Tu connais l'histoire du prince charmant transformé en grenouille par la vilaine sorcière, et que seul un baiser peut le faire se transformer en humain ?
-Euuuh... J'ai un peu peur de ce qu'il va me sortir là. Oui .. ?
-Eh bien voilà ! Je suis pareil !
-... Mais je ne me rappelle pas avoir embrassé une grenouille récemment.
-Non, non ! Pas une grenouille mais.. Un chat. »
Il me regarde en étant gêné, se grattant un peu une joue, alors que moi, l'information met du temps à monter au cerveau. Alors comme ça.. Il se dit.. Être mon chat ? Je lâche alors un rire franc, commençant à me bidonner sur mon canapé, sous ses yeux surprit. Non mais il croyait quoi ? Que j'allais le croire comme ça, d'un coup ? C'est vrai que c'est absolument normal de venir chez les gens, complètement dépoilé et d'annoncer fièrement -presque le kiki en l'air- : « Je suis votre chat ! » Je n'en peux plus ! Je ris tellement que j'en ai mal aux côtes ! Mais ça n'a pas l'air de plaire à mon interlocuteur, qui m'octroie une petite gifle.
« -Non mais ça suffit maintenant de te moquer de moi !
-Mais... Tu viens chez moi, et tu m'annonces que tu es mon chat, il y a de quoi rire, non ?
-Et pourquoi ça ? Tu crois que ça me fait plaisir de perdre tout mes repères ? Je ne rentre même plus dans ma litière, et la seule fois où j'ai vu des toilettes, s'était en me noyant à moitié dedans quand j'étais petit ! Alors j'ai bien galéré tout à l'heure pour faire pipi, avec ce truc aussi gros qu'un boudin, et qui sait même pas viser tout seul ! »
J'ai arrêté de rire à l'instant même où il a dit « En me noyant à moitié dedans quand j'étais petit ». Bon dieu, mais d'où sait-il que mon chat s'est noyé dans les toilettes quand il avait que quelques mois, après avoir essayer de boire l'eau ? Je me tourne alors lentement vers lui, posant mes deux mains sur les accoudoirs du canapé -qui est relativement petit- et le fixe intensément.
« -La date de naissance de mon chat ?
-Tu ne sais pas quand il est né mais tu l'as eus le douze février, alors pour toi c'est son anniversaire !
-Ce que je lui ai offert l'année dernière ?
-Un délicieux gâteau maison remplit de pâté au saumon !
-La pire chose que mon chat ait détesté ce mois-ci ?
-Quand il t'as entendu pousser des cris bizarres avec un autre monsieur, qui l'a fait se cacher sous ton lit durant trois jours !
-Ce que j'adore faire à mon chat ?!
-Lui gratter l'arrière des oreilles et le dessus de la queue ! »
Je le regarde, totalement sidéré. Il a répondu correctement à toutes mes questions.. Non, c'est pas possible, comment ?! Je bégaye alors un peu, mes ongles plantés dans les accoudoirs.
« -Que.. Mais.. Y s'est passé quoi ?!
-Tu te souviens de ce matin, non ? Je hoche que légèrement la tête sous ces propos. J'ai horriblement peur de ce qu'il va me dire. Et bien, pour une fois, avant de partir, alors que ça fait quatre ans que tu m'as, tu m'as embrassé le bout du museau avant de me reposer au sol. Au début, j'ai pas réagis, et il n'y a que des miaulements qui sont sortit de ma bouche, alors tu as du croire que c'était normal, puisque je miaule dès que tu pars. Je m'ennuie la journée sans toi, alors j'espérais qu'en miaulant à m'en fendre le cœur, tu resterais, mais tu n'as jamais séché, sale fourbe ! Enfin bref. Et donc, après que tu sois partit, je suis allé m'installer dans mon panier avec la chaussette que tu m'as donné de toi et que je mâchouille tout le temps avant de m'endormir quand tu pars. Puis, alors que je la mâchouillait tranquillement, j'ai eus l'impression que tu avais des poils au pieds et que je les avait mangé, puisque je commençais à m'étouffer. Puis après, j'ai ressentis pleins de douleurs partout dans le corps, comme si on était entrain de m'agrandir lentement, lentement, très lentement. Et au final... J'étais sur deux pattes, entièrement nu, et j'ai cassé mon panier... »
Ni une, ni deux, je sens mon corps me quitter à la fin de son récit, et tout devient noir. Le seul truc que j'entends, c'est un long miaulement, avant que quelqu'un ne cri « Atsuaki ! ».
Des petits coups de langues sur ma joue me réveille lentement, et me font grogner. Saleté de chat.. Je lui ai pourtant dit que je détestais qu'il me réveille comme ça.. Certes c'est un chat alors il ne comprends pas ce que je lui dis mais bon.. Je soupire alors lentement, et pose ma main sur sa tête. Mais au lieu de rencontrer une boule de poils, je sens une peau lisse et douce sous mes doigts, ainsi que des lèvres et un nez. Ça a pour effet de me réveiller totalement, et je sursaute en me collant au dossier du canapé, alors que cet homme me regarde, surprit, et accroupit à côté de mon meuble.
Je me rappelle alors tout ce qu'il vient de me déblatérer, et avale lentement ma salive. Je lève mes yeux vers lui, alors que j'ai pris ma tête dans mes mains. Je soupire une nouvelle fois et le regarde, appuyant mes coudes sur mes jambes, et croisant mes doigts.
« -Alors comme ça.. Tu es mon petit chat ?
-Oui ! .. Mais je ne suis plus si petit que ça...
-J'ai l'impression d'avoir sniffé un sachet entier de coc' à moi tout seul..
-Pourquoi tu ne m'as pas cru ?
-C'est pas tout les jours qu'un chat se transforme en humain, tu ne crois pas ?
-C'est vrai. Mais d'un côté, c'est mieux non ? Je penche un peu la tête à ses dires. Bha oui ! Tu te plaignais tout le temps d'être seul, mais maintenant, tu ne le seras plus !
Il dit cela avant d'afficher un grand sourire, qui m'arrache un léger rire. C'est vrai que ce n'est pas plus mal en fait. Mais j'ai encore un peu de mal à digérer le fait que je suis entrain de parler à mon chat. -Et aussi le fait que je lui ai maté la queue.. Mais si j'avais su qu'elle était aussi bien, j'aurais embrassé mon chat plus tôt!- Une question me vînt alors, et je tourne ma tête vers lui.
« -Dis moi.. Pourquoi est-ce seulement quand je t'ai embrassé le museau que tu es redevenu humain ?
-Ah.. Ça... En fait je.. »
Il n'a pas le temps de finir sa phrase que la porte s'ouvre un grand coup et qu'un énorme « SHIMA » retentit dans la maison. -Digne d'un buffle, ou même d'un rhinocéros.- Merde ! C'est Takanori ! Ni une, ni deux, je regarde mon .. ancien chat maintenant humain, et murmure rapidement.
« -Désolé mon minou ! »
Et je retire mon haut avant de plaquer mes lèvres contre les siennes et de l'embrasser avec fougue. Je ne pensais pas qu'un chat pouvait avoir des lèvres aussi douces et agréables à embrasser !
« -Dis Shima, tu pourrais répondre quand je t'appelle non ? Ça fait bien dix minutes que je poirote en bas là, qu'est-ce que tu... Oh. »
Takanori vient d'entrer dans le salon, et moi, j'ai arrêté de rouler la pelle du siècle au brun pour me tourner vers le petit blondinet. Je prends alors un coussin, pour faire comme si j'étais gêné, et cache nos deux corps bien vite de la vue de Takanori, qui lâche un soupir.
« -Je vois que tu t'amuses bien..
-Euuh.. Oui. Alors si tu veux bien continuer de poiroter encore une heure ou deux -Il me regarde en haussant les sourcils quand je lui dis le temps-, ça serait très gentil Taka-chan..
-Bah tu sais quoi, on se la fera demain notre soirée au bar ! Mais n'oublie pas ! Bon, je te laisse, sinon ton jeune homme va se refroidir. Et avec une aussi belle trique que ça, tu louperais quelque chose. »
Et il repart comme il est venu. Alors que sa phrase m'a faite rougir jusqu'à la pointe des cheveux, et que je n'ai pas pu m'empêcher de vérifier ce qu'il avait dit. Oh mon dieu ! C'est... C'est un avant-bras ce truc ! Je deviens alors quasiment cramoisi en imaginant le petit - petit? Je ne crois pas non.- rodéo que je pourrais me faire sur celui-ci. Mais un regard vers mon ancien chat rebute bien vite toutes ces pensées. On dirait que je deviens zoophile !
Il me regarde totalement innocemment, alors que je me relève rapidement de son corps et renfile mon haut en m'excusant de l'avoir embrassé comme ça.
« -Oh.. C'était plaisant ! Je sais pas pourquoi, mais j'ai bien aimé ! »
Il est crétin de me dire ça ou quoi ? Je vais finir par avoir la trique à mon tour ! Je tourne mon regard vers lui une nouvelle fois, alors qu'il me sourit de toute ses dents. Mon dieu... J'ai mon chat devant moi, sous forme humaine ! Je crois que je deviens fou !
To be continued.. ?
