Studentibus atque felis.

Auteur : ShinyaGazette.

Genre : Humour – Romance – Amitié – Lemon.

One-shot. Dernière partie (Bonus).

La soirée d'hier a été catastrophique. Aoi avait encore du mal à manger avec ses baguettes, alors pour qu'il ait au moins l'air crédible devant Takanori et Kiyoharu, je l'ai entraîné à tenir les baguettes durant tout le trajet. - Car finalement, on allait pas chez moi, mais chez eux, Kiyoharu étant un gros fainéant.- Mais quand on est arrivé, ça n'a servit à rien, car Kiyoharu avait cuisiné un plat français. Donc on a mangé avec des fourchettes. Mais Aoi ne sait pas non plus se servir des fourchettes, alors il piquait dans quelque chose et ça retombait directement par la suite. Takanori s'est foutu de sa gueule tout le long, alors Aoi a finit par s'énerver et lui a envoyé son assiette dans la figure. Kiyoharu a alors engueulé Aoi pour avoir défiguré son petit ami, et moi j'ai défendu Aoi en disant qu'il était très susceptible et que Taka' est beaucoup trop moqueur. C'était la joie.

Du coup, on est partit plus tôt que prévu, car Kiyoharu nous a viré. J'étais en même temps énervé contre lui, Taka qui sait pas rester une soirée sans se moquer, et Aoi qui n'aurait pas du réagir comme ça. Bien que je le pardonne un peu à lui, car c'était un chat avant, alors je sais que ça s'énerve vite les chats. Sur le trajet, il n'a pas arrêté de me ronronner à l'oreille en murmurant des petits « pardon » avec une voix toute douce. Autant dire que je n'ai pas résisté longtemps.

Le mois est passé, et durant tout celui-ci j'ai réussi à créer une fiche de naissance à Aoi. Qui d'ailleurs s'appelle Yuu Shiroyama maintenant, mais j'ai du mal à l'appeler comme ça. J'ai gardé l'habitude de le traiter en petit chat et de l'appeler Aoi. Mais ça passera. Il n'est dans aucune fac par contre, mais en même temps, il n'a aucune connaissance pratiquement. Il sait à peine compter.. Alors le faire aller à l'université, autant essayer d'envoyer un pingouin sur Mars, ça donnerait plus de résultats. Je lui ai alors trouvé un petit boulot dans ma fac, de bibliothécaire. Il sait lire au moins -après que je lui ai appris- donc il n'a pas de mal à classer les livres. Et par contre, je lui ai trouvé un vrai don au niveau de l'ordinateur. Il s'en sert avec une facilité monstrueuse. Un vrai pro.

Et un truc me gêne. Je trouve ça pas normal, mais je ne peux pas empêcher ce sentiment de venir s'incruster quand il le faut pas. Certainement que je suis en manque de baise, ou que je veux un petit copain.

La dernière fois que je suis allé à la bibliothèques pour voir Aoi, j'ai bugué. Il était derrière le bureau, bien habillé et vraiment beau. Mais une ribambelle de filles s'étaient agglutinées autour de lui et ne faisaient que glousser. Et c'est là que ce putain de sentiment de merde est arrivé ! Je me suis sentis jaloux. Et comme un crétin, quand il m'a vu, je n'ai rien trouvé de mieux que de lui lancer un regard noir et de me barrer, comme ça. Il n'a pas du comprendre grand chose à mon comportement, mais j'aimais pas -et je n'aime toujours pas- le fait qu'il soit entouré de toute ces filles dès qu'il m'accompagne à l'université. Et j'ai découvert que les Japonaises étaient totalement folles. J'ai reçu au moins dix petites boulettes de papiers durant un court d'histoire de l'art, avec des menaces à l'intérieur. Tout ça parce que elles m'avaient vu arriver avec Aoi le matin même. Désespérantes.

Mais Aoi ne m'a pas tenu rigueur de mon attitude et du regard que je lui avais lancé. On en a d'ailleurs pas reparlé. Et je ne veux rien dire à ce sujet. J'ai juste envie d'oublier. Je déteste vraiment avoir ce stupide sentiment en moi dès que je vois des filles s'approcher de lui. Et déjà que je n'aime pas la gente féminine à la base, c'est devenu pire. Je n'arrive même plus à rester devant une fille en étant calme. Et elles me détestent quasi toutes, vu que je suis plus que proche d'Aoi.

Mais heureusement, toute la tension que j'accumulais en étant à l'université et en le voyant entouré de toute ces salopes – chut, j'ai raison de les nommer ainsi – redescendait quand on arrivait chez nous. Dans notre maison, je suis plus serein, calme, posé. Et je ne suis pas sans cesse menacer par au moins une dizaine d'yeux. Je suis tranquille avec Aoi, et je m'occupe de lui pour sa douche. Car il a encore un mal fou à y entrer, et je suis obligé de la prendre avec lui, sinon il dit que l'eau le tuera. Il est tellement adorable. Du moins, jusqu'à ce qu'il enlève son boxer. Plusieurs fois j'ai cru que ça allait dérapé, surtout quand je rentrais en pétard de la fac vu que toutes ses filles m'avaient bien énervé. Mais j'ai su resté mon calme dans ce genre de moments. Il faut juste que j'évite de descendre mes yeux plus bas que son nez. Parce que c'est lèvres sont tentantes, son torse est bandant, et son sexe donne envie. Pourquoi c'est moi qui hérite d'un chat aussi sexy ?

En plus de cela, je dors avec lui, car je n'ai pas les moyens d'acheter un autre lit. Je vis quelque chose entre la tentation et la luxure, c'est insoutenable. De plus que je n'ai pas couché avec quelqu'un depuis longtemps maintenant. Enfin, faut que j'arrête de penser à Aoi, sinon je vais finir par avoir une trique en deux deux.

Je sors de mes pensées quand j'entends la sonnerie qui retentit. Merde, j'ai pensé tout ça en étant en cours. Je range rapidement mes affaires, même si je n'ai rien noté, et sors ensuite de la salle. C'est l'heure du déjeuner, mais d'avoir repensé à tout ça, ça m'a coupé l'appétit. Je vais aller voir Aoi, et au pire, je serais une nouvelle fois énervé par toutes ces potiches. Je soupire alors que je me dirige vers la bibliothèque sans plus attendre. Je suis bête d'avoir autant envie de le voir, et je me gifle moi même mentalement.

J'entre dans la bibliothèque tout souriant, m'attendant à le voir pas loin, derrière son bureau.. Mais il n'y est pas. Il est passé où ? Je fronce les sourcils, alors que je vais à son bureau, me penchant par dessus pour voir si il se serait pas caché en dessous réflexe de chat quoi. Je tape du pied en gonflant les joues. Je commence déjà a être énervé, et je sais bien que il n'y a que Aoi qui peut me calmer quand je suis comme ça. Je pars alors chercher dans les rayons, il doit certainement ranger des livres. Je cherche alors pendant une vingtaine de minutes, avant d'entendre sa voix dans l'un des rayons.

_Mais qu'est ce que tu fais ? On se connaît pas !

_On n'a pas besoin de se connaître pour faire ça.

Fronçant les sourcils, j'ai peur de comprendre. Pour faire.. quoi ? J'entre dans le rayon, et ce que je vois me clou sur place. Une jeune fille est collée à Aoi, sa mini jupe relevée et son string au niveau des genoux, alors que Aoi a le t-shirt relevé et que cette conne a les mains sur son torse.

_Atsuaki...

Je lui lance un regard noir, avant de partir bien vite. J'y crois pas ! Et il fait ça, dans la bibliothèque en plus ! Je l'entend derrière moi qui m'appelle, mais je ne veux pas le voir. Je veux même pas l'entendre. Alors en sentant sa main emprisonner mon poignet, je me retourne violemment, en lui envoyant une gifle.

_Lâche moi ! Tout de suite ! Je veux pas te voir ! Je veux PLUS te voir !

Je repars rapidement, alors qu'il est resté planté au beau milieu de la bibliothèque, une main sur sa joue, certainement choqué de mon geste. Il n'a du rien comprendre à ce qui s'est passé, mais je m'en fiche ! Certes, je lui ai expliqué ce qu'il devait faire quand il bande, mais je sais pas, pas besoin de prendre la première pute qu'il voit. Si je la croise, je l'étripe de mes mains !

Je rentre chez moi, toujours autant énervé, claquant la porte avant d'aller dans la chambre. Et là, je fais un vrai carnage : je balance les coussins à travers la pièce, je déchire mes draps, je renverse mon bureau. Je le hais ! Je finis par laisser des larmes de rage couler tellement je suis énervé, tapant sur tout ce qui me passe sous la main.

Pourquoi il me fait ça ? ! D'accord, il ne sait rien de mes sentiments, mais je m'en fiche, il n'avait pas le droit ! Si il voulait avoir sa première fois, je sais pas, il m'avait moi, il M'A moi ! Je suis là pour lui, alors pourquoi ?!

Je finis par tomber sur mon lit, la face sur l'un des seuls coussin qui reste, les larmes de rage continuant de couler. Peut être qu'il est attiré par les femmes après tout.. Rien que de penser à ça, je sens mon cœur qui se sert. Je ne peux pas le nier plus longtemps.. Ma jalousie, ma douleur quand je pense qu'il pourrait être avec quelqu'un d'autre que moi, je suis forcément amoureux.. A moins que je ne tienne trop à lui.. Mais il m'excite, aussi. Pourquoi le cœur humain est si compliqué ? J'en ai tellement marre..

J'enfouis un peu plus mon visage dans les coussins, quand j'entends la porte claquer. Mon cœur s'emballe directement. Je ne veux pas le voir. Et rien que d'entendre sa voix m'appeler, j'ai envie de le taper. Je sens la colère grimper bien rapidement en moi, et encore plus quand je vois qu'il s'est permis de venir dans ma chambre alors que je lui avais dis que je ne voulais plus jamais le voir.

_Atsu-chan.. C'est pas ce..

_LA FERME ! Je me fiche de ce que tu pouvais faire, je veux juste pas te voir ! Sors de chez moi, dégage, vas-t-en, je veux plus de toi ici !

Je me suis levé, mes larmes se sont remises à couler, alors que je tape de toute mes forces sur son torse, le poussant vers la sortie, sans ménagement. Il essaye de m'arrêter, d'attraper mes bras, de contrer mes coups, mais je ne lui en laisse pas le temps.

_Atsu, calme toi ! Maw !

_Non, ta gueule ! Je ne veux plus te voir, tu comprends rien dans cette phrase ?! Ton cerveau de chat est revenue, t'es devenu à moitié con, débile, j'en sais rien mais dégage !

Certainement que je dois le vexer, mais je ne veux vraiment plus le voir. Il ne fait que piétiner mon cœur, même si il ne s'en rend pas compte. Mais moi je ne veux pas souffrir. J'ai déjà trop souffert avec mes précédents petits amis, alors je ne veux pas souffrir avec lui. Je continue de le pousser vers l'entrée, mais apparemment, j'ai du aller trop loin, car il finit par m'envoyer une gifle, avant de me serrer contre lui, de toutes ses forces. Certainement pour que je ne parte pas. Mais je me débat, avec violence. Je ne veux plus être contre lui !

_Calme toi Atsu ! Je t'ai dis, c'est pas du tout ce que tu crois, alors..

_Non ! Toi la ferme ! Lâche moi, laisse moi tranquille ! Je ne veux plus de toi, pars te faire adopter par un autre !

Je le sens se tendre contre moi. Oui, mes mots sont durs, mais oui je les pense. Je sens alors Aoi se reculer, alors je me détache rapidement de lui, le regardant, toujours en larmes. Et je suis surpris. C'est la première fois de ma vie que je le vois autant énervé. Il m'en ferait presque peur, en vu de son regard noir.

J'essuie alors mes larmes, je n'ai pas envie de lui faire plaisir et de lui montrer à quel point je suis pathétique de m'être autant accroché à lui. J'allais alors repartir jusque dans ma chambre, quand il me reprend brusquement contre lui, et sans aucune délicatesse. Je continue de me débattre, lui criant de me lâcher, me mettant face à lui pour pouvoir le taper. Mais il arrête mes coups, et, toujours sans aucune délicatesse, il vient embrasser longuement mes lèvres, les plaquant avec force contre les miennes. Il veut encore plus me ridiculiser ? Il veut s'amuser avec mes sentiments ? Je le repousse, avant de lui hurler.

_Arrête de jouer avec moi !

_JE NE JOUE PAS !

Et sans plus attendre, il m'embrasse une nouvelle fois. Toujours aussi violemment, mais à vrai dire, j'aime cette manière qu'il a de m'embrasser. Alors comme ça, il ne joue pas ? Je sens mon cœur battre un petit peu plus fort dans ma poitrine. Il a intérêt à m'expliquer ce qu'il foutait avec une pute contre lui, le string au genoux, sinon il pourra dégager vite fait après m'avoir câliné.

Mais alors que je ne m'attendais qu'à des baisers, je le sens me faire reculer jusqu'à ma chambre, me plaquant contre le mur du couloir par instant. Et j'écarquille les yeux en sentant son corps contre le mien : il est excité. Et pas qu'un peu à vrai dire, c'est dur comme du béton.

Je me colle un peu plus à lui, puisque de le sentir déjà dans cet état, ça m'excite un peu trop. Je glisse ma jambe autour de ses hanches, le serrant contre moi. Je commence d'ailleurs à durcir à mon tour, mordant sa lèvre durant le baiser à cause de l'excitation. Hum, ce que c'est bon ! Sa langue glisse lentement sur mes lèvres, et je la happe entre les miennes, avant de faire glisser à mon tour ma langue entre ses lèvres. Elles jouent ensemble, longuement, et de manière sensuelle, alors que nos lèvres glissent entre elles, tellement il m'embrasse avec fougue. Où diable a-t-il appris à embrasser comme ça ? Je me sens fondre dans sa bouche tellement c'est bon !

Il finit par me décoller du mur, me serrant toujours contre lui, tandis qu'on marche à l'aveuglette jusque dans ma chambre, tombant bien rapidement sur mon lit. A califourchon sur lui, je colle mon bassin au sien, lâchant un long soupir de bien être, tandis qu'il fait de même. J'aime sentir son érection contre la mienne, à tel point que je sens de longs frissons me parcourir toute la colonne vertébrale. On finit par détacher nos lèvres, pour que j'enlève nos hauts. Ca se voit qu'il n'est pas habitué à ça, un chat, ça se déshabille pas avant de baiser. Je glisse ensuite mes mains sur son torse, en de longues caresses, alors que nos lèvres se rencontrent une nouvelle fois. Je sens ses mains à lui se glisser jusqu'à mon bas dos, et il fais glisser mon pantalon bien vite heureusement que j'ai mis un harem pants* aujourd'hui, il aurait galéré a m'enlever un jean sinon. Quand il a finit de faire glisser mon pantalon, sa main remonte sur mes fesses, et il me les caresse longuement, par dessus mon boxer. C'est délicieux cette sensation.

Ressentant un long frisson dans tout mon corps, je ne peux m'empêcher de soupirer. Je détache nos lèvres encore une fois, pour aller dans son cou, tirant ses cheveux vers l'arrière pour avoir plus d'espace, alors que je lui fais de gros suçons, bien voyant et qui doivent faire assez mal, vu les grognements qu'il lâche. Après un troisième suçon au niveau de ses clavicules, il me plaque sur le lit avec force, inversant nos rôles. On se regardent avec envie, alors que nos respirations sont saccadées, et qu'on est déjà à moitié nu. Mon pantalon au genoux, il me l'arrache, le déchirant au passage. C'était mon préféré ! Je lui tape le torse pour le punir, avec force, et lui, se contente de revenir m'embrasser ou plutôt, dévorer mes lèvres. Il me les mords jusqu'au sang, et je lâche un gémissement en le sentant faire. J'adore avoir mal.

Le goût de sang s'infiltre dans nos bouches, mais je m'en fiche, je trouve que le baiser est encore plus sensuel ainsi. Je lui arrache à mon tour son pantalon, qui était un jogging noir, avant de le balancer à travers la pièce. Et je lui donne un coup de hanche, nous faisant gémir. Je suis tout aussi dur que lui, si ce n'est plus, et j'ai juste envie qu'il me prenne à vrai dire, et sans ménagement. Sans savoir d'où il tient ça – certainement qu'il a du tomber sur un de mes films porno un jour - , je le sens onduler du bassin contre moi. Je me cambre alors légèrement, lâchant un long soupir de bien être. Il profite que je me cambre pour venir mordre mon cou avec force, après avoir rompu notre baiser, que j'aimais tant. Ca m'excite de sentir sa langue contre la mienne.

On finit bien rapidement nu, l'un contre l'autre, et j'ose descendre mes yeux vers son membre... Mon dieu. Moi qui voulait qu'il me prenne à sec, j'espère juste que je ne saignerais pas et que j'arriverais à marcher demain. Il doit faire trente centimètres, c'est pas possible ! Malgré le fait qu'il risque de me faire – vraiment – mal, je me mord la lèvre en voyant son sexe. Ca promet d'être magique après la douleur ! Je glisse ma main le long de son torse, venant attraper son membre entre mes doigts, pour le caresser de haut en bas, longuement. Son gémissement qui suit me fait frémir, et je sers un peu plus mon corps contre le sien. Toutes ces sensations vont me rendre fou tellement c'est bon ! - Je crois que je me répète souvent, mais il m'excite tellement.. -

J'accélère la cadence sur son sexe, et il gémit plus fortement, ce qui me fait sourire en coin. Je viens en même temps mordre lentement le lobe de son oreille, le léchant par instant, espérant l'exciter un peu plus. Et je sens alors sa respiration s'accélérer légèrement, me faisant frémir. Il vient alors glisser ses mains sur mes cuisses et les écarter. Je rougis un peu en le sentant faire, alors qu'une vague de chaleur me traverse, me faisant gémir. Je lâche son membre bien rapidement, le faisant râler, ce qui me fait sourire. Cependant, je souris beaucoup moins, quand il s'enfonce en moi d'un coup de bassin, me faisant lâcher un long cri de douleur. Je ne sens plus mes jambes tellement la douleur est forte, et il vient de se rendre compte qu'il avait fait une bourde, car il me regarde, inquiet, en se mordant la lèvre, ne bougeant plus.

_Je.. Je t'ai fais mal Atsu' ?

_Oui, idiot ! Je.. je suis pas un chat, ça se passe pas comme ça !

_Pardon...

Je le regarde, des larmes aux coin des yeux, alors que je lui fais signe que c'est rien. La douleur passera, je le sais. Mais là, je ne peux tout simplement pas bouger tellement j'ai mal. Je prend alors sa main, et la pose sur mon sexe pour la faire lentement monter et descendre, avant de la lâcher, pour qu'il le fasse seul. Il continue, et très bien même, me faisant longuement soupirer, puisque ce maigre plaisir cache un peu la douleur. Je quémande alors un baiser, qu'il m'offre avec plaisir, tout aussi fougueux que ceux qu'il m'a donné précédemment. J'aime vraiment trop ses lèvres, il embrasse beaucoup trop bien pour ma santé mentale.

Au bout de longues minutes, je finis par m'habituer à la sensation de son sexe en moi, et je commence alors à bouger un peu mon bassin, pour l'inviter à bouger. Je le sens alors sourire durant le baiser, et sans plus tarder, il commence par de rapides coups de bassins. Je ressens toujours une douleur, mais celle-ci est tout simplement jouissive, tellement elle est bien mélangée avec le plaisir. J'halète contre ses lèvres, poussant de nombreux gémissements, alors que je me tord déjà de plaisir sous lui. Son sexe est tellement conséquent, que je le sens déjà frôler ma prostate. J'écarte un peu plus les cuisses, les relevant en même temps, pour qu'il puisse ainsi aller plus profondément en moi, ce qu'il se dépêche de faire. Mon dieu ! Il va me faire jouir en cinq minutes si il continue !

Je l'entends gémir à mon oreille, griffant mes hanches, alors qu'il ne cesse de me donner de véritables coups de butoir, qui me font bouger sur le lit tellement il y met de la force, celui-ci tapant même contre le mur. Nos bassins claquent entre eux dans un bruit sourd, alors que je suis totalement cambré contre son corps, la tête rejetée vers l'arrière et les yeux clos, profitant entièrement du plaisir qui me submerge, des fourmis qui me parcoure les jambes, et les vagues de plaisir qui prennent possession de chaque parcelles de mon corps. Je gémis à chaque coups qu'il me donne, alors que je sens ma prostate gonfler de plus en plus. C'est officiel, demain, je ne pourrais pas poser un pied sur le sol !

Il continue, toujours et encore, rapidement, de manière violente, me faisant m'approcher de la jouissance lentement. Oh mon dieu, c'est trop bon ! Je finis par me mordre la main, pour empêcher un cri de m'échapper quand il se met à me masturber au même rythme que ses coups de bassins. Il devient tellement violent, qu'il finit par sortir entièrement d'en moi, pour me re-pénétrer en un coup de bassin. C'en est trop pour moi, et je finis par jouir contre lui, en me tordant de plaisir, écartant encore plus les cuisses, et hurlant presque mon bien être. Même si je viens de jouir, je ressens encore du plaisir, qui me fait trembler tellement c'est bon, avant qu'il ne vienne à son tour quand je lui donne un violent coup de bassin tout en resserrant mes parois autour de son sexe.

Après la jouissance, je le sens tout tremblant contre moi, et en sueur. Je suis dans le même état que lui, si ce n'est pire, car j'arrive tout simplement pas à retrouver ma respiration tellement l'orgasme qui m'a traversé à été intense. Il vient alors s'allonger à mes côtés, et me prend contre lui. Je ferme les yeux, essayant de retrouver un rythme cardiaque normal, et de me remettre de cet orgasme. Mais un miaulement de surprise me fait rouvrir les yeux, et me tourner vers lui.

_Aoi.. ?

_Tu saigne Atsu' !

Je le sens alors lentement écarter mes cuisses, et je me redresse qu'à peine, voyant en effet que j'ai du sang partout sur les cuisses, en même temps que du sperme. Je me recouche alors, lâchant un léger rire.

_Tu m'as pris à sec.. C'est normal.

_Je.. Je suis désolé Atsuaki, je voulais pas te faire saigner.. Je..

_T'en fais pas, je m'en remettrais. Mais je t'avoue que je ne sens plus mes jambes..

Lâchant un léger rire, je finis par me tourner face à lui, lui souriant un peu, malgré sa mine inquiète. Mais le sourire que je lui fais le rassure, et il revient s'allonger contre moi, plaçant une main sur mon bas dos pour le caresser lentement.

Je me rappelle alors, qu'il y a un peu plus d'une heure, il était dans les bras d'une fille presque nue, et que je ne lui ai toujours pas demandé pourquoi. Je rouvre les yeux, et le fait me lâcher, pour au final lui tourner le dos à nouveau.

_Je me suis laissé aller Aoi. Mais je t'en veux toujours. Pourquoi tu m'as fais l'amour alors qu'une heure plus tôt tu allais le faire avec cette fille ?

_Atsu.. Ne m'en veux pas s'il te plaît..

_Ne pas t'en vouloir ? A ton avis, de quelle manière je devrais le prendre ?

_Mais je n'ai rien fais ! C'est elle, qui s'est jeté sur moi et qui s'est déshabillé, je ne l'ai pas touché ! Je te le promet Atsu..

Je reste silencieux à tout ça, regardant ailleurs, alors qu'il tente de me tourner vers lui. Mais je n'ai pas envie, car je pourrais craquer en voyant son visage, et je veux des explications. Je l'entend alors lâcher un petit miaulement à m'en fendre le cœur, mais je résiste ! Je ne lui pardonnerais pas aussi vite..

_Atsu.. Tu sais, c'est à toi que je veux faire des bisous, des câlins et.. Et faire ce qu'on vient de faire ! Je sais pas comment ça s'appelle, mais c'est ce que tu m'avais expliqué il y a longtemps ! Je veux qu'on soit petit ami !

Je lâche un léger rire à la façon dont il parle. Le pauvre.. Il a du mal par moment avec les mots que je lui ai appris. Mais l'entendre me fait plaisir. Alors il a envie qu'on soit ensemble ? Je me tourne lentement vers lui et prend sa main, embrassant le bout de ses doigts. Tant pis, je craque ! Je suis faible, mais il est tellement adorable.. Il ne connaît pas le mensonge, alors je peux savoir qu'il ne me mens pas.

_Que je veux faire des bisous n'est pas vraiment correct.. On dit embrasser, quand tu fais des bisous à quelqu'un. Et on doit pas être petit ami, mais avoir une relation, et être ensemble. Et si on se met ensemble, on forme un couple, et là, on peut dire que tu es mon petit ami. Tu comprends ?

Il me fait un petit sourire avant de me sauter dessus, en lâchant un miaulement de joie. Moi, je ne peux m'empêcher de rire, alors que je le sers contre mon corps. Je finis par embrasser rapidement ses lèvres, avant de murmurer contre elles.

_Je t'aime Aoi.

_Hein ? Ca veut dire quoi « je t'aime » ?

J'éclate de rire à la tête qu'il fait. Il faut vraiment que je me souvienne qu'il ne connaît pas tant que ça les sentiments humain, malgré ce que je lui ai appris.

_Je t'aime, ça veut dire que c'est pour toi que mon cœur bat, que j'ai envie de t'embrasser, de te faire des câlins et de refaire ce qu'on vient de faire..

_Oh.. Alors je t'aime !

Je fais un grand sourire. Il est tellement innocent – du moins, pas tant que ça, vu ce qu'on a fait.. - que je ne peux que croire qu'à ce qu'il me dit. Même si ses sentiments risquent d'être confus, au fil du temps, il comprendra ce qu'il ressent vraiment pour toi. Moi je sais que c'est lui qui pourra me rendre heureux. Je viens lentement nicher ma tête dans son cou, et lui faire des papouilles, tandis que je l'entend ronronner.

Oui, l'amour de ma vie, c'est vraiment ce chat.