Me revoilà, pour la deuxième fois de la soirée ! Avouez, comme toujours je vous gâte. J'aurais bien aimé attendre encore un peu, vous faire macérer dans vos réflexions sur le mystérieux appelant. Bien souvent, vous avez pensé qu'il s'agissait de Cuddy, j'ai même eu Rachel comme proposition ! Autant dire que voir ce que vous imaginiez au sujet de cette personne m'a beaucoup amusé. D'autant plus que j'avais déjà écrit ce chapitre avant même de vous présenter le premier ! xD [Pas tapé, pas tapé !]. Bref, cette fois-ci, y en a une qui va être contente, n'est-ce pas Syndra ? Tu devrais être contente, je n'ai pas fait une seule allusion à Foreman. Pour une fois, je ne l'aurais pas dévalorisé hein ! [D'ailleurs, j'aurais aimé que tu répondes à mon MP parce que bon, j'aime pas répondre dans le vent vois-tu.] Enfin passons, voici donc la suite que vous sembliez tous attendre avec grande impatience. N'hésitez donc pas, comme toujours, à cliquer sur le bouton bleu en bas de page et à laisser une petite review (ou longue si ça vous fait plaisir, moi j'adore ça ;D), je vous en serais d'autant plus reconnaissante !

Bonne lecture ! ^^ See ya people ;)


Chap' 2

La sonnerie se stoppa enfin, mais laissa toutefois place au répondeur tandis qu'il commençait à faire tomber les cachets sur son palais. Mais ce qu'il entendit le stupéfia sur place, et lui fit aussitôt recracher le tout.

- « House, c'est Arlène Cuddy. Si vous êtes là, répondez s'il-vous-plaît, c'est important » fit une voix peu assurée, tremblante et ponctuée de sanglots. « Il faut que vous veniez au plus vite sur Boston, Lisa et Rachel ont eu un grave accident ... »

Ni une ni deux, il se rua le plus vite possible sur le cellulaire, écrasant au passage ses comprimés sur le sol, et décrocha avant que son interlocuteur ne mette fin à la communication. Il griffonna l'adresse d'un hôpital, et remercia Arlène avant de reposer le téléphone sur son socle. Il n'en revenait pas, Cuddy venait d'être victime de la route …

Clés de voiture en mains cette fois, il se précipita aussi vite qu'il put dans son véhicule, direction Boston. Il prêtait tout juste attention à son tableau de bord afin de contrôler sa vitesse, il s'en moquait . Il voulait simplement arriver le plus vite possible là-bas. Et s'il fallait qu'il roule cinq heures durant sans interruption malgré la douleur vive que lui procurait sa cuisse meurtrie, peu lui importait, il le ferait.

Crevé, fatigué, épuisé, il arriva enfin devant l'hôpital bostonien, après quatre heures et demi de route. Il avait roulé plus vite qu'il ne l'avait songé, mais au moins il était sur les lieux. Il se dirigea aussi vite que sa jambe le lui permit vers l'accueil, prêt à demander où se trouvait Lisa Cuddy. Mais heureusement, le bras d'Arlène le rattrapa de justesse et elle le guida elle-même jusqu'à l'ancienne Doyenne. Branchée de toutes parts, sous assistance respiratoire, son cœur battait décidément trop peu au goût du Diagnosticien. De multiples contusions et plaies balafraient son visage et sa peau, elle n'était pas vraiment dans un bel état. C'était loin de ce qu'il aurait aimé comme 'retrouvailles' …

- Que c'est-il passé ? Questionna-t-il la retraitée en s'approchant de sa fille.

Aucun doute, elle était dans le coma. Un rapide coup d'œil sur sa fiche, et il constata la gravité de son état. Il aurait voulu pouvoir la prendre dans ses bras, lui susurrer à l'oreille que tout allait s'arranger, mais elle était bien trop fragile pour qu'il puisse se permettre une telle chose.

- Elle conduisait Rachel à la maternelle, quand une voiture est arrivée à contre-sens et les a percuté de plein fouet, narra-t-elle la voix gorgée de sanglots, et contant mot pour mot ce qu'on lui avait confié lorsqu'elle avait été contacté. Le véhicule de Lisa a été violemment projeté contre la rambarde de sécurité côté conducteur, et lorsque les secours sont arrivés sur les lieux, elle était déjà dans le coma …

Il se sentit défaillir, comme si ses jambes ne pouvaient plus supporter son poids. Il était réellement sous le choc de cette nouvelle, qu'il avait bien du mal à assimiler. Non, dans son esprit de telles choses ne pouvaient pas arriver à Cuddy. Non pas à elle. Mais la vie venait cruellement de lui prouver le contraire …

- Et Rachel ? Parvint-il tout juste à articuler tandis qu'il se laissait retomber sur l'un des fauteuils présents dans la chambre.
- Fort heureusement, la petite était dans son rehausseur, bien attachée à l'arrière, côté passager. Elle n'a quasiment rien, à part quelques contusions. Mais voir sa mère baigner dans son sang l'a profondément choqué.
- Je … Peux la voir ?
Demanda-t-il alors en se mordillant la lèvre inférieure.

Certes il avait eu du mal à s'y faire à cette petite, mais à force il s'y était attaché. Alors savoir que cette pauvre enfant devait sans doute pleurer toutes les larmes de son corps sans pouvoir totalement comprendre ce qui lui arrivait, ça lui faisait mal au cœur. Oui lui, l'homme au cœur de pierre ressentait de la tristesse pour la petite Rachel Cuddy.

Sans plus attendre, Arlène le conduisit au chevet de la fillette, et le laissa entrer seul dans la chambre, afin de lui laisser un peu d'intimité tandis qu'elle regagnait celle de sa fille.

Canne en main, House s'approcha de la silhouette recroquevillée sous les couvertures, et posa sa main sur sa petite épaule. Il pouvait l'entendre sangloter quasi-silencieusement, son petit corps secoué par des spasmes.

- Hey moussaillon, Capitaine Pirate est venu te voir … Fit-il doucement en l'invitant à se tourner vers lui.

Lentement, elle lui fit enfin face, et plongea ses yeux bleus baignés de larmes dans l'océan électrique de ceux du Diagnosticien. Son doudou pressé contre son buste, elle vint se blottir contre lui, sans demander son reste. Impuissant, il ne put que refermer ses bras sur elle, et nicher son nez dans ses cheveux bruns.

- Je veux Mamaaaaan … Pleurnicha-t-elle tandis qu'un torrent de larmes la secouait à nouveau.
- Je sais Microbe, mais ta Maman fait un grooooooos dodo, alors pour le moment on ne doit pas les déranger, tenta-t-il d'expliquer, dans l'espoir de pouvoir calmer un peu la fillette. Alors en attendant, c'est ta Grand-mère qui va s'occuper de toi, d'accord ?
- Je veux pas, je veux Maman ou toi …
Poursuivit-elle, la voix étouffée par ses pleurs.

Elle avait alors relevé la tête, plongeant ses yeux dans les siens. Diable, cette gamine était comme sa mère, impossible de résister à cet adorable petit minois ! Il ne savait plus que faire, plus quoi dire. Rachel semblait réellement désespérée, et il ne pouvait pas la laisser comme ça toute seule alors que sa mère serait absente pour une durée indéterminée, voire même infinie dans le pire des cas …

- J'en parlerai avec ta Grand-mère alors pour savoir si elle m'autorise à te garder avec moi le temps que ta Maman se réveille, promit-il. Mais toi, tu devras te montrer très sage avec moi hein, j'ai pas l'habitude de me charger des mioches dans ton genre !

Elle serra un peu plus son Doudou contre elle, et sortit de sous son oreiller un dessin qu'elle tendit au Diagnosticien.

- Je l'ai fait pour toi quand Mamie a dit que tu allais venir, déclara-t-elle en lui adressant un faible sourire.

Il attrapa la feuille, et contempla l'œuvre. Certes les traits étaient grossiers, mais on distinguait vaguement trois silhouettes : deux sur un espèce de bateau voguant sur une mer violette, et la troisième dans l'eau.

- Là c'est toi en Capitaine Pirate, expliqua-t-elle en lui montrant le plus grand bonhomme. Là c'est Rachel le mouchaillon, et dans l'eau c'est Maman la Sirène !

Il ne put s'empêcher de sourire légèrement, et se pencha vers elle pour embrasser timidement son front et éponger ses larmes.

- Allez, reposes toi un peu moussaillon, tu es toute fatiguée.
- Tu restes près de moi Howse ?

Il hocha doucement la tête, tandis qu'elle attrapait sa main pour ne plus la lâcher. Il attira donc le fauteuil près du lit, et se laissa tomber dedans, ses doigts caressant la petite paume de l'enfant. Pas besoin de lui répondre, il savait qu'elle avait compris qu'il resterait veiller sur elle le temps qu'elle dorme un peu.

Rapidement au vue de son épuisement, elle tomba dans les bras de Morphée. Le médecin ne put se retenir de la contempler, sans un bruit. Elle avait beau avoir été adoptée, lorsqu'elle dormait, elle était le portrait crachée de Cuddy. La même façon de plisser son petit nez toutes les deux minutes, la même façon de remuer les lèvres à chaque nouvelle inspiration. Même s'il ne l'avouerait jamais, cette petite le faisait fondre, il ne pouvait pas lui résister.

Il n'entendit pas même quelqu'un pénétrer dans la chambre, et ne se rendit compte de cette présence uniquement lorsque celle-ci posa une main sur son épaule. Il sursauta, et tourna la tête en espérant ne pas avoir perturbé la petite.

- Depuis son arrivée ici, elle ne cessait de pleurer. Vous êtes largement plus doué que moi, avec vous elle a enfin pu se calmer, fit la femme âgée à voix basse. Rachel tient à vous vous savez, vous êtes l'une des rares personnes qu'elle autorise à s'occuper d'elle en dehors de sa mère.

Il ne put qu'acquiescer en silence à ses propos, reposant ses yeux sur le petit corps qui se soulevait en douceur au gré de sa respiration.

- S'il-vous-plaît House, acceptez de vous occuper d'elle le temps que ma fille soit hospitalisée, l'implora-t-elle à demi-mots. Je vous confierai les clés de la maison de Lisa s'il le faut pour ne pas perturber les habitudes de Rachel, je vous indiquerai tout ce que vous aurez à savoir mais s'il-vous-plaît, ne la laissez pas seule. Elle n'accepte que vous, et même moi qui suis pourtant sa Grand-mère, je suis impuissante face à ça. Normalement, c'est Julia qui aurait du venir, c'est elle que Lisa a désigné comme tutrice légale de sa fille s'il lui arrivait quelque chose. Mais elle ne pouvait pas faire le déplacement, et elle était tout à fait consciente que personne ne pourrait mieux consoler Rachel que vous.

Il reporta son attention sur Arlène, serrant toujours la main de la fillette dans la sienne.

- Vous croyez vraiment que j'y arriverai ? La questionna-t-il alors, un sentiment incertain traversant son corps entier à cet instant.
- Avant, vous n'étiez qu'un sale con. Mais en fréquentant Lisa, vous avez changé. Et ne le niez pas, vous vous êtes attaché à la petite. Nombre de fois, ma fille m'a avoué vous avoir retrouvé avec la petite sur le torse, tous les deux endormis. Et depuis leur déménagement, à chaque fois que j'ai eu Rachel au téléphone, elle me demandait des nouvelles de son Pirate puisque Lisa a totalement coupé les ponts avec Princeton.

Un léger sourire se déposa sur les lèvres du médecin tandis qu'il repensait aux moments qu'il avait passé avec l'enfant lorsqu'il était encore en couple avec Cuddy. Des moments de réelles intimités, dont peu de personnes connaissaient l'existence. Apparemment, quatre en tout : Cuddy, Rachel, House bien sur, et maintenant Arlène.

- Vous avez beau être la pire enflure que j'ai jamais connu, c'est de vous qu'elle a besoin. Il n'y a que vous pour s'occuper d'elle. Je resterais quelques jours avec vous dans la villa de Lisa pour vous montrer tout ce qui pourra vous servir, mais je ne pourrais pas trop rester sur Boston, j'ai des choses à faire à Princeton. Mais j'en suis certaine, avec vous elle sera entre de bonnes mains.

Il la gratifia d'un nouveau faible sourire, tandis qu'elle s'éloignait à pas de velours.

- Les médecins m'ont prévenu qu'elle pourrait sortir dès qu'elle se serait reposée un peu. Je vais signer les papiers pour qu'à son réveil, vous puissiez la ramener chez elle.

Puisqu'une réponse de la part de l'infirme n'était pas nécessaire, elle quitta la pièce pour se charger de la paperasse, tandis qu'il demeurait toujours prisonnier de la poigne de la petite.

Durant un instant, il lui sembla halluciner. Après tout, il se souvenait avoir vidé le restant de ses comprimés de Vicodin dans sa main et avoir voulu les avaler d'un coup. Et si son esprit lui jouait encore des tours ? Et si son cerveau avait volontairement choisi de lui faire croire que tout ça était vrai ?

TBC ...