Voilà voilà les gens, je suis de retouuuuur :D Je ne vous ai pas trop manqué au moins ? A la base, j'avais prévu de poster ce chapitre hier, et aujourd'hui vous auriez eu le droit à la deuxième partie & fin de "What doesn't kill you makes you stronger". Mais j'ai manqué de temps hier pour y mettre en ligne, mais voilà mon erreur réparée ! Du coup, vous devrez attendre demain pour la suite que vous attendez. Mais c'est toujours mieux que rien non ? ;)
Quoi qu'il en soit, je suis ravie que cette fiction semble vous plaire. Je dois avouer que je prends vraiment plaisir à l'écrire, d'autant plus lorsque j'écris des scènes où ils sont tous les trois, ou bien celles entre Lisa et House. Certes, House peut parfois sembler plus tendre qu'il ne l'a toujours montrer, mais ne le serait-il pas si cela arrivait réellement à sa Lisa ? Et puis, vos pressentiments au sujet du document était-ils bons ? Vous allez très vite le savoir ! ;) Vous devriez être content, cette fois-ci mon cliffhanger est moins gros que d'ordinaire. Mais ne vous réjouissez pas trop vite, parce que justement vous ne savez pas ce qui se trouve ensuite, et moi je peux vous dire que MAMAMIA ! [Et là, vous allez avoir envie de me tuer. Pourquoi il a fallu que je dise ça ? ._.]
Allez, je vous laisse lire tranquille, et n'hésitez pas à poster une petite review au passage, l'auteur adoooooore ça ;)
See ya people !
Chap' 8
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle alors tandis que son majeur parcourait le reliure dorée du document.
- Album photo de la FAC. Alors ce soir, pas de télé, déclara-t-il en lui adressant un clin d'œil accompagné de haussements de sourcils. Ce soir, tu vas te replonger dans tes souvenirs étudiants.
Elle sourit alors, et se rapprocha de lui. Sans même demander ou attendre la permission, elle posa sa tête sur le torse du médecin, alors qu'il enroula son bras autour de ses épaules. Puis, album en main, il ouvrit la première page, où une sublime écriture calligraphiée indiquait « Lisa Cuddy, Faculté de Médecine du Michigan. 1985.». La jeune femme s'attarda quelques instants sur la page, comme pour s'imprégner de ces mots écrits bien des années auparavant par elle, d'après ce que lui disait House. Puis elle fit glisser ses doigts sur le papier, avant de tourner la page, découvrant ainsi la première photo.
Une jeune fille, des boucles ébènes qui tombent en cascade sur ses épaules en partie dénudée. Un débardeur assez large, un décolleté plongeant mais pas trop provoquant, accompagné d'un short en jean qui subliment ses hanches parfaites. Des lunettes de soleil opaques qui dissimulent ses yeux, mais un sourire éclatant et tout bonnement rayonnant. Avec pour image d'arrière plan, un soleil brûlant et un parc universitaire. Elle semble jeune, et débordante de vie.
- Tu avais tout juste dix-sept ans, annonça-t-il alors. C'était le jour de ton arrivée à la FAC, tu venais de déposer tes valises dans ta chambre universitaire. C'est ton père qui avait pris ce cliché, avant de devoir retrouver ta mère et ta petite sœur dans votre maison. Il est mort quelques temps plus tard ...
Elle affichait un léger sourire, ses yeux ne quittant pas des yeux un seul instant le cliché. Elle avait l'air si joyeuse sur cette photographie ! Mais pourquoi Diable avait-il fallu qu'elle oublie tout de sa vie, y compris des moments comme ceux-ci ? A présent elle n'avait plus de père, et plus de souvenirs de lui. Plus rien de la présence qu'il avait eu dans sa vie, plus aucune trace de lui. Pourtant, sur le papier glacé, elle paraissait si heureuse de partager cet instant en sa compagnie ...
- Et je peux te jurer qu'à peine tu avais mis un pied sur le campus, déjà tu faisais tourner toutes les têtes, déclara-t-il d'un ton plus sérieux que jamais. Aucun jeune homme qui croisait ta route ne pouvait s'empêcher de se laisser prendre entre tes griffes.
Cette fois, un petit rire s'échappa de ses lèvres, tandis que sa tête glissait un peu plus contre le torse du médecin. Il avait un tel don pour la rassurer de par ses paroles, pour la faire rire à n'importe quel moment et sur n'importe quel sujet, qu'elle ne s'ennuyait jamais avec lui.
Cliché suivant. Cette fois, la même jeune fille, mais attablée devant une pile gigantesque de livres, et plongée dans l'un d'eux. Ses cheveux bruns sont relevés en une queue de cheval haute, quelques mèches s'échappant toutefois de la prise de l'élastique. Les yeux plissés, elle semble concentrée sur le texte qu'elle étudie. Ses mains appuyées sur ses joues, elle ne se doute pas même que quelqu'un immortalise l'instant.
- Ça faisait tout juste deux semaines que les cours avaient démarré, que tu te plongeais déjà corps et âme dedans, se moqua-t-il gentiment. La preuve, tu n'avais pas même remarqué que l'assistant de la bibliothécaire te dévorait du regard.
- C'est vous qui avez pris la photo alors ? Demanda-t-elle, quittant un instant la photo pour planter son regard dans celui du Diagnosticien.
Il sourit aussitôt, et hocha la tête en contemplant la jeune femme puis le cliché.
- Bien sur, j'avais une place privilégié depuis mon bureau, tu étais installée juste devant moi, pile dans ma ligne de mire, expliqua-t-il. Et comme tu étais plus concentrée que jamais sur tes cours, je savais que tu ne me remarquerais pas.
- Comment s'est-on rencontré alors ? Lui demanda-t-elle, souriant largement face au récit du médecin sur cette époque.
Il caressait distraitement l'épaule de la jeune femme, sans même vraiment s'en rendre compte.
- Troisième jour de cours. Tu es passée à la librairie, tu m'as tendu ton programme, je t'ai à peine regardé, narra-t-il doucement en la rapprochant un peu plus encore de lui. J'ai parcouru vaguement la feuille des yeux, et je t'ai dit que tu étais trop ambitieuse, toujours prête à en découdre et que tu aimais la fête. Tu as prétendu que je disais n'importe quoi, je t'ai répondu que ton emploi du temps était surchargé, que tu ne prenais jamais avant 11h, et que ceux qui prenaient le cours du professeur Lamb avaient en général quelque chose à prouver. Parce que le professeur Seagle couvrait le même programme mais notait plus large. C'est la première discussion qu'on ait eu, la première d'une longue série …
Son visage rayonnait réellement, buvant chacune de ses paroles, chacun de se mots. Elle essayait d'imaginer comment avait pu se dérouler la scène, à l'aide des informations qu'il venait de lui fournir. Il ne put s'empêcher de sourire en constatant l'effet qu'avait son récit sur elle, et se décidé à tourner la page afin qu'ils regardent la photographie suivante.
Nouvelle image, nouveau récit. Le parc de la Faculté, un jour fort ensoleillé. Assise en tailleur sur l'herbe, elle est simplement vêtue d'une robe fine aux imprimés estivaux, une paire de spartiates blanches aux pieds. Ses boucles volent au vent, sublimant son visage angélique. Un large sourire illumine ses lèvres, elle laisse entrevoir ses dents blanches, sans doute est-elle en proie à un fou rire des plus preneurs.
- Ce jour-là, tu avais décidé de laisser un peu de côté tes bouquins pour passer du temps avec tes amis, expliqua-t-il alors, sans même qu'elle n'ait besoin de lui demander. Mon colocataire sortait avec la tienne, et comme ils devaient se retrouver, ils avaient décidé de nous présenter. Et pendant qu'ils se bécotaient, on en a profité pour discuter pour discuter le plus naturellement du monde, comme si on se connaissait déjà depuis des années. Quand j'ai pris cette photo, on venait tout juste de leur jouer un sale tour pour se venger de leurs exubérantes preuves d'amour en public. Tu riais aux éclats, et je n'ai pas pu m'empêcher de réaliser ce cliché.
Elle demeurait silencieuse, s'abreuvant littéralement de ce qu'il lui contait. Et à ce qu'elle en comprenait, leur complicité était d'ores et déjà présente à l'époque, ce n'était pas une chose nouvelle, post-accident entre eux. Voilà sans doute pourquoi elle se sentait si bien à ses côtés, voilà sans doute pourquoi en sa présence elle avait moins peur et plus confiance.
- A la suite de ça, tout le campus était persuadé que le grand séducteur et tombeur de ses dames Gregory House avait fait craquer la réservée mais diablement sexy Lisa Cuddy, poursuivit-il, non sans bomber le torse.
- Et nous sortions ensemble ? Le questionna-t-elle, mordillant sa lèvre inférieure.
- A ce moment là non, pas encore. Tu savais te faire attendre, te faire désirer. Contrairement à ce que les autres pensaient, tu étais bien loin d'être une proie facile. Tu pouvais être une vraie tigresse lorsqu'il le fallait, bien qu'en cours tu passais pour l'élève studieuse qui n'avait rien à se reprocher.
Elle rejeta ses cheveux en arrière, riant doucement. Il avait une façon si particulière de présenter les choses, qu'elle ne pouvait s'empêcher de pouffer de rire. Après tout, qui vous annoncerait de telles choses de façon aussi directe en dehors de lui ? Personne, et c'était une des choses qu'elle aimait chez lui et dont, elle en était sûre, elle avait toujours aimé chez lui. Il passèrent au cliché suivant, toujours l'un blotti contre l'autre.
Cette fois, les deux jeunes gens se trouvent dans un amphithéâtre, assis l'un à côté de l'autre. Ils se dévisagent, comme s'ils menaient un combat de regard. Ses vêtements à lui sont froissés, tandis que ceux de la Demoiselle sont bien repassés. Tout semble les opposer, pourtant cette lueur dans leurs yeux prouve le contraire. Tous ceux qui les entourent n'ont plus d'importance pour eux, ils ne pensent qu'à une chose, conserver ce contact visuel qu'eux seuls savent entretenir.
- Cours d'Endocrinologie, précisa-t-il. Au début, tu m'en voulais de m'être installé à côté de toi parce que ce qui se racontait à mon sujet n'était pas très reluisant. Qui plus est, je trichais sur toi parce que sous ton apparence de femme fatale, tu étais réellement intelligente. Tu l'es toujours d'ailleurs.
Elle rougit à la suite de son compliment, ses joues s'empourprant d'une couleur aussi pivoine que peut l'être une tomate arrivée à maturité. Il le remarqua bien assez vite, et promena son pouce sur son visage, tout en douceur.
- Qui a pris cette photo ? Le questionna-t-elle, son visage toujours rougie.
- Sandy, ta coloc', annonça-t-il en souriant largement. Cette peste n'arrêtait pas de nous charrier sous prétexte que je n'avais d'yeux que pour toi, chose que l'on niait constamment bien sur. Alors pour nous prouver le contraire, elle a décidé de nous prendre en photo durant un cours, discrètement.
Un sourire illuminait les lèvres de la jeune femme, pendant que son doigt caressait la surface plastifiée protégeant les clichés en papier glacé. C'était si agréable de découvrir de la sorte leur passé commun, de voir que déjà à l'époque, une certaine complicité les unissait d'ores et déjà. Jamais elle n'aurait imaginer qu'ils aient partagé tant de choses à la FAC !
- Si je ne me trompe pas, rien qu'à voir cette photo, elle n'a pas du cesser de nous charrier, dit-elle en riant.
- Bien deviné Sherlockette ! Déclara-t-il après lui avoir adressé un charmant clin d'œil. Elle a redoublé d'intensité, et elle ne nous lâchait plus avec ça.
Il tourna la page, ses yeux s'ancrant aussitôt sur le cliché. Elle y était si sublime …
Des boucles brunes bien dessinées, un visage cristallin sublimé par un maquillage sans excès. Un T-shirt large glissant de son épaule droite, la dénudant ainsi, et laissant apparaître un petit bout de son opulente poitrine. Un leggin noir, dessinant ses hanches sublimes. Un homme est à ses côtés, la tenant par la taille. Il arbore un T-shirt d'un groupe de rock célèbre de l'époque, et un jean troué. Il est plus vieux qu'elle, mais peu leur importe. Elle sourit largement, il la regarde du coin de l'œil. Ils marchent dans une allée, sans prêter attention aux autres étudiants vêtus aux couleurs de l'équipe de baseball de leur université.
- Tu avais accepté de m'accompagner au match de baseball, et Sandy a profité de notre manque d'attention pour nous prendre encore une fois en photo avec son polaroid, raconta-t-il en souriant doucement, en repensant à ce jour-là. Je crois même que si Sandy a autant tenu à venir avec nous au lieu de rester dans les vestiaires pour attendre Daniel comme à son habitude, c'était juste pour pouvoir voir ce qu'on faisait.
Elle se passa à nouveau la langue sur les lèvres, souriant largement. Elle posa son regard sur le cliché suivant, et cessa de respirer un instant. Si elle s'était attendue à ça …
Ils sont assis sur des sièges en plastique, l'un à côté de l'autre. Ils ne sont que peu intéressés par le match, préférant s'occuper avec un « combat de bouches ». Lèvres contre lèvres, ils ont les yeux clos. Les mains de Lisa semblent chatouiller la nuque du jeune homme, pendant qu'il la retient par les hanches. Autour d'eux les universitaires sont tous debout, sans aucun doute pour féliciter leur équipe d'une belle action de jeu.
- Apparemment, on a pas du faire très attention au match, fit-elle en riant doucement.
- On avait bien plus important à faire, lâcha-t-il en la fixant, les yeux dans les yeux.
Bien malgré elle, elle se mit à bailler. Un furtif coup d'œil sur l'horloge posée au dessus de la cheminée, et ils constatèrent qu'il était déjà presque minuit. Ils n'avaient pas même vu le temps passé !
- Tu devrais aller dormir, on finira l'album demain si tu veux, proposa-t-il avant de lui adresser un clin d'œil charmant.
Elle hocha doucement la tête et se leva, avant de tendre la main pour qu'il en fasse de même. Ils éteignirent les lumières en sortant de la salle, et House embrassa le front de la jeune femme devant le seuil de sa chambre. Ils se saluèrent amicalement, avant de se glisser dans leurs lits respectifs.
Cette nuit-là, Lisa parvint à dormir avec moins de difficultés que d'ordinaire. Elle ne batailla pas pour trouver le sommeil, celui-ci vint la trouver assez vite. Ses boucles entourant son visage cristallin, son oreiller retenu contre elle, elle gagna les bras de Morphée, un large sourire aux lèvres. Elle avait réellement passé une agréable soirée en compagnie de House. Certes, il avait été forcé de lui raconter l'histoire de chacune des photographies, mais cela n'avait pas paru le déranger. Elle avait adoré être blottie contre lui tandis qu'il lui contait leur passé à l'université. Elle ne lutta pas même contre ses yeux qui se refermèrent tous seuls, après tout elle en avait bien besoin. Et cette nuit-là, elle rejoignit le monde onirique plus vraisemblable que jamais ...
TBC ...
