Suite à la demande de ma chouchoute Jo' (Alias Josam :D), je poste un chapitre. Heureux, non ? Et comme vous pourrez le remarquer, il est relativement court. Pas par manque d'inspiration rassurez-vous, mais à cause de .. A cause de ... [Allez, vous savez parfaitement le mot qui suit, dîtes le !] Oui oui, à cause d'un de mes fameux cliffhangers ! D'ailleurs, si vous pouviez garder vos briques pour vous et évitez de me les lancer à la figure, ça m'arrangerait ! [Si si, je vous le promets, j'veux rester en vie !]. Du coup, pour me faire pardonner et après l'avis de ma Jo', il a été décidé qu'exceptionnellement je ferrai un double post aujourd'hui. Un OS va donc être en ligne d'ici peu, pour votre plus grand plaisir ! [Vous m'aimez un max là, n'est-ce pas ? Idolâtrez-moi, c'est trop bon :D]. Allez allez, je ne vous retiens pas plus longtemps et je vous laisse lire ce chapitre, certes court, en espérant qu'il vous plaise quand même et que vous en m'en vouliez pas trop pour le cliffhanger de fin ! ;)
See ya people :D


Chap' 12

- Hey Lisa, ça va ? Demanda-t-il d'une voix peu assurée -ce qui lui ressemblait si peu-, sa main dans le sienne.
- Je … Parvint-elle simplement à répondre.
- Tu as eu une absence qui a duré presque trois minutes entières
, expliqua-t-il en caressant son échine. Tu as besoin de te reposer, on rentre. Rachel on y va, le navire retourne au port !

A l'entente de son prénom, l'enfant accourut toute souriante, et attrapa la main du médecin tandis que de l'autre, il soutint Cuddy qui n'avait pas encore retrouvé toutes ses forces. Après avoir brièvement salué Rebecca et sa fille, il accompagna Lisa jusqu'à la voiture, et l'aida à prendre place sur son siège, avant d'attacher la fillette à l'arrière. Il conduisit ensuite prudemment jusqu'à la villa, et envoya la fillette directement dans sa chambre, après lui avoir promis qu'ils commanderaient ce qu'elle désirerait pour le déjeuner sitôt il aurait discuté avec sa mère. Puis il ouvrit la porte côté passager, et aida la jeune femme à sortir du véhicule, toujours dans un état second. Il la guida dans sa chambre à elle, et la fit s'asseoir sur le lit avant s'installer à ses côtés, et de prendre ses mains dans les siennes. Là, sa main s'attarda dans les boucles ébènes de celle-ci tandis qu'il la fixait, toujours aussi inquiet.

- Vu la mine que tu affichais durant ton absence, et ton regard une fois que tu es revenue à toi, tu as du voir quelque chose, dit-il doucement. Dis moi ce que c'était, je t'aiderai à mieux comprendre …

Elle releva la tête, les yeux baignés de larmes. Il enroula ses bras autour d'elle, sa main parcourant son échine. Il le voyait parfaitement, quelque chose au parc l'avait totalement perturbé. Avait-elle revécu une partie de son passé ? Cela expliquerait amplement l'état dans lequel elle se trouvait à présent.

- Cette mère a dit quelque chose à ton sujet ?
- Non …
- Alors dis moi ce qui te met dans cet état. Ce que je t'ai dit hier plus brutalement que je ne l'aurais voulu ?

Elle nia d'un signe de tête, toujours blottie dans les bras du médecin. Il le sentait, son corps entier était tendu, ce n'était pas le moment de la laisser seule, il devait réellement chercher à savoir ce qui s'était passé.

- S'il-te-plaît Lisa, tu dois me parler de ce que tu as vu, murmura-t-il à son oreille, se voulant rassurant. Je pourrais t'aider à comprendre, mais il faut que tu me parles. Je sais qu'hier je n'ai pas été tendre mais … J'avais horriblement mal, et ça a été plus fort que moi, je t'ai envoyé baladé. Mais ce n'est pas ce que je voulais, tu peux me croire …

Elle hoqueta, et il resserra sa prise sur elle, afin de lui prouver qu'il ne la laisserait pas tomber.

- Cette femme, lorsqu'elle m'a dit le prénom de sa fille … J'ai ressenti quelque chose d'étrange en moi … Commença-t-elle, cherchant ses mots au fur et à mesure, et parlant lentement. Comme si subitement, je n'étais plus au parc mais … Dans un hôpital …

Il embrassa le sommet de son front, l'invitant à poursuivre en continuant de parcourir son échine en douceur.

- Je tenais un bébé dans mes bras, qui devait être le mien … Puis la mère biologique a changé d'avis et … Tout autour de moi s'écroulait … Sanglota-t-elle, les larmes dévalant à nouveau ses joues à une vitesse fulgurante. Elle me retirait ce que j'avais toujours désiré, alors que j'étais si près du but … Et puis, je suis rentrée … chez moi il me semble … Dans cette chambre pour enfant, à pleurer adossée contre le mur et … Vous êtes arrivé …

Il prit une grande inspiration, comprenant tout à fait de quoi elle parlait. Il n'y avait aucun doute, elle avait revécu l'adoption ratée de Joy, voilà ce qui l'avait mis dans un tel état !

- Vu le temps qu'a duré ton absence, tu as du entendre à nouveau ce que je t'ai dit, et ce que tu m'as répondu, je me trompe ? Tu m'en as voulu à un tel point ...
- Et puis .. Vous m'avez embrassé .. On s'est embrassé …

Il stoppa un instant ses caresses, ne sachant comment elle réagirait à ce baiser échangé quelques années plus tôt.

- Alors tu sais maintenant ce qu'être mère représentait pour toi, dit-il, après avoir ancré son regard au sien. Une fois de plus je t'avais poussé à bout, tu étais si fragile, et je pensais que c'était la meilleur façon de te faire retrouver confiance en toi …

Elle ne répondit rien, se contentant de s'enfoncer davantage dans les bras de l'infirme. Il embrassa à nouveau son front, et lui adressa un léger sourire.

- En tout cas, tu retrouves peu à peu la mémoire, c'est bon signe, poursuivit-il. Mais si elles pouvaient éviter de se manifester en absences comme celle que tu as eu, ça m'arrangerait. Car qui sait ce qui pourrait t'arriver suivant la situation dans laquelle tu te trouves.

Elle hocha la tête, et laissa échapper un petit bâillement. Il la fit alors s'allonger, et l'enveloppa sous les draps.

- Ça t'as épuisé, tu devrais te reposer un peu. Pendant ce temps, je me charge de Rachel, je viendrais te réveiller lorsque nos commandes seront livrés, assura-t-il avant de déposer un baiser sur sa joue puis de se diriger vers la porte.

Elle n'opposa aucune résistance, et reposa sa tête sur l'oreiller. Rapidement elle ferma les yeux, et ne tarda pas à s'endormir, ses émotions l'ayant en grande partie vidée de ses forces. Pendant ce temps, House s'occupa de Rachel, et ensemble ils décidèrent où ils réserveraient le repas du déjeuner.

Une bonne heure plus tard, la silhouette boiteuse de House fit son apparition dans la chambre de la jeune femme, avant qu'il ne prenne place sur le bord du lit. Maladroitement, il posa sa main sur son épaule, et entreprit de la réveiller en douceur, sans la brusquer.

- Tu as faim ? Lui demanda-t-il doucement lorsqu'il vit l'un de ses yeux s'ouvrir péniblement. Le livreur est arrivé, on a commandé chinois. Mais tu n'es pas obligée de venir, si tu veux dormir encore un peu, je te ferais réchauffer ton repas en temps voulu. Sinon, je peux te l'apporter au lit, c'est pas un soucis …

Elle fit non de la tête, et s'extirpa de sous la couette en se frottant les yeux. Il lui adressa un léger sourire, et elle le suivit jusque dans le salon où ils s'installèrent sur le canapé, leur commande étalée devant eux sur la table basse. Ils mangèrent tranquillement, mais parlèrent peu sous prétexte qu'ils avaient la bouche pleine.

Deux semaines passèrent, durant lesquels la jeune femme retrouva peu à peu le sourire. Certes, elle en voulait toujours un peu à House de son annonce brutale concernant l'adoption de Rachel, mais la pilule avait fini par passer un peu plus facilement, et elle était passée à autre chose. Quant à lui, il veillait comme toujours sur la Demoiselle, et s'occupait de Rachel de temps à autre. Il était d'ailleurs rassuré, Lisa n'avait pas eu de nouvelles absences ou de violents flashbacks, mais malheureusement pour lui sa mémoire restait au point mort. Il lui racontait parfois des petits détails de sa vie, histoire qu'elle en sache un peu plus sur elle. Toutefois il n'aimait pas réellement cette idée, car ainsi, elle se fabriquait ses anciens souvenirs, ils ne lui revenaient pas en mémoire tel quel. Quant au baiser qu'ils avaient partagé -enfin du moins, qu'elle avait entrepris et qu'il avait plus ou moins subi-, ils n'avaient pas vraiment osé en parler, la chose étant encore un peu trop 'fraîche' et épineuse pour le moment.

Ce jour-là, il lisait une revue médicale affalé sur le canapé. Rachel était chez une amie, ils n'étaient que tous les deux dans la villa. L'heure du déjeuner approchant à grands pas, Lisa avait décidé de préparer elle-même le repas. Au menu, une partion de lasagnes à la viande pour House, et une aux légumes pour elle. Le tout, faits maison bien entendu.

Alors qu'elle tranchait les courgettes en lamelles minces, la lame glissa et vint riper sur son majeur. Dans un premier temps, elle ne ressentit pas de suite la douleur, mais lorsqu'elle remarqua le sang couler sur la surface boisée du comptoir, son visage pâlit brusquement. Elle attrapa un torchon, enroula son doigt à l'intérieur et se tourna vers l'évier, avant d'y faire couler de l'eau. Elle retira la serviette, et plaça sa main sous l'eau pour nettoyer la plaie. Sang et eau se mêlaient dans le réceptacle, son visage perdait peu à peu des couleurs, et elle ne tarda pas à s'effondrer au sol, inconsciente.

Interpellé par le son provenant de la cuisine, House s'y rendit aussi vite qu'il put, appuyant un peu trop sur sa jambe droite. Il coupa l'eau, s'accroupit au sol, et prit la jeune femme contre lui. Il remarqua alors son doigt, et attrapa à nouveau le torchon qu'il noua autour de son doigt. Il s'occuperait de sa plaie plus tard, il fallait d'abord qu'elle se réveille.

Elle est chez elle, toute seule, à achever ses derniers dossiers. Ces derniers temps elle est plutôt préoccupée, mais peu importe, elle essaie de penser à autre chose. Elle s'apprête à terminer le travail qu'elle a rapporté, mais ressent une brusque douleur dans son bas-ventre. Comme elle le peut, elle se dirige dans la salle de bain, à la recherche d'un quelconque antidouleur qu'elle pourrait prendre. Mais à peine a-t-elle le temps de se mettre sur la pointe des pieds pour attraper le flacon, qu'elle sent un liquide couler le long de ses cuisses ...

TBC ...


Vous m'accordez la vie sauve j'espère ? Sinon, vous ne saurez pas ce qu'il se passe dans la suiteeee ! [Oui c'est du chantage, mais c'est pour protéger ma propre vie, alors c'est autorisé !].