Je vous l'accorde, vous avez le droit de m'en vouloir pour avoir autant tarder à poster ce chapitre, ou quelque chose d'autre. Mais attention *roulements de tambour* j'ai une excuse en béton ! C'est la faute à EmeuX ! (Et BAM ma petite marmotte vache fan de Disney, tu croyais réellement que j'allais pas te dénoncer et que j'allais tout prendre sur mon dos ? Dans tes rêveeees !. Elle tarde tellement à me poster des reviews, que du coup je me dis que si je poste, son retard va être encore plus grand alors bon, j'ai tellement pitié pour elle ... Donc voilà voilà pourquoi je me suis autant fait désiré ! Mais ma Chouquette (On ne confond pas, je ne parle plus d'Emeux là, mais de Josam !) méritait largement que je lui accorde une publication, c'est donc chose faite ! D'autant plus que cette fois-ci, le chapitre est relativement long, vous comprendrez très vite pourquoi. Et on ne me tue pas à cause de la fin hein ? Sinon, vous n'aurez plus aucune suite ! (Chantage, quand tu nous tiens ;)).
Allez allez, je ne vous retiens pas plus, et je vous laisse savourer -ou non- ce chapitre ! N'hésitez pas à reviewer, je ne vous mangerai pas, au contraire qui sait, je vous offrirais peut-être des pancakes ou des cookies !
See ya people ! :D
Chap' 13
Mais à peine a-t-elle le temps de se mettre sur la pointe des pieds pour attraper le flacon, qu'elle sent un liquide couler le long de ses cuisses. Elle baisse les yeux, et hoquette de stupeur en découvrant son bas de jogging imbibé de sang. Ses jambes tremblent, elle s'effondre sur le sol dans une marre écarlate. Les larmes emplissent ses joues, elle a affreusement mal. Elle le sait, elle le sent. Elle vient de perdre le fœtus qu'elle se réjouissait d'avoir réussi à obtenir grâce sa FIV, au beau milieu de sa salle de bain, seule et totalement impuissante. Elle n'arrive pas à s'en remettre, ses sanglots la secouent vivement.
Elle finit par ouvrir les yeux, et son regard se posa directement sur le visage du médecin penché au dessus d'elle. Il laissa échapper un soupir de soulagement, et remonta la jeune femme contre lui, avant d'enrouler ses bras autour d'elle et de nicher sa tête au creux de sa nuque.
- Tu m'as fait une belle frayeur Lisa ! Avoua-t-il en la berçant doucement contre son torse.
Une larme roula le long de la joue de la jeune femme, tandis qu'elle s'enfonçait dans les bras musclés du Diagnosticien. Tout comme au parc, elle avait revécu toutes les émotions, les sensations du moment, et n'avait donc plus aucun doute sur la véracité de ce souvenir.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda-t-il en indiquant le doigt blessé de la jeune femme.
Elle poussa un long soupir et grimaça.
- Je me suis coupée en préparant les légumes, fit-elle faiblement, pas encore totalement remise de ses émotions. J'ai voulu rincer la plaie mais … voir le sang … Je sais pas ce qui s'est passé ensuite, j'étais dans une salle de bain …
Elle n'eut même pas la force de poursuivre, son visage inondé par un torrent de larmes. Cette image d'une Lisa aussi fragile le bouleversa totalement, lui l'homme réputé pour avoir un cœur de pierre. Il raffermit sa prise autour de la jeune femme, et déposa un baiser sur le sommet de son crâne.
- C'est … A cause de … Ça … que … j'ai adopté ? Balbutia-t-elle, en proie à une violente crise de larmes.
Il l'aida à se relever, la conduisit dans la salle d'eau, l'installa sur le bord de la baignoire et attrapa un tabouret posé non loin de là avant de se mettre à examiner sa blessure. Il n'avait pas besoin d'explications au sujet de ce que signifiait son 'ça', il avait parfaitement compris où elle voulait en venir.
- En partie. Tu te souviens de ce que le prénom 'Joy' avait évoqué en toi au parc l'autre jour ? Lui demanda-t-il, ses yeux ancrés dans les siens dans l'attente d'une quelconque réponse qu'elle lui fournit par un simple hochement de tête. Tu te souviens des paroles que tu as eu ? Tu avais décidé d'abandonner, comme tes FIV, parce que tu avais trop souffert. En tout, tu en as fait 3. Deux ont échoué et la troisième, tu as sans doute vu comment ça a fini …
Elle frissonna, l'image s'imprimant à nouveau durant quelques secondes dans son esprit. Il remarqua son mal-aise, et reconcentra son attention sur son majeur. Mieux valait-il changer de sujet s'il ne voulait pas la mettre dans un état pire que celui dans lequel elle était actuellement.
- Ce n'est pas très profond, mais tu vas avoir besoin de quelques points de suture, lui expliqua-t-il doucement. Pas besoin d'aller à l'hôpital, tu as tout ce qu'il faut ici, je peux te les faire moi.
Elle acquiesça timidement, ses larmes barrant toujours sa gorge. Elle ferma les yeux, tentant vainement de faire abstraction de son dernier souvenir en date. Lorsqu'elle les rouvrit, son regard croisa celui du Néphrologue, et elle esquissa un léger sourire pour le rassurer sur son état, sourire qu'il lui rendit aussitôt.
Il se leva ensuite, attrapa le matériel nécessaire, puis se réinstalla à sa place précédente. Après avoir endormi localement la jeune femme, il s'attela à la 'réparation' de son doigt blessé, avant de déposer un doux baiser sur la suture, le plus innocemment du monde, sans arrières pensées. Peu à peu elle parvint à se calmer, adoptant une respiration quasi-normale. Elle le remercia d'un sourire gratifiant, et il prit place à ses côtés sur le rebord de la baignoire avant d'enrouler ses bras autour d'elle et de l'inviter silencieusement à se blottir contre lui. Elle ne se fit pas prier, et nicha sa tête au creux de son cou, fermant à nouveau les yeux.
Tout contre lui, elle se sentait mieux, protégée de tout et de tous. Dans ses bras, elle se sentait en sécurité, elle se sentait tout simplement bien. Elle releva la tête vers lui, admirant un instant le visage de l'homme. Elle se mordillait la lèvre inférieure, se retenant d'embrasser son 'ami'. Elle en avait envie, qui sait même elle en avait besoin, mais elle n'osait pas. De peur qu'il la repousse, de peur qu'il s'éloigne à nouveau d'elle.
- House … Je peux vous poser une question ? L'interrogea-t-elle, la voix quelque peu tremblante et ses dents se plantant dans ses lèvres sous le coup de la nervosité.
- Oui bien sûr vas-y … L'invita-t-il à poursuivre en caressant doucement son avant-bras.
Elle releva la tête, afin de planter son regard dans le sien. Puis, elle prit une grande inspiration, et se jeta à l'eau.
- Il y a deux semaines environ, j'ai rêvé de l'université. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, mais j'ai revécu quelque chose, expliqua-t-elle, peu assurée. Je nous ai vu étudiants, à ce match dont vous m'aviez montré une photo. Alors j'aimerai savoir … Ma première fois … C'était avec vous, n'est-ce pas ?
Le médecin fut surpris de la réponse, mais hocha la tête, les souvenirs lui revenant en mémoire. Oh oui elle lui avait offert sa première fois, un moment délicieux …
- Oui, c'était avec moi, durant le match, répéta-t-il. Tu as vraiment revécu cette scène ?
Elle acquiesça, et il la serra un peu plus contre elle.
- Alors on est bel et bien sorti ensemble à l'époque? Demanda-t-elle, maintenant décidée à en savoir un peu plus.
- Jusqu'à mon départ subite de la FAC oui. Après ça, tu m'en as terriblement voulu.
- Subite ? S'étonna-t-elle. Et pourquoi j'aurais pu vous en vouloir ? Vous m'aviez trompé ?
- On avait passé la nuit ensemble, et le lendemain à ton réveil, j'avais disparu. Plus aucunes de mes affaires n'étaient dans la chambre et je ne t'avais pas prévenu, raconta-t-il. Je n'avais prévenu personne en fait. On m'avait renvoyé pour une tricherie idiote, je devais quitter les lieux au plus vite. Du coup, pendant des années, tu m'en as voulu de ne pas t'avoir prévenu.
- C'était tout normal que je sois au courant si nous avions passé la nuit ensemble ! S'insurgea-t-elle.
Il laissa échapper un soupir, et referma davantage ses bras autour d'elle.
- Si je t'avais annoncé mon départ, tu aurais pleuré, annonça-t-il. Je voulais profiter de cette nuit comme de toutes les autres, que tu souries, que tu te comportes comme d'habitude, et non pas que tu t'appitoyes sur mon départ.
Sur ce point-là, il n'avait pas tord. Si à cette époque et alors qu'ils passaient la nuit ensemble, il lui avait annoncé qu'il partait et ainsi qu'ils seraient séparés, elle aurait sans aucun doute pleuré un bon paquet, et n'aurait pas profité pleinement de chaque seconde, de chaque instant, en toute insouciance. Certes, elle n'avait pas vraiment de souvenirs de leur relation au campus, mais à ce qu'elle avait pu en juger sur les photos de son album de l'époque, ils étaient réellement attachés à l'autre. Il avait été sa première fois, elle avait senti toutes les émotions qui avaient accompagné ce merveilleux moment. Elle n'aurait donc pas pu apprendre son départ sans en être profondément touchée.
Elle hocha alors simplement la tête en réponse à ses propos, et ferma à nouveau les yeux tandis qu'il la pressait contre lui. Il humait avec délice l'odeur qu'elle dégageait, ce parfum de noix de coco grillée et de vanille qu'il aimait tant. Ses mains caressaient l'échine de la jeune femme, il en perdait la notion du temps. S'il le pouvait, il demeurerait des heures ainsi, à la sentir tout contre lui. S'il le pouvait, il l'embrasserait pour lui faire oublier tout ce qui faisait peur à la jeune femme, tout ce qui la hantait. Mais il s'était fait une promesse, et il n'était pas question de faire quoi que ce soit de la sorte. Alors il se retiendrait, pour le bien de Cuddy.
Il caressa distraitement sa main, se voulant rassurant. Il aurait bien voulu la prendre dans ses bras, la câliner doucement, lui montrer qu'il tait là pour elle. Mais il craignait qu'elle interprète mal son geste, et qu'une fois de plus elle tente de l'embrasser. Car cette fois, il n'aurait pas la force de la repousser à nouveau. Elle était bien trop fragile pour pouvoir supporter un nouveau rejet de sa part, il fallait à tout prix qu'il la ménage.
Elle ferma les yeux quelques instants, et se sentit à nouveau vaciller. Heureusement pour elle, il la maintint dans ses bras, empêchant ainsi son crâne de rencontrer brutalement la surface en céramique.
Assise devant un bain, elle découvre deux flacons de ce qu'elle lit être de la Vicodin. Son téléphone sort, elle se relève donc plutôt rapidement, les comprimés toujours en main. Trouvant ainsi un prétexte discret de s'en débarasser, de laisser cela loin d'eux.
- Je reviens, le prévient-elle en s'appuyant sur le rebord afin de se remettre debout, simplement vêtue d'un T-shirt masculin qui dissimule à peine ses cuisses de gazelle.
Elle se dirige vers la porte, prête à quitter la salle pour récupérer son mobile qui continue de beugler. Mais il tourne la tête vers elle, bien résolu à ce que cette matinée soit la leur.
- Ne réponds pas, lui demande-t-il de sa voix rauque mais néanmoins douce.
Elle se retourne vers lui, et indique la direction de la chambre avec son bras gauche.
- C'est peut-être important, lui rappelle-t-elle.
Il acquiesse faiblement, mais lui indique la baignoire.
- Ça aussi c'est important, assure-t-il en plantant son regard dans le sien.
Elle laisse échapper un petit soupir, tiraillée entre l'envie de savoir qui l'appelle ainsi que son motif, et celui de faire primer House et ce qu'ils sont en train de faire.
- Là tout de suite, on est plus important que l'hôpital, poursuit-il. Alors je propose qu'on coupe nos téléphones, pour qu'on ait la matinée rien qu'à nous.
Elle s'humecte la lèvre puis la mordille, ne sachant réellement que choisir. Elle brûle d'envie de tout laisser de côté, l'hôpital et ses responsabilités pour ne penser qu'à eux, mais d'un autre côté elle n'y parvient pas. C'est sans doute pour cette raison qu'on lui reproche souvent de favoriser sa vie professionelle en dépit de sa vie privée.
- Très bien, je vais l'éteindre, finit-elle par dire, un faible sourire aux lèvres pour lui prouver qu'elle obéit à sa demande.
Une nouvelle sonnerie retentit, mais peu importe, leurs regards ne se quittent plus.
- Merci, déclare-t-il simplement.
Il sait quel gros effort cela représente pour elle, elle le voit dans ses yeux. Mais il mérite bien qu'elle délaisse un peu l'hôpital pour ce qu'ils commencent tout juste à construire …
Elle quitte la salle d'eau, attrape son téléphone et, en résistant contre l'envie qui la démange de décrocher, elle coupe l'appareil et revient vers lui, avant de s'installer quelques instants sur le rebord de la baignoire. Elle rejette ses cheveux en arrière, tandis qu'il est penché au dessus du receptacle pour retirer les bouts de verre restants à l'intérieur.
- Tu y penses encore, annonce-t-il sans même avoir besoin de la regarder pour le savoir.
Cette 'qualité' la surprendra toujours. Il lit toujours en elle comme dans un livre ouvert, sans qu'elle n'ait besoin de dire quoi que ce soit. Il la connaît tellement, qu'elle ne peut rien lui cacher. Et cela fait partie des choses qu'elle aime en lui, des choses qu'elle ne trouve en personne d'autre que le Diagnosticien.
- C'est faux, ment-elle, pour 'sauver les apparences' et ne pas lui montrer qu'en réalité, elle est plus que préoccupée.
- Si c'est le cas, assure-t-il, plus certain de lui que jamais. Tu as éteint ton téléphone, mais tu te demandes encore « qu'est-ce que ça pourrait être ? ».
Elle tourne la tête vers lui, les mains en appui sur la surface en céramique si fraîche comparé à la température de son corps.
- « Quelle urgence va couler tout l'hôpital, continue-t-il, toujours sans la regarder, avant de finalement poser son regard sur elle, si je décide de prendre ma matinée ?»
Elle regarde à nouveau devant elle, et respire un bon coup, les yeux clos.
- Je suis désolée … S'excuse-t-elle avant de se remettre debout et de faire les cents pas en long et en large devant lui. L'Etat a réduit le budget du dispensaire. L'infirmier Jeffrey purge sa douxième mise à pied et Richardson menace de partir parce qu'il a été comme prisonnier dans l'hôpital pendant presque une semaine.
Il releve la tête vers elle, constatant ô grand combien tout cela la préoccupe.
- Richardson ? Répète-t-il.
- C'est notre seul neurochirurgien en ce moment donc il doit rester de garde tout le temps, sinon l'hôpital n'aura techniquement plus d'Unité d'Urgence, lui explique-t-elle.
- Et alors ?
- On devrait fermer les Urgences, et transférer tous nos patients des Soins Intensifs ailleurs.
- D'accord, arrête et tourne-toi, la coupe-t-il en s'aidant de la baignoire pour se relever.
- Pourquoi ? L'interroge-t-elle, un peu surprise par sa requête.
- Tu dois te détendre.
Il finit par la retourner lui même alors qu'elle a les yeux fermés, et pose ses mains puissantes sur ses frêles épaules, où il entame un petit massage avant de la guider vers la porte.
- Où va-t-on ? Le questionne-t-elle sans pour autant s'opposer à lui ou même rouvrir les paupières.
- Je vais te préparer un bain magique, annonce-t-il en entamant de drôles de mimiques accompagnant la suite de ses paroles, avec beaucoup de bulles, d'épices de l'est, de petites pilules bleues et de trèfles verts … Ils ont des pouvoirs régénérateurs mais, j'ai besoin d'être seul pour concentrer mes énergies créatives.
Il ferme la porte, la laissant derrière, un large sourire aux lèvres. Elle finit par se laisser retomber sur le lit, heureuse comme jamais. Finalement, s'octroyer sa matinée avec son employé, ce n'est pas si mal. D'autant plus qu'à nouveau, il vient de parvenir à lui faire penser à autre chose q'à son travail, et à lui faire comprendre que leur couple est plus important que tous les travails du monde …
Elle revint à elle, les bras du Diagnosticien enroulés autour d'elle. Elle rouvrit péniblement les yeux et croisa son regard.
- Deux absences en moins d'une heure, tu fais fort là ! S'exclama-t-il en la blottissant un peu plus dans ses bras, car il sentait bien qu'elle était encore faible. Toi qui depuis quelques temps n'avait plus aucun souvenirs, deux te reviennent en mémoire en si peu de temps.
Elle acquiessa doucement, ne sachant que dire. Elle avait la tête ailleurs, les images qu'elle venait de voir demeuraient gravées dans son esprit. Elle ne parvenait pas à penser à autre chose, les mots raisonnaient en elle. Car une fois de plus, il lui avait caché une chose, et pas n'importe laquelle. Une chose contre laquelle elle avait lutté encore et encore depuis qu'elle s'était réveillée et qu'il prenait soin d'elle au quotidien. Il lui avait une fois de plus menti …
- Qu'est-ce que tu as vu cette fois-ci ? L'interogea-t-il en caressant doucement son avant-bras, comme pour la tirer de cette rêverie où elle semblait s'être égarée.
Elle releva les yeux vers lui, et laissa un nouveau soupir s'échapper de ses lèvres pulpeuses et acidulées. Pourquoi fallait-il qu'il lui cache des informations aussi importantes que celles-ci ?
- Vous m'avez caché la vérité ! S'exclama-t-elle avant de se séparer promptement de lui, tellement vite qu'elle dut s'appuyer sur le premier meuble à sa portée pour ne pas chuter tant sa tête tournait. Vous m'avez menti !
Il fronça les sourcils, cherchant à comprendre ce qu'elle disait. Bon sang, mais à quoi faisait-elle donc allusion ? Pourquoi cette réaction aussi vive ?
- A quel sujet ? Demanda-t-il calmement, ses yeux vissés sur elle. Pourquoi tu dis ça ?
- Vous m'aviez assuré que nous ne sortions pas ensemble avant mon accident ! S'écria-t-elle, fuyant comme elle pouvait le regard qu'elle sentait la transpercer. Vous m'avez menti !
- Je t'ai dit qu'on était ensemble à la FAC, lui rappela-t-il.
- Mais pas seulement ! Hurla-t-elle, ses larmes lui brûlant les yeux. Je nous ai vu tous les deux ! Dans un passé proche ! Je ne sais pas il y a combien de temps, mais on est sorti ensemble, vous m'avez menti !
Elle voulut prendre ses jambes à son cou, s'enfuir en courant de cette pièce et ne plus avoir à subir son regard perçant, mais alors qu'elle s'apprêtait à mettre la main sur la poignée, elle manqua à nouveau de perdre l'équilibre. Il se leva promptement, et enroula son bras autour de la taille de la jeune femme, qui le fusilla toutefois du regard.
- Okay okay, on se calme, d'accord ? Fit-il doucement, en la maintenant contre lui malgré le fait qu'elle se débattait dans ses bras. Oui, je ne t'ai pas dit qu'on avait été ensemble avant ton accident. Et alors, qu'est-ce que ça aurait changé ?
Elle serra les dents, le regard noir. « Et alors ? ». Il avait vraiment le chic pour la mettre sur les nerfs au mauvais moment ! Non mais vraiment, pourquoi fallait-il qu'il fasse comme si de rien n'était alors qu'il lui avait caché une si grosse chose ?
TBC ...
