Certes, EmeuX n'a pas encore posté sa review sur le précédent OS que j'ai posté ("Normal is so overrated", car oui oui EmeuX est un vrai escargot, vous pouvez le dire), mais pour faire plaisir à FruityBanana, je poste un chapitre. Comme ça, elle aura une motivation de fer pour réviser son cours d'histoire ! (Quoi que, avec moi, on sait jamais à quoi s'attendre, n'est-ce pas ? Avouez, là vous ne savez plus si vous devez vous réjouir d'avoir un nouveau chapitre en ligne, ou plutôt redouter ce que j'aurais bien pu écrire ...).
Soit dit en passant, vous vous rendez compte ? Quatorze chapitres, et déjà 117 reviews, WOW ! Je vous remercie sincèrement, vraiment vraiment ! Votre soutien me touche, vous n'imaginez pas à quel point ça peut rassurer de voir que même après tout ce temps (Je viens de vérifier, ça fait déjà plus que 5 mois en fait, et ce n'est pas encore fini !). Alors merci pour tout, et je vous promets de continuer à faire en sorte de vous satisfaire du mieux que je pourrais !
Comme toujours, vous pourrez remercier Josam, alias ma Chouquette. Car notre collaboration (qui marche du feu de House !) a encore une fois permis l'élaboration d'un chapitre, ne serait-ce qu'au niveau du contenu ou de la façon d'intégrer les choses. Elle mérite donc des remerciements comme il se doit, sans elle mes chapitres seraient sans doute moins intéressants ! (Parce que sérieusement, lorsqu'on planche sur quelque chose, on fait pas semblant, les idées fusent, on cherche comment les adapter au mieux et tout le tralala ...) Alors je ne cesserais jamais de le répéter, elle mérite tout autant que moi tous vos adorables petits mots, vos impressions, ... Voilà voilà, c'était la chose importante du jour à dire ! (Accessoirement, j'ai aussi fini mon pot de beurre de cacahuètes ce matin mais ... C'est pas quelque chose qui vous intéresse réellement, n'est-ce pas ? xD).
A présent, il ne me semble plus rien avoir à dire, je vais donc vous laisser lire tranquillement ce chapitre, et je vous retrouve aussi vite que possible !
See ya people :D
Et encore merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii iiiiiiii !
Chap' 14.
Elle serra les dents, le regard noir. « Et alors ? ». Il avait vraiment le chic pour la mettre sur les nerfs au mauvais moment ! Non mais vraiment, pourquoi fallait-il qu'il fasse comme si de rien n'était alors qu'il lui avait caché une si grosse chose ?
- Et alors ? Vous avez été il y a peu, ou vous êtes encore mon petit-ami, et vous trouvez que ce n'était pas une chose à m'expliquer ? S'étouffa-t-elle.
Il se passa la langue sur les lèvres, et respira un bon coup, la Demoiselle essayant toujours de se libérer de sa poigne, comme elle pouvait malgré qu'elle manquait encore un peu de force.
- Lisa, calme toi, tu vas te faire mal ! Dit-il, en conservant son calme comme il pouvait. Laisse moi t'expliquer, mais arrête un peu de bouger !
Elle se stoppa net, ne sachant plus quoi faire. Devait-elle l'écouter ou bien continuer à se débattre et lui en vouloir à mort de lui avoir une nouvelle fois caché quelque chose ?
- Mais d'abord, tu dois me dire ce que tu as vu, lui demanda-t-il simplement, avant de relâcher la pression qu'il avait sur elle, et d'attraper sa main pour nouer leurs doigts ensemble. Alors tu vas te calmer un peu, on va aller dans le salon, tu vas me raconter ce que tu as vu, et je te raconterai ce que tu veux savoir à propos de nous. Mais calme toi s'il-te-plaît …
Elle laissa une larme de rage rouler le long de sa joue, et baissa la tête. Elle avait peut-être réagi un peu trop excessivement certes, mais elle avait trop besoin de savoir. Rester dans l'ignorance était de plus en plus pesant pour elle, elle ne supportait plus de ne pas pouvoir se rappeler du moindre petit détail de son existence passée. Les rares brides de souvenirs qu'elle avait retrouvé n'étaient que peu nombreux, il restait encore pas mal de choses à combler. Et ça, elle n'en pouvait plus. Elle avait la quarantaine passée, et une sale impression de n'avoir rien vécu, d'avoir tout manqué. Enfin du moins, d'avoir vécu pas mal de choses, mais de ne jamais plus pouvoir avoir accès à ce qu'elle avait fait avant son accident.
Profitant de la réflexion dans laquelle elle était plongée, il la guida jusqu'au salon, où il la fit s'asseoir sur le divan. Elle s'y laissa retomber mollement, et replia ses genoux vers son buste, avant d'y dissimuler sa tête. Elle avait envie de hurler, de pleurer. Mais surtout de comprendre, tout simplement …
- Raconte moi Lisa … L'implora-t-il doucement, n'osant pas se risquer à poser sa main sur son dos pour lui montrer qu'il était là pour elle. J'ai besoin de savoir ce que tu as vu pour que je puisse t'expliquer plus en détails …
Elle releva doucement la tête vers lui, le visage plutôt blanc, et les yeux humides. La voir aussi fragile lui fit mal au cœur, et il posa sa main sur une des siennes, au risque qu'elle ne le rejette. Peu lui importait, il ne pouvait pas supporter de la voir dans un tel état. De ne reconnaître en elle que la partie faible de celle qu'il avait aimé depuis le premier jour où il l'avait aperçu, de celle qu'il avait maintes fois fait souffrir sans le vouloir tant son amour pour elle était grand.
- Je veux savoir pourquoi vous ne m'avez pas dit que nous étions en couple. Pourquoi … Souffla-t-elle, les paupières closes, se refusant de pleurer devant lui. Je sais que nous avons été ensemble, je l'ai vu.
Il referma sa main sur la sienne, ses doigts retenant tendrement les siens. Il le sentait plus que jamais, elle se retenait de pleurer. Elle ravalait tant bien que mal ses larmes, elle luttait contre le chagrin qui l'habitait. Et lui, il lui avait rendu la vie si difficile … Car s'il ne l'avait jamais blessé comme il l'avait fait le jour où il avait détruit sa façade, elle n'aurait jamais fuit à Boston. Elle n'aurait jamais été si loin de lui. Elle n'aurait jamais eu cet accident sans qu'il ne puisse rien faire pour elle. Et ils se seraient peut-être enfin expliqués au sujet de leur rupture. Ils auraient peut-être enfin remontés la pente, ensemble. Et il ne serait pas obligé de lutter contre lui-même pour ne pas l'embrasser ou ce genre de chose.
Il n'avait pas dit un mot, alors elle se lança. Après tout, il s'agissait d'un souvenir qu'ils avaient partagé, alors il n'y aurait pas de honte à ce qu'il sache qu'elle l'avait revécu. Et elle avait tant besoin qu'il lui explique …
- On était dans une salle de bain, penchés au dessus d'une baignoire plein de bouts de verre, commença-t-elle à narrer, sa voix à moitié étouffée par les sanglots qui bloquaient sa gorge. Mon portable a sonné, j'ai voulu y aller mais … Vous m'avez retenu. Vous m'avez montré que nous étions plus important que l'hôpital, plus important que le reste …
Cette fois, elle ne parvint pas plus longtemps à se retenir, et fondit en sanglots. Il se rapprocha d'elle, enroulant une fois de plus son bras autour d'elle, et l'invita à nicher sa tête au creux de son cou. Elle opposa une certaine résistance, mais finit par céder, trop fragile pour lutter davantage.
- Vous preniez soin de moi, j'étais heureuse … Poursuivit-elle, son corps secoué par des spasmes plutôt violents. Pourquoi m'avoir caché ça ? Pourquoi ne pas m'avoir dit ça ?
Il s'humecta les lèvres, et embrassa doucement le sommet de son crâne, sa main droite toujours sur la sienne tandis que de la gauche il parcourait son visage, l'invitant à plonger son regard dans le sien.
- Pour te protéger … Répondit-il simplement, car c'était le mieux qu'il pouvait faire.
- Me protéger de quoi ? S'insurgea-t-elle avant d'hoqueter. Du bonheur que je pourrais ressentir ?
Il nia vivement, et respira un bon coup. Comment pouvait-elle imaginer une telle chose ? Jamais il n'irait à l'entrave de son bonheur, au contraire il tuerait pour !
- C'est pas ça Lisa, c'est pas ce que tu crois .. Souffla-t-il, peinant à trouver ses mots. Je veux te protéger de ce que j'ai pu te faire par le passé. Mais je ne peux pas t'en parler, tu dois t'en souvenir par toi-même, pour être capable de juger objectivement de mes actes, et pas en te fiant à ma version des faits.
- Vous auriez quand même pu me le dire ! Rétorqua-t-elle avant de renifler un coup. Je ne vois pas en quoi m'annoncer que nous étions sorti ensemble aurait pu me mettre en danger ! Au contraire, vous ne croyez pas que ça aurait pu m'aider à comprendre ce que je ressens, non ?
Il rejeta la tête en arrière, et se mordit l'intérieur de la lèvre.
- Justement. Je veux te protéger de tes sentiments, annonça-t-il à demi-mots. Je te connais, je connais notre histoire. C'est loin d'être rose, je ne suis pas parfait. Je me suis fait une promesse, je dois la tenir. Pour toi.
Elle releva les yeux, les sourcils froncés en signe d'incompréhension. Où voulait-il en venir ?
- Me protéger de mes sentiments ? Répéta-t-elle.
- Tant que tu n'auras pas retrouvé certains de tes souvenirs, tu continueras à croire que je suis l'homme qui a toujours pris soin de toi, qui a toujours été là à tes côtés quand tu en as eu besoin, expliqua-t-il, son regard ancré au sien. Mais je sais ce que j'ai fait, et tant que tu ne seras pas consciente de ce qu'y a bien pu se passer, je ne pourrais pas faire autrement.
Elle sanglotait toujours, les larmes roulant sur son visage, plus que jamais. Elle ne savait même plus ce qu'elle ressentait, s'il s'agissait de colère ou simplement de tristesse. Nichée contre lui, elle ne cherchait pas même à retenir ses sanglots, elle ne le pouvait plus. Car à présent, elle était bien sûr d'une chose. Ce qu'elle ressentait pour lui n'était ni plus ni moins que de l'amour, ce flash-back qu'elle avait revécu était l'une des preuves qui lui manquait afin de mettre un nom sur ce sentiment. Lui qui lui avait toujours dit qu'elle s'était toujours lancée corps et âme dans son travail, elle avait pu voir qu'en réalité, il primait dans sa vie. Elle avait bien vu comme laisser une matinée son hôpital la préoccupait, et pourtant il était parvenu à la faire sourire, à lui faire oublier ce qui l'entourait. Alors oui à présent, elle en était certaine. Cet homme, malgré qu'il lui cachait pas mal de choses, des choses dont elle n'avait sans doute même pas idée à moitié, cet homme elle l'aimait quand même. Et apparemment, depuis pas mal d'années déjà …
- Je veux savoir la vérité, siffla-t-elle, non sans respirer un bon coup comme si cela pouvait lui permettre de se préparer à ce qu'il allait pouvoir lui apprendre. Étions-nous encore en couple avant mon accident, oui ou non ?
Il déglutit difficilement, ses doigts caressant la paume de la jeune femme, tout en douceur, dans une lenteur extrême. Il allait devoir se lancer, lui avouer pour eux. Mais bien sûr, pas totalement. Après tout, elle devait apprendre certaines choses par elle-même, non ?
- On s'était séparés, environ trois mois avant que tu déménages ici, lui annonça-t-il alors. Quand tu as eu ton accident, ça faisait déjà treize mois qu'on n'était plus en couple, et maintenant, à peu près seize mois.
- Et ... On est resté combien de temps ensemble ? Demanda-t-elle, ses sanglots diminuant peu à peu.
- A seize jours près, on aurait fêté nos un an, fit-il, son bras toujours autour d'elle.
Elle écarquilla un instant les yeux, surprise de cette révélation. Presque un an tout de même, ce n'était pas rien ! Et dire qu'elle ne se souvenait que d'un tout petit bout de ce temps là …
- Pourquoi a-t-on rompu ? Demanda-t-elle quasi inaudiblement.
Elle avait peur de ce qu'il pourrait lui expliquer à ce sujet, peur de savoir ce qui avait mis fin au bonheur qu'il lui avait semblé ressentir dans ces quelques instants de couple qu'elle avait 'revu'.
- Disons qu'il y a eu des circonstances qui ont fait que tu as fait un choix, dit-il simplement. Mais je ne peux pas t'en dire plus, tu dois les retrouver par toi-même.
Elle laissa échapper un soupir, mais ne dit rien. Après tout, elle commençait vraiment à s'y habituer à cette phrase, elle savait parfaitement qu'elle n'obtiendrait pas plus de lui. Il le lui avait déjà dit, il ne voulait pas qu'elle construise ses souvenirs, mais qu'ils lui reviennent en mémoire par eux-même.
Les deux semaines qui suivirent furent moins éprouvantes pour la jeune femme, mais son cerveau n'en demeurait pas moins torturé. Pas de nouvelles absences, rien de nouveau. Du moins, jusqu'à un matin qui avait pourtant commencé comme tous les autres. Elle s'était levée avant lui, et avait entamé un yoga matinal devant une cassette qu'elle avait déniché dans un des tiroirs de son meuble TV. Puis elle avait du réveiller Rachel, et l'avait fait déjeuner pendant qu'House se douchait. Il conduisit ensuite la fillette à l'école, pendant que Cuddy demeurait à la villa, essayant de se plonger dans une revue médicale qu'il lui avait prêté afin de vérifier si il lui restait toujours des connaissances à ce sujet. A son retour, il se laissa retomber sur le fauteuil à ses côtés, et lui vola le magasine, avant de se prendre une tape sur la main en guise de remontrance.
Et, alors qu'il allait la taquiner sur sa façon de le 'frapper', son téléphone les coupa net. Il grogna un peu, puis sortit le mobile de sa poche afin de décrocher et de porter le combiné à son ne parla pas durant quelques instants, laissant son interlocuteur lui annoncer ce qu'il avait à lui dire.
- J'peux pas, répondit-il simplement, un œil sur Lisa. Foreman n'a qu'à se démerder tout seul, je suis en congé à durée indéterminé.
Il marqua un blanc, le temps de laisser parler l'homme au bout du fil.
- Qu'il me vire, ça m'est égal, poursuivit-il sous le regard interrogateur de la jeune femme, qu'il essaya de rassurer par un léger sourire. S'il veut vraiment savoir pourquoi je ne suis pas sur Princeton, tu n'as qu'à lui mentir. Lui dire que je suis au chevet de ma mère mourante, je sais pas, et sérieusement, je me fous du motif que tu utiliseras. Mais il n'est pas question que je vienne.
A nouveau, il se tut, et fit signe à la brunette de ne pas s'inquiéter, que ce n'était pas grand chose.
- Il sait pas prendre des initiatives ou quoi ? S'exclama-t-il, avant de pousser un grand soupir. Ou c'est parce qu'il a encore mis son cul aux enchères et qu'un donateur a promis de lui verser de l'argent si l'hôpital soignait un membre de sa famille, qui n'aura qu'un simple pet de travers ?
Cette fois, elle put entendre l'interlocuteur grogner, mais House lui fit comprendre qu'il allait vite régler cette histoire.
- Il me revaudra ça Jimmy, siffla-t-il entre ses dents. J'arriverai demain matin mais préviens le d'ores et déjà, sitôt le cas bâclé, je me tire à nouveau, peu importe ce qu'il pourra bien en penser !
Sur ce, il raccrocha vivement et rangea sans ménagement son téléphone dans sa poche, avant de le ressortir quelques instants plus tard et de commencer à composer un numéro.
- Allo, Arlene ? Fit-il en faisant signe à l'ex-Doyenne de garder le silence. Je vous dérange peut-être en plein action avec un jeune Mexicain, c'est pas mon problème. J'aurais besoin que vous veniez à Boston quelques jours, le temps de garder Rachel. Je dois me rendre sur Princeton pour un cas, alors il faut quelqu'un pour la petite …
La discussion ne s'éternisa pas trop, et il raccrocha à nouveau, glissant définitivement son cellulaire dans son jean. La jeune femme en profita donc pour la fixer intensément, désireuse d'avoir des explications sur les deux coups de fils. Bien sûr, pas besoin que sa demande soit orale, il avait tout à fait compris ce qu'elle voulait.
- Tu vas partir avec moi quelques jours à Princeton, j'peux pas faire autrement, expliqua-t-il en se passant la main dans ses cheveux déjà ébouriffés et en pagaille. J'aurais pu te laisser avec ta mère et Rachel, mais je ne suis pas sûr qu'il s'agisse d'une bonne idée, parce que tes absences pourraient lui faire peur et elle ne saura pas comment réagir face à ça. Alors prépare un sac, on part en fin d'après-midi en voiture, après avoir montré à ta mère où on se trouve l'école de Rach'. Et sur place, on passera la nuit dans mon appart', okay ?
Elle acquiesça timidement, et s'enfonça un peu plus dans le canapé. Elle allait se rendre pour la 'première fois' à Princeton, la ville où il lui avait expliqué qu'elle avait vécu bon nombre d'années, la ville qu'elle avait quitté pour s'installer à Boston. Comme à chaque nouvelle sortie dans un lieu qui lui était inconnu depuis son amnésie, elle était morte de trouille. Surtout que si elle avait vécu si longtemps là-bas, bon nombre de gens devraient la reconnaître …
L'après-midi arriva plus vite qu'elle ne l'aurait voulu, et Cuddy acheva la préparation de son sac de voyage tandis que le Diagnosticien indiquait à la mère de celle-ci où se trouvait l'école de Rachel, et à quels horaires elle devait la récupérer. Puis il promit d'appeler une fois qu'ils seraient sur Princeton, et lui prépara une petite feuille avec les explications qu'elle pourrait fournir à Rachel au sujet de l'absence de sa mère et de la sienne.
House s'installa ensuite au volant, la jeune femme à ses côtés. Il pouvait le flairer à des kilomètres, elle avait peur. Mais après tout, c'était largement compréhensible, l'inconnu effraie toujours un peu, et se dire que l'environnement où l'on va se trouver nous a été familier pendant des années mais qu'à présent il ne nous reste rien de ça, cela terrorise davantage encore. Concentré sur la route, il essayait toutefois de la rassurer un peu, blaguant de temps à autre pour détendre l'atmosphère. Elle lui en était évidemment reconnaissante, et sa peur disparut quelque peu grâce à lui.
Un peu plus de cinq heures plus tard, le paysage de Princeton apparût enfin, et la main de la jeune femme accentua sa pression sur l'accoudoir. Ses dents se plantaient dans sa lèvre inférieure, quasi jusqu'au sang plus le véhicule s'engageait dans la ville. Elle observait tout autour d'elle, les larmes lui brûlant les yeux. Pendant ce temps, le Néphrologue lui expliquait de son mieux les principaux bâtiments, afin qu'elle en connaisse un peu plus sur le lieu où elle avait vécu si longtemps et duquel elle n'avait plus aucun souvenir.
Ils arrivèrent assez vite devant un immeuble, où il gara le véhicule sans plus attendre. Puis il invita la jeune femme à le suivre à l'intérieur, après qu'ils aient récupéré leurs affaires dans le coffre. Elle s'avança doucement, la boule au ventre, mais esquissa un léger sourire lorsqu'elle sentit la main de House prendre la sienne tandis qu'ils avançaient en direction de l'appartement. Il sortit une clé de sa poche, déverrouilla la porte d'entrée, et l'invita à y pénétrer la première, ses doigts toujours entremêlés aux siens. Tout comme elle l'avait fait avec sa villa lorsqu'elle était rentrée de l'hôpital à la suite de son accident, son regard s'attarda sur le moindre détail des pièces, désireuse de s'en imprégner. Il déposa un baiser sur sa joue, mit les sacs dans la chambre, et revint à ses côtés lorsqu'elle se laissa retomber sur le canapé.
- Je n'ai qu'un lit ici, je prendrais le canapé, assura-t-il en lui souriant doucement pour la rassurer.
- Non non laissez, c'est moi qui dormirais ici, déclara-t-elle doucement. Vous avez déjà tellement fait pour moi, que je peux bien dormir là …
Il nia vivement, et prit sa main dans la sienne.
- Hors de question. Je ne t'ai pas amené ici pour te faire dormir sur un divan peu confortable, assura-t-il.
- Alors dormez avec moi dans la chambre, s'il-vous plaît … Demanda-t-elle faiblement, comme si elle avait hâte de sa demande. Je me sens totalement perdue ici, ne me laissez pas toute seule dans le lit …
Elle baissa la tête et ferma les yeux. Il ressentit aussitôt un pincement au cœur, car la voir dans un état aussi fragile lui faisait mal au cœur. Il avait tellement eu peu affaire à cette Lisa avant son accident, et tant de fois depuis, qu'il pouvait tout juste supporter de la voir triste.
- Okay okay, j'accepte .. Promit-il en enroulant un bras autour de ses épaules afin de l'inviter à se blottir contre lui.
Elle ne se fit pas prier, et enfouit sa tête au creux de la nuque du médecin qui referma ses bras autour d'elle. Il déposa un baiser sur le sommet de son crâne, la berçant de gauche à droite, tout doucement.
- Si tu veux prendre une douche, je t'ai préparé le nécessaire sur le dessus de la commode, lui expliqua-t-il sans la lâcher un seul instant.
- Vous trouvez que je sens réellement mauvais ? Le questionna-t-elle en écarquillant faussement les yeux comme si elle croyait véritablement ce qu'elle disait.
- C'est encore supportable pour le moment, assura-t-il le plus simplement du monde. Mais je préfère largement quand tu sens bon, parce que bientôt mes narines vont se sentir agressées !
Elle lui grimaça, avant de se lever et de jeter un rapide regard autour d'elle afin de s'assurer qu'elle se souvenait de la direction de la salle de bain qu'il lui avait indiqué un peu plus tôt. Elle y disparut ensuite à l'intérieur, d'où elle en sortit une vingtaine de minutes plus tard, dans des vêtements propres, et ses cheveux encore mouillés noués dans une queue de cheval haute. Il ne put s'empêcher de sourire en la voyant ainsi, et tapota l'assise du canapé à ses côtés, télécommande en main.
- Je nous ai commandé italien, la prévint-il en indiquant la table basse devant lui, où était disposé les différents plats, puis démarra le lecteur DVD. Et j'ai fouillé dans ma réserve de films pour trouver ton préféré.
Elle le gratifia d'un léger sourire, et posa sa tête sur l'épaule du Diagnosticien. Ils mangèrent tranquillement, argumentant de temps à autre sur un passage du film. Il était tout juste 22 heures, lorsqu'il lui annonça qu'il allait prendre une douche. Pendant ce temps, elle décida de fouiller un peu l'appartement, histoire d'y découvrir quelque chose qui pourrait l'aider à en savoir un peu plus sur House ou elle.
L'eau avait cessé de couler, elle avait entendu le verrou de la porte se déverrouiller, qui plus est celle-ci était ouverte, et pourtant il n'étais pas encore sorti de la salle de bain. Sans bruits, elle se décida à aller voir ce qu'il faisait, et à peine le vit-elle assis sur le sol, qu'elle se sentit déjà ailleurs. Sa tête tournait, elle put tout juste se retenir à l'encadrement de la porte …
TBC ...
