Lorsque je vous ai promis de revenir vite, je ne pensais pas revenir AUSSI vite. Mais peu importe, me voilà tout de même ! Bon, il faut le dire, j'ai remarqué la considérable avance que j'ai sur cette fiction. Mais ne comptez pas sur moi pour vous dire de combien de pages, sinon ma vie serait en danger ! (Parce que, c'est certain, vous me passeriez à la casserole pour vous avoir fait attendre alors que j'ai largement tout ce qu'il faut). Comme toujours, les remerciements envers Josam sont de mises. Car, même si j'écris seule, elle est une vraie source d'inspiration pour moi (le mélange de nos deux cerveaux, de nos deux imaginations est atomique), et depuis que nous avons entamé notre collaboration, la plupart de mes idées passent par elle, elle donne son avis et propose ce qu'elle souhaite. Alors vous pouvez me croire, elle mérite sincèrement que vous la félicitiez, que vous la remerciez. Et si personne ne le fait ... Je boude ! (Menace de ouf, avouons le).
Hey les gens ... On en est à 131 reviews ! Merci merci merci ! Si vous continuez comme ça, on pourra atteindre les 200 reviews avant le 20ème chapitre ! (Techniquement, la fiction ne devrait pas même être terminée, puisque mon objectif est d'y inclure le plus de souvenirs possibles, peu importe le nombre d'épisodes qu'il me faudra regarder à nouveau pour relater dans les moindres détails). Allez, pour la peine, je vous applaudis l'espace de dix secondes, vous méritez bien ça ! (Pas trop longtemps tout de même, il ne faudrait pas que j'abîme mes belles petites mains car sans elle, plus d'écriture, plus de fictions !). Merci encore pour votre loyauté envers moi, envers cette fiction, pour le temps que vous m'accordez en lisant mes écrits et en les commentant ... Merci pour tout quoi ! Sans oublier que, bien souvent, vos impressions sur la suite des évènements me fait beaucoup rire, parce que vous trouvez toujours le moyen de dénicher des conneries à dire ! (Croyez moi, continuez à le faire, j'adore ça, je finis toujours par glousser comme une dégénérée devant). Voilà voilà, j'ai dit le plus important -en essayant de limiter les amas de débilités profondes, mais bon, impossible de ne pas en mettre une par ci par là, vous me connaissez-, alors je ne vous retiendrais pas plus longtemps, et que je vous laisse lire tranquillement ce quinzième chapitre. N'oubliez pas de laisser vos impressions au passage, j'en serais ravie ! Et comme toujours, on se retrouve bientôt, c'est promis.
See ya people !
Chap' 15
L'eau avait cessé de couler, elle avait entendu le verrou de la porte se déverrouiller, qui plus est celle-ci était ouverte, et pourtant il n'étais pas encore sorti de la salle de bain. Sans bruits, elle se décida à aller voir ce qu'il faisait, et à peine le vit-elle assis sur le sol, qu'elle se sentit déjà ailleurs. Sa tête tournait, elle put tout juste se retenir à l'encadrement de la porte.
Il est assis sur le carrelage frais de la salle de bain, le dos en appui contre la baignoire de céramique blanche, encore vêtu de son blouson en cuir, et le visage marqué par des égratignures, certes peu importantes et peu profondes heureusement. Elle s'avance vers lui, dans sa combinaison d'intervention rose, et s'arrête au niveau de la porte ouverte, lui laissant le temps de remarquer sa présence. Il relève la tête, un soupir s'échappe de ses lèvres charnues. Elle le voit à ses yeux rougis, à ses traits tirés, il a mal, plus que jamais. Il baisse à nouveau la tête, et fait claquer sa langue contre son palais avant de prendre la parole pour briser ce silence oppressant.
- Vous allez parcourir toute la pièce et me l'arracher de la main ? Demande-t-il de sa voix rauque en relevant la tête vers elle, osant enfin affronter son regard.
Elle ne fait que l'observer, et voit combien il souffre. Elle le sait parfaitement, il déteste le montrer, mais la douleur parle d'elle-même à cet instant précis. Elle ne le quitte pas des yeux, sa voix à elle est plus douce que jamais.
- Non, assure-t-elle simplement alors que les yeux du médecin demeurent fixés sur elle, trahissant l'incompréhension, son questionnement sur la raison de sa présence à ses côtés. Si vous voulez replonger, c'est votre choix.
La douleur menace de le faire pleurer, lui l'homme à la carapace de fer qui repousse tout le monde. Elle n'a aucun doute à ce sujet, elle peut le lire dans ses yeux brillants. Et même si elle ne le montre pas, cela la touche au plus profond d'elle. Mais qui sait, si elle parvient à lui dire ce pour quoi elle est venue, il acceptera peut-être son aide pour remonter la pente, et ne pas se laisser aspirer à nouveau par la torpeur meurtrière et infernale de la 'drogue' qu'il nommait Vicodin …
- D'accord, soupire-t-il avant de baisser la tête pour admirer les cachets éparpillés dans sa main et de se passer la langue sur les lèvres. Juste pour info, j'ai du mal à trouver des inconvénients.
Il navigue sans cesse entre son visage à elle, et ce que contient sa main. Elle laisse échapper un petit soupir, et s'avance enfin vers lui, sans pour autant se presser ni se jeter à son cou comme une amoureuse éperdue, chose qu'il détesterait, elle en est bien consciente.
- Vous devez refaire votre bandage à l'épaule, déclare-t-elle avant d'appuyer son dos contre le mur opposé, juste en face de lui.
- Vous êtes là pour ça ? Foreman vous a envoyé ? Lâche-t-il, n'osant à nouveau plus vraiment la regarder dans les yeux, comme si un seul instant suffirait et qu'il serait définitivement perdu.
- Non, soupire-t-elle, fermant un instant les yeux pour rassembler tout le courage dont elle va avoir besoin pour la suite des évènements.
- Vous êtes là pour me crier dessus ? Propose-t-il, plus las que jamais, et totalement détruit par ce qui s'est déroulé plus tôt dans la journée.
- Non … Promet-elle, le regard de celui-celle ancré sur lui, comme pour lui faire passer un message qu'il pourrait essayer de décrypter comme lui seul sait le faire.
- Je ne sais pas alors, lâche-t-il, fatigué de se creuser les méninges pour expliquer pourquoi elle se trouve avec lui dans sa salle de bain.
- Lucas … Commence-t-elle tête baissée, la gorge sèche, et ne sachant comment annoncer ce qu'elle a à dire.
- Oh génial. Vous vous sentez à nouveau mal à l'aise ? Dit-il en regardant de plus en plus souvent le bas, manquant autant de courage qu'elle et la douleur le terrassant autant que sa présence. Donc vous devez revenir de Las Vegas et vous vous êtes mariés. Ou alors vous êtes déjà enceinte.
- J'ai rompu, l'interrompt-elle, d'une seule traite.
Il fallait que ça sorte d'un coup d'un seul, comme lorsqu'on retire promptement un pansement qui vous colle à la peau. Ce doit être direct, rapide, mais une fois fait, c'est fini, tout simplement, ça devient du passé. Ce qui est dit est dit, elle a enfin trouvé les forces nécessaires pour tout lui avouer. La peur lui noue le ventre, elle craint un rejet. Mais puisqu'elle est venue pour lui avouer ses sentiments les plus profonds et qu'elle a commencé par lui annoncer la rupture de ses fiançailles, autant poursuivre. Car dans le pire des cas, la chute en demeurera la même.
Il relève la tête vers elle, et écarquille les yeux. Vient-elle de dire ce qu'il a entendu ? Son imagination ne lui joue-t-elle pas des tours ? Est-elle sérieuse ? Tant d'interrogations se bousculent dans sa tête déjà douloureuse, il ne sait plus quoi faire, ne comprend plus rien, elle peut noter sur son visage la tourmente qui l'assaille.
- Quoi ? S'étonne-t-il, ses yeux ne la quittant pas un instant.
- Je suis coincée House, s'explique-t-elle enfin en prenant son courage à deux mains, et en déglutissant difficilement avant de poursuivre. Je veux avancer dans ma vie et tourner la page mais je ne le peux pas. J'ai une nouvelle maison avec mon fiancé, mais je ne pense qu'à vous.
Elle avale sa salive comme elle peut, le fixant toujours. Elle lui a déjà annoncé une partie de ce pour quoi elle est là, le reste doit suivre. Il doit savoir. Voire même, il a besoin de savoir, vu l'état désastreux dans lequel il se trouve. Elle doit le lui dire maintenant ou jamais, si elle veut pouvoir l'aider à aller mieux, l'aider à passer au dessus de tout ça. Et surtout, elle doit le lui dire si elle ne veut pas le perdre définitivement. C'est la dernière chance qu'elle aura, elle ne doit pas la laisser passer sans se battre. Elle n'a quand même pas mis fin à son rêve de mariage pour rien …
- J'ai simplement besoin de savoir si vous et moi ça pourrait marcher, termine-t-elle.
Il demeure muet un instant, ne sachant plus comment réagir. Elle le sait parfaitement, durant des années elle a prétendu ne rien ressentir pour lui, plus encore durant leur intervention à Trenton, et à présent elle lui annonce qu'il obsède ses pensées, que quoi qu'elle fasse tout la ramène à lui, et qu'elle aimerait quelque chose avec lui. Elle ne lui en veut aucunement pour ce silence, elle le comprend tout à fait.
- Vous pensez que je peux m'améliorer ? Demande-t-il alors, comme une autre preuve, une vérification pour s'assurer qu'elle lui laisse véritablement sa chance cette fois-ci.
- Je ne sais pas … Avoue-t-elle, les yeux plissés par le torrent de sentiments qui s'entrechoquent dans son ventre et qui lui donnent presque la nausée.
- Parce que je suis l'homme le plus bousillé de la Terre, lui rappelle-t-il afin d'être certain qu'elle ne se lance pas à corps perdu dans une chose qui pourrait la blesser et la rendre plus fragile qu'elle ne l'a jamais été.
- Je sais, assure-t-elle avant de marquer une pause pour s'assurer qu'elle est sûre de ce qu'elle va lui dire. Je vous aime. J'aimerais que ce ne soit pas le cas, mais je ne peux pas m'en empêcher.
Et enfin, elle laisse apparaître un léger sourire sur ses lèvres fines, qui viennent appuyer ses propos. Il la regarde sans rien dire, mesure le vrai du faux de ses paroles, elle peut le voir dans ses yeux. Il appuie ses poings contre le sol et tente de se relever, mais sans succès car son épaule gauche le lance horriblement. Il tend la main vers elle, quémande silencieusement son aide et elle ne peut s'empêcher de sourire davantage. Car s'il désire se remettre en station debout, c'est qu'il a quelque chose à lui dire, et qu'il ne va pas la repousser comme à son habitude. Elle se penche, l'aide à se mettre sur ses deux pieds, un léger sourire demeurant toujours sur ses lèvres pulpeuses. Il la domine de toute sa hauteur, leurs regards plongés dans celui de l'autre. Plus rien n'existe pour elle, mis à part lui. Elle lui a enfin avoué son amour, et tout ça ne lui est pas revenu en pleine poire. Elle a enfin réussi à lui dire ce qu'elle ressent pour lui, et il ne semble pas sur le point de se moquer d'elle à ce sujet. Finalement, elle a bien fait de tenter sa chance une dernière fois …
Leurs yeux ne se lâchent plus, le contact visuel se maintient, ils en ont besoin l'un comme l'autre. Puis tout doucement il s'approche de ses lèvres, sans se presser, par crainte que tout cela ne soit pas réel et qu'elle disparaisse sitôt leurs bouches se seraient rencontrées. Ils ferment les paupières, leurs nez se frôlent et enfin un doux baiser débute. Elle s'empare de sa lèvre inférieure, goûte sa saveur, tandis qu'il fait de même avec la lèvre supérieure de la jeune femme. Appuyée contre le mur, elle n'ose pas encore bouger ses bras, ne voulant pas accélérer les choses. Non, chaque seconde est plus précieuse et délicieuse que la précédente, elle veut en profiter autant qu'elle le peut.
Au bout d'environ deux minutes, après avoir 'dégusté' chaque parcelle des lèvres de la jeune femme, il éloigne doucement sa tête et rouvre les yeux, la fixant d'un regard qu'elle pourrait définir comme tendre. Ne sentant plus sa bouche contre la sienne, elle l'observe, craignant qu'il décide finalement que tout cela n'est qu'une erreur et que jamais il ne voudra aller plus loin avec elle.
- Comment je sais que ce n'est pas une hallucination ? S'inquiète-t-il, son regard ancré au sien, ne pouvant s'en défaire ne serait-ce qu'une seconde.
Rassurée, elle sourit davantage, le cœur léger. Elle qui avait craint qu'il ne décide finalement de prendre ses jambes à son cou et qu'il ne souhaite pas ce que elle désirait plus que tout, elle s'aperçoit qu'il avait simplement eu peur que ce ne soit pas réel, qu'elle ne soit pas en chair et en os entre lui et le mur. Pour certains, cette phrase n'a que peu d'importance, mais pour elle, elle représente beaucoup. Parce que, d'une certaine manière, c'est une preuve qu'il craigne qu'elle ne soit pas vraiment là, et qu'il ne puisse pas l'avoir, après tant d'années à désirer la faire sienne.
- As-tu pris la Vicodin ? Demande-t-elle, sans rien de plus, et d'un ton léger qui montre bien sa sincérité face aux propos qu'elle a tenu un peu plus tôt.
Il retire du mur sa main gauche sur laquelle il s'est appuyé durant le baiser qu'il a échangé avec elle, et observe le contenu. Les cachets sont toujours là, à son plus grand soulagement. Il est clean et le sait, elle a su le lui prouver.
- Non, s'enthousiasme-t-il alors qu'ils fixent tous les deux les comprimés avant que leurs regards ne se croisent à nouveau, la main gauche de la jeune femme sur le torse de son presque amant.
- Alors je pense que c'est bon … Murmure-t-elle en l'admirant comme elle aime le faire.
Il a beau être le plus bousillé de la Terre -pour reprendre ses propos-, elle ne peut pas le nier, elle est folle amoureuse de cet homme. Il est le seul à pouvoir faire battre à un rythme effréné son cœur dans sa poitrine, le seul à savoir la faire sourire lorsqu'elle n'a pas les idées à ça. Le seul pour qui elle est prête à tout, le seul pour qui elle risquerait même sa vie pour la sienne. Alors elle ne peut que l'observer les yeux brillants, des papillons volant encore dans son estomac depuis le baiser qu'ils viennent d'échanger.
- Oui … Déclare-t-il pendant qu'enfin, il sourit, même si ce n'est pas encore un large sourire.
Il laisse tomber la Codéine au sol, et fond de nouveau sur sa bouche. Leurs nez se cognent encore, le baiser étant cette fois-ci plus intime, plus passionné mais toujours relativement doux et tendre. Leurs langues se caressent, dansent un ballet où la cadence s'impose d'elle-même, leurs mains se joignent, leurs doigts s'entrelacent pour la première fois. Ce n'est plus un simple baiser, c'est leur premier baiser en tant que vrai couple …
Elle revint enfin à elle, le souffle court, toujours appuyée contre la chambranle de la porte. Elle leva la tête, croisant le regard du médecin qui la fixait l'air inquiet, comme à chaque fois qu'elle faisait une nouvelle absence. Apparemment durant celle-ci, il s'était relevé promptement pour l'empêcher de chuter, à en juger par sa présence à ses côtés lui qui était assis au sol lorsqu'elle était arrivée. Lisa tenta alors de le rassurer par un maigre sourire, la tête encore un peu dans le brouillard. Ce qu'elle venait de voir était si beau, si …. Indescriptible, que les mots manquaient pour décrire sa vision, et elle ne savait plus quoi penser. Une fois de plus, elle s'apercevait qu'ils étaient liés par bien plus qu'une simple grande amitié, mais par un amour, à ce qui lui semblait, sans bornes. Et bon sang, pourquoi fallait-il qu'à présent elle soit privée de ce qui semblait la rendre si heureuse par le passé ?
- Ça va aller ? S'inquiéta-t-il, retenant alors les épaules de la Demoiselle. Tu veux que je te porte jusque dans la chambre ?
Elle nia d'un simple signe de tête, et prit une grande respiration. Tout tournait encore autour d'elle alors finalement, l'aide du Diagnosticien ne serait peut-être pas de trop...
Elle n'eut pas même besoin de le lui demander, il avait compris par lui-même. Il la prit donc dans ses bras, et la transporta jusque sur le lit, où il la déposa tout en douceur. Elle se recroquevilla aussitôt, et il prit sa main dans la sienne pour la rassurer. Elle la serra tout contre son cœur, ferma les yeux, et laissa une larme puis une deuxième suivies par leurs consoeurs s'échapper.
- Hey, ça va aller, je suis là … Souffla-t-il à son oreille, avant d'embrasser le sommet de son crâne. Calme toi, faut pas te mettre dans cet état là, okay ?
Il s'allongea à ses côtés, et la blottit contre lui, frottant son échine pour la rassurer. Et cette fois, il ne lui demanda pas aussitôt ce qu'elle avait vu, peu désireux de remuer le couteau dans la plaie. Si elle avait besoin d'en parler, elle le ferait spontanément hors de question cette nuit de la pousser à le faire, leur déplacement sur Princeton la fragilisait déjà assez comme ça.
Durant de longues minutes, elle versa des torrents de larmes, nichée dans les bras du Diagnosticien, qui embrassait de temps à autre son front. Il détestait la voir dans de tels états, il ne pouvait pas le supporter. D'autant plus qu'il ne pouvait pas s'empêcher de penser que tout ça était de sa faute. C'était lui qui ne cessait de la tenir à distance pour ne pas céder à ce que la partie 'irrationnelle' de son cerveau lui hurlait à en perdre haleine, elle , elle ne faisait que subir. Mais une promesse était une promesse, et il était conscient que lui cacher ce qu'elle finirait par découvrir ne ferait que lui faire plus de mal encore. Lui montrer une image heureuse et amoureux d'eux deux ne rendrait le jour où elle se souviendrait de ses actes que plus destructeur. Alors comme il se l'était promis, il résisterait à l'envie de la faire de nouveau sienne, jusqu'à ce qu'elle ait toutes les cartes en main pour juger si sa décision serait ou non la bonne.
Ils finirent par s'endormir à une heure plus que tardive, blottis l'un contre l'autre. De temps à autre elle frémissait, son sommeil était quelque peu agité, mais au moins, elle se reposait. Chaque fois qu'il la sentait trembler, il refermait davantage ses bras autour d'elle, inconsciemment.
Le lendemain matin, il fut le premier debout, et s'attela à la préparation d'un petit déjeuner avec ce qu'il avait ramené la veille de Boston. Café chaud, jus d'orange, et pancakes un peu trop grillés furent posés sur la table, avant qu'il ne se laisse retomber sur la chaise, fixant sa tasse d'un œil absent. Lisa fit son apparition, les yeux encore un peu rougis, et les cheveux en bataille, vêtue d'un T-shirt large qui dissimulait tout juste la moitié de ses cuisses. Assise en face de lui, elle se servit en café, et porta une première fois le mug à ses lèvres avant d'en avaler une longue et brûlante gorgée, le tout dans le silence le plus complet.
- Ce matin, je dois me rendre à l'hôpital, la prévint-il, brisant net le blanc qui s'était installé depuis son levé. Tu auras l'appartement pour toi toute seule, mais ne t'avises pas de dévaliser ma collection de films pornos hein !
Elle rit doucement, et esquissa un léger sourire, infiniment reconnaissante de son humour. Car il parvenait toujours à lui remonter le moral avec trois fois rien, peu importait la façon dont il y parvenait.
- Je ne peux pas vous accompagner ? Demanda-t-elle faiblement, serrant sa tasse entre ses mains, anxieuse.
- J'aurais bien aimé mais … commença-t-il, qu'est-ce que tu ferais en m'attendant là-bas ? Tu risques de t'ennuyer …
Elle hocha doucement la tête, et s'enfonça dans sa chaise. Rester toute seule dans ce loft qu'elle ne connaissait pas, dans cette ville dont elle n'avait aucun souvenir, ne l'enchantait guère. Surtout s'il n'était pas là avec elle. Comment ferait-elle si elle faisait une nouvelle absence ?
Il la laissa déjeuner tranquillement, alors qu'il prenait sa douche rapidement. Puis, sac sur le dos, il embrassa le front de la jeune femme, et lui indiqua où se trouvait tout ce dont elle pourrait avoir besoin.
Sans plus tarder, il descendit dans son garage, et sortit sa fidèle Honda. Bon sang quel bonheur de pouvoir la chevaucher à nouveau ! Un vrombissement de moteur afin de sentir à nouveau les vibrations s'emparer de son corps tout entier, et le voilà lancé sur les routes de Princeton, direction l'hôpital qu'il avait quitté précipitamment depuis déjà presque trois mois. Sur place, il rejoignit le premier étage, où l'attendait déjà sa Team entière, attablée, les dossiers étalés devant eux. Il jeta son sac sur le bureau, se laissa retomber sur un siège, et posa sa canne à ses côtés.
- Alors comme ça les enfants, on arrive plus à bosser quand Papa est absent? Se moqua-t-il avant que ces derniers ne lui exposent le cas.
Pendant ce temps, Cuddy avait pris son courage à deux mains ...
TBC ...
