Hey hey hey people ! Vous savez quel jour on est aujourd'hui ? Ben apparemment, c'est Noël ! Alors comme cadeau pour cette année 2012 qui touche bientôt à sa fin, (d'ailleurs ... ON EST TOUJOURS EN VIE, z'avez vu ? :D), je vous offre un nouveau chapitre qui, je l'espère vous plaira. Certes, vous connaissant et surtout ME connaissant, vous allez finir par me haïr pour la fin (ou pas), mais vous savez bien que j'aime jouer avec vous, n'est-ce pas ?

Déjà 16 chapitres (sans compter celui-là), et 144 reviews, vous pouvez être fier de vous et moi ! D'autant plus que, pour le moment, je n'ai encore aucune idée de combien de chapitres elle comportera au final. Dans ce que j'en visualise dans mon cerveau (oui oui, j'ai la vidéo dans mon cerveau, c'est G-É-N-I-A-L !), j'aimerai la poursuivre autant que possible. Il y a tellement de choses que je pourrais développer dans cette fiction, tellement de choses à écrire ! Vous pouvez me croire, je suis déjà surexcitée dans ma tête, je suis bien lancée, comme d'habitude ! (Y a pas quelqu'un qui a un truc pour éviter de paraître sous speed ? Non ? Bon ben ... Je ferais avec !).
Allez, je ne vous retiens pas plus, et je vous offre enfin votre cadeau de Noël. Et puis, comme toujours, on se retrouve bientôt, c'est promis !

See ya people :D


Chap' 17

Remarquant le mal-aise de celle qui avait durant des années été sa Patronne, Thirteen se leva et invita Cuddy à faire de même, puis se saisit de son téléphone. Elle lui adressa un regard rassurant, et composa un numéro avant de porter le combiné à son oreille. Quelques instants avec son correspondant, et déjà l'appareil regagnait la poche de son jean.

- House m'autorise à vous faire sortir d'ici et à vous emmener vous balader, annonça-t-elle alors en souriant. Vous avez besoin d'air frais, et on sera surement plus tranquille dehors pour discuter.

Lisa hocha la tête, et se releva, se mordillant la langue en même temps. A nouveau, elle allait devoir traverser une partie de l'hôpital, ce qui signifiait donc subir une nouvelle fois les regards interrogateurs et pesants du personnel qu'elle avait eu sous ses ordres autrefois. Il ne fallut pas bien longtemps à son ancienne employée pour deviner ce qui la préoccupait, et elle lui adressa un regard des plus compatissants afin de la rassurer un peu plus.

- Ma voiture se trouve dans le parking sous-terrain, expliqua-t-elle avant de l'inviter à la suivre. Ainsi, nous n'aurons pas besoin de passer par le hall, ce qui limite la quantité de personnes que l'on croisera.

Décidement, cette jeune femme était vraiment quelqu'un d'adorable, pensa Cuddy. Elle prenait tellement soin d'elle alors qu'elle arrivait tout juste sur Princeton, alors qu'elle aurait pu haïr House de lui avoir assigné comme mission de surveiller une amnésique totalement perdue et sans repères.

Elles se dirigèrent aussi vite qu'elles purent au sous-sol, et montèrent en voiture avant de quitter l'hôpital. Cette fois-ci, l'ex-Doyenne en profita pour admirer le paysage, essayer de reconnaître certains bâtiments, malheureusement sans succès. Du béton, des infrastructures, des arbres, mais aucun souvenir lié à ces lieux. Bon sang, elle y avait vécu des années durant, et un stupide accident était parvenu à effacer tout ça, et n'en laisser aucune miette !

Contre son gré, les larmes se mirent à rouler le long de ses joues alors qu'elle s'enfonçait dans son siège. Un furtif coup d'œil dans sa direction, et Rémy remarqua la tristesse qui ébranlait son amie. Elle se gara au niveau d'un charmant parc, coupa le contact, et se tourna vers elle avant de prendre ses mains dans les siennes.

- Calmez vous Cuddy … Souffla-t-elle, en la prenant dans ses bras. Je sais que ça doit être difficile pour vous, mais House et moi sommes là pour vous … On vous aidera du mieux qu'on le pourra, c'est promis.

Peu à peu l'Endocrinologue se calma, le visage encore ruisselant et les yeux rougis. Elle gratifia Rémy d'un léger sourire, et appuya sa tête contre l'appui-tête, ses ongles s'enfonçant dans ses paumes.

- J'imagine combien ça doit être difficile Cuddy, mais vous devez vous accrocher, continua l'interniste, en caressant l'avant-bras de son interlocutrice.Pour vous, pour Rachel, pour House … Ils tiennent à vous, vous devez leur montrer que vous surmontez ce qui vous est arrivé. Depuis votre départ, il allait mal, il ne voyait plus d'intérêt à se lever chaque matin venir travailler au PPTH. Mais lorsqu'il vous a vu arrivé dans son bureau, j'ai retrouvé l'étincelle que je voyais briller dans ses yeux lorsque vous étiez encore tous les deux sur Princeton. Il tient à vous, il veut réellement et sincèrement vous protéger. Croyez moi, il ne se comporte comme ça qu'avec vous !

Les yeux de Lisa s'arrondirent à mesure qu'elle écoutait les paroles de la plus jeune, surprise par ce qu'elle apprenait. Mais, cela signifiait bien qu'il avait encore des sentiments pour elle, non ? Alors pourquoi ne voulait-il pas tenter quelque chose avec elle ?

- Quand je l'ai embrassé, il m'a repoussé, annonça Cuddy, un peu tremblante. Il se montre tendre avec moi, presque comme dans un couple, et pourtant la première fois que je l'ai embrassé, il a fuit. Pourquoi, pourquoi ?

- Il veut vous protéger Cuddy, ni plus ni moins, se répéta la médecin malade. S'il a fuit, c'est parce qu'il a du sentir qu'il ne serait pas capable de vous résister plus longtemps, il a eu besoin de mettre un peu de distance entre vous. Il vous aime, c'est certain. Mais il tient à ce que vous soyez consciente de ce que vous faîtes, que vous ne preniez pas une décision à la légère. Il fait ça pour votre bien …

Lisa hoqueta, dissimulant son visage dans ses mains. Mon Dieu, tout était si dur ! Elle était prête à ne jamais retrouver ses souvenirs si cela pouvait lui permettre de regagner le cœur de House. Mais il lui avait répété de maintes fois, la seule condition pour le 'reconquérir' était qu'elle recouvre ses souvenirs. Ce qui n'était pas chose simple au vu de tout ce qui lui manquait …

- Mais qu'a-t-il bien pu faire pour avoir si peur que je le découvre une fois qu'on se serait 'remis ensemble' ? L'interrogea-t-elle, la tête toujours dissimulée, et sa poitrine se soulevant à une cadence plutôt rapide.

- Je ne peux pas vous le dire, l'informa cette dernière, sa main sur l'épaule de la jeune mère. Vous êtes la seule à pouvoir vous en souvenir, la seule à pouvoir juger de ses actes.
- A vous entendre, on croirait qu'il a commis un meurtre
, ajouta Lisa, essayant d'adopter une respiration normale, avec difficulté.
- Pas à ce point-là non
, assura Rémy avant d'ouvrir sa portière et d'inviter sa passagère à faire de même.

Toutes deux marchèrent tranquillement dans les allées boisées, muettes. L'ex-Doyenne tentait de s'imprégner de ce qui l'entourait, d'éveiller son esprit à l'aide des odeurs, des visions, dans le but de stimuler sa mémoire, tandis que son amie repensait à toute cette histoire. La plupart de ceux qui connaissent House vous diront que c'est un sale con, un enfoiré égoïste qui ne pense qu'à lui, à son petit malheur dans lequel il se complaît, et qui dispose d'un cœur de pierre perméable à tout type de relation avec le monde extérieur. Mais très peu étaient ceux qui pourraient vous parler de sa vraie nature, de ce qui se cache sous la carapace qu'il s'était forgé au fil des ans. Pas même Wilson ne le pourrait. Non, la seule qui en était réellement capable était justement celle dont les souvenirs s'étaient envolés. Et pourtant, Hadley avait pu observer à quel point il s'inquiétait pour Cuddy. Rien qu'à ses yeux lorsqu'il l'avait vu arriver dans la salle de Diagnostiques. Ou lorsqu'il s'était vu contraint d'informer son employée de la situation de l'Endocrinologue et qu'il avait du la lui confier. Il n'y avait aucun doute là dessus aux yeux de Thirteen, House était toujours fou amoureux de Lisa, et prêt à tout pour elle. La preuve, il avait tout abandonné du jour au lendemain pour aller veiller sur elle à Boston, quitte à perdre son job ! Et contre toute attente, il était prêt à sacrifier son amour pour elle contre le bien-être de la Demoiselle. Une vraie preuve d'amour comme on en trouve peu …

Elles restèrent deux bonnes heures à traîner dans le parc, à parcourir les allées l'une à côté de l'autre, la plus jeune racontant parfois à la plus âgée des petits détails à propos de l'hôpital, histoire qu'elle ne soit pas totalement perdue concernant ce qui s'y était déroulé lorsqu'elle était encore à la tête de celui-ci. Taub et ses deux filles, la relation qu'elle avait entretenu avec Foreman, le mariage raté de Chase avec une membre de l'ancienne équipe de House, l'amitié qui liait House et Wilson, … . Puis elles avaient fini par regagner le PPTH, où elles avaient pris place dans le bureau du Diagnosticien, un café à la main. Et, alors qu'elles discutaient tranquillement, Thirteen se stoppa net, indiquant d'un signe de tête à son interlocutrice le couloir. Un brun en blouse blanche se tenait à côté du Néphrologue, qui semblait peu enclin à le suivre là où il souhaitait aller.

Aussitôt, Lisa se raidit, s'enfonçant dans son siège à mesure que les deux hommes approchaient. Lorsque la porte s'ouvrit, elle ferma les yeux et respira un bon coup. Comment devait-elle se comporter ? House avait-il mis l'homme au courant, ou ne se doutait-il de rien au sujet de sa situation ?

D'un pas assuré, ce dernier s'approcha d'elle, et la prit aussitôt contre lui. Elle se mordit la lèvre, retenant comme elle pouvait les larmes qui menaçaient de rouler le long de ses joues, et enroula maladroitement ses bras autour de lui, avant d'adresser un regard totalement déboussolé envers celui qui veillait sur elle depuis son accident.

- Wilson, évite de la serrer trop fort, tu vas l'étouffer et lui faire mal ! Déclara ce dernier, avant que ses lèvres ne dessinent un léger sourire pour l'ex-Doyenne afin de la rassurer quelque peu.

James se détacha alors d'elle, et déposa un baiser sur sa joue.

- C'est tellement bon de vous voir ici ! S'exclama-t-il, souriant de toutes ses dents. Quelle surprise !

Elle acquiesça doucement, n'osant pas ouvrir la bouche. Elle se sentait mal, très mal. Elle ne tarda d'ailleurs pas à pâlir, obligeant House à se rapprocher d'elle et glisser une main derrière le dos de la Demoiselle pour lui montrer qu'il était présent, qu'il ne la laissait pas gérer ça toute seule.

- Si House m'avait prévenu, j'aurais dégager ma journée entière pour vous ! Poursuivit-il, toujours aussi adorable.

Cuddy quant à elle, ne pouvait détacher son regard du visage du Cancérologue, essayant toutefois de dissimuler l'intérêt qu'elle semblait lui porter. Bon sang, il avait vraiment des sourcils digne de chenilles poilues, comment faisait-il pour oser arborer de telles choses ? Personne ne lui avait expliqué l'existence de pinces à épiler ou quoi ? Pauvre de lui …

Une caresse appliquée dans le bas de son dos la fit revenir à la réalité, et elle laissa échapper un soupir quasi-inaudible. Un certain silence s'était emparé de la pièce, aucun ne sachant réellement comment le briser. Heureusement, le bipper de Wilson se manifesta, et la tête qu'il afficha voulait dire bien des choses.

- On me demande en urgences, expliqua-t-il avant de s'approcher à nouveau de Cuddy. Dès que possible, il faudra qu'on s'organise quelque chose, histoire de rattraper le temps perdu !
- Oui oui, bien sûr … Bafouilla-t-il.

Une rapide bise sur sa joue, et il s'éclipsa aussi rapidement qu'il était arrivé. Comprenant que son Boss et son ancienne Patronne avait besoin de se retrouver un peu seuls, Thirteen s'effaça elle-aussi, rejoignant la chambre du patient afin de donner un coup de main à Adams.

Les deux anciens amants demeurèrent seuls, en face l'un de l'autre. Le médecin ne tarda pas à se saisir de son sac, puis de la main de la jeune femme, l'entraînant avec lui.

- On rentre, expliqua-t-il simplement tandis qu'elle le suivait à travers le couloir les menant aux ascenseurs.

Alors que les portes de la machine se refermaient sur eux, il s'approcha d'elle et déposa un baiser sur son front, profitant du fait qu'ils soient les seuls présents dans l'habitacle. Elle sourit faiblement, et ferma les yeux avant de prendre une grande respiration. Les précédentes paroles de Thirteen résonnaient encore en elle, comme un écho qui se réverbérerait sur les murs pour vous revenir sans cesse dans les oreilles. Qui sait, elle avait sans doute raison au sujet de House … Toutes ses fois où il la maintenait à distance, où il fuyait lorsqu'ils devenaient trop proches … Peu à peu, à mesure que ces paroles s'imprimaient à l'encre indélébile dans son encéphale, c'était comme si les choses se dessinaient, s'affirmaient. Cela devenait presque une évidence pour elle, il voulait réellement la protéger, de tout son cœur. Mais alors … Cela ne voulait-il pas dire qu'il éprouvait toujours des sentiments pour elle ? N'est-ce pas une preuve de son amour dans ce cas ?

Elle traversa le hall tête baissée, les joues rosies par la gêne qui la dévorait. Elle ne supportait pas ces regards sur elle, digne de ceux d'un prédateur qui contemplerait sa proie avant de lui sauter dessus. Elle marchait aussi vite que ses talons hauts le lui permettaient, tout en demeurant au même niveau que House, la seule présence qui pouvait la rassurer à cet instant-même. Ils regagnèrent donc assez rapidement l'extérieur, où elle lui indiqua à quel endroit elle avait garé la voiture.

- A cette heure-ci, on rentrera plus rapidement en moto, annonça-t-il en indiquant la direction de son emplacement. D'autant plus que contrairement à ce matin, il te sera beaucoup plus difficile de me suivre en auto à une heure de pointe comme celle-ci.
- Et votre véhicule alors ?
S'étonna-t-elle, les clés en main.
- Wilson passera me récupérer demain, et je reviendrais avec la voiture, tout simplement, déclara-t-il comme si c'était une habitude pour lui.

Elle laissa échapper un soupir, se mordillant la lèvre inférieure. Cela l'angoissait, elle ne savait pas pourquoi. Pourtant, elle n'avait pas d'autres options que d'accepter sa proposition, c'était évident. Il attrapa sa main, noua leurs doigts, et l'entraîna vers l'engin. Là, il déposa un baiser sur sa joue, puis tapota le cuir du siège en lui adressant un large sourire. Elle s'humecta les lèvres, s'avança vers la Honda, et avec l'aide du médecin, prit place à l'arrière après avoir enfilé le casque qu'il lui avait tendu. Une fois sa canne retenue sur le côté et son casque sur sa tête, il s'installa à l'avant et mit les clés dans le contact.

La respiration de la jeune femme s'accéléra, tout comme son rythme cardiaque, quand bien même il avait simplement fait rugir un coup le moteur. Elle se crispa aussitôt, ses jambes se resserrant autour de la carrosserie. Le trouble de Cuddy ne passa pas inaperçu et le médecin attrapa les bras de celle-ci, les enroulant autour de sa taille à lui. Elle écarquilla les yeux, l'interrogeant silencieusement à ce sujet.

- Tu seras mieux installée comme ça, assura-t-il avant d'esquisser un léger sourire, et de caresser brièvement les doigts de la jeune femme, désireux de lui montrer qu'il était là pour elle. N'hésites pas à t'appuyer contre mon dos, ça te protégera du vent.

Elle ne répondit rien, obéissant simplement à ses conseils, et ferma les yeux alors que la moto démarrait. Durant quelques instants, elle serra les paupières, s'accrochant autant qu'elle pouvait au conducteur. Puis, à mesure qu'elle sentit l'air fouetter les mèches de cheveux qui se dégageaient de son casque, elle finit par les rouvrir, ses dents s'enfonçant dans sa langue pour contenir sa petite angoisse. Les paysages urbains se dessinaient devant elle, et pour la deuxième fois de la journée, elle en profita pour admirer la ville. Il lui semblait comprendre peu à peu pourquoi elle avait vécu tellement d'années ici, pourquoi elle avait choisi cette ville. Elle s'y sentait en sécurité, et si on retirait son amnésie de l'équation, elle s'y sentait à l'aise. Mieux qu'à Boston en tout cas, elle le sentait. Alors pourquoi avait-elle fuit Princeton ? Quelles avaient été ses motivations ?

Bientôt, l'immeuble du médecin se dessina devant eux, et l'engin se stoppa sur l'une des places disponibles. Il descendit le premier, puis aida Lisa à faire de même avant de lui retirer son casque, laissant ainsi ses boucles ébènes réapparaître pleinement. Il repositionna l'une d'elle derrière son oreille, et embrassa doucement sa joue, comme pour la féliciter d'avoir trouvé le courage nécessaire pour surmonter sa peur. Puis il attrapa sa main et la guida jusqu'à la porte, qu'il ouvrit pour ensuite la laisser entrer en tête.

Une fois à l'intérieur, ils s'installèrent sur le canapé, l'un à côté de l'autre. Rapidement, House enroula son bras autour de ses frêles épaules, et elle posa sa tête sur son épaule avant de clôre ses paupières, profitant ainsi de chaque seconde, de chaque instant. Pas de mots échangés, ils n'en avaient pas besoin. L'un comme l'autre avait simplement pour nécessité actuelle de se vider l'esprit, de profiter de ce tendre moment, ni plus ni moins. Sans arrières pensées, sans soucis, sans rien.

Les heures tournèrent, et le film pour lequel ils avaient opté venait de s'achever. Dehors, la nuit commençait à tomber, et leurs estomacs les rappelèrent à l'ordre. Il fut donc forcé de se défaire d'elle, pour se rendre dans la cuisine, où il ouvrit le frigo à la recherche d'un possible repas. Réfrigérateur qu'il referma rapidement avant de jeter un coup d'œil sur le comptoir. Pourquoi s'obstinait-il à regarder à l'intérieur quand bien même il était plus que conscient qu'il n'y trouverait rien, du fait de sa longue absence dans son appartement ? C'était un mystère, même pour lui.

Un peu plus tard, elle vint le rejoindre, et appuya son dos sur le comptoir alors qu'il contemplait un panel de différents services de livraison alimentaire. Elle sourit à cette vue, et se pencha pour admirer elle aussi les choix qui s'offraient à eux.

- On mange quoi ce soir ? Fit-elle, un léger sourire sur ses lèvres comme ceux qui charmait totalement le médecin.

Il se tourna vers elle, et fit glisser l'un des dépliants dans sa direction. Elle se lécha les babines en lisant le menu, très tentée par ce qu'il lui proposait. Manger français, pourquoi pas ? Qui plus est, depuis son amnésie, elle n'en avait jamais mangé, mais avait une terrible envie d'y goûter. Qui sait, c'était peut-être parce que, par le passé, elle adorait ça, non ? Ce serait une nouvelle indication sur celle qu'elle est, du moins qu'elle était …

House téléphona pour leurs commandes pendant qu'elle prenait une douche, et leurs plats arrivèrent à l'instant même où elle sortait de la salle d'eau. Ils prirent tous les deux places sur le canapé, chacun avec un plateau sur les genoux, devant un film d'une autre époque. Leurs repas diminuaient à vu d'œil, et les critiques envers les acteurs, les décors, le scénario, fusaient. En soit, ils passaient un vrai bon moment ensemble, loin du stress de la mémoire défaillante de la jeune femme. Loin des choses qui les effraient tous les deux, loin de tout et de tous.

La nuit était déjà bien tombée, lorsqu'House se rendit dans la chambre, à la recherche d'un T-shirt propre car il avait sacrément tâché le précédent en voulant faire rire Cuddy alors que cette dernière avait du jus de raisin dans la bouche. Et, trouvant qu'il tardait un peu trop, elle se leva et s'avança vers la porte, où elle frappa doucement.

La porte ne tarda pas à s'ouvrir, et pourtant la jeune femme fut incapable de dire un mot, de faire un geste. C'était comme si, une nouvelle fois, son cerveau se déconnectait de son corps, que les deux n'étaient plus en phase. Qu'elle entrait dans un autre monde, séparé de la réalité dans une certaine mesure. Elle perdit l'équilibre, forçant ainsi House à appuyer un peu trop sur sa jambe estropiée pour pouvoir la rattraper. Il l'allongea au sol, sa tête sur ses jambes à lui, totalement impuissant tant qu'elle ne reprenait pas conscience. Car la cause de son malaise ne lui était pas inconnu, cela signifiait qu'elle revivait un souvenir …

TBC ...