Piou, ça faisait longtemps, non ? - En fait non, mais j'avais juste envie de dire ça, allez savoir pourquoi -. Vous êtes contents de me retrouver j'espère, hum ? D'autant plus que, alors même que pour la plupart d'entre vous, vous avez du faire votre rentrée il y a quelques jours, mes vraies vacances demeurent enfin. Et oui et oui, je suis en vacances, ce qui veut dire plus de temps pour moi, plus de temps pour me reposer, et plus de temps pour écrire et donc qui sait, peut-être plus d'updates ! Avoues, d'une part vous ragez, et de l'autre, vous êtes ravis. N'est-ce pas un charmant contraste ?
Déjà 18 chapitres derrière nous, et 158 reviews postées. Ça mérite bien une salve d'applaudissements tout ça, non ? Surtout que, comme je l'ai dit à certains d'entre vous, je ne sais toujours pas où cette fiction me mènera. Pour le moment, je n'ai aucune idée de la tournure que prendront les choses, ni de comment elle s'achèvera. La seule chose que je sais, c'est que j'aimerai sincèrement la poursuivre aussi longtemps que possible, avec le plus possible de souvenirs rassemblés. Voilà voilà, vous savez donc que pour le moment, cette fiction est loin d'être achevée. Contents ?
Je ne vous retiens guère plus longtemps, et je vais vous laisser déguster - ou pas - ce chapitre, et on se dit à la prochaine ! (D'ailleurs, j'aurais peut-être pas du vous dire que j'étais en vacances. Je sens que je vais me faire harceler !)
See ya people :D
Chap' 19
- House … Siffla-t-elle de façon presque inaudible, un peu anxieuse.
- Hum ?
- Pourquoi … Balbutia l'ex-Doyenne, sa lèvre inférieure subissant les frais de son appréhension. Pourquoi vous … ne m'avez pas .. rattrapé quand j'ai … rompu ?
- Lisa, c'est peut-être pas le moment de parler de ça … Nota-t-il avant de voir son visage noué par la tristesse, et de finalement rendre les armes.
- Je cherche simplement à comprendre … Se défendit-elle, ses mains recouvrant aussitôt son visage humidifié par ses sanglots.
- C'est bon, on se calme … Répéta-t-il en s'asseyant le dos contre la tête de lit, et en invitant la brunette à venir prendre place entre ses jambes et à s'étendre contre lui.
Elle ne se fit pas prier bien longtemps, et s'installa confortablement, les bras du médecin s'enroulant ensuite autour de sa taille tandis que son menton reposait sur le sommet de son crâne. Il soupira un bon coup histoire de se donner du courage, pour finalement ouvrir la bouche une bonne fois pour tout.
- Disons que lorsque c'est arrivé, je m'attendais à tout sauf à ça, lui avoua-t-il, prenant son temps pour qu'elle assimile sans soucis ce qu'il disait et qu'il n'y ait aucune ambiguïté possible. Tu sortais à peine de l'hôpital, tu étais encore en convalescence, et moi je prenais encore conscience du fait que j'avais failli te perdre.
- Qu... Qu'est-ce que j'avais eu ? L'interrogea-t-elle, sa tête en arrière de façon à ancrer ses yeux aux siens.
- Un oncocytome dans l'un de tes reins, annonça le Diagnosticien tandis que ses mains parcouraient tout en douceur le ventre de la jeune femme par dessus le pyjama qu'elle portait. En fait un matin, tu as découvert du sang dans tes urines. Tu étais inquiète, je suis passé te voir à ton bureau t'expliquer que ce n'était rien, mais à peine j'étais sorti de la pièce, que déjà tu avais téléphoner pour une échographie. C'est Wilson qui l'a réalisé, et il a aussitôt vu la masse, te suggérant de faire des tests supplémentaires.
Il stoppa un instant son récit, rejetant sa nuque en arrière. Bon sang, il n'aimait vraiment pas devoir raconter des souvenirs, encore moins un comme celui-ci. Un qui avait brutalement mis fin à ce qu'ils avaient mis du temps à construire, un qui avait conduit à ce qu'ils étaient à présent. Mais vu l'état de préoccupation de la jeune femme, il n'avait pas d'autre choix que celui-ci. Surtout s'il voulait qu'elle dorme un peu ensuite.
- Malheureusement, ta biopsie n'était pas concluante car la masse était trop difficile d'accès et peu concluante, poursuivit-il machinalement, ses doigts continuant de caresser la peau de la Demoiselle pendant qu'il parlait, un moyen de se rassurer autant qu'elle. La seule option était donc de te retirer la masse pour savoir si oui ou non il s'agissait bien d'un cancer. Tu as ensuite passé un scanner, qui a révélé plusieurs masses dans tes poumons …
- Ce qui colle avec un cancer des reins, remarqua-t-elle, ce qui eut pour réaction de la part de House un écarquillement des yeux. Le Docteur Hadley pense que mon amnésie n'a pas affecté mes connaissances médicales, contrairement à mes souvenirs.
Il acquiesça simplement, validant la théorie de sa jeune employée. Seul un médecin ou en tout cas quelqu'un ayant une connaissance en médecine aurait pu deviner une telle chose, cette partie de son encéphale n'avait donc pas été touché par l'accident, et n'avait aucune séquelle. Alors qui sait, il pourrait peut-être l'amener avec lui à l'hôpital pour mettre à profit la jeune femme, lui évitant ainsi de s'ennuyer toute seule à ne rien faire dans l'appartement.
- Exactement, assura-t-il avant de continuer. Tu as subi l'opération, et à ton réveil je t'ai annoncé que la tumeur était bénigne, et que les masses dans tes poumons provenait simplement d'une réaction allergique aux antibiotiques, ce que j'avais découvert chez ta mère peu auparavant. Et c'est après ça que tu as pris ta décision …
Elle ferma les yeux, réunissant les informations qu'il venait de lui livrer. Et peu à peu, les choses s'éclaircissaient davantage dans son esprit, elle commençait à mieux comprendre certains propos de son souvenir. Cela expliquait, entre autre, pourquoi il s'était défendu en expliquant qu'il avait eu peur de perdre sa petite-amie. Et pourquoi elle lui avait reproché de réagir de façon égoïste en continuant de se protéger des autres, ne pas partager leurs peurs et leurs problèmes.
Les secondes s'égrainèrent, durant lesquelles la jeune femme demeura immobile, sans pour autant parvenir à s'endormir. Bercée par le son du rythme cardiaque du médecin, elle finit toutefois par trouver le sommeil, la tête sur son torse, ses jambes repliées contre elle. Il l'observa un bon moment, avant de se laisser enfin aller dans les bras de Morphée, confiant sur son état.
Durant quelques heures, ils parurent enfin détendus, loin de tout. Les cerveaux n'étaient plus sous pression, plus rien ne venaient les déranger. Leurs traits étaient détendus, tout simplement. L'un contre l'autre, le monde extérieur n'avait plus lieu d'être, rien ne pouvait troubler leur tranquillité. Et ce sommeil bénéfique, ils en avaient tant besoin …
Le lendemain matin, il fut le premier debout. Son bras endolori sous la nuque de Cuddy, il dut se trémousser comme il put afin de s'extirper de sa prise sans pour autant la réveiller. Elle gémit un peu, mais se tourna et referma complètement les yeux, l'air de rien. Il laissa échapper un soupir de soulagement, et quitta la chambre sur la pointe des pieds. Un café brûlant, et un coup d'œil à son téléphone lui suffirent à être suffisamment éveillé. Une douche rapide, et le voilà prêt pour se rendre à l'hôpital plancher sur son cas. Avant de quitter les lieux, il alla vérifier que tout allait bien pour Cuddy, et s'éloigna à regrets. Il aurait tant voulu rester avec elle, la protéger du mieux qu'il le pouvait, veiller sur elle la journée entière. Mais ce maudit patient avait besoin de lui, et plus vite il l'aurait diagnostiqué, plus vite il pourrait concentrer tout son temps et son attention vers elle.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, la place à côté d'elle était froide, désespérément vide. Elle se frotta longuement les yeux, essayant de se convaincre qu'il serait tout de même dans les parages. Mais c'était peine perdue, il était parti, elle devait se faire une raison.
Elle n'avait pas même envie de sortir du lit et de poser un pied au sol, elle n'avait envie de rien. A ses côtés, son téléphone se mit à sonner, la faisant sursauter. Elle tourna la tête dans la direction de l'objet, son regard se posant aussitôt sur son interlocuteur.
Elle est allongée sur le lit, dans son tailleur noir et son haut bleu, ses magnifiques escarpins encore aux pieds. Sa jambe droite est à moitié pliée, maintenant les cuisses d'un homme près d'elle. Ils s'embrassent, mais le baiser n'est pas partagé de la même façon. Il lui dévore trop brutalement la bouche, elle aimerait plus de tendresse. Elle promène ses mains sur son corps, cherchant matière à caresser. Mais il faut le dire, il n'est pas dans le genre musclé, sa peau est rugueuse et il semble réellement pressé. Un téléphone vibre, alors qu'il se trouve au dessus d'elle. Il détache sa bouche de la sienne, et tend son bras vers l'objet.
- C'est le tien, ça vient de House, la prévient l'homme, alors qu'elle se trouve sous lui, les lèvres à demi-ouvertes, attendant la suite des évènements.
- Ignore le, déclara-t-elle simplement après un bref coup d'œil vers l'écran.
Elle remonte l'une de ses mains sur l'épaule nu du 'mâle', l'invitant à rapprocher son visage du sien pour entamer un nouveau baiser.
- Il y a écrit que c'est urgent, ajoute-t-il quand bien même elle continue à le pousser à ne pas y faire attention.
- Je t'ai dit de l'ignorer, le coupe-t-elle.
- Super, peine-t-il à répondre au vu de l'occupation nouvelle de sa bouche avec celle de son amante.
Deux minutes. Tout juste deux minutes durant lesquelles ils s'embrassent, et 'baisent'. Car on ne peut décemment pas appeler ça 'faire l'amour', tant l'acte est rapide, et peu appréciable. Elle se trouve à sa gauche, sa poitrine se soulevant rapidement, mais pas trop tout de même. Ils ne se touchent même pas, demeurent simplement à côté l'un de l'autre.
- Je suis désolé, s'excuse-t-il, malgré que ses propos sonnent faux. C'est difficile d'aller lentement quand tu as passé les dix dernières heures à y penser.
Elle roule des yeux, et sa main se pose sur sa hanche, avant de s'asseoir sur le lit, un peu penchée sur celui qui actuellement partage son lit.
- Génial, maintenant je suis en retard, stressée et frustrée, souffle-t-elle.
- Si tu peux attendre une minute, je … Propose-t-il en regardant en dessous de sa ceinture pendant qu'elle se place sur le bord du lit pour se mettre debout.
- Ca attendra, annonce-t-elle clairement en soupirant.
Elle s'avance vers sa commode, s'ébouriffe un coup les cheveux, avant de les replacer convenablement et de se pencher vers le miroir, où elle pousse un soupir en quête de courage.
- Tu peux le faire, murmure-t-elle, se voulant convaincante envers elle-même, sa langue humectant ses lèvres pulpeuses.
- Faire quoi ? L'interroge-t-il, en appui sur ses coudes et toujours allongé sur le lit.
Elle ne lui prête pas attention, ne prend même pas la peine de lui répondre. Tout ce dont elle a besoin, c'est de se rassurer, elle n'a donc pas besoin de lui pour ça. Car il faut l'avouer, mais il n'a jamais été très doué pour ça, elle le sait. Elle préfère donc garder ça pour elle …
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle se laissa retomber la tête dans l'oreiller, humant l'odeur qui s'y était imprégné. Etait-ce donc avec cet homme qu'elle avait rompu ses fiançailles pour retrouver House ? Parce qu'à en juger par ce qu'elle avait vécu en voyant ce souvenir, les sentiments qu'elle semblait éprouver à cet instant-là n'étaient assurément pas les mêmes que ceux qu'elle éprouvait chaque fois qu'il s'agissait d'un flash-back avec House, ou lorsqu'il se tenait près d'elle, dans le présent actuel. Mais pourquoi avait-elle fréquenté cet incompétent si ce n'était pas par amour ?
Son portable la ramena une nouvelle fois à la réalité, lorsque le vrombissement fut d'autant plus prononcé, et la sonnerie répétitive. Elle attrapa le combiné, et porta sa main devant sa bouche en constatant qu'il s'agissait déjà du septième appel manqué du médecin. Elle porta donc le smartphone à son oreille après avoir décroché, prête à se confondre en excuses auprès de lui, s'il lui en laissait le temps.
- Lisa, ça va ? Demanda aussitôt la voix inquiète du Diagnosticien, ce qui la fit doucement sourire. Tout va bien ? Pourquoi tu n'as pas répondu avant ? Je t'ai réveillé, tu dormais encore ?
- Tout va bien House, je me suis levée avant votre premier appel, assura-t-elle, la couette entourant encore son corps fin aux formes délicates. Mais … Je n'étais pas en mesure de répondre …
- Une nouvelle absence ? S'exclama-t-il plus fort qu'il ne l'aurait souhaité.
- Oui … Souffla-t-elle en rapprochant l'appareil de son oreille, comme pour le sentir avec elle, comme pour sentir ses bras s'enrouler de façon protectrice autour d'elle.
- Qu'est-ce que tu as vu ? S'empressa-t-il d'ajouter. Tu ne t'es pas fait mal au moins ? Tu veux que je vienne te chercher ?
Elle respira un bon coup, réfléchissant à ce qu'elle pourrait lui répondre. Après tout, elle n'avait rien, son absence n'avait pas été des plus violentes, et elle ne souffrait de rien. Mais dans le même temps, elle avait plus qu'envie et besoin de sa compagnie.
- Je vais bien, rassurez-vous, annonça-t-elle, un fin sourire aux lèvres. Mais ce ne serait pas de refus que vous m'ameniez avec vous, je n'ai rien à faire ici et je m'ennuie …
- Okay, prépare toi et j'arrive dans une dizaine de minutes, promit-il avant de raccrocher.
Elle posa le Blackberry sur la table de nuit, et se saisit de ses vêtements avant de se rendre dans la salle de bain. Là, elle entra dans la douche et se savonna/rinça en toute hâte, ne voulant aucunement le faire attendre. Une fois propre, elle se sécha, enfila son slim ainsi que son T-shirt et son fin gilet, se maquilla légèrement et coiffa ses belles boucles brunes. Elle quittait tout juste la pièce lorsque la porte d'entrée s'ouvrit, laissant apparaître l'infirme, sa fidèle canne martelant le sol. Aussitôt il s'avança vers elle, son pouce dessinant les courbes de son visage. Elle ferma les yeux, profitant de cette douce caresse, avant que ses lèvres ne dessinent un sourire rassurant qu'il lui rendit tout aussi tendrement.
- Le cas avance ? Demanda-t-elle simplement, brisant le silence reposant qui s'était installé jusque là.
Il nia d'un signe de tête, et l'invita à le suivre à l'extérieur, où il déverrouilla le véhicule afin qu'ils s'y engouffrent tous les deux.
- Disons que pour le moment, on manque toujours d'indices qui pourraient nous conduire sur une piste plausible, déclara-t-il enfin, une fois le moteur mis en route. Mais il va nous falloir un prétexte pour expliquer ta présence durant le différentiel, une excuse qui ne mette pas la puce à l'oreille.
Elle acquiesça simplement, le regard fixé sur le paysage extérieur. C'était fou tout ce que cet homme était prêt à faire pour elle, tout ce qu'il faisait pour la protéger du regard des autres et la mettre plus à l'aise.
- Puisque tu n'as rien perdu de tes connaissances médicales, poursuivit-il en s'arrêtant à un feu rouge, pianotant sur le volant, on pourrait prétendre que Wilson t'a contacté du fait que je présumais une possible cause endocrinologique quant aux symptômes de mon patient.
- Vous croyez que ça pourrait marcher ?
- Sachant que Thirteen me soutiendra dans ce mensonge, oui, assura-t-il avant de lui adresser un petit clin d'œil complice. Comme ça, on fait d'une pierre deux coups. Toi, ça te permet de travailler un peu, d'employer ce que tu sais en médecine, et moi ça m'aidera peut-être à poser le Diagnostique final, tout en conservant un œil sur toi.
Lorsqu'ils arrivèrent sur le parking de l'hôpital, le sourire de la jeune femme disparut quelque peu, ses muscles se contractèrent et elle baissa les yeux. Il parcourut un instant l'échine de la jeune femme avec sa main, se voulant rassurant. Elle le gratifia d'un simple regard, ses mains serrant fortement son sac.
A peine eurent-ils franchis les portes du PPTH, que tous les regards étaient déjà vissés sur eux. Le médecin fit mine de ne pas s'en rendre compte, et invita Lisa à faire de même. Les portes de l'ascenseur se refermèrent derrière eux, mais malheureusement, ils n'étaient pas les seuls dans la machine. Peu discrets comme toujours, les murmures les concernant venaient jusqu'à leurs oreilles, ce qui exaspérait au plus au point le praticien et gênait comme jamais l'ex-Doyenne. A plusieurs reprises il leur adressait des regards noirs de colère, mais rien à faire, les commères ne connaissaient pas la définition de « se taire ».
Une fois que la machine eut atteint le premier étage, House s'en dégagea promptement, maintenant le poignet de Cuddy dans sa main pour qu'elle le suive aussi vite que possible. Ils ne ralentirent le pas qu'une fois le bureau du chef de service en vu, et entrèrent aussitôt dans la partie office, où le Diagnosticien se délesta de leurs affaires pour ensuite jeter un coup d'œil à la pièce mitoyenne.
- Thirteen t'a assez briffé sur la Team ? Lui demanda-t-il alors en indiquant la salle de Différentiels d'un signe de tête. Tu crois que tu vas pouvoir faire comme si de rien n'était ?
Elle hocha doucement la tête, et se passa la main dans les cheveux avant d'ouvrir la bouche.
- J'espère, souffla-t-elle. Taub a deux filles du même âge mais de mères différentes et c'est un vrai Dom Juan malgré les apparences, Chase est divorcé de Cameron et enchaîne les petites aventures, Thirteen est sorti avec Foreman et souffre de Huntington. Elle m'a peu dit au sujet d'Adams puisqu'elle n'était pas encore employée ici avant mon départ.
Il sourit alors, et après avoir vérifié qu'on ne pourrait pas les voir, déposa un baiser tout en douceur sur la joue de la jeune femme accompagnée d'une caresse avec son pouce.
- T'es géniale Cuddy ! S'exclama-t-il, fier d'elle. Tu as retenu pile ce qu'il fallait, je te félicite.
- Je vous remercie … Annonça-t-elle à demi-mots, et les joues se parant d'une légère teinte de rose.
- Oh, et pendant que j'y pense, si tu pouvais me tutoyer, ça serait pas mal, ajouta-t-il. Sinon, ils pourraient se douter de quelque chose, sauf si je prétend que tu souhaites être traîtée comme n'importe quel membre de mon équipe. Mais tôt ou tard, il faudra que tu cesses de me vouvoyer.
Elle hocha doucement la tête, les yeux entre-clos. Bon sang, elle allait devoir assurer s'ils voulaient pouvoir continuer de cacher à tout le monde la vérité.
Ils n'eurent pas le temps de poursuivre une quelconque conversation, que les sbires firent leur apparition, se traînant jusqu'à leurs sièges où ils se laissèrent retomber péniblement. Un signe de tête, et les deux ex-amants les rejoignirent, Cuddy prenant place entre House et Thirteen sous le regard surpris de Taub, Adams et Chase. Même si aucun d'eux n'avait encore touché mot à ce sujet, les regards se faisaient inquisiteurs, en recherche d'éventuelles réponses à leurs questions muettes. Le silence se faisait pesant, étouffant, si bien que la jeune femme demeurait la tête baissée, ses ongles s'enfonçant discrètement dans ses paumes blanches. Heureusement, le Néphrologue prit la parole, faisant raisonner sa voix dans toute la pièce.
- C'est bon les enfants, on a compris que Maman et Papa sont tous les deux de retour, mais on a d'autres chats à fouetter, vous fêterez les retrouvailles plus tard, déclara-t-il avant d'attraper l'une des copies du dossier médical de son patient et de le parcourir brièvement du regard. La fouille de son domicile n'a rien donné ?
- Pourquoi Cuddy reste assise avec nous ? Grogna Taub en fixant ladite personne.
- C'est en vous intéressant à la présence de votre ancienne Boss que vous comptez résoudre ce cas ? Ironisa House. Wow, belle technique !
Le petit homme roula des yeux avant de baisser la tête sur la feuille posée devant lui. Décidément, les moqueries de son patron ne lui avaient pas manqué durant son absence, ni sa façon d'esquiver les questions qu'on lui posait. Qu'il pouvait être d'un naturel emmerdant !
- On a rien trouvé dans son appartement qui puisse nous mettre sur une quelconque piste, poursuivit Chase, un large sourire enjôleur en direction de Cuddy. Pas de drogues, pas de médicaments pouvant expliquer ses symptômes, un rythme de vie très équilibré, rien. Cuddy va reprendre son poste ici c'est ça ?
House soupira, excédé qu'une nouvelle fois son équipe ne parvienne pas à se mêler de leurs affaires et à se concentrer sur le cas sans demander sans ramener sans cesse la discussion sur le sujet Lisa.
- Alors il doit nous cacher quelque chose. Une chose pas du tout reluisante, en déduisit-il avant de détourner la tête vers l'ex-Doyenne.Cuddy est là pour nous aider à plancher sur le cas puisque j'ai 4 médecins à mon service qui sont incapables de trouver de quoi le patient est en train de mourir. Alors ses connaissances en endocrinologie ne seront pas de refus, elle a davantage de ressources que vous tous réunis !
Adams parût alors vexée par la remarque, laissant alors échapper un soupir ainsi qu'un regard noir envers la nouvelle venue.
- Vous allez vous séparer de l'un de nous c'est ça ? Fit-elle sèchement, les jambes croisées et ses mains sur ses cuisses. Dernier arrivé, premier viré ?
Cette réplique amusa le médecin, qui afficha un léger sourire tout en faisant tourner sa canne entre ses mains.
- Ce n'est pas ce que j'ai dit, rappela-t-il. La présence de Cuddy ne met en aucun cas vos postes en danger, ce n'est que passager.
- Alors pourquoi avoir fait appel à elle ? Le coupa Chris.
- Vous êtes sourds, idiots ou vous le faîtes exprès, non ? S'exclama Greg, en tapant du poing sur la table. Elle est là parce qu'avec vous, rien n'avance et que ces qualifications nous aideront sans doute à avancer là où vous bloquez.
La jeune femme n'osait pas dire un mot, se sentant de trop dans la pièce. Les regards sur elle étaient perçant comme jamais, il lui semblait qu'on voulait la sonder au laser, lui transpercer la peau de la sorte.
- Trèves de bavardage, on va réaliser une biopsie de la matière blanche puisque rien n'est concluant, lâcha-t-il.
Aussitôt, Cuddy tourna la tête vers lui, les sourcils froncés. Il reconnut bien rapidement cette expression chez elle, une de celles qui lui avaient tant manqué. Sa Lisa professionnaliste était de retour, il n'y avait pas de doute !
TBC ...
