Deux semaines. Je vous aurais quand même fait poireauté environ deux bonnes semaines avant l'update de ce chapitre. Vous vous rendez compte si en plus, je n'avais rien publié d'autre ? Vous vous seriez ennuyés, et je vous aurais affreusement manqué, n'est-ce pas ? (Ça aurait pu être marrant de la jouer comme ça, non ? Vous voulez qu'on essaie un jour ? [C'est bizarre, mais j'ai l'impression d'être la seule que ça pourrait amuser. N'est-il pas vrai ?]). Mais ne l'oubliez pas, j'ai repris les cours à présent (certes, je n'ai pas ce que l'on appelle un emploi du temps chargé, heureusement), mes updates seront donc peut-être un peu plus espacées (dit celle qui, se connaissant, ne pourra tout de même pas s'empêcher de conserver le même rythme).

Hey hey hey, vous savez quoi ? Ben en fait, moi non plus (- Blague niveau primaire, mais qui amuse toujours beaucoup Mandie qui ne se lasse pas de les faire encore et encore, même à 18 ans). Si, en fait ça me gratte. C'est pas faute d'avoir gardé ma petite Grenouille, qui a la varicelle (le pire, c'est quand même que je sais qu'il est impossible que je puisse l'avoir de nouveau, mais non ça me gratte quand même comme si. Fichue hystérie collective ! - Wow, une allusion à "Airbone" ["Y a-t-il un médecin dans l'avion"]!).

Bon, on disait quoi ? Ah oui, que mon rythme d'update ralentirait peut-être d'ici les temps à venir (ce qui m'étonne grandement tout de même. Mais comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir). Sinon ben ... J'crois qu'en dehors de la neige qui tombe pas intermittence, je n'ai rien à ajouter. Ainsi, libre à vous d'entamer la lecture de ce chapitre, sans supporter guère plus longtemps mes idioties introductives dont je ne serais me passer (car oui, il me faut mon quota de débilité par jour, sinon je me sens mal. C'est frais, hein ? :D)

Promis, on se retrouve bientôt pour une update, qu'importe laquelle. Bonne lecture, et merci pour les courageux qui continuent encore et encore malgré le temps qui passe à me laisser une trace écrite de leur passage - qu'on appelle plus communément de nos jours, une review -, cela m'enchante toujours autant qu'à mes débuts, voir plus.

Allez, ne nous attardons pas plus, et à la prochaine !

See ya people :D


Chap' 21

Elle ferma quelques secondes les yeux, un sanglot lui barrant la gorge. Elle ne savait plus quoi penser, plus quoi se dire au sujet de leur relation. Etait-ce ce que l'on appelle de l'amour qu'elle avait pour lui, ou une amitié très fusionnelle ? Elle ne savait sur quel pied danser. Son corps lui hurlait de s'offrir à lui, de le pousser dans ses retranchements pour qu'enfin il se laisse tenter par elle, qu'enfin il cesse de prétendre la protéger en ne lui accordant pas ce dont elle croyait avoir besoin. Mais son cerveau quant à lui, lui rappelait sans cesse l'échec du baiser qu'ils avaient échangé dans sa salle de bain à Boston, et la tristesse qu'elle avait ressenti lorsqu'il avait fuit sans rien dire.

Sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit pour la retenir, elle laissa échapper une larme, qui vint se perdre dans sa nuque. Il ne tarda pas à la remarquer, se stoppa net et essuya doucement les joues de la Demoiselle, avant de la blottir dans ses bras. Là, elle fondit totalement en sanglots, ses bras enroulés autour de sa taille et sa tête nichée au creux de sa nuque. Cette situation, ce conflit en son sein devenait ingérable, elle ne se sentait plus la force de prétendre parvenir à être au dessus de tout cela.

Il la guida jusqu'à un banc sans la lâcher, et s'assit avant de la placer sur sa jambe valide. Sa chemise était déjà humide, mais il n'en avait que faire, le plus important était de parvenir à la calmer. La voir dans un tel état lui déchirait le cœur, il n'avait jamais aimé la voir souffrir. Elle était si fragile depuis son accident …

- Chuuuuuut … Murmura-t-il en la berçant contre son torse. Je suis là Lisa, je suis là … Calme toi, je suis là pour toi …

Elle avait de plus en plus de mal à conserver une respiration normale, ses sanglots l'étouffant littéralement. Il promenait ses mains de bas en haut le long de son échine, se risquant même à glisser ses doigts sous le haut fin qu'elle portait, afin d'avoir accès directement à sa peau. Elle frémit sous ce contact, et s'enfonça un peu plus contre lui, ne prêtant aucune attention à ce qui les entourait. En ce mois de septembre encore relativement chaud, il n'était pas rare de croiser des promeneurs dans les différents parcs de la ville,et celui-ci n'y faisait pas exception. De nombreux marcheurs les fixaient, s'interrogeant sur les raisons de la crise de larmes de la jeune femme, mais très vite ils passaient leur chemin, pour le plus grand soulagement du médecin. Il ne voulait aucunement que sa Belle se sente honteuse, elle n'avait pas besoin de ça ...

Durant cinq longues minutes, elle versa toutes les larmes de son corps. La présence de Greg la rassura peu à peu, et elle parvint enfin à adopter une respiration normale, toujours nichée au creux de ses bras. Un baiser sur ses tempes, un sur chaque joue, et il effaça les dernières traces de ses sanglots passés, lui rendant sa beauté naturelle et intacte. Elle le gratifia d'un simple sourire, bien qu'au fond d'elle, elle aurait voulu lui offrir plus.

Inconsciemment, elle se mit à fixer les lèvres du Néphrologue, mordillant les siennes. Cet acte n'échappa pas au principal concerné qui, pour une fois, décida de passer outre sa promesse. Après tout, vu l'état dans lequel elle s'était trouvé quelques secondes plus tôt, elle méritait bien ça, et semblait même en avoir terriblement besoin.

Son visage s'approcha du sien, tandis que leurs bouches vinrent se sceller tout doucement, millimètre par millimètre. Pour l'un comme pour l'autre, une foule de sentiments jusqu'à présent mis en silence refit surface, intensifiant aussitôt l'embrassade. Elle avait noué ses bras autour de son cou, tandis qu'il maintenait possessivement sa taille contre son torse. Leurs langues se rencontrèrent, se caressèrent, se chamaillèrent. Il n'était plus question de se le refuser, ils en avaient trop besoin, l'un et l'autre.

Malgré tout, ils furent forcés de mettre un terme à la chose, si délicieuse était-elle, lorsqu'ils manquèrent d'oxygène. Leurs regards s'ancrèrent, trahissant l'incertitude qui les habitait : que devaient-ils faire ? Comment leur relation devait-elle évoluer ? Devaient-ils poursuivre le fonctionnement adopté depuis son amnésie, ou tout envoyer valser et décider de surmonter les choses une nouvelle fois en tant que couple ? Un milliard de questions les assaillaient, à leur en donner le tournis. Et ils n'avaient la réponse pour aucunes d'elles …

- Merci … Bafouilla-t-elle avant de baisser la tête et de fixer le sol.

Il se saisit de son menton, désireux de pouvoir planter ses yeux dans les siens, et ainsi être certain d'avoir toute son attention.

- Ne me remercies pas, précisa-t-il alors que son pouce retraçait les traits de la jeune femme. Si tu es dans un état pareil, c'est en partie ma faute. Bien au contraire, au lieu de m'en être reconnaissant, tu devrais m'en vouloir.

Elle nia franchement, et glissa ses doigts sur les siens, les attrapant un peu incertainement.

- Ne dîtes pas ça, le coupa-t-elle. Depuis que je suis sortie du coma, vous prenez extrêmement soin de moi, comme personne. Vous veillez constamment sur moi, même quand pourtant je vous mène la vie dure. Vous méritez mes remerciements. Et ce baiser …

Un léger sourire se dessina sur la bouche du Diagnosticien alors qu'il se passait un doigt sur les lèvres. Mon dieu comme c'était délicieux … Il pouvait encore sentir ces deux morceaux de chaire acidulée sur les siennes, son odeur enivrante. Il devait se l'avouer, mais ce baiser lui avait manqué. Il n'y avait qu'avec elle que la chose était si exquise, que retrouver durant quelques instants cette sensation lui avait fait un bien fou. Mais, dans le même temps, il devait se faire d'autant plus violence pour ne pas en réclamer à nouveau, ou désirer plus. Non, il s'était fait une promesse, et devait à tout prix la tenir, pour le bien de Cuddy. Un point c'est tout.

- Lisa, je sais que tu as l'impression que je te repousse, que je ne veux pas de toi mais … Bafouilla-t-il en jouant avec les doigts de cette dernière. Mais je me bats pour te protéger de ce que j'ai pu te faire subir par le passé. Un jour, ces souvenirs te reviendront en mémoire, et ce jour-là tu m'en voudras comme jamais d'avoir profiter de toi, de ta fragilité, même si la réalité est toute autre. Crois moi, je fais tout ça pour ton bien ...

Elle acquiesça timidement, n'osant plus le regarder dans les yeux. N'osant plus même croiser ce regard envers lequel elle se sentait impuissante, ce regard qui était capable de lui faire perdre tous ses moyens en l'espace d'une seconde.

Ils reprirent tranquillement leur marche, demeurant toutefois terriblement muets. Ils se sentaient si mal l'un vis-à-vis de l'autre ! Ce baiser leur avait paru si délicieux, si exquis, et pourtant à présent, ils en venaient presque à le regretter. Rien n'avait jamais été vraiment simple entre eux, mais là, ça en devenait presque une torture. Ils souffraient de la distance qu'House imposait entre eux, mais sortaient tout autant blessés de leurs rapprochements. A croire que jamais ils ne trouveraient le juste milieu ...

Sur le trajet du retour à l'hôpital, elle demeura pensive, la tête tournée vers la droite, observant sans vraiment voir les bâtiments qui défilaient. Sa bouche demeurait désespérément close, ses yeux brillants. Elle allait devoir supporter une nouvelle fois les remarques de l'équipe de House, chose qui ne l'enthousiasmait guère, d'autant plus après ses récents sanglots. Elle profita des derniers mètres pour réarranger rapidement son maquillage, dissimulant ainsi du mieux qu'elle pouvait la tristesse omniprésente sur son visage.

Ils traversèrent ensemble le hall, croisant les doigts pour ne croiser personne. Une fois le premier étage atteint, ils se laissèrent retomber chacun sur un siège du bureau, un silence toujours aussi pesant. Heureusement pour eux, l'arrivée de Thirteen les extirpa de leur léthargie profonde.

- Le patient ne réagit pas au traitement, ça ne change rien, les informa-t-elle. Son état semble pourtant stabilisé, mais il ne s'est en rien amélioré.

Il acquiesça simplement, et tourna la tête vers Cuddy. Elle ne dit rien, réfléchissant au cas. Pourquoi ne parvenait-ils donc pas à trouver ce dont il souffrait ? Peut-être que se concentrer sur le malade l'aiderait à aller un peu de l'avant, à ne pas repenser constamment à sa 'relation' avec House et à comment catégoriser celle-ci ...

Finalement, l'état de leur cas mit simplement vingt-huit heures après la première injection du traitement, à la surprise générale. Quelques tests supplémentaires, et il se révéla que l'organisme de ce dernier avait tout bonnement tardé à assimiler ce qui devait le soigner. La tâche de House était maintenant accomplie, sa présence n'était plus indispensable au PPTH.

Sans même passer par la case « bureau du Doyen », lui et Lisa regagnèrent son appartement où, une fois leurs affaires empaquetés, ils quittèrent le New Jersey rejoindre le Massachusetts. Tout le long du trajet, seul la musique régna dans l'habitacle. La tête tournée vers la fenêtre, Lisa semblait perdue dans ses pensées. Elle allait pouvoir enfin retrouver sa fille, et s'éloigner de cette ancienne vie dont elle ne se souvenait de strictement rien. Inconsciemment sa main glissa dans l'une de ses poches, où ses doigts rencontrèrent un petit bout de papier. Ses yeux se fermèrent, et elle soupira un bon coup. Avant de partir, Thirteen lui avait confié son numéro de téléphone, et lui avait fait promettre de l'appeler chaque fois qu'elle en ressentirait le besoin ou l'envie. Ce que cette dernière comptait bien faire, puisqu'elle avait trouvé en Rémy ce qu'on pourrait définir comme une amie.

House gara le véhicule dans l'allée, et se tourna vers elle, avant de la secouer tout doucement afin qu'elle revienne à la réalité. Elle sursauta à son contact, puis lui adressa un léger sourire avant d'ouvrir sa portière. Aussitôt, la porte d'entrée de la villa s'ouvrit avec fracas, et une petite silhouette se précipita en direction de la jeune femme, emprisonnant ses jambes dans ses petits bras.

- Mamaaaaaaaaan ! S'enthousiasma l'enfant, avant d'être soulevée du sol et de se blottir dans les bras de l'adulte. Tu m'as manqué ma Maman …

Lisa caressa les cheveux de Rachel, s'imprégnant de ce parfum de gel douche à la pomme verte qu'elle aimait tant. Elle la berçait doucement de gauche à droite, la serrant fort tout contre elle. C'était tellement rassurant de pouvoir la tenir dans ses bras, sentir son cœur battre dans sa poitrine, juste contre le sien.

Pendant ce temps et avec l'aide – peu utile soit-dit en passant – d'Arlène, il vida le coffre et déposa leurs sacs dans le salon. Lisa elle, avait fini par rentrer, la fillette blottie dans ses bras. Elle avait fini par s'installer sur le canapé, écoutant Rachel lui raconter ce qu'elle avait fait durant leur absence.

La retraitée était restée avec eux le temps du déjeuner et du café, avant de repartir chez elle, les laissant ainsi tous les trois. Ils avaient ensuite passé l'après-midi devant des dessin-animés. Il avait été convenu qu'ils sortiraient manger à l'extérieur le soir-même, dans un charmant petit restaurant du centre de Boston.

Lorsqu'ils rentrèrent, la nuit était déjà bien tombée sur la ville, et Rachel avait fini par s'endormir à l'arrière de la Lexus. House s'était donc proposé de la porter jusqu'à son lit, ce qu'il fit. L'ex-Doyenne vint ensuite lui enfiler son pyjama, puis éteignit la lumière, sortir et ferma à moitié la porte.

Elle rejoignit le salon, et se laissa retomber sur le canapé, aux côtés de House qui aussitôt laissa son bras s'enrouler autour de ses frêles épaules. Elle lui adressa un léger sourire, et le gratifia d'un baiser sur la joue, avant qu'il ne démarre le film qu'il avait choisi un peu plus tôt.

Alors même que le DVD n'était pas fini, la jeune femme s'assoupit, sa tête contre le torse du médecin, bercée par le rythme cardiaque de celui qu'elle considérait comme son ange gardien. Il remarqua aussitôt la belle endormie, son poids appuyant sur son ventre. Il sourit mais ne bougea pas, ne voulant aucunement la réveiller. Elle avait grand besoin de sommeil, il n'était pas question de l'en priver.

Malheureusement, sa jambe commença à lui faire atrocement mal à force de demeurer dans la même position. Et dans un cas comme celui-ci, impossible de la transporter jusque dans son lit, sa cuisse risquait fortement de lui faire faux bond, et il ne souhaitait aucunement risquer de la faire tomber au sol avec lui. Prudemment, il se défit de son étreinte, l'allongea convenablement sur le divan, et attrapa un plaid qu'il étala sur elle. Puis, un simple baiser déposé sur son front, et il rejoignit la chambre d'amis en boitant, se laissant retomber sur le matelas une fois débarrassé de son jean et de son T-shirt, se glissant ainsi sous les draps simplement en boxer.

Cette nuit-là, il dormit peu, et fut le premier debout. En traversant le salon pour rejoindre la cuisine, il jeta un œil au divan, où dormait toujours la jeune femme. Il ne put s'empêcher de l'admirer, si belle et si tranquille, un large sourire aux lèvres chaque fois qu'il la voyait remuer le petit bout de son nez. Il sortit de sa contemplation lorsqu'elle se retourna, laissant échapper un petit ronronnement, tel un petit chat s'extirpant de sa léthargie nocturne.

Il secoua la tête, et reprit son chemin vers la cuisine, où il entama la préparation du petit déjeuner. Elle apparût deux minutes plus tard, repoussant ses cheveux en arrière et se passant la main sur le visage afin de réveiller ses muscles faciaux. Il sourit en la voyant, et lui tendit une tasse de décaféiné, son préféré.

Assis l'un en face de l'autre, ils discutèrent tranquillement de tout et de rien, essayant alors e mettre au point un programme pour le déroulement de la journée. Ils se mirent d'accord sur une virée au centre commercial, afin de passer un peu de temps tous les trois, et de renouveler quelque peu leurs garde-robes.

Ils se préparèrent sans trop se presser, puis montèrent dans la Lexus direction les boutiques. Certes, ce n'était toujours pas l'une des activités fétiches du Diagnosticien, mais Lisa méritait qu'il prenne réellement soin d'elle, et ne pas l'emmener au contact du monde extérieur ne l'aiderait aucunement à aller de l'avant et à ne pas stagner dans son amnésie.

Rachel tenant fermement la main de sa mère, et House s'appuyant sur sa canne, ils parcoururent le hall immense, en direction de la boutique de jouets tant appréciée par Rachel. Amusés, ils la regardèrent parcourir au pas de course les rayons, s'arrêtant brusquement chaque fois qu'un objet attirait son attention. C'était un spectacle si comique qui se déroulait juste sous leurs yeux !

Suivirent les boutiques de vêtements pour enfants, où la fillette souhaita emporter toutes les tenues qu'elle y trouvait. Une vraie accro du shopping cette petite ! Puis, d'un commun entendement, ils prirent place dans un petit restaurant de la galerie, afin de se restaurer avant de poursuivre leurs emplettes.

Un homme ne cessait de fixer la Demoiselle, ne prêtant aucune attention à l'homme et l'enfant qui accompagnait cette déesse. Cela n'échappa évidement pas à House, bien décidé à conserver un œil sur cet individu qui semblait montrer un peu trop de zèle envers Cuddy. Quant à elle, elle était bien trop occupée à rire avec Rachel, qu'elle s'était pas même rendue compte qu'on l'observait depuis un moment déjà.

Après qu'House ait réglé leur repas, ils reprirent le chemin des boutiques, cette fois-ci pour la jeune femme, qui ne tarda pas à trouver un rayon où bon nombre de vêtements lui plaisaient d'ores et déjà. Mais ce que le médecin n'avait pas prévu, c'était que l'inconnu du restaurant les suivent, semblait prêter un intérêt tout particulier envers Lisa.

Alors que Greg montrait à Rachel comment soit-disant de nos jours, les femmes devaient porter leurs sacs à main et autres accessoires, l'homme en profita pour s'approcher de la brunette, lui adressant un large sourire enjoliveur.

- Je vous ai remarqué au restaurant tout à l'heure, et je tenais à vous dire que vous êtes divinement sublime, annonça-t-il d'un naturel déconcertant, comme s'il la connaissait depuis fort longtemps. Et je dois dire que votre fille et votre époux ont beaucoup de chances de vous avoir !

Elle rougit instantanément, et baissa les yeux, tout en replaçant une mèche derrière son oreille.

- Je vous remercie … Souffla-t-elle avant de relever la tête, observant enfin celui qui lui faisait face. C'est bien ma fille, mais ce n'est pas mon époux, juste un … ami.

Cette annonce enchanta son interlocuteur, voyant là une belle occasion de faire davantage connaissance avec cette belle Demoiselle. Son sourire charmeur ne quittait plus son visage, désireux de mettre toutes ses chances de son côté.

- Alors accepteriez-vous de m'accorder l'extrême honneur d'un rendez-vous un de ces jours ? Se lança-t-il, non sans jeter un coup d'oeil bref derrière lui, là où House et Rachel se trouvaient, histoire de s'assurer qu'ils n'allaient pas les interrompre. Oh, quel idiot, je ne me suis pas même présenté. Je suis Alan Nills.
- Avec plaisir, gloussa-t-elle tout en inscrivant son numéro sur un petit bout de papier qu'elle lui tendit. Lisa Cuddy.

Il la remercia longuement, et s'éloigna victorieux. Quand à elle, elle respira un bon coup, puis se tourna vers Greg et Rachel, le cœur léger. Pour une fois, elle avait eu affaire à un homme qui n'avait pas peur de lui demander un rendez-vous, un homme qui ne semblait aucunement craindre de lui révéler qu'elle lui plaisait. Pour une fois, elle n'aurait pas cette désagréable impression de devoir peser le poids de chacun de ses gestes ou de ses mots afin que le Diagnosticien prenne la mouche et ne s'éloigne d'elle.

La main d'House sur son épaule la tira de sa torpeur et elle lui adressa un léger sourire avant de reprendre la main de la fillette dans la sienne. Ils finirent par quitter le centre commercial une heure plus tard, la jambe du médecin commençant d'ores et déjà à lui faire faux bond. Il tenait toutefois à prendre le volant, mais la jeune femme ne lui laissa aucunement le choix, et prit place sur le siège conducteur.

Sa conduite était certes parfois peu assurée, mais elle se débrouillait plutôt pas mal, se fiant aux indications qu'il lui prodiguait concernant le chemin à emprunter. Puis, une fois rentrés, ils se chargèrent de ranger leurs achats, afin que Rachel ne sorte son nécessaire de coloriage et n'installe le tout sur la table du salon.

Alors qu'elle contemplait sa fille remplir en rouge la veste du capitaine Hook, son portable sonna dans la poche de son jean, et elle l'en extirpa rapidement, jetant un œil à l'identité du numéro. Elle sourit aussitôt en remarquant qu'il s'agissait de celui d'Alan, et ouvrit le message qu'il lui avait envoyé. « Que diriez-vous de venir, ce soir même, au restaurant en ma compagnie ? Nous pourrons faire plus amplement connaissance. Votre fille peut même nous accompagner si vous le souhaitez, je serais ravi de la connaître elle aussi.»

Lisa regarda brièvement autour d'elle, et son regard se posa sur Greg, qui lisait attentivement une revue médicale. Elle se mordillait la lèvre inférieure, ne sachant si elle devait ou non accepter la proposition. Après tout, il veillait constamment sur elle, prenait inconditionnellement soin d'elle, alors avait-elle réellement le droit de lui faire ça ?

Son cœur ne savait plus quelle option choisir. Certes, elle ne voulait pas le faire souffrir, mais n'avait-elle pas aussi sincèrement besoin de quelqu'un qui n'aurait pas peur de faire face à ses sentiments, quelqu'un qui n'aurait pas peur de ce qu'elle pourrait se souvenir ?

Sa décision était prise, et elle ne changerait pas d'avis.

TBC ...