Coucouuuuuuuu ! (Mon hoquet m'a réduit le cerveau, du coup, début d'intro à la con. Faut pas chercher !). Devinez quoi ? C'est toujours les vacanceeeeeeeees ! - en même temps, pas étonnant, ça fait pas une semaine qu'elles ont commencé -. Du coup, j'ai du temps pour écrire (j'ai ENFIN fini de lire October October, alors oui, j'ai du temps pour moi - Croyez moi, quand vous la commencez, vous avez pas envie d'arrêter) et, accessoirement, updater. Allez-y, sautez de joie autant que vous le souhaitez ! (Si vous pouviez vous enregistrer et, pourquoi pas les mettre sur Youtube, on pourrait faire le buzz en inventant un nouveau genre de 'danse'.)
Oh, pendant que j'y pense, vous pouvez remercier notre très chère amie Héloise qui, après avoir posté 13 questions sur mon Ask, m'a motivé à poster cette suite. Ne cherchez pas, je la pousse toujours à faire des trucs bizarres avant de poster. C'est tellement bon de la voir tourner en carré pour avoir une suite tellement elle est en manque. Si si, je vous le jure, c'est franchement mignon de la voir faire, que je continue encore et encore à le faire ! (Et là, elle va avoir envie de me tuer parce que j'ai dit ça. Mais c'est siiiiiiiiii bon !). Donc on dit merci qui ? - Actuellement, elle va plus se sentir pisser parce que je l'ai cité, donc mon Ask a intérêt à le sentir passer. (Quoi ? Chantage ? Moi ? Nooooon !)
Hum .. Je crois qu'à présent, j'ai dit tout ce dont je devais parler. Alors je ne vais pas vous retenir plus longtemps (même si c'est jouissif de parler pour ne rien dire), et vous allez enfin pouvoir lire ce chapitre. Au passage, les review sont les bienvenus ! Déjà 175 reviews pour 21 chapitres, je vous félicite et remercie. C'est un réel plaisir d'écrire cette fiction, et cela me fait plaisir d'avoir votre avis à ce sujet, critiques ou autres. Encore merci !

On se retrouve bientôt, alors ne pleurez pas ma perte, okay ?
See ya people :D


Chap' 22

Sa décision était prise, et elle ne changerait pas d'avis. Elle irait à ce rendez-vous, elle le méritait bien, et cela lui ferait sans doute du bien. Elle se passa une main lasse sur le visage, et prit son courage à deux mains avant de se lever le rejoindre. Elle prit place à ses côtés, prit une grande inspiration, et se jeta à l'eau. Plus vite ce serait fait, plus vite elle serait tranquille et libérée de ce poids.

- House, ça vous … Balbutia-t-elle. Ça vous dérangerait si … Si ce soir je sors ?

Il leva les yeux vers elle, l'interrogeant du regard. S'il s'était attendu à ça ! Elle le prenait totalement de court, il était sur le cul comme on dit vulgairement. Il n'avait aucun droit sur elle, lui refuser cette sortie ne serait donc nullement justifié. Mais cela n'était pas suffisant pour contenir l'espèce de jalousie qui s'emparait de lui. Et si il venait à la perdre à force de l'avoir trop longtemps repoussé ? Et si cet homme la lui arrachait des mains et l'éloignait d'elle à jamais ?

Il ne remarqua pas même le temps qu'il demeura perdu dans ses réflexions, et en fut brusquement extirpé lorsqu'elle posa doucement sa main sur son épaule. Il tourna la tête vers elle, croisant ce regard si adorable et brillant auquel il ne pouvait jamais résister. Il le savait, tôt ou tard il finirait par baisser les armes, ne voulant que son bonheur, même si cela devait le conduire lui-même à son propre malheur. Et puis qui sait, cet homme ne parviendrait-il peut-être pas à l'éloigner de lui, au vu de la relation de complicité entre les deux ex-amants !

- Alors House ? Poursuivit-elle. Vous voulez bien, ça ne vous dérange pas ? Si vous le souhaitez, Rachel peut m'accompagner, je ne veux nullement vous imposer de la garder !

Il nia, et glissa sa main sur la sienne, tentant du mieux qu'il pouvait de se montrer rassurant et fier d'elle. Après tout, elle venait de se tisser un lien avec l'extérieur, et semblait enfin affronter malgré son amnésie.

- Non non c'est bon, ça ira, assura-t-il en ravalant sa rancoeur envers cet inconnu. Profite de ta soirée, je m'occuperai de Rachel, ça lui fera plaisir que tu prennes un peu de temps pour t'amuser.

Elle le gratifia d'un sourire charmant, et se dirigea vers sa chambre, à la recherche d'une tenue qui pourrait convenir pour son rendez-vous. Au bout d'une bonne vingtaine de minutes, la quasi-totalité de son dressing s'était retrouvé éparpillé sur son lit sans parvenir à établir un choix. Il y avait tellement de possibilités qui s'offraient à elle, qu'elle ne savait où donner de la tête. D'autant plus qu'il était impensable que sa tenue soit trop provocante, ou au contraire trop stricte. Bref, comment trouver le juste milieu lorsqu'on est une femme qui adore les vêtements et qui en dispose par centaines ?

Aux grands moyens, les grands remèdes. Elle avait besoin d'un avis extérieur, de celui de quelqu'un qui la connaissait assez pour savoir ce qui lui irait, ce qui serait trop osé …, c'est à dire l'avis de House. A coups de yeux de cockers et de battements de cils, elle parvint à le tirer jusqu'à la pièce, où il fut bien contraint de l'aider à trouver LA tenue parfaite.

Après de multiples essayages, il jeta son dévolu sur une sublime petite robe noire, ornée d'un nœud parme ceinturant la taille de la jeune femme, qui s'arrêtait juste au dessus de ses genoux, dévoilant sublimement ses jambes fines et délicates. Le haut se trouvant être un bustier, sa nuque était parfaitement dégagée, laissant ainsi délicieusement chuter ses boucles ébènes en cascade sur ses épaules. Elle était divinement superbe, il n'y avait rien à redire. House se maudit même de l'avoir conseillé à ce point-là, regrettant sincèrement que toute cette préparation ne soit pas pour lui. Il aurait tellement voulu être l'homme avec lequel elle allait sortir ce soir-là, être celui pour qui elle se serait pomponnée comme il l'aimait ...

L'heure ayant été fixée pour 20h, il restait une vingtaine de minutes à la jeune femme avant que son prétendant ne vienne la chercher. Enfin, suivant le cas, peut-être un peu plus, si Alan ne trouvait pas de suite la villa. Elle en profita donc pour passer un peu de temps avec sa fille, après le bain de cette dernière.

Malheureusement pour House, l'horaire tant redouté arriva, faisant résonner l'horloge au dessus de la cheminée, à l'instant-même où la sonnerie à l'entrée retendit. Wow, pour être à l'heure, il était à l'heure ! Les deux médecins échangèrent un regard, et il lui indiqua d'un signe de tête qu'elle pouvait aller ouvrir. Talons en main, elle rejoignit l'entrée, et salua Alan, un large sourire aux lèvres. Celui-ci déposa aussitôt un doux baiser sur front, et elle l'invita à entrer, le temps de récupérer ses dernières affaires et de souhaiter une bonne nuit à Rachel.

Les deux hommes se défièrent du regard, sans pour autant que cela ne soit trop sérieux, puis reportèrent leur attention sur Lisa qui enfilait ses chaussures et replaçait correctement ses cheveux sur la fine veste qu'elle venait de mettre. Puis, le temps du départ fut venu, et Lisa quitta la villa après avoir remercié silencieusement Greg et déposer un tendre baiser sur sa joue.

Il la regarda s'éloigner à contre-coeur, Rachel dans ses bras, prête pour son repas. L'un comme l'autre avait pas mal de mal à accepter le départ - même court – de Cuddy. Mais au moins, ensemble, ils pouvaient se soutenir sans même avoir besoin d'en discuter. D'autant plus que, comment voulez-vous expliquer à une gamine de quatre ans que vous avez le cœur brisé parce que sa mère sort avec un autre homme, quand bien même vous êtes le premier à rappeler à cette dernière qu'elle doit d'abord faire un gros travail, long et fastidieux, sur elle-même, avant d'envisager quoi que ce soit avec elle ?

L'infirme et l'enfant dinèrent peu, l'un comme l'autre ayant un appétit peu grand ce soir-là. Puis, ensemble, Rachel nichée tout contre son torse, ils s'installèrent devant la télévision, en prévision d'un marathon d'épisodes de Brownbear. Histoire de songer à autre chose qu'au rendez-vous galant de Cuddy, même si les résultats n'étaient pas vraiment ceux attendus.

Pendant ce temps, Alan avait conduit Lisa dans un charmant restaurant, où il avait réservé l'une des meilleurs tables, bien décidé à offrir à son invitée une superbe soirée. Elle se sentait tout à fait aux anges, cet homme prenait réellement soin d'elle. Il l'avait fait débarrasser de sa fine veste, à s'asseoir sur sa chaise, et lui souriait toujours agréablement. Après qu'on leur ait apporté une bouteille de champagne commandée au préalable par son gentleman, il prit sa main dans la sienne, caressant doucement sa paume avec son pouce. Instantanément les joues de l'ancienne Doyenne rougirent, et elle baissa un peu les yeux. Jamais un homme n'avait été aussi galant avec elle, bien qu'House se montre toujours là lorsqu'elle en ressentait le besoin.

- Vous n'imaginez pas ma joie lorsque vous avez accepté mon invitation, avoua-t-il, tout en admirant la beauté de la dame qui lui faisait face. Je suis ravi de pouvoir faire plus ample connaissance avec vous, d'apprendre à connaître cette sublime femme que vous êtes.

Elle rougit plus encore, ne sachant guère davantage où se mettre. Aussi loin que remontaient ses souvenirs, jamais on ne l'avait traité de la sorte, jamais on ne l'avait autant comblé de louanges. Mais mon dieu comme ça pouvait faire du bien de se sentir humaine et belle, et pas comme quelqu'un qu'on pourrait aisément blesser et donc pour laquelle on devrait prendre des pincettes avant de prononcer le moindre mot.

- Le plaisir est partagé, déclara-t-elle en retour, un sourire radieux et éclatant ornant ses lèvres. Je dois bien avouer que je n'avais pas profité d'une telle soirée depuis un moment …
- J'espère que cela ne dérange pas votre … hum … Ami ? … que je vous emprunte de la sorte à lui …
Souffla-t-il, ne la quittant pas un seul instant des yeux.

Elle s'humecta la lèvre inférieure, avant de la mordiller anxieusement. A vrai dire, elle ne savait elle-même pas vraiment ce qu'il en pensait. Il lui était déjà impossible de déterminer le genre de sentiments exacts il avait pour elle, alors comment qualifier leur genre de relations ? Elle avait bien compris l'hésitation qui avait parcouru House lorsqu'elle lui avait demandé son autorisation, mais comment en déterminer la raison, puisqu'il était le premier à refuser tout style de gestes envers Cuddy qui lui ferait penser qu'il aimerait qu'à nouveau il forme un couple. C'est vrai, à ce sujet elle ne le comprenait plus, il se montrait si contradictoire …

- Il pense que sortir me fera du bien, annonça-t-elle, après quelques secondes de pur silence. Et il a tenu à ce que je me fasse plaisir.
- Au passage, vous semblez avoir une charmante fille !
S'enthousiasma le jeune homme. Quel âge a-t-elle d'ailleurs ?
- Rachel a trois ans et demi
, répondit-elle aussitôt, en songeant à cette petite merveille qu'elle réapprenait chaque jour un peu plus à découvrir, et qu'elle aimait sincèrement de tout son cœur.
- Excusez ma curiosité mais … votre « ami », est-il le père de Rachel ?

Durant quelques instants, Lisa se sentit comme incapable de respirer. Voilà qu'on la mettait devant le fait accompli, devant la cruelle vérité. Elle connaissait tout juste Alan, devait-elle le mettre au courant de sa réelle situation ? Après tout, quand bien même il semblait fort sympathique et compatissant, ne prendrait-il pas peur au vu de la situation ?

- Non non il … Bafouilla-t-elle. Il prend grandement soin d'elle, mais ce n'est pas son père …

Remarquant le trouble qui prenait largement Cuddy, il enveloppa sa main entre les siennes, lui intimant qu'il comprenait tout à fait qu'elle puisse se sentir mal-à-l'aise. Elle baissa une nouvelle fois la tête, et soupira un bon coup. Il fallait qu'elle se jette à l'eau, au risque de se faire rejeter, mais il fallait qu'elle le fasse. Elle avait sérieusement besoin de se confier à quelqu'un …

- Rachel n'a pas de père, poursuivit-elle à demi-mots. Elle n'est pas non plus ma fille biologique, je l'ai adopté lorsqu'elle n'avait encore que quelques semaines …
- Mais c'est un geste merveilleux que vous avez fait là !
S'exclama-t-il en lui offrant toujours ce regard réconfortant. D'autant plus que, je n'en doute pas une seule seconde, vous devez être une fantastique mère. Et je trouve fort aimable que votre ami vous aide avec la petite, bon nombre d'hommes fuiraient devant une telle responsabilité.

Même si les choses n'étaient pas forcément les plus faciles à avouer, elle devait aller jusqu'au bout. Après tout, si Alan et elle continuaient à se fréquenter, il apprendrait tôt ou tard ce qui lui était arrivé quelques temps plus tôt. Plus vite serait-il prévenu, plus facilement – elle l'espérait – la pilule pourrait passer.

- Il a fait bien plus que ça, avoua la Brunette, avant une grande inspiration qui, elle croisait les doigts, l'aiderait à avoir le courage nécessaire pour poursuivre. Pendant six semaines il l'a élevé, et depuis quatre mois, il est sans cesse là pour nous. Je ne l'en remercierai jamais assez.
- Oh je vois
, dit Alan, bien qu'au fond, il ne comprenait pas totalement toute l'histoire.
- Alan, je dois vous avouer quelque chose …

Le ton peu confiant de la jeune femme le surprit, et il écarquilla un peu les yeux. Que pouvait-elle donc avoir à lui dire qui la mette dans un tel état de stress ? Était-elle une meurtrière, ou une bandit de haut vol ? En tout cas, elle n'en avait nullement l'air …

- Je vous suis tout ouï Lisa, déclara-t-il, son sourire s'étant quelque peu éteint face à l'ampleur de la nouvelle qu'elle semblait avoir à déballer.
- Il y a quatre mois, j'ai eu un grave accident de voiture, commença-t-elle, ses mains tremblant contre son gré tant elle appréhendait la chose. J'ai passé deux semaines dans le coma et, à mon réveil, les médecins se sont aperçu que … Je suis amnésique. Je ne me souviens de rien de ce qui a fait mon passé, mis à part quelques brides qui me reviennent parfois.

Wow, s'il s'était attendu à ça ! C'en était presque rassurant après tout ce qu'il s'était imaginé. Mais lorsqu'il releva les yeux vers elle, il remarqua qu'elle pleurait silencieusement. Aussitôt il bondit de sa chaise, se glissa derrière elle, et l'entoura de ses bras, lui prouvant qu'il était là, qu'il avalait - certes, un peu difficilement, mais qu'il avalait – la chose.

- Ce n'est rien Lisa, ça peut arriver ! Essaya-t-il de la réconforter, sans gros effet en retour. C'est déjà un grand pas que vous soyez parvenu à vous confier à moi … Vous ne devez pas assumer ça toute seule, vous avez besoin de soutien …

Elle hocha doucement la tête, le visage encore ruisselant. Il balaya rapidement certaines perles salées, son regard ancré au sien. Cette femme était si magnifique, comment Dieu pouvait-il laisser une telle chose arriver à une personne aussi bonne, sincère et humble qu'elle ?

- C'est pour cette raison qu'House vit chez moi, poursuivit-elle, confiante sur la réelle gentillesse dont son rendez-vous faisait preuve. Nous nous connaissons depuis plus de vingt ans, il est l'une des personnes qui me connait le mieux, le seul en qui Rachel ait confiance. Je ne sais pas ce que je ferrai sans lui …

Discrètement, Alan demanda l'addition, et aida la jeune femme à enfiler sa veste pour quitter au plus vite ce restaurant où à présent, bon nombre de regards étaient vissés sur eux. Une fois dehors, il la fit prendre place dans sa voiture, s'installa place conducteur, et déposa ses mains de part et d'autre du visage de Cuddy. Doucement, sans se presser, il approcha son visage du sien, ses lèvres venant à la rencontre de celles encore humides de la Demoiselle. Trop préoccupée, elle ne le repoussa pas même, mais ne répondit pas non plus à l'étreinte. Lorsqu'il se détacha d'elle, elle fixa le sol, comme confuse.

- Pardonnez moi Lisa, je n'aurais peut-être pas du … S'excusa-t-il en se détournant vers le volant. Je vais vous ramener chez vous, vous avez assez vécu de choses pour aujourd'hui …

Le reste du trajet demeura silencieux, et il la raccompagna jusque sous le porche. Cette fois-ci, il l'enlaça tendrement, mais quelque chose – du moins quelqu'un – fit réagir la jeune femme, qui se sentit réellement mal soudainement. Car, derrière la vitre du salon, elle avait aperçu un instant le visage de House, apparemment blessé intérieurement. Elle marmonna quelques mots envers son hôte, et disparut à l'intérieur sans même saluer une dernière fois l'homme qui lui avait fait passé un charmant début de soirée. Il repartit penaud, mais ne s'en plaignit pas. Après tout, forcer la jeune femme à quelque chose ne les aurait mené nul part …

Une fois dans la villa, elle se débarrassa de ses talons hauts dans le hall, et se précipita vers le canapé où elle se laissa retomber, éclatant réellement en sanglots. House, qui s'était rendu dans la cuisine sitôt après avoir entrevu la femme qu'il aimait dans les bras de ce gigolo, revint aussi vite que sa jambe estropiée le lui permit, et se plaça devant elle, sa main sur sa cuisse comme pour lui montrer sa présence à ses côtés.

- C'était si désastreux que ça ? Murmura-t-il avant de la prendre contre lui, toute tremblante dans ses bras.

Elle s'enfonça contre lui, dissimulant son visage dans le T-shirt qu'il portait, tandis qu'instinctivement, ses mains se nouaient autour du cou du médecin. Il resserra sa prise autour d'elle, bien conscient qu'à cet instant précis, elle avait plus que besoin de lui.

- Je suis une vraie calamité … Pleurnicha-t-elle avant qu'il ne lui prenne le menton afin de plonger son regard dans le sien.
- Il avait pourtant l'air assez content de votre soirée lorsqu'il t'a raccompagné, assura-t-il tandis que sa main parcourait l'échine de la jeune femme.

Elle se mordit la lèvre inférieure, les yeux clos. Bon sang à ses yeux, cette soirée avait été une vraie horreur, et elle n'était pas prête à retenter l'expérience, c'était certain.

- Au restaurant, tout allait pour le mieux, le repas se déroulait plutôt bien et … Il a voulu en savoir plus sur moi, m'a demandé si vous étiez le père de Rachel … Commença-t-elle, ses sanglots la secouant fortement. Je lui ai expliqué que je l'avais adopté, et j'ai fini par lui avouer que je suis amnésique …
- Il l'a mal pris ?
S'étouffa House, la jeune femme tout contre lui. Il va entendre parler de moi dans ce cas !
- Au contraire, il a été adorable mais … J'ai fondu en larmes, il a payé l'addition, nous sommes montés dans sa voiture et …
- Et ?
- Il m'a embrassé … Je n'ai pas répondu, j'avais la tête ailleurs
, avoua-t-elle, la respiration entrecoupée par ses larmes. Lorsqu'on est arrivé ici, il m'a pris dans ses bras pour ne pas reproduire l'échec du baiser, mais quand je vous ai vu à la fenêtre …

Il déposa un baiser sur le sommet de son crâne, la berçant contre son torse. Une fois de plus, il avait affaire à une Cuddy très fragile, qui avait énormément besoin de soutien, un soutien sans failles. Tôt ou tard, elle redeviendrait la femme forte qu'elle avait toujours été, mais pour le moment ce temps-là n'était plus d'actualité, et House devait se montrer présent au quotidien pour elle. Ne surtout pas l'abandonner dans de pareilles situations, ou jamais elle ne pourrait se reconstruire pleinement.

- Je suis désolé de vous avoir interrompu tous les deux, je ne voulais pas vous espionner … Mentit Greg, ses yeux ancrés sur le visage de la Demoiselle.
- Vous n'y êtes pour rien, promit-elle en esquissant un timide sourire. J'ai compris ce que je n'avais pas interprété lorsqu'il m'avait embrassé. Je ne suis pas prête à m'ouvrir au monde pour le moment, les seules personnes avec lesquelles je me sens bien sont vous et Rachel. J'ai cru pouvoir trouver en Alan ce qu'il me manquait, mais je me trompais …

Elle baissa les yeux, et il se détacha d'elle avant d'allumer la chaîne hifi. Un peu de musique ne leur ferait pas de mal, et cela permettrait un peu à Cuddy de se focaliser sur autre chose que le rendez-vous qu'elle venait d'avoir.

Les premières notes se diffusèrent à travers la pièce, rebondissant agréablement contre les murs de la pièce. Il tendit la main vers la jeune femme, l'invitant à se mettre sur ses deux jambes, puis la tira contre lui, afin de la guider sur le rythme qui se dégageait. Elle se laissa faire, trop fatiguée et lasse de se battre pour résister un seul instant. Il enroula ses bras autour de sa taille fine, l'invitant à reposer sa tête sur son épaule.

« Melody, it was her second name

Melody, it was her second name

Melody, it was her second name

Melody, it was her second name ...

Came home one morning about quarter to three

I'm banging on my door cause I just lost my key

Open up, baby, you got someone else inside

I'm going to come get you dead or alive »

Il entama un pas lent, en parfait accord avec la musique, dirigeant la cadence à sa guise. Lisa s'oubliait tellement contre lui, plus détendue qu'elle ne l'avait été jusque là. C'est fou comme avec lui, ses craintes pouvaient devenir poussières au seul contact de sa peau contre la sienne. Elle ferma les yeux, se nichant un peu plus encore contre lui. Et peu à peu, cette musique lui semblait de plus en plus familière …

TBC ...