Hey hey, devinez qui voilà ! Et oui, Mandie est dans la place. Et depuis Paris, attention attention ! Après une excellente après-midi, j'ai décidé de vous offrir enfin un chapitre, depuis le temps que vous l'attendez d'ailleurs ! On dit merci qui ? Merci Mandieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ! (Tout va bien dans ma tête, oui oui oui). Je vous passerai les détails de mes aventures comme toujours très passionnantes. (Si, je vous promets, c'est quelque chose). Mais Mandie est super ravie, elle a vu sa Chouquette, elle est avec Aurélie, elle va voir du monde, bref la belle vie !).
Vous savez quoi ? J'adoreeeeeeeeeeeee m'attarder sur mes propos juste pour vous retarder dans la lecture. Avouez-le, au moins c'est drôle ! (Au passage, je viens de me cogner la tête, mais tout va bien !). Bref, il était peut-être temps que je poste cette suite. Vous l'avez mérité, je le conçois. Et puis, il faut fêter le fait que je sois à Paris, non ?
Encore merci pour tout. Pour votre soutien, votre
assiduité,... On a passé la barre des 200 reviews avec 25 chapitres, je vous félicite. Et encore merci merci ;)
Allez, je ne vous retiens pas plus longtemps, et je vous laisse enfin dévorer ce chapitre (enfin, tout dépend du poids de vue une fois que vous l'aurez lu... J'ai rien dit !), et je vous dis à très bientôt !
See ya people :D


Chap' 26

Du moins... Jusqu'à ce qu'elle pénètre dans la salle que Rachel lui assura, de mémoire, être la salle à manger. Son regard se posa sur les grandes fenêtres donnant sur l'extérieur, et une fois de plus, elle sentit son monde s'effondrer autour d'elle, et dut se retenir au mur le plus proche pour ne pas risquer de s'effondrer. Heureusement, sa fille était trop occupée par l'exploration des lieux pour prêter attention à elle, ce qui n'était pas plus mal.

Elle se trouve dans sa salle à manger, et se penche pour attraper la cafetière devenue un peu trop tiède. Autour d'elle, Julia et son mari Matt ainsi que Jerry discutent tranquillement, avant que ce dernier ne se lève pour lui donner un coup de main. Lorsqu'elle revient dans la pièce, le café tout chaud en main, elle le gratifie d'un large sourire et d'une main sur l'épaule, le remerciant de cette aide qu'il lui apporte sans qu'elle ne lui demande, chose que jamais House n'avait fait pour elle. Elle sourit, le taquine, l'envoie déposer les assiettes dans la cuisine. Pour la première fois depuis sa rupture avec son employé, elle se sent de nouveau femme, attirante. Et puis Jerry est si adorable avec elle !

Elle entend une voiture s'éloigner, mais n'y prête aucune attention, préférant bavarder gaiement avec ses invités. Mais bien vite, le moteur qu'elle entend revient près de sa maison, pour ensuite terminer DANS sa villa. Depuis le salon où ils viennent tout juste de se rendre, elle voit les débris voler dans tous les sens, ses meubles se réduire en poussière et un fracas immense résonner. Se retenant à l'encadrement de la porte, elle demeure interdite, choquée. Que fait cette voiture chez elle ? D'autant plus qu'elle connaît très bien ce modèle, et sait éperdument qui en est le conducteur. Elle demeure incapable de bouger, tétanisée par la peur, l'angoisse, et l'incompréhension. Elle ne peut que le fixer s'extirper du véhicule, miraculeusement totalement indemne contrairement à sa façade qui elle, n'est plus qu'un vieux souvenir.

Jerry s'approche d'elle bouche bée, mais elle ne semble pas même se rendre compte de sa présence. Non, tout ce qui l'intéresse, c'est de comprendre le pourquoi du comment le véhicule avait pu atterrir là où il se trouvait à présent.

House se fraye tant bien que mal un chemin jusqu'à elle, qui parvient enfin à faire un pas dans sa direction, toujours aussi perturbée. Il place la brosse devant elle, elle ne comprend plus rien de rien. Puis, dans un mouvement proche d'un état semi-léthargique, elle attrape l'objet, qu'elle fixe vaguement avant de reposer ses yeux sur lui qui s'éloigne tranquillement. Elle a l'impression d'avoir manqué un épisode, de n'être plus capable d'analyser la situation. Le vent s'insinue jusqu'à elle, la faisant frissonner alors qu'elle le suit jusqu'à la porte d'entrée. Il a l'air si... détendu, comme si rien ne s'était passé ! Elle ne sait plus quoi penser, elle qui s'est toujours sentie en sécurité avec lui. Elle commence sérieusement à douter...

Et bien sûr, autour d'elle, personne ne semble réagir, tous s'avérant totalement désarmé devant la situation qui vient de se dérouler juste sous leurs yeux. Elle sert sa brosse dans ses mains, tentant vainement de trouver une explication logique à ce qui est arrivé. Mais aucune ne semble exister...

Lorsqu'elle retrouva pleinement ses esprits, elle souffla un bon coup, et se précipita ni une ni deux à l'extérieur. Comme une furie, elle se rua sur House, qui n'eut pas même le temps de se rendre compte qu'elle avançait dans sa direction. Elle se plaça devant lui, leva la main, et lui asséna une gifle monumentale avant de se retourner vers la villa et d'appeler sa fille.

- Rachel, viens ici ma puce ! S'exclama-t-elle, le visage marqué par son état de fureur totale.

Elle se tourna ensuite vers lui, les yeux noirs de rage.

- Enfoiré ! Cracha-t-elle. Vous avez voulu me tuer, c'est pour ça que vous ne vouliez pas me parler de mon passé, que vous ne vouliez pas me raconter certains souvenirs ! Vous vouliez profitez de moi !

Dans tous ses états, elle faisait les cent pas sur la pelouse, alors qu'il n'avait pas bougé d'un poil. Il s'y était attendu depuis le jour même de sa sortie du coma et de la découverte de son amnésie, ce n'était aucunement une surprise pour lui. Tôt ou tard elle se serait souvenue de cette incident, ce qu'elle venait justement d'expérimenter. Il s'y était préparé, s'était même refusé de profiter une seule fois d'elle avant que ce souvenir précis ne lui revienne en mémoire. A présent, tout ce qu'il espérait, c'était pouvoir obtenir son pardon, même si une fois de plus elle lui demandait de disparaître de sa vie. Rien qu'un pardon pour la folie qui l'avait envahi à cet instant-là, et il s'autoriserait enfin à vivre autrement qu'en regrettant constamment ce qu'il avait fait.

- Il est hors de question que je rentre en voiture avec vous, encore moi que j'aille à votre appartement avec Rachel, poursuivit-elle en sifflant. Vous avez voulu me tuer ! Vous m'avez menti, enfoiré !

Elle extirpa son téléphone de sa poche, rechercha l'un de ses contacts, puis porta le combiné à son oreille.

- Docteur Hadley ? C'est Lisa à l'appareil, fit-elle en indiquant d'un signe de main à Rachel de se dépêcher de la rejoindre. Pourriez-vous me retrouver devant mon ancienne villa s'il vous plaît ? J'aurais besoin que vous me conduisiez dans un hôtel, il est impensable que je rentre avec House. Je vous expliquerai …

Sur ce elle raccrocha, laissant le Diagnosticien sans voix. Elle ne lui avait pas même laissé le temps de s'expliquer ou quoi que ce soit, elle était bien trop remontée contre lui pour écouter un traitre mot de ce qu'il avait à lui dire. Depuis le temps il la connaissait, et savait qu'elle finirait par lui permettre de s'expliquer, mais qu'il lui faudrait simplement un peu de temps pour assimiler la nouvelle. D'autant plus qu'elle disposait d'un nouveau point de vue – dû à son amnésie – sur House, comme celui d'un homme qui depuis son accident et jusque là avait pris grand soin d'elle. Il avait bon espoir sur le fait qu'elle finirait par comprendre certaines choses, et qu'elle lui pardonnerait ses actes irréfléchis. Et qu'enfin ensemble, ils s'accordent une nouvelle chance, qu'ils ne gâcheraient pas bêtement cette fois.

Durant le temps qu'ils attendirent l'arrivée de Thirteen et de sa voiture, Cuddy demeura à bonne distance du médecin, ne lui adressant que peu de regards, tous plus noirs les uns que les autres. Elle tenait fermement la main de Rachel dans la sienne, tentant du mieux qu'elle le pouvait de ne pas montrer à la fillette la rage qui fulminait en elle.

Lorsqu'elle vit la voiture de son 'amie' s'arrêter devant elles, Lisa poussa un soupir de soulagement. Elle l'installa l'enfant dans le siège prévu par Rémy, jeta un dernier coup d'oeil menaçant à House, et s'installa à l'avant du véhicule avant que celui-ci ne s'éloigne de la maison.

House lui, demeura seul sur la pelouse de la villa, serrant le pommeau de sa canne dans sa main, blanchissant alors ses phalanges. Il se laissa retomber sur la pelouse, les yeux dans le vague. Il s'était attendu à ce que ce jour arrive, à ce que ce souvenir lui revienne, mais la réaction de l'ex-Doyenne lui avait fait prendre conscience que le temps était venu, et qu'il était plus que possible qu'elle ne lui pardonne pas. Et cette éventualité était réellement impensable pour lui. Depuis ce triste accident il regrettait amèrement son geste, et espérait de tout cœur qu'un jour, elle trouve la force de ne plus lui en vouloir. Qu'un jour, elle lui accorderait son pardon, et qu'enfin ils pourraient redémarrer quelque chose ensemble, tous les deux.

Il ferma les yeux, laissant le faible vent de septembre chatouiller son visage et le faire frissonner de la tête aux pieds. Il n'avait aucune envie de retourner dans son appartement, pas sans elle. Pas en sachant qu'elle ne désirait qu'une chose, fuir le plus loin possible de lui. Au fond de son cœur, il espérait plus que jamais qu'elle tournerait la page et lui offrirait une nouvelle chance, avec elle et Rachel. Il ne demandait que ça, il avait longuement réfléchi à tout ça.

Il ne quitta la villa qu'une demi-heure plus tard, et s'installa au volant, sans réellement savoir où il devait se rendre, ou que faire. Frapper, hurler, cela ne changerait rien à sa situation actuelle : Cuddy le haïssait, et il ne pouvait aucunement lui en vouloir. Il était pas encore vraiment tard, la nuit commençait tout juste à recouvrir de son voile noir la ville, tandis que le médecin se décida à se rendre dans un bar juste à côté de son appartement. Il s'installa au comptoir, et commanda un Scotch. Puis un deuxième, un troisième, jusqu'à parvenir au dixième. Un sacré mal de crâne commençait à pointer le bout de son nez, mais il n'en avait que faire. Ce n'était qu'une maigre chose face à la 'perte' de celle qu'il aimait.

Boitillant fortement jusqu'à son logement, il laissa la pluie battante s'abattre sur lui sans aucune plainte. Ses vêtements étaient trempés, il dégoulinait de partout, mais cela ne l'empêchait pas de poursuivre sa route sans s'abriter. Une fois chez lui, il se déshabilla sans grande hâte, laissa traîner le tout dans la baignoire, enfila un boxer et un jean secs, et se rendit dans le salon, où il se laissa retomber sur le canapé. Sa tête heurta la surface de cuir, et il se tint les tempes. Sa jambe lui faisait atrocement mal, il savait les antidouleurs inefficaces face à ce type de souffrance. Même la Vicodin qu'il savait encore présente dans son armoire ne l'attirait pas, il n'avait réellement envie de rien. Tout ce à quoi il pouvait se résoudre à penser, c'était qu'il méritait bien sa situation, et qu'il devait faire face à cette torture coûte que coûte. Comme s'il s'agissait là du prix à payer pour avoir blessé le cœur de Cuddy.

Pendant ce temps, Thirteen avait accompagné Lisa et Rachel dans le meilleur hôtel de la ville, après qu'elles aient récupéré leurs affaires chez le Diagnosticien. Au plus grand soulagement de la jeune femme, Hadley resta auprès d'elle sans même qu'elle n'ait besoin de le lui demander. Et, tandis que la petite regardait un dessin-animé dans le salon de la suite, Cuddy s'autorisa enfin à pleurer, les bras de Rémy autour d'elle. Un véritable torrent de larmes déferla le long de ses joues pour se perdre dans son décolleté, mais elle n'en avait que faire.

- Je me souviens... Balbutia-t-elle, secouée comme un vulgaire sac par ses sanglots. Je sais pourquoi il... Ne voulait pas me parler de mon passé ! Il a profité de moi !

La plus jeune fronça les sourcils, tentant plutôt vainement de comprendre où son ainée voulait en venir. Elle frottait son échine, se voulant réconfortante, du mieux qu'elle le pouvait.

- Il a profité de ma faiblesse... Poursuivit-elle. Il a profité de mon amnésie pour me mentir et me cacher ce qu'il avait fait... Ce qu'il M'avait fait …

Elle déglutit difficilement, sa poitrine se soulevant anarchiquement. Il lui semblait que jamais elle ne parviendrait à se calmer, malgré tous les efforts du monde. Mais de quel droit lui avait-il fait vivre une telle chose ? De quel droit s'était-il permis de mettre sa vie en danger ?

- Il a failli me tuer... Souffla-t-elle à demi-mots. Il avait détruit ma façade de maison avec sa voiture pour... me rendre une brosse. C'est pour ça qu'il ne voulait pas me parler de mon passé, pour me cacher son acte odieux !

Sur ce, elle nicha sa tête dans le creux de la nuque de Thirteen, ses pleurs redoublant d'intensité. Savoir la vérité était certes relativement important pour elle, mais elle aurait aimé pouvoir se passer de ce lot de souffrance qu'il allait avec.

- Vous êtes sûre de ce que vous dîtes Lisa ? Souffla l'interniste. House voulait vous protéger, cet incident était un cas isolé. Si vraiment il vous avait voulu du mal, croyez-vous sincèrement qu'il aurait mis sa vie de côté, risqué de perdre le seul job qu'il parvient à conserver, pour venir prendre soin de vous à Boston ? Qu'il vous conduirait partout où il va ? Et, ne m'aviez-vous pas dit quelque chose concernant le fait qu'il refusait que vous passiez d'amis à couple ?

Elle ferma les yeux, rassemblant ses esprits. A présent, lui revenaient des mots qu'il avait prononcé un peu plus d'un mois plus tôt. Des propos que, jusqu'à présent, jusqu'à maintenant, elle n'avait pas compris. Mais cela expliquait bien des choses.

- Vous souvenez-vous des mots qu'il vous avait dit, et que vous m'aviez rapporté ? Ajouta Rémy en replaçant une boucle brune derrière l'oreille de son ancienne patronne.
- « Je veux te protéger de ce que j'ai pu te faire par le passé. Mais je ne peux pas t'en parler, tu dois t'en souvenir par toi-même, pour être capable de juger objectivement de mes actes, et pas en te fiant à ma version des faits. », répondit Lisa, enfonçant ses ongles manucurés dans la peau fine de ses paumes.
- Et qu'avait-il ajouté ?
- « Je veux te protéger de tes sentiments
. Je te connais, je connais notre histoire. C'est loin d'être rose, je ne suis pas parfait. Je me suis fait une promesse, je dois la tenir. Pour toi. » poursuivit Cuddy, la boule dans sa gorge devenant de plus en plus oppressante.

Elle se surprenait elle-même de sa capacité à se souvenir des mots exacts qu'il avait prononcé. Certes, elle les avait aussitôt répertorié sur son ordinateur, sans réellement savoir pourquoi elle faisait une telle chose. Peut-être savait-elle qu'un jour, tout finirait par s'éclaircir, et qu'enfin elle comprendrait. Peut-être que le temps était enfin venu...

- Et qu'avait-il précisé ensuite ?
- « Tant que tu n'auras pas retrouvé certains de tes souvenirs, tu continueras à croire que je suis l'homme qui a toujours pris soin de toi, qui a toujours été là à tes côtés quand tu en as eu besoin. Mais je sais ce que j'ai fait, et tant que tu ne seras pas consciente de ce qu'y a bien pu se passer, je ne pourrais pas faire autrement. », termina-t-elle avant de se séparer de l'étreinte de son 'amie' et de se relever précipitamment. Pouvez-vous garder Rachel s'il-vous-plaît ? Je dois... Aller quelque part.
- Vous souhaitez que je vous y conduise ?
Proposa Thirteen, le lieu où souhaitait se rendre l'Endocrinologue lui étant parfaitement évidant.
- Non non, je vais prendre un taxi, assura Lisa, tout en enfilant une fine veste et en récupérant son sac. Le repas va bientôt être servi, laissez Rachel prendre ce qu'elle désire, et faîtes-en de même pour vous, je payerai la note.

Sur ce, elle s'approcha de l'endroit où se tenait assise sa fille, embrassa son front, et caressa ses joues avec le bout de ses pouces.

- Maman revient, elle doit faire quelque chose, l'informa-t-elle tout en se remettant sur ses deux jambes. Tu seras sage avec Rémy, tu me le promets ?

L'enfant acquiesça, et adressa un adorable sourire à sa mère avant de la laisser partir. Cuddy s'empressa de sortir du bâtiment, et hua le premier taxi qui passait par là. Elle sortit un papier de l'une de ses poches, et donna l'adresse qu'elle y avait inscrite. Durant tout le trajet, elle imprima l'empreinte de ses incisives dans sa lèvre inférieure, l'anxiosité s'emparait d'elle et lui tordait l'estomac.

Lorsqu'enfin l'automobile se stoppa devant l'immeuble souhaité, elle paya le chauffeur et s'avança vers le hall, son cœur battant la chamade. Elle ne savait pas si elle faisait bien, mais au fond d'elle, elle sentait qu'elle devait le faire, qu'importe ce qui adviendrait...

TBC ...