Vous pensiez peut-être que je l'avais oubliée celle-ci ? Et bien rassurez-vous, pas le moins du monde. Je souhaitais juste vous faire bien mijoter, et disons qu'entre temps, ayant fait d'autres updates, ça a repoussé un peu celle-ci. Mais, au bout de 21 jours comme me l'ont bien fait remarquer certaines, here it is. J'espère qu'il vous plaira, qu'il ne vous décevra pas. Il est plus long que d'ordinaire je le conçois, mais disons que je souhaitais le couper plus tôt, mais que l'occasion ne s'est pas présentée, et au final, j'ai décidé de couper plus loin (sinon je jugeais le chapitre bien trop petit). Ce n'est pas plus mal pour vous, n'est-il pas ?
Vingt-sept chapitres et 209 reviews. On avance bien dîtes donc! D'autant plus qu'Unexpected Renew a déjà un an passé. Je n'ai pas vu le temps s'écouler, c'en est presque stupéfiant. Non mais vous vous rendez compte comme ça va vite ? En tout cas, je vous suis reconnaissante de me suivre encore et toujours. J'écris avant tout cette histoire parce qu'elle me tient à coeur, mais je dois dire que voir l'engouement que vous lui portez me donne envie de poursuivre encore et encore, autant que cela me sera possible.
Oh, et merci aussi pour vos avis, vos encouragements, et toutes ces petites choses. Sans vous, UR ne serait peut-être pas là où elle en est actuellement. N'hésitez donc pas à me faire part de ce que vous pensez une fois ce chapitre lu !
Pas besoin de vous retenir plus longtemps, je vous souhaite une aussi agréable lecture que possible, et je vous dis à bientôt, sans fautes.
See ya people !
PS : Au passage, la chanson utilisée est "Skinny love". Mais pas la version reprise par Birdy, non. L'originale, la vraie, par Bon Iver (oui oui, les mêmes qui, dans House M.D, on eu "Re Stacks" dans Wilson's Heart, et "Flume" dans After Hours. Ne cherchez pas, j'adore réellement ces chansons et ce groupe, du coup je ne m'en lasse jamais, et je suis trop fière qu'ils aient eu deux chansons mises dans des épisodes).
Chap' 27
Lorsqu'enfin l'automobile se stoppa devant l'immeuble souhaité, elle paya le chauffeur et s'avança vers le hall, son cœur battant la chamade. Elle ne savait pas si elle faisait bien, mais au fond d'elle, elle sentait qu'elle devait le faire, qu'importe ce qui adviendrait.
Elle parcourut rapidement les quelques mètres qui la séparaient de la porte de l'appartement, et s'arma de courage avant d'y frapper. Sous l'effet du stress, son sac cognait fréquemment ses jambes fines, mais elle n'en avait que faire. De l'autre côté de la surface boisée, il lui semblait entendre le son d'un amplificateur et d'une guitare, mais pas de pas s'approchant. Elle tendit l'oreille, essayant de distinguer les sons qui provenaient de l'intérieur du logement.
« Come on skinny love just last the year
Pour a little salt we were never here
My, my, my, my, my, my, my, my
Staring at the sink of blood and crushed veneer »
Durant un instant, elle se laissa porter par sa voix masculine, et le talent du musicien. L'air était à la fois beau et entraînant, et très rapidement elle se surprit à se laisser bercer par la mélodie. Inconsciemment, son esprit cherchait un lien entre l'état dans lequel le Diagnosticien pouvait être, et la signification qu'avaient les paroles à ses yeux.
«I tell my love to wreck it all
Cut out all the ropes and let me fall
My, my, my, my, my, my, my, my
Right in the moment this order's tall. »
A en juger par l'émotion qui semblait se dégager dans la voix de House, elle ne douta pas même un instant. Il souffrait du rejet auquel elle l'avait vivement confronté, et la musique était pour lui une façon d'exprimer sa douleur. Elle était bien forcée de le reconnaître, elle avait plus que vivement réagi. Mais ce qu'il lui avait caché jusque là, cet affreux souvenir qui lui était revenu en tête, n'était-il pas suffisant à expliquer son comportement ? N'importe qui dans son cas ne se serait-il pas comporté de la sorte ? Mais elle regrettait tant de l'avoir blessé de la sorte, ce qui l'avait d'ailleurs pousser à se retrouver, à cet instant précis, devant la porte de son appartement.
«I told you to be patient
I told you to be fine
I told you to be balanced
I told you to be kind »
Maintenant qu'elle y repensait, il lui avait répété maintes et maintes fois d'être patiente. Il n'avait cessé de lui demander d'attendre, de ne pas précipiter les choses. Il lui avait fait promettre de ne pas se focaliser sur cela, de penser à d'autres choses pour se sentir mieux. Il lui avait conseillé de rester calme, de demeurer aimable avec elle-même. Et enfin, à présent, tout s'éclairait davantage dans son esprit.
« In the morning I'll be with you
But it will be a different "kind"
I'll be holding all the tickets
And you'll be owning all the fines »
Elle s'appuya contre la porte, fermant les yeux. Ses mains glissèrent sur son visage las, et sa tête rencontra le mur tandis que ses incisives imprimaient leur marque dans sa lèvre inférieure. L'envie d'entrer était grandement présente, mais elle ne souhaitait aucunement le déranger en pleine chanson. Non, ce serait l'extirper de cet univers dont il avait grandement besoin pour exprimer ce qu'il ressentait, et il n'en était pas question.
« Come on skinny love what happened here
Suckle on the hope in lite brassiere
My, my, my, my, my, my, my, my
Sullen load is full; so slow on the split »
Elle posa la main sur la poignée, laissant échapper un soupir à la recherche de courage. Mais elle ne l'abaissa pas, demeurant interdite alors que les notes parvenaient toujours à ses oreilles. Ses yeux la piquaient, de fines larmes menaçaient de rouler le long de ses joues. Elle les balaya rapidement, la tête baissée. Avait-il si peur que cela de l'avoir perdu ? Craignait-il autant que cela qu'elle ne lui pardonne jamais plus ? Redoutait-il tant que cela la séparation extrême qui arriverait entre eux suite à son souvenir ?
«I told you to be patient
I told you to be fine
I told you to be balanced
I told you to be kind »
Elle avait assez patienté, elle était pleinement consciente de ce qu'elle faisait. Plus de doute possible, il lui permettait de se sentir bien. De trouver l'équilibre dont elle avait besoin. Elle lui avait pardonné, une fois de plus. Et au fond d'elle, elle était persuadée de s'apprêter à faire le bon choix. De toute façon, qu'avait-elle à perdre ? Rien, mais tout à gagner.
« Now all your love is wasted ?
Then who the hell was I ?
Now I'm breaking at the britches
And at the end of all your lines »
Doucement, elle ouvrit la porte, essayant du mieux qu'elle le pouvait de faire le moins de bruits possibles. Elle s'avança dans l'entrée de l'appartement, mais demeura interdite une fois sur le seuil. Elle appuya ses paupières l'une contre l'autre, retenant autant qu'elle s'en sentait capable les larmes qui lui brûlaient la rétine. Pensait-il réellement qu'elle n'éprouverait plus d'amour pour lui ? Croyait-il sincèrement que les sentiments qu'elle ressentait à son égard n'auraient plus d'importance à ses yeux et qu'elle continuerait à lui en vouloir intérieurement, le laissant alors détruire sa vie toute entière et leur histoire ? Ce n'était pas ce qu'elle voulait, ce n'était pas ce pour quoi elle était venue.
« Who will love you ?
Who will fight ?
Who will fall far behind ? »
Elle s'approcha sans bruits, à quelques mètres seulement de lui. Elle n'avait qu'une envie, lui hurler qu'elle n'avait jamais cessé de l'aimer comme il l'avait aimé, envers et contre tout. Les quelques souvenirs qu'elle connaissait ne représentaient certes pas énormément, mais ils lui suffisaient à savoir que malgré ce qu'il avait pu lui faire subir par le passé, elle lui pardonnerait toujours. Elle désirait lui crier qu'elle se battrait pour lui s'il le fallait, qu'elle demeurerait à ses côtés coûte que coûte.
La mélodie se stoppa, et il laissa son instrument choir au sol tandis qu'il se rallongeait sur le divan. Elle s'avança à nouveau, et se pencha au dessus de lui. Devant elle, apparût un House totalement décoiffé, sentant l'alcool et dont le visage était marqué par la douleur. Aussitôt, elle porta sa main devant sa bouche, culpabilisant en réalisant que la source de son état ne pouvait être qu'elle.
Il avait les yeux brillants, et la tristesse qu'elle put y lire lui déchira le cœur. Elle fit un pas vers lui, portant sa main sur sa joue rugueuse. Il frémit en retour, et ferma les yeux tandis que ses doigts touchèrent les siens. Il déglutit difficilement, ne sachant plus ce qu'il devait penser de sa présence. Tout ce dont il était sûr, c'était qu'il avait besoin d'elle, rien de plus.
- Tout à l'heure... Commença-t-elle maladroitement alors qu'il se décalait pour la laisser s'asseoir si elle le souhaitait, j'ai réagi trop vivement, sur le coup de la colère. Je n'aurais pas du...
- Tu avais tous les droits de te comporter comme ça, assura-t-il en se laissant retomber sur son canapé. Ce que j'avais fait n'est pas pardonnable, il est normal que tu m'en veuilles.
- Mais je vous en ai voulu pour la mauvaise chose, précisa-t-elle en s'installant à ses côtés. Je vous en ai voulu pour avoir profité de moi, ce que vous n'avez jamais fait depuis mon amnésie. Je me suis souvenue de ce que vous m'aviez expliqué le jour où j'ai découvert que vous m'aviez caché que nous étions sortis ensemble récemment. Et j'ai compris ce qui m'avait échappé jusque là. Vous vouliez maintenir une distance entre nous jusqu'à ce que je me souvienne de l'incident... Pour que je ne souffre pas autant de vos mensonges, et que je puisse peser le pour et le contre au sujet de mes sentiments pour vous. Pour que je ne me plonge pas corps et âme dans quelque chose qui m'aurait salement fait souffrir.
Il acquiesça maladroitement, et elle prit ses deux mains dans les siennes, rapprochant son visage du sien.
- Maintenant, je veux que vous soyez entièrement honnête avec moi, exigea-t-elle, pouvant respirer sans soucis l'odeur de scotch qu'il dégageait malgré l'état suffisamment lucide dans lequel il semblait être. Je dois savoir ce qui vous avait poussé à commettre un tel acte.
Il vint reposer sa tête contre le dossier du divan, et respira un bon coup.
- J'étais jaloux. Jaloux de te voir avec un autre homme alors que tu m'avais assuré ne fréquenter personne... Expliqua-t-il, ses mots hachés par le regret. En te voyant rire avec ce Jerry, ça a été plus fort que moi, j'ai perdu mes moyens. J'aurais jamais du faire une telle chose … Et puis j'ai fui, par lâcheté, pendant deux mois. J'ai passé huit autres en prison, et j'étais prêt à rallonger ma peine. Parce que j'avais enfin compris à quel point je t'avais fait du mal. Je voulais payer pour ce que je t'avais fait.
Elle s'approcha davantage de lui, son pouce caressant la paume du médecin tandis qu'elle lâcha l'une de ses mains pour venir poser la sienne sur sa joue piquante.
- Vous n'avez jamais voulu mettre ma vie en jeu, n'est-ce pas ? L'interrogea-t-elle, ne lâchant pas un seul instant son regard.
- Pas un seul instant. Je savais que Rachel se trouvait chez ta mère, et j'ai attendu que vous quittiez tous la salle à manger, promit-il. Il était impensable pour moi de te mettre autant en danger.
Elle sourit tendrement et, inconsciemment, approcha son visage du sien. Il pouvait se délecter de son parfum d'agrumes et de coco grillée, s'enivrer de cette odeur entêtante.
- Maintenant que je sais ce que vous vouliez savoir, vous avez encore besoin de me protéger de mes sentiments, ou bien suis-je enfin en mesure de les assumer ? Demande-t-elle alors, un adorable sourire illuminant son visage.
- Je crois que tu sais assez de choses concernant les pires choses que j'ai pu te faire vivre ou te dire, déclara-t-il, ses yeux attirés inévitablement vers les lèvres pulpeuses de son ex-amante. Tu finiras par découvrir quel genre d'autres crasses j'ai bien pu te faire depuis qu'on se connaît, mais rien n'était pire que celle-là.
Elle enveloppa son visage de ses mains fines, et vint déposer sa bouche contre la sienne. Il répondit aussitôt à ce contact, ses bras s'enroulant autour de la taille de la jeune femme pour la rapprocher de lui. Il avait eu si peur de la perdre une nouvelle fois, qu'il avait plus que jamais besoin de sentir qu'elle était là, qu'elle ne l'avait pas abandonné. Il se détacha ensuite d'elle, ancrant son regard au sien.
- On... On va peut-être trop vite... Bafouilla-t-il malgré l'organe cardiaque dans sa poitrine qui battait la chamade et ne demandait qu'à ce qu'ils poursuivent leur baiser.
- J'attends ça depuis un moment déjà, alors disons qu'il était temps... Souffla-t-elle contre sa bouche en souriant.
Il hocha la tête, et la blottit contre lui, l'emprisonnant dans ses bras musclés comme pour ne jamais plus la laisser lui échapper.
- Quoi qu'il arrive, je te choisirai toujours, assura le Diagnosticien, provoquant un frisson inattendu dans l'échine de la Demoiselle.
Elle ferma les yeux, profitant de cette étreinte et de cette chaleur réconfortante. Et, sans savoir pourquoi, il lui semblait avoir une impression de 'déjà-vu' concernant les mots qu'il venait de prononcer.
Elle entend frapper à la porte, un son qu'elle pourrait reconnaître entre mille. Un simple plaid sur les épaules pour couvrir son fin pyjama à carreaux, elle ouvre la porte de sa chambre et se dirige vers l'entrée. Un coup d'oeil au judas et la main sur la poignée, elle ouvre finalement, découvrant devant elle un House trempé jusqu'aux os et visiblement en partie saoul.
- Il faut vraiment qu'on parle, lâche-t-il simplement en pénétrant dans la villa.
- Tu es saoul et tu as vraiment merdé, note-t-elle, sa main toujours sur le bois de la porte avant de l'enlever le temps qu'il passe. Rentre chez toi !
Elle attend quelques secondes et, n'ayant obtenu aucune réaction de sa part, elle finit par refermer l'entrée.
- Tu m'as abandonnée. Tu n'as même pas répondu à mes appels, le sermonne-t-elle alors en le rejoignant dans le salon.
- Faut que tu t'assoies pour ce que j'ai à dire, ordonne-t-il, se tenant aussi droitement qu'il le pouvait devant la table basse, appuyé sur sa canne.
Elle le fixe, ne bouge pas d'un millimètre. Elle a horreur de le savoir dans un tel état, et redoute ce qu'il pourrait lui ès tout, qui serait capable de prédire cela? Et, le connaissant, ce genre de choses ne présumait jamais rien de bon.
- Vas-y, répète-t-il en désignant le divan. Assise, assise, assise.
Elle finit par obéir, et s'installe sur ses genoux, une moue appréhensive fixée sur le visage et le plaid recouvrant son corps.
- J'ai pris une décision, déclare-t-il avant de laisser un petit blanc s'installer pour donner du poids à la suite de ses propos. Être heureux et amoureux de toi, ça fait de moi un mauvais médecin.
Elle nie, son regard ne le quittant pas un seul instant. Comment peut-il dire de telles inepties ? Comment peut-il croire de telles choses ?
- Tais toi, dit-elle sèchement. Tu es trop saoul pour nous faire rompre.
Il acquiesce, regardant tour à tour le sol et elle.
- Je suis saoul, renifle-t-il. Mais j'ai aussi raison. Tu as fait de moi un mauvais médecin. Des gens mourront à cause de ça.
Elle est touchée par ses mots, ses yeux s'humidifient. Comment peut-il se permettre de lui reprocher de l'avoir rendu mauvais dans sa profession simplement parce qu'elle l'aime et le rend heureux ? Comment peut-il se permettre de rompre avec elle, maintenant, dans cet état ?
- Et … Reprend-il après un nouveau silence. Tu... en vaux vraiment la peine.
Elle cligne des yeux, essayant de comprendre. Vient-il réellement de lui faire une déclaration d'amour à sa manière ? Avoue-t-il réellement qu'elle vaut bien plus à ses yeux que son métier ? Elle ne sait plus quoi dire, elle demeure bouche bée. Il s'approche d'elle en boitant, mais elle ne bouge toujours pas d'un poil.
- Si je dois choisir entre sauver tout le monde, ou t'aimer et être heureux, déclare-t-il en se laissant tomber sur le canapé, ses yeux ancrés aux siens, je te choisis toi. Je préfère être heureux avec toi.
Elle détourne la tête, cligne des paupières. Des larmes commencent à lui brûler la rétine, mais pas question de les laisser rouler sur ses joues. Après tout, elle veut lui montrer qu'il l'a déçu en ne se rendant pas même à la remise de son prix et en venant chez elle saoule, bien que ce qu'il venait de lui dire la touche.
- Je te choisirai toujours, promet-il en déposant sa tête sur les genoux de la jeune femme et qu'elle ne lève les yeux pour retenir ses larmes. Hey hey, ma tête est sur ton vagin.
Elle met sa main sur le dos de son amant, se pinçant les lèvres. Difficile de continuer à lui en vouloir après une telle déclaration !
- Va dormir, House, lui conseille-t-elle à demi-mots.
- C'est vrai que je suis fatigué, reconnaît-il.
Toutefois, ils demeurent de longues minutes dans cette position, comme pour sceller tout ce qu'ils ne se sont pas dit. Mais une chose est sûr, bien qu'il ne prononce que très très rarement les mots « je t'aime », elle sait qu'il n'en pense pas moins.
Elle rouvrit les yeux, le visage du Diagnosticien à tout juste quelques centimètres du sien. Aussitôt, ses lèvres allèrent à la rencontre des siennes, sa langue vint chatouiller ses dents afin d'en quémander le passage, et elle entama un ballet intense avec sa jumelle, tandis que les mains du médecin se posaient au creux des reins de sa belle, la maintenant contre lui.
- A présent, vous n'allez plus fuir à chaque baiser ou rapprochement, hum ? Ironisa-t-elle, ses iris brillant d'une étincelle qui n'avait plus brillé depuis plusieurs mois.
- A une condition. Que tu te décides ENFIN à me tutoyer, la taquina-t-il avant de l'entraîner avec lui totalement allongé sur le canapé.
- Je ferai des efforts alors... Promit-elle tandis qu'un immense et ravissant sourire fendait son visage.
Il baisa chaque parcelle de son visage comme si sa vie en dépendait, et que l'alcool présent dans ses veines avait totalement été assimilé et avait disparu.
- Tant mieux alors, parce que je compte bien ne plus te lâcher d'une semelle ! S'exclama-t-il.
- Je crois que je n'aurais pas à m'en plaindre alors.
Ils échangèrent un sourire, ainsi qu'une nouvelle embrassade. Il prit ensuite le visage de l'ancienne Doyenne entre ses mains, admirant cette beauté dont il ne se lasserait jamais.
- Rachel est...
- Dans ma chambre d'hôtel, avec Thirteen. Je voulais pouvoir avoir une vraie discussion avec... Toi, avant de la mêler à tout ça.
Il acquiesça, son pouce redessinant les courbes de cette frimousse digne d'un ange. Elle se délectait de cette sensation, ses bras enroulés autour de son cou.
- Tu sais, ta fille est une petite exceptionnelle, assura-t-il alors. Tu sais pourquoi à son réveil à l'hôpital, elle ne voulait que moi pour s'occuper d'elle, alors que je sois loin d'être doué avec les gosses ?
- Vous... Enfin.. Tu es le père dont elle a toujours voulu, elle me l'a dit, avoua Lisa. Elle m'a raconté combien elle aimait passé du temps avec toi lorsque je rentrais tard du travail le soir, avant...
Il hocha la tête, replaçant l'une de ses mèches brunes derrière son oreille.
- Elle m'a aussi réclamé parce qu'elle sait ce que j'éprouve pour toi, ajouta-t-il. Elle voulait que je prenne soin d'elle, mais aussi principalement de toi. Je connais peu d'enfants de son âge aussi mature.
Elle esquissa un charmant rictus, pensant à la merveilleuse enfant qu'elle avait. Quelle chance d'avoir un petit ange aussi attentionnée que l'était Rachel !
De longues minutes, ils s'étreignirent simplement, avant qu'House ne se rende compte que les yeux de Lisa commençaient à lutter contre le sommeil. Tout juste quelques minutes plus tard, elle était déjà endormie, blottie contre son torse. Un tendre baiser déposé sur le sommet de son crâne, et il attrapa son téléphone pour composer un numéro qu'il connaissait bien. Il porta ensuite le combiné à son oreille, son autre main caressant l'échine de la Doyenne.
- Allo Thirteen ? C'est House, souffla-t-il de façon à ce que son interlocuteur l'entende sans pour autant qu'il ne réveille la Demoiselle. Cuddy est avec moi, elle vient de s'endormir là. Vous pourriez garder Rachel cette nuit ? S'il le faut, je payerai toutes les dépenses éventuelles en piochant dans le porte-monnaie de Wilson. Je vous appellerai demain pour vous prévenir qu'on récupérera Rachel. Oh et... Merci.
Il échangea encore quelques mots avec la médecin interne, puis raccrocha. Il attrapa ensuite un plaid, qu'il déplia et déposa sur eux. Sa tête contre celle de son ex-patronne, il se permit enfin à fermer les yeux, ses bras entourant la jeune femme. Et ensemble, enlacés, ils passèrent leur première nuit sans craindre un nouveau rejet de la part de l'autre.
Le matin venu, le jour filtra à travers les volets du salon, chatouillant les visages du nouveau couple. Doucement, elle ouvrit les yeux, découvrant avec soulagement qu'elle se trouvait toujours contre son torse, blottie dans ses bras. Sa main glissa le long des abdominaux du médecin, un sourire illuminant son adorable visage. Depuis le temps qu'elle attendait une proximité comme celle-ci !
Il ne tarda pas à ouvrir les yeux, et croisa aussitôt son regard. Ses lèvres se scellèrent aux siennes, leurs corps se rapprochant une nouvelle fois l'un de l'autre. Puis, front contre front, ils apprécièrent simplement l'instant.
- Salut toi... Souffla-t-il avant de se saisir de sa bouche et de l'embrasser tendrement.
- Hey... Répondit-elle avant de nicher son cou au creux de sa nuque.
Il frotta son échine, berçant l'ex-Doyenne. Son nez perdu dans ses boucles brunes, il se délectait du parfum qu'elle dégageait, de cette odeur dont il avait toujours raffolé. Il jeta un bref coup d'oeil sur l'horloge présente au dessus de la cheminée, et laissa échapper un soupir. Il était déjà dimanche, ce qui signifiait qu'ils seraient forcés de rentrer dans l'après-midi ou la soirée sur Boston, afin que Rachel puisse se rendre à l'école le lendemain.
- On doit vraiment rentrer aujourd'hui ? Murmura-t-elle alors, comme si elle avait parfaitement compris ce à quoi il pensait sans qu'il n'ait eu besoin de le lui dire. Je me sens tellement mieux ici que dans le Massachusetts, moins seule... Et ça éviterait les allers-retours fréquents.
Il acquiesça, promenant son pouce sur la joue de sa petite-amie, tout en douceur, sans se presser une seule seconde. Elle pencha la tête sur le côté, ses yeux étincelants comme la première fois que leurs regards s'étaient croisés.
- Le problème, c'est l'école pour Rachel, répondit-il, une main posée sur la hanche de Lisa, l'autre toujours sur son visage. Il faudrait redéposer un dossier de réinscription ici, et le temps qu'il soit accepté, elle serait déscolarisée... Même si certes, on serait peut-être mieux ici à Princeton. Tu pourrais voir Thirteen autant que tu le souhaiterais, retrouver ce qui a fait ta vie,... .
Elle acquiesça et se leva nonchalamment, étirant ses muscles avant d'aider Gregory à faire de même. Il embrassa le sommet de son crâne, puis ouvrit les fenêtres afin de renouveler un peu l'air ambiant.
- Si tu le souhaites, je contacterai le directeur de Waldenwood dès demain pour lui soumettre cette requête, et sitôt on aura une réponse favorable, on reviendra ici, okay ? Proposa-t-il en boitant jusqu'à la cuisine pour s'atteler à la préparation du petit-déjeuner.
- Ce sera parfait ! S'enthousiasma-t-elle sans plus attendre. Mais, mon ancienne villa est à vendre, tu... penses qu'on tiendrait à trois ici ?
Il se tourna vers elle, qu'il trouva en appui contre le comptoir de la cuisine. Il prit sa main dans la sienne, la portant à ses lèvres pour la baiser doucement, avant d'ensuite reporter toute son attention sur les traits de la jeune femme.
- Ça ira le temps qu'on trouve quelque chose de plus grand, assura-t-il. C'est d'ailleurs tant mieux que ton ex-villa soit sur le marché, ça évitera d'éveiller trop de mauvais souvenirs à chaque fois. Autant partir du bon pied, prendre un nouveau départ, non ?
Elle acquiesça vivement, et s'empressa d'enrouler ses bras autour de son cou pour partager une étreinte amoureuse. Il s'enivra de son délicat parfum, si heureux de l'avoir retrouvée. Il était parvenu à respecter sa promesse jusqu'au bout, même si cela avait été plus difficile que ce qu'il aurait pu imaginer.
- Un nouveau départ, répéta-t-elle avant de sceller ses lèvres aux siennes.
Leur baiser s'intensifia, et bien vite la jeune femme se retrouva bloquée entre le meuble et le corps de House, pour son plus grand plaisir. Elle ancra son regard au sien, ses yeux étincelant de plaisir et de désir. Il engloba ensuite son visage avec ses mains puissantes, ses pouces frottant doucement sa peau.
- Petit-déjeuner, et ensuite on sera libre de nos actes, fit-il en souriant. J'ai rien avalé depuis hier, mon estomac grogne un peu maintenant.
Et, comme pour appuyer ses propos, un gargouillis assez prolongé se fit entendre, ce qui ne manqua pas d'amuser grandement la jeune femme. Elle prit place sur l'un des tabourets, tapotant le voisin pour l'inviter à y prendre place. Rapidement, le nécessaire fut posé sur la table et ils mangèrent tranquillement, tout comme le ferait deux adultes après une nuit passée ensemble.
Sa tasse dans une main, elle se risqua à déposer l'autre sur celle du Diagnosticien, leurs doigts cherchant aussitôt à s'entrelacer. Elle se pencha ensuite vers lui, déposant sa bouche contre sa joue rugueuse.
- Tu crois qu'on devrait annoncer à Rachel sitôt on ira la chercher que toi et moi on... Sort ensemble ? Demanda-t-elle avant de croquer un bout de sa tartine pain / confitures aux fruits rouges.
- A toi de décider, répondit-il simplement. Tu es sa mère, tu sais au fond de toi ce qui est le mieux pour elle. Si tu veux lui cacher notre relation, je comprendrai.
En retour, elle nia vivement, et s'approcha de lui, sa main toujours dans la sienne. La tête penchée sur le côté, elle ne le quittait pas un seul instant des yeux, bien décidée à lui prouver la sincérité de ses déclarations.
- Je ne veux pas lui mentir à ce propos, déclara-t-elle tout en enroulant ses bras autour de son cou. Et je veux crier sur tous les toits qui est mon nouveau petit-ami. Alors Rachel saura, et je ne te cacherai surement pas.
Il la pressa davantage contre lui, ravi qu'elle n'ait pas honte de lui et qu'elle soit à ce point prête à assumer leur couple. Cette femme l'avait toujours bluffé, il l'avait toujours admiré, et ce n'était pas près de changer. Mais très vite, de nouvelles interrogations s'entrechoquèrent dans son esprit, lui rappelant que, même si elle se tenait là dans ses bras, le considérant comme son petit-ami, leur passé n'avait jamais été rose. Qu'adviendrait-il lorsqu'elle découvrirait des choses que son esprit lui dissimulait encore ? Qu'arriverait-il si, une fois de plus, il ne parvenait pas à être la hauteur avec elle ? Et tout allait si vite autour de lui, l'effrayant soudainement plus qu'il ne l'aurait imaginé. Méritait-elle quelqu'un d'aussi détruit que lui ? Il commençait à en douter lui-même.
- Tu es certaine de le vouloir ? Demanda-t-il alors. De vouloir fréquenter un ex-drogué et sale con égoïste, alors que tu as une petite fille ?
Elle releva la tête, ancrant son regard dans le sien. Durant un instant, elle demeura incertaine d'avoir compris la nature de ses propos. Regrettait-il déjà de sortir avec elle ?
TBC...
Alors ? Pas trop déçu(e)s par ce que vous attendiez depuis si longtemps ? Vous ne trouvez pas que c'est trop précipité au moins ? Faîtes moi savoir, je serais ravie d'avoir votre opinion.
