Hey hey, c'est toujours les vacances ! (Normal me direz-vous, on est seulement fin juin. Mais hey, moi ça va bientôt faire un mois que je suis en vacances ). Du coup, j'en profite pour écrire au maximum, et je me suis dit qu'au lieu de vous offrir un OS, il était peut-être temps d'uptader une de mes fictions. Et Unexpected Renew étant celle qui avait été la dernière remise à jour, voici un chapitre.
Quand je vois où, peu à peu, ma fiction arrive, ça m'enchante grandement. Lorsque je l'ai commencé, je ne m'imaginais pas à quel point elle pourrait prendre des proportions plus grandes que ce que je prévoyais initialement. Mais à présent, quand je vois que je suis tenue de séparer ma fiction en trois dossiers pour qu'elle tienne correctement, je me dis que finalement, c'est bien plus conséquent que ce que j'avais prévu. Alors je ne sais peut-être toujours pas jusqu'où celle-ci me mènera, mais tout ce que je sais, c'est que j'aime cette aventure que je partage avec vous. Alors espérons qu'elle nous mènera aussi loin que possible !
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture, et j'espère que ce chapitre vous plaira. Et bien entendu, je vous retrouve bientôt, avec probablement un chapitre de What Could Have Been (c'est logique si on en suit les dernières updates).
See ya people !
Chap' 28
- Tu es certaine de le vouloir ? Demanda-t-il alors. De vouloir fréquenter un ex-drogué et sale con égoïste, alors que tu as une petite fille ?
Elle releva la tête, ancrant son regard dans le sien. Durant un instant, elle demeura incertaine d'avoir compris la nature de ses propos. Regrettait-il déjà de sortir avec elle ? Elle ferma alors les yeux, et respira un bon coup.
Elle se tient devant lui, vêtue de sa combinaison d'intervention rose pâle et de ses baskets. Ses cheveux sont détachés, elle est heureuse pour eux.
- Merci, souffle-t-elle avant de l'embrasser bruyamment, sur la pointe des pieds. Pour tout.
- Je t'en prie, répète-t-il tandis qu'ils échangent de tendres sourires. Pour tout.
- On se voit demain, promet-elle en s'éloignant doucement, le visage radieux.
Il ne bouge pas tandis qu'elle avance vers la porte, ce qui ne manque pas de l'étonner. La main sur la poignée, elle reporte son attention sur lui, surprise par son manque de réaction.
- Je dois vraiment rentrer, assure-t-elle, son sourire bloqué.
Il relève enfin la tête vers elle, clignant simplement des yeux et hochant vaguement la tête.
- Je sais, déclare-t-il.
Un nouveau silence s'installe, et elle, qui s'attend à recevoir un nouveau baiser de sa part avant qu'elle ne s'éloigne, doit faire face à un profond mutisme de la part de son employé.
- Quel est le problème ? L'interroge-t-elle, toujours prête à ouvrir la porte et sans le quitter un seul instant du regard.
- Ça ne marchera pas, dit-il en baissant faiblement les yeux pour ensuite les remonter et voir la stupeur sur le visage de la jeune femme.
Elle écarquille les paupières, essayant de comprendre. Que veut-il bien dire par là ? Pourquoi la repousse-t-il maintenant, pourquoi ne croit-il plus en leur tout récent couple enfin formé après tant d'années ? Elle ne bouge toujours pas, incapable de faire le moindre mouvement. Elle finit toutefois par lâcher la poignée, et laisse ses bras retomber de part et d'autre de son corps.
- C'est tout ? S'étonne-t-elle avant de claquer sa langue contre son palais. Tu ne peux pas dire ça puis te taire.
- J'ai énoncé un fait, déclare-t-il en fixant sa commode, comme fuyant le regard de la Doyenne. Pas une proposition discutable.
- C'est vrai, tu peux prévoir l'avenir, lâche-t-elle après avoir dégluti difficilement, plus aucune trace de son précédent rictus ne demeurant sur ses lèvres.
- Non mais je me souviens du passé, tique-t-il. Tu vas te souvenir de toutes les horribles choses que j'ai faites, mais tu essayeras de te convaincre que j'ai changé. Mais moi je referais ces horribles choses, parce que je n'ai pas changé. Puis tu te rendras compte... Que je suis ingérable pour quelqu'un qui a un enfant.
Elle demeura silencieuse, totalement muette. Comment peut-il dire de telles choses et remettre de la sorte en question l'amour qu'elle prouve pour lui ?
- Et à partir de là, poursuit-il, il n'y a qu'un pas jusqu'à l'inévitable conclusion que tout cela était une erreur.
Elle ravale sa salive, une boule se formant dans sa gorge à mesure que l'anxiété la gagne. Ils ne sortaient ensemble que depuis une journée, l'idée qu'ils puissent rompre lui noue l'estomac.
- Dis moi que je n'ai pas raison, la supplie-t-il presque.
Un nouveau silence s'installe, et ils finissent par prendre place sur le canapé du salon. Ils ont besoin de parler de ça, cela leur pèse sur le cœur, pour l'un comme pour l'autre. Assis chacun à un bout, ils se fixent, avant qu'elle ne prenne enfin la parole, essuyant ses yeux humides.
- La seule fois où tu as peur, c'est quand tu es heureux, annonce-t-elle. Parce que tu t'attends à ce que ça ne dure pas.
- Parce que ça ne dure pas, la coupe-t-il.
- Tu n'en sais rien, assure-t-elle, maintenant une nouvelle fois son front dans sa main, comme pour se donner du courage.
- Je t'ai fait subir d'horribles choses, rappelle-t-il. Et je t'en referai subir encore. Mais grâce à un moment stupide avec une mourante et une tonne de débris, tu penses que je peux changer.
Ses yeux sont rouges, elle n'a qu'une envie, fondre en larmes. Il lui semble trouver une part de vrai dans ses propos, mais elle ne peut pas se résoudre à laisser passer cette chance avec lui. Non, elle l'aime profondément, et veut se battre pour leur couple. Quitte à lui prouver qu'il a tort.
- Dis moi là où j'ai tort...
- Je ne veux pas que tu changes, promet-elle. Je sais que tu es endommagé. Je sais aussi que tu le seras toujours. Mais tu es l'homme le plus incroyable que j'ai jamais connu... Et tu seras toujours... L'homme le plus incroyable que j'ai jamais connu. Alors à moins que tu ne rompes avec moi, je vais rentrer chez moi.
Elle prend sa main dans la sienne, se lève et se penche pour joindre ses lèvres aux siennes. Jamais elle n'a autant espéré qu'il n'accepte avoir tort, elle espère sincèrement ne pas voir son rêve enfin devenu réalité prendre fin si rapidement et brutalement. Elle l'embrasse tendrement, et se remet debout, ses doigts toujours accrochés aux siens, puis rejette ses cheveux en arrière en attendant sa réponse. Il la fixe, elle sent son regard sonder chaque part de son âme.
- Je t'aime, finit-il par reconnaître.
Elle retrouve enfin le sourire, et lui offre un visage qui retrouve sa joie de vivre. Ensemble, ils se dirigent à nouveau vers la porte, et il la serre fort contre lui, s'imprégnant de son parfum si délicieux. Elle dépose un baiser à l'orée de sa nuque, puis remet ses pieds à plat tandis qu'il la maintient toujours d'une main de chaque côté de sa taille et qu'elle conserve ses mains sur ses avant-bras musclés.
- Ça va être génial, assure-t-elle.
- Oui... Souffle-t-il.
La porte se ferme, et elle demeure un instant contre la surface. C'est le début de quelque chose de nouveau entre eux, quelque chose qui en vaut la peine, et pour laquelle elle ne se laissera pas faire. Elle a le droit au bonheur avec lui, elle ne laissera pas personne le lui retirer.
Elle revint à elle, et croisa le regard du Diagnosticien. Elle s'avança vers lui, enroula une nouvelle fois ses bras autour de lui et approcha son visage, jusqu'à ce que ses lèvres trouvent les siennes. Là, elle lui offrit un baiser plein d'amour et de tendresse, avant d'appuyer son front contre le sien.
- Quelque chose me dit que je ne laisserai pas filer ma chance une fois de plus, prononça-t-elle clairement. C'est peut-être même pour cela que je suis devenue amnésique, parce que je ne supportais plus d'avoir perdu ça...
Il écarquilla rapidement les yeux,ne s'attendant pas à des propos comme ceux-ci. Mais il devait le reconnaître, d'une façon comme une autre, cette perte de mémoire lui permettait de revoir sa vision des choses, et de leur redonner une occasion de se prouver qu'ils pouvaient avoir un avenir ensemble.
Il caressa tendrement sa joue, son doigt parcourant les courbes fines de son visage. Elle pencha la tête sur le côté, un large sourire fendant son visage. Il raffermit sa prise autour d'elle, la blottissant tout contre son torse. Elle ferma les yeux, humant ce parfum qu'elle aimait tant sur lui.
- Mais tu n'as pas encore tous tes souvenirs, rappela-t-il. Et si tu finissais par te rendre compte que je ne suis pas du tout comme tu l'aimerais ?
Elle roula des yeux, et ne releva pas même la tête pour lui répondre. Elle humecta ses lèvres, ses mains frottant l'échine de son petit-ami.
- Arrête un peu de dire de telles idioties, le sermonna-t-elle, et profite de ce que tu as.
Il acquiesça faiblement, et ses lèvres se posèrent sur les siennes, tout en douceur. Puis, ils en profitèrent pour se câliner quelques instants, avant qu'ils ne finissent par prendre place sur le canapé, le dos de la jeune femme contre le torse de son compagnon. Il caressait du bout de ses phalanges les avant-bras de celle-ci, son menton rugueux appuyé sur son épaule douce. De fil en aiguille, les caresses se firent plus attentionnées, plus doux, plus demandeurs. Elle se plaça à califourchon au dessus de lui, et il déposa une nuée de baisers le long de la nuque et de la naissance de la poitrine de son amante. Elle ferma les yeux, et son corps se tendit un peu, comme si elle craignait que cet instant ne soit pas réel et qu'elle finisse par se réveiller.
Mais les sensations qu'il lui apportait la rassurèrent relativement rapidement, et elle se relaxa à nouveau sous ses baisers. Ses paupières se rouvrirent, et elle croisa son regard avant de se détacher à contre-coeur de lui et de se relever. Mais aussitôt, elle tendit les bras dans sa direction et l'aida à faire de même, se plantant devant lui, les yeux brillants.
Ses mains tremblaient presque, mais elle s'en fichait totalement. Elle l'aida à retirer le T-shirt qu'il portait, se délectant de la vue sur son torse que cela lui offrait. Ils laissèrent ensuite le tissu rejoindre le sol, et le regard de la jeune femme s'attarda sur une cicatrice qu'il arborait, juste sous ses yeux, au niveau de l'épaule. Elle fit alors glisser son doigt dessus, fermant les yeux. Elle ne savait pas réellement pourquoi, mais il lui semblait que cette ancienne blessure lui était si familière...
Elle retire le pansement qui lui barre une vue complète de la plaie, et mouille la serviette qu'elle a pris afin de nettoyer la plaie. Tout doucement, le visage presque fermé, elle applique le coton mouillé sur l'épaule de l'homme, puis le fait glisser le long de son torse, son autre main contre sa fine toison de le sent, il ne la quitte pas un seul instant du regard et, au fond, cela la rassure. Il lui fait confiance, voilà tout.
Elle essuie son visage, sans se presser. Il clôt les paupières, elle est soulagée qu'il se laisse aussi docilement faire par elle. Et puis leurs regards se croisent à nouveau, et il relève le menton puis le rebaisse tandis qu'elle place à nouveau le linge dans la bassine d'eau.
Une fois chose faite, elle s'attaque au bouton du jean qu'il porte, sans un mot. Ses gestes sont doux, tendres, témoins de l'amour qu'elle éprouve pour lui et qu'elle vient de lui révéler quelques minutes plus tôt.
- Tu ne vas pas... Bafouille-t-il en la regardant à l'oeuvre, impuissant.
Elle ne cherche même pas à répondre, et poursuit simplement ce qu'elle a entrepris de faire. Elle doit lui prouver qu'il n'a rien à craindre avec elle, et elle compte bien aller jusqu'au ès tout, elle n'a pas mis fin à ses fiançailles pour rien...
- Et si, finit-il par dire.
Impuissant et simplement vêtu de son boxer, il la voit descendre, se plaçant sur ses genoux, juste devant lui. Ses yeux dévient sur la cuisse du Diagnosticien, où demeurent encore et toujours les preuves de la douleur quotidienne à laquelle il doit constamment faire face. Elle s'en veut affreusement d'avoir pris une telle décision treize ans plus tôt. La culpabilité ne l'a jamais quitté depuis ce jour, et se tenir devant cette cicatrice ne l'aide pas vraiment à oublier ce qu'elle a fait. Mais elle s'est promis de lui prouver qu'il peut compter sur elle, et il n'est pas question à ses yeux qu'elle s'arrête de sitôt. Sa main gauche glisse alors sur la cuisse du médecin, retraçant les marques de l'absence d'un morceau de muscle de la taille d'un poing.
- Non non, gémit-il presque, de honte sans doute.
- Ce n'est rien... Assure-t-elle en murmurant, avant de plonger son regard dans le sien. Je t'aime...
Et, pour lui prouver ses propos, elle approche ses lèvres, et dépose un baiser tout en douceur sur sa cicatrice. Ce n'est peut-être pas grand chose, mais au fond d'elle elle sait qu'il comprend son geste. Alors, lorsqu'il lui tend les mains pour l'aider à se relever, elle ne se fait pas prier, et elle se remet sur ses deux pieds pendant qu'il la maintient par les avant-bras. Puis, la distance entre leurs visages se réduit, et elle se met sur la pointe des pieds pendant que leurs bouches se touchent, que leurs langues se cherchent et que leurs corps se frôlent.
Il saisit les deux bords de son T-shirt d'intervention et elle lève les bras pour l'aider à l'en débarrasser, dévoilant un soutien-gorge noir, simple mais subliment et maintenant à la perfection sa poitrine. Elle se mord la lèvre en admirant son amant, se retenant de lui sauter au cou trop précipitamment. Elle ne veut pas le presser, bien au contraire. Alors, à nouveau ils s'embrassent sur la bouche d'abord et, sans qu'un mot n'ait été prononcé, il entame une traînée de baisers le long de sa nuque, tandis qu'elle se cale un peu plus encore contre son torse, se retenant à lui pour ne pas fléchir. Puis, une fois de plus, leurs lèvres se retrouvent, et lorsqu'elles se séparent, il se penche et la saisit sous les genoux. Elle se laisse totalement faire et s'accroche à lui, embrassant sa jugulaire avec amour et tendresse.
Tout en douceur, il la dépose sur le matelas, sa tête reposant au milieu des oreillers, et elle attire sa tête à elle, désireuse de sentir son poids sur son corps. De nouveaux baisers sont échangés, et il n'en faut pas plus avant qu'ils ne se trouvent en tenue d'Adam.
Elle rouvrit les yeux, et remarqua aussitôt les étoiles dans son regard. Sur la pointe des pieds, elle unit sa bouche à la sienne, enroulant ses bras autour de lui. Il l'enlaça sans plus attendre, ses mains atterrissant au niveau de la chute des reins de celle-ci. Il n'avait peut-être aucune idée de ce qu'elle avait ressenti, 'revécu', mais une chose était sûr, il aimait la voir aussi souriante.
- Fais moi revivre notre première nuit, celle après Trenton... Souffla-t-elle à son oreille, à son plus grand étonnement.
C'était donc ça... Il ne se fit pas davantage prier et, après l'avoir débarrassé du haut qu'elle portait, il la souleva, la blottissant dans ses bras avant de la porter ainsi jusque sur le lit. Là, il l'y allongea sans empressement, et se plaça au dessus d'elle avant de lui retirer, avec des gestes emplis de douceur, les derniers remparts à sa nudité. Ils ne cessaient d'échanger des baisers, comme si jamais, ô grand jamais, ils n'étaient rassasiés.
Serrée dans des bras aussi protecteurs et musclés, elle se sentait mieux que nul part ailleurs. Et il n'y avait nul doute que cette barre de chaire qui pulsait contre sa cuisse la faisait se sentir plus femme que n'importe qui.
Leurs mains parcouraient leurs corps ardents, comme à la découverte d'une terre inconnue. Il semblait à Lisa découvrir – du moins redécouvrir, bien que cette information demeurait dissimulée dans une partie de son encéphale à laquelle elle n'avait plus accès – qu'il connaissait son corps mieux que personne, et les points les plus sensibles chez elle. Et bon sang ce que c'était délicieux d'avoir un homme qui sait comment vous contenter sans que vous n'aillez à tout lui expliquer ! Quand à elle, elle se délectait des mimiques qu'il affichait sous ses caresses, et prenait plaisir à faire glisser ses doigts fins sur sa peau, s'attardant parfois plus longtemps, sans pour autant savoir réellement pourquoi, à certains endroits.
Une fois certain qu'elle était prête à l'accueillir, il fit glisser sa verge en elle, tout en l'embrassant passionnément, amoureusement. Il demeura ensuite quelques instants sans trop bouger, lui laissant le temps de s'habituer à son imposante présence, avant d'entamer une série de mouvements de va-et-viens en elle, lents et lascifs pour commencer. Et, comme cela l'avait toujours été entre eux, l'acte devint une douce bataille. Elle le fit basculer sur le côté en maintenant son phallus gorgé de sang en elle, afin de se retrouver au dessous, où elle commença elle aussi à se mouvoir. Il plaça ses mains au niveau de ses frêles épaules, l'accompagnant dans ses mouvements tandis qu'elle gémissait entre deux baisers. Plus rien d'autre ne comptait pour eux que le moment présent, et rien n'aurait pu les sortir de leur transe commune. Ils se retrouvaient pleinement, sans artifices ou mensonges, tout simplement.
Puis, la cadence s'accéléra, le couple alternant leur position haut/bas. Les mots n'étaient que superflus, leurs corps parlaient pour eux dans une langue qu'ils étaient seuls à comprendre. Il savait parfaitement où buter pour l'envoyer au septième ciel, elle était capable de faire en sorte de le transporter avec elle. Alors, lorsqu'il asséna un nouveau coup de butoir en plein sur le point G de celle-ci, elle retomba à bout de souffle sur son torse, le visage radieux, les yeux étincelants, et les cheveux en bataille. Elle mouva une fois de plus son bassin, lui indiquant qu'elle l'autorisait à se laisser pleinement aller, et il se déversa longuement en elle. Puis, corps contre corps, la respiration haletante, ils se laissèrent retomber sur le matelas, House ayant un bras autour d'elle et caressant inconsciemment le bras de celle-ci. Elle se nicha au creux de ses bras, retrouvant peu à peu son souffle. C'était si bon de se sentir protéger par un corps musclé et réconfortant... Dieu sait depuis combien de fois elle n'avait pas ressenti de telles sensations !
Il embrassa son front, et elle releva les yeux vers lui, un immense sourire sur ses lèvres. Elle se pencha un peu, déposant sa bouche contre la sienne, et lui offrant un baiser des plus passionnés. Il la serra tout contre lui, la conservant contre son torse.
- Je dois dire qu'en vrai, c'est encore bien mieux que dans mon souvenir, assura-t-elle en frottant sa joue contre le torse du Diagnosticien.
- Vraiment ? Fit-il, plus que ravi.
- Vraiment, promit-elle en caressant la peau rugueuse de l'homme. Et si je m'écoutais, je crois qu'on recommencerait très vite...
Il se mit à rire, et la fit basculer à nouveau au dessus de lui, ses mains fermement maintenues au niveau du fessier rebondi de la jeune femme. Elle s'humecta les lèvres, puis les utilisa pour retracer les contours du visage de son amant.
- On devrait dormir un peu avant, tu ne crois pas ? Ricana-t-il. Comme ça, tu pourras voir ce qu'est vraiment un homme en pleine forme...
Elle acquiesça et se nicha à nouveau contre lui, avant de fermer les yeux, sa main allant à la recherche de la sienne pour nouer leurs doigts. Et très vite, ils tombèrent tous les deux dans un sommeil profond et reposant. Loin de tous les soucis qui les avaient tracassé jusque là, et de tous regrets.
Un peu plus tard dans la matinée, il fut réveillé le premier. Impossible pour lui de détacher son regard d'elle, il craignait qu'elle ne s'échappe s'il avait le malheur de tourner la tête un instant. Et puis, elle était si adorable lorsqu'elle dormait aussi paisiblement ! Il referma davantage ses bras autour d'elle, et nicha sa tête au creux de sa nuque. Il humait son parfum, s'en délectait autant qu'il le pouvait. Cette fois-ci, il était hors de question qu'il laisse cette chance lui échapper à nouveau. Il n'en aurait surement pas de suivante, c'était assurément la dernière. Et il ne survivrait pas à une perte de plus.
Il ne voulait jamais plus la perdre. Ne jamais plus la voir lui échapper. Quitte à se montrer aussi 'parfait' que ses efforts le lui permettraient. Elle était la seule et unique femme qui était parvenue à faire battre à ce point son cœur jusqu'à maintenant. La seule et unique femme pour laquelle il était prêt à faire des folies. La seule et unique femme pour laquelle il avait subi une peine de prison sans broncher. La seule et unique femme qu'il aimait si fort...
Elle remua un peu dans son sommeil, et il craignit qu'elle ne réalise où elle se trouvait et ne décide de prendre ses jambes à son cou. Qu'elle ne se rende compte de l'erreur qu'elle était peut-être en train de faire, et ne rompe tout contact avec lui. Mais il fut aussitôt rassuré lorsqu'elle se blottit encore plus contre son torse, et que sa main attrapa la sienne. Il laissa alors échapper un soupir de soulagement, et se pencha pour embrasser le front de celle-ci. Un sourire se dessina sur la bouche de cette dernière, et elle entrouvrit un peu les yeux, croisant son regard bleu océan profond.
- Bonjour toi... Murmura-t-elle avant de sceller ses lèvres aux siennes. Bien dormi ?
- Ta jambe m'a un peu écrasé les parties génitales, mais sinon, ça peut aller, plaisanta-t-il en jouant avec les boucles ébènes de la Demoiselle.
Elle éclata franchement de rire et se passa la main sur le visage, afin d'effacer les éventuelles dernières traces de sommeil. Elle rejeta un peu le drap, et laissa sa main caresser le torse musclé de l'homme. Il frémit sous ses doigts, ravi de ce contact délicat.
- House... Souffla-t-elle avant de baisser un peu les yeux, comme honteuse des questions qui s'imposaient dans son esprit.
TBC...
