Initialement, j'avais prévu de poster autre chose aujourd'hui. Mais, en voyant depuis quand je n'avais pas updaté ma fiction, je me suis dit qu'il valait mieux changer mes plans. Dans tous les cas, vous ne pouvez pas vous plaindre puisque j'update quelque chose. Nah !

Je suis désolée de me montrer peut-être un peu moins présente, mais je suis actuellement en vacances dans les Alpes, chez mes grand-parents. Alors entre les sorties constantes pour aller là, pour voir telles personnes, je suis tout de suite moins disponible et, de ce fait, ma cadence habituelle d'écriture a un peu diminuée. Mais ce n'est pas pour autant que je suis en retard, loin de là ! (C'est l'aspect positif d'avoir toujours de l'avance sur tout x)). C'est juste que je passe moins de temps sur l'ordi, et qu'au final, je choisis souvent d'écrire plutôt que de poster dans le temps que j'ai.

Mais, si vous êtes sages, je posterai peut-être un OS d'ici mercredi soir. Peut-être. C'est pas encore sûr. De toute façon, avant c'est impossible, je pars cet après-midi au chalet familial et, là-bas, pas d'électricité. Vous devez donc obligatoirement attendre mon retour pour avoir quelque chose ! MOUAHAHAHAHAHAH

J'espère en tout cas que vous appréciez toujours autant cette fiction. Je prends vraiment du plaisir à l'écrire encore et encore, et quand je vois l'énorme document qu'elle représente déjà, c'est quelque chose de très fort pour moi. J'espère encore pouvoir continuer sur ce chemin, et l'amener aussi loin que possible. Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour votre constante fidélité et pour vos reviews, c'est un vrai plaisir de découvrir ce que vous avez aimé dans les chapitres, la façon dont vous vivez l'histoire...

Sur ce, je ne vous retiens pas plus longtemps, et je vais m'éclipser de ce pas. Je vous souhaite une excellente lecture et on se retrouve très bientôt.

See ya people !


Chap' 29

- House... Souffla-t-elle avant de baisser un peu les yeux, comme honteuse des questions qui s'imposaient dans son esprit.
- Hum ? Fit-il simplement en posant son regard sur elle, ne la quittant pas une seule seconde des yeux.
- Je... Je me demandais... Bafouilla-t-elle. Au sujet de ce qu'il s'est passé, avec la voiture dans ma maison...
- Tu veux savoir si je t'en veux de m'avoir envoyé en prison à cause de ce que j'avais fait, c'est ça ?
La coupa-t-il, voyant le mal qu'elle avait à aller jusqu'au bout de sa pensée.

Elle acquiesça faiblement, s'humectant les lèvres. Il remonta l'une de ses mains sur la joue de la jeune femme, ses doigts caressant sa peau fine. Elle ferma les paupières, respira un bon coup et les rouvrit, croisant les iris de House. Là où elle pensait s'attendre à y trouver ne serait-ce qu'une once de rage, de colère, elle n'y vit qu'une grande tendresse, et une étincelle de ce qui lui semblait être un fort amour.

- Bien sûr que non ! S'exclama-t-il en la faisant basculer au dessus de lui, ses mains au creux du dos de Cuddy. Tu avais fait ce qu'il y avait de mieux pour toi, pour ta sécurité. J'avais merdé en beauté, tu avais toutes les raisons du monde de m'en vouloir à mort. J'ai bien mérité ma peine de prison, et si Foreman ne m'avait pas fait sortir avant la fin de ma peine, j'aurais été jusqu'au bout sans broncher.

Elle entrouvrit un peu la bouche, réalisant la signification de ses propos. S'il s'était plié à la justice sans chercher à se défendre, cela montrait bien qu'il reconnaissait l'entière responsabilité qui reposait sur ses épaules. Elle déglutit et resserra sa prise sur la main de l'homme, caressant sa paume du bout de ses doigts.

- Alors... Tu n'as aucune rancune à ce sujet ? Poursuivit-elle.
- Aucune, promit-il. Bien au contraire, je t'en suis reconnaissant. Ça m'a forcé à réfléchir sur ce que j'avais fait, ce qui aurait pu arriver. Tu as fait ce que tu avais de mieux à faire...

Il resserra ses bras autour d'elle, la berçant contre son torse. Elle semblait soulagée par ses propos, certaine de la sincérité de ces derniers. Ils s'embrassèrent longuement, profitant de n'être que tous les deux pour le moment. Puis ils se laissèrent retomber l'un à côté de l'autre, leurs doigts entremêlés.

- C'est peut-être ridicule mais... Commença-t-elle. Je ne peux pas te laisser être le seul à avoir un salaire, je me sentirais coupable. Mais... Comment savoir dans quel poste je peux postuler ? Après tout, qui voudrait d'une employée amnésique...

Il se passa la langue sur les lèvres, et replaça une des mèches brunes de la jeune femme derrière son oreille. Il ancra ensuite son regard au sien, ses pouces frôlant les joues rosies de cette dernière.

- Tu as toujours tes connaissances médicales, quelque part enfouies dans ton encéphale, fit-il d'un ton plus que sérieux et sincère. Tu es toujours la fille intelligente que j'ai connu, la preuve, si je te donne un nom de maladie, je suis certain que tu pourras me dire quelque chose à ce sujet.

Elle grimaça, pas tout à fait de son avis. Sans souvenirs, comment serait-ce possible qu'elle connaisse toujours tout ce qui concerne la médecine, alors qu'en dehors de quelques brides, elle n'était pas même capable de se rappeler des évènements les plus importants qui avaient marqués sa vie ?

- Thrombopénie idiopathique ? Lâcha-t-il alors.
- C'est une forme de purpura thrombopénique immunologique, répliqua-t-elle du tac au tac, sans même avoir besoin de réfléchir et de se creuser la cervelle à ce sujet. Dû à une destruction périphérique des plaquettes suite à un processus auto-immun médié par les anticorps AAC. C'est une hémopathie acquise non maligne, qui touche aussi bien les adultes que les enfants, et qui est l'une des plus fréquentes.

Un immense sourire fendit le visage de House, et il se mit à ricaner doucement. Elle fronça un instant les yeux, avant de finalement comprendre le pourquoi de ce début d'hilarité. Elle se rallia donc à lui, se nichant dans ses bras tandis que son rire cristallin s'échappait de ses lèvres fines.

- Tu vois, tu te souviens de ce qu'il faut, nota-t-il. Alors si tu le souhaites, je t'intègre dans mon équipe, et dès que possible, on te remet à ton ancienne place.
- Tu m'en crois encore capable ?
S'inquiéta-t-elle.
- Tu as ça dans le sang, tu es la meilleure que je connaisse, déclara-t-il. Bien sûr que j'ai foi en tes compétences, je n'en ai jamais douté. Et quoi que Foreman puisse penser, tu vaudras toujours mieux que lui.
- Mais tôt ou tard, quelqu'un apprendra que je suis amnésique, et on me fera perdre ma place
, fit-elle à demi-mots. On pourrait même faire rayer de l'ordre des médecins !
- A la différence qu'ils seraient forcés de te faire passer un test pour vérifier tes capacités médicales
, indiqua-t-il. Et que tu le passeras avec brio. Ils ne pourront pas utiliser ce seul prétexte pour se débarrasser de toi. Et puis, tu n'es pas seule. Je suis avec toi.
- Ils pourront dire que c'est du favoritisme puisque tu sors actuellement avec moi
, rappela-t-elle.
- Mais aux dernières nouvelles, tu ne sors pas avec Thirteen, Taub ou Chase, plaisanta-t-il. A moins que tu ne m'aies caché des choses !

Elle se mit aussitôt à rire de nouveau, blottie tout contre son torse nu.

- Tu sais, Taub est plutôt mon genre, le taquina-t-elle en imitant une moue rêveuse en pensant à ce dernier. Il est teeeeeellement sexy !

House bascula au dessus d'elle, et commença à chatouiller ses flancs, tandis qu'elle se débattait vainement.

- Je vais l'étriper, grogna-t-il faussement entre ses dents. Et il va être tenu de rester à une distance respectable de toi, pas question qu'il te prenne dans un coin de l'hôpital, beurk !

Elle pouffa de plus belle, totalement hilare. Elle glissa ses mains de part et d'autre du visage de l'homme, souriant largement. Elle était tout bonnement ravissante, adorable, merveilleuse. Et chaque instant, il prenait davantage conscience de la chance gigantesque qu'il avait de l'avoir dans sa vie.

- Pauvre Taub, ricana-t-elle, avant d'attraper une chemise bleue ciel qu'elle enfila.
- Il ne faut pas trop tourner autour de la petite amie du grand Greg House, il devrait le savoir, bouda le Diagnosticien.

Il s'assit sur le bord du lit, l'admirant porter son vêtement. Un rien lui allait, c'était fou. Elle tourna ensuite la tête vers lui, se leva et prit sa main dans la sienne, tandis qu'ils récupéraient leurs vêtements.

- Aujourd'hui Patron, c'est notre jour de repos, n'est-ce pas ? Fit-elle en dandinant les hanches devant lui, avant qu'il n'y assène une fessée sonore.
- Yep, on l'a bien mérité ! Assura-t-il avant de la tirer à lui. Et puis, c'est pas tous les jours que j'ai le privilège d'avoir comme employée ma petite-amie et ancienne Boss. Surtout que du coup, si elle veut une augmentation, ce sera promotion canapé obligatoire !

Elle roula des yeux et fit mine de souhaiter lui fermer la porte au nez. Il la repoussa, pénétrant lui aussi dans la salle d'eau. Là, il enroula ses bras autour de sa taille, déposant une nuée de baisers sur ses joues roses.

- Une rapide douche, et ensuite on va chercher Rachel ? Le questionna-t-elle, sautillant presque sur place. J'ai tellement hâte de lui annoncer pour nous deux !

Il ricana, et hocha vivement la tête avant de pénétrer dans la baignoire, et de l'inviter à faire de même une fois leurs serviettes posées non loin de là.

- Pauvre petite, elle va entendre en long, en large et en travers que sa maman se fasse à nouveau son ancien chéri, se moqua-t-il. Tu vas la traumatiser cette gosse !

Elle tira la langue et s'arma du jet, commençant par mouiller leurs deux corps nus. Puis elle le reposa et attrapa le gel douche, pour en tartiner généreusement sur le corps de son partenaire tandis qu'il se chargeait d'appliquer du shampoing sur sa tête brune.

- Cesse de faire l'idiot, quémanda-t-elle en fermant les yeux alors qu'il massait son dos. Elle t'adore, à ses yeux et depuis ce que j'ai pu en voir depuis que je suis sortie du coma, tu es comme un père pour elle.
- Parce qu'en dehors de Lucas, elle n'a jamais eu d'autres hommes dans sa vie
, nota-t-il. C'est une gamine extra, je l'aime bien, mais de là à être son père...
- Lucas... Mon...
Fouilla-t-elle dans sa mémoire.
- Ex-fiancé, finit House, venant à la rescousse de sa compagne.
- Il est resté longtemps dans ma vie ? L'interrogea-t-elle.
- Un peu moins de dix mois je dirais, répondit-il en frottant les boucles brunes de la jeune femme, les imbibant totalement de gel nettoyant, frottant bien le scalp de cette dernière sans pour autant lui faire mal. Rachel était encore assez jeune, elle n'a que peu de souvenirs de lui.
- C'est peut-être mieux comme ça alors
, souffla la brune. D'autant plus qu'elle a réellement l'air de n'être attaché qu'à toi.
- C'est normal
, se défendit-il. Depuis qu'elle est entrée dans ta vie, elle a toujours eu affaire à moi. Le jour où tu as su qu'elle serait mise à l'adoption, j'ai été la première personne à qui tu l'as annoncé. Le premier jour où tu t'es fait à ton nouveau titre de mère, où tu as réussi à l'accepter dans ta vie, tu m'as presque forcée à la prendre dans mes bras, et elle m'a vomi dessus. Lorsque tu as décidé de prendre un petit congé maternité, j'allais juste qu'à emmener ma Team dans sa chambre pendant que tu la changeais, pour obtenir un accord pour une opération. Elle m'a toujours vu, ou t'as toujours entendu te plaindre de moi.

Lisa se tourna vers lui, un sourire plaqué sur ses lèvres. Elle enroula ses bras autour du cou de l'homme, et se plaça sur la pointe des pieds pour déposer sa bouche contre la sienne. Il répondit activement, ses mains dans le creux des reins de sa belle pour la maintenir contre lui.

- Elle va être si ravie de nous voir ensemble... Répéta-t-elle lorsqu'ils reprirent leur souffle. Depuis le temps qu'elle essaie de nous pousser dans les bras l'un de l'autre depuis mon réveil après l'accident...

Il acquiesça, et attrapa le pommeau de douche pour la rincer, profitant de la vue qu'elle lui offrait. Elle avait rejeté sa tête en arrière, l'eau glissait sur son corps en dessinant un tracé des plus délicats. Ses yeux étaient clos, sa bouche entrouverte et elle se laissait docilement faire par le Diagnosticien.

Ils tardèrent encore quelques minutes sous l'eau chaude, puis se vêtirent mutuellement en prenant leur temps. Ils avaient tant attendu de pouvoir se retrouver pleinement, qu'à présent ils voulaient réellement profiter de chaque seconde. Puis, une fois prêts, ils enfilèrent leurs chaussures et attrapèrent leurs affaires. Il tendit la main vers elle lorsqu'elle sortit les clés de la voiture, et elle le laissa prendre le volant.

Le trajet jusqu'à l'hôtel ne dura pas longtemps, et House se gara sur la place la plus proche. Puis, main dans la main ils montèrent à l'étage où se trouvait la chambre que Cuddy avait loué, et elle frappa un coup, avant d'attendre qu'on lui ouvre.

Thirteen apparut alors, en jean et débardeur, ses cheveux bruns coiffés d'une tresse largement tordue. Aussitôt elle remarqua la proximité de son employeur et de leur ancienne Doyenne, et un large rictus prit place sur son visage tandis qu'elle se décalait un peu pour leur permettre d'entrer à l'intérieur. Aussitôt de petits pas se firent entendre, et une silhouette minuscule fonça dans leur direction, se précipitant dans les bras de sa mère.

- Mamaaaaaan ! S'enthousiasma cette dernière.

Cuddy serra fort sa fille contre elle, la berçant de droite à gauche sous le regard amusé de House, qui avait enroulé son bras autour de sa taille de façon protectrice. Rachel tourna alors la tête vers lui, ses yeux brillant de joie.

- Howse, tu souris, nota la fillette.
- Et alors, j'ai pas le droit ? S'étonna-t-il.
- Mais si, t'es bête !
Ricana-t-elle. Mais tu souris comme avant, quand tu étais à la maison ici avec moi et Maman. Avant qu'on parte loin loin loin !

Il se passa la langue sur les lèvres, et lui ébouriffa les cheveux. Encore aujourd'hui, il demeurait surpris par la facilité avec laquelle elle portait une attention toute particulière, même au plus petit détail.

- Peut-être parce que je suis heureux, tu ne crois pas ? Fit-il en lui adressant un clin d'oeil.
- Maman elle rend tout le monde heureux ! Assura l'enfant en se pressant un peu plus contre sa mère.

Thirteen se saisit alors de son sac et de ses chaussures, puis jeta un œil à son téléphone portable.

- Si vous n'avez plus besoin de moi, je vais passer au PPTH, déclara-t-elle en déposant un baiser sur la joue de Rachel et en adressant un sourire aux deux adultes. J'ai quelques petits détails à régler là-bas.
- Comme commencer à préparer le terrain pour que Cuddy intègre la Team lors de notre prochain retour ?
Plaisanta le médecin, maintenant toujours son bras autour de cette dernière.
- Par exemple, ricana Remy en retour.

Elle les salua d'un signe de main et disparut, les laissant rien que tous les trois. House s'installa sur le canapé du salon de la suite, où Lisa ne tarda pas à le rejoindre, sa fille toujours dans ses bras. Elle se blottit contre lui, appuyant son dos contre le torse de l'homme. Il resserra ses bras autour d'elle, et enfouit sa tête au milieu des boucles brunes. Il avait retrouvé sa Cuddy, cette Cuddy qu'il pouvait serrer dans ses bras sans être effrayé qu'elle puisse se souvenir de ce qu'il lui avait fait vivre de pire. Il le savait, il le sentait, il pourrait reprendre goût au bonheur, à ce bonheur qu'il avait perdu lorsqu'il avait totalement merdé. Mais à présent qu'elle était là, dans ses bras, il retrouvait totalement l'espoir.

- Alors on va rester ichi Maman ? Demanda la fillette en plantant son regard dans celui de sa mère.
- On repartira à la maison le temps de regarder certains détails, expliqua la jeune femme. Mais oui, ensuite on reviendra à Princeton. Tu vas pouvoir aller à l'école ici, ça te va ?
- Comme avant ?
S'étonna la fillette. Comme avant quand Howse il était à la maison et que tu étais do'teur ?
- Comme avant
, assura Greg en caressant les cheveux bruns de la petite. Et plus seulement parce que je surveille que ta maman aille bien, mais parce que...
- Parce qu'House est redevenu le chéri de Maman
, le coupa Lisa, plus enthousiaste que jamais.
- Alors vous vous re-aimez tous les deux ? S'exclama Rachel. Howse il peut redevenir mon Papa pirate ? Vraiment vraiment vraiment ?

Les deux médecins échangèrent un regard tendre, et acquiescèrent. Rachel se leva d'un trait, et se mit à entamer une drôle de danse, tout droit sortie de son imagination. Elle s'agitait dans tous les sens sur le sol, faisait de petits bonds tel un kangourou, puis tournoyait sur elle-même. Elle était si heureuse au sujet de cette nouvelle !

- Rachel, calme toi, la somma l'ex-Doyenne. Si tu continues à t'exciter de la sorte, tu n'arriveras pas à dormir cette nuit.
- On va rester dans la chambre là ?
Poursuivit la petite.
- Nop, on va rentrer chez moi, dans mon appartement, annonça House. C'est peut-être plus petit qu'ici, mais ce sera plus tranquille tu verras.

La fillette hocha vivement la tête, ravie de cette annonce. Elle fila ensuite dans la chambre qu'elle occupait, attrapa son sac et y fourra à toute vitesse ses affaires à l'intérieur. Elle revint avec la besace sur le dos, et se dressa fièrement devant eux. Ils la regardèrent, amusés avant que Lisa ne se lève et ne se place devant elle.

- On a tout notre temps mon cœur, ricana-t-elle en reposant le sac un peu plus loin. House et moi, on ne va pas filer en courant.
- C'était petit et mesquin
, gloussa-t-il derrière elle. T'es pas gentille Cuddy.

Elle tourna la tête vers lui, et lui tira la langue. Il attrapa sa main, la tira à lui, et la fit prisonnière de ses bras. A son tour, elle attira la petite vers eux, afin qu'ensemble ils puissent se câliner. Telle la vraie famille qu'ils avaient toujours voulu former. La fillette nicha sa tête au creux de la nuque de l'homme, ses petits bras enroulés autour du cou de sa mère. C'était comme ouvrir ses cadeaux de Noël avant l'heure, et découvrir dans l'un des paquets celui que vous attendiez depuis tant de temps.

- Je veux jouer ave' le piano ! S'exclama Rachel après s'être détachée d'eux et s'être assis en tailleur sur le sol.
- Le piano ? S'étonna Lisa, en tournant la tête vers le Diagnosticien. Comment peut elle se souvenir de ton piano alors qu'elle n'est pas venue chez toi depuis... Je ne sais combien de temps ! Peut-être même jamais ! Alors comment c'est possible, tu devais être si petite !

Il sourit, et attrapa les doigts de la jeune femme, jouant avec. C'était si drôle de la voir se poser un tas de questions et réfléchir à tout !

- Lorsqu'on sortait ensemble et que tu vivais à Princeton, lui expliqua-t-il de sa voix rauque et tellement sexy, les quelques fois où tu travaillais jusque tard et que ta nourrice ne pouvait pas la garder, avant de rentrer chez toi pour la faire dîner, je l'amenai dans mon appartement, et je lui jouais quelques morceaux.
- Je sais appuyer sur les touches !
Assura l'enfant en affichant une adorable moue sur sa bouille angélique.
- Et... Ni elle, ni toi ne me l'avez dit, avant que l'on rompe ? S'étonna Cuddy pendant que sa main gauche dessinait de larges arabesques sur le torse de l'homme.
- C'était notre petit secret, ricana House en s'amusant de la possible jalousie de sa compagne. Ma façon à moi de m'adapter à ta fille en faisant quelque chose qui me plaît.

Elle hocha simplement la tête, et ferma les yeux en s'enfonçant davantage contre lui. Il frotta distraitement son échine, ses doigts glissant de haut en bas puis de bas en haut sans se lasser un seul instant. Il déposa un baiser sur le sommet de son crâne, à travers ses ravissantes boucles brunes. Enfin, lorsque leurs estomacs se firent entendre, House décida qu'il était temps qu'ils quittent l'hôtel et rejoignent son appartement. Ils prirent donc les affaires de Cuddy et de sa fille, payèrent la suite, et mirent les sacs dans le coffre. Lisa prit soin d'installer et d'attacher Rachel dans le siège auto, puis prit place à l'avant.

Une fois leurs affaires déposées chez le médecin, ils se rendirent dans un restaurant proche du centre de Princeton. Ils mangèrent tranquillement, bavardant gaiement, et pour finir, ils décidèrent de se rendre au PPTH. House avait quelques détails à y régler, et il tenait à ce que Cuddy puisse trouver ses marques sur place avant qu'elle n'intègre pleinement son équipe. Sur place, ils investirent le bureau du Diagnosticien, House sur son siège de ministre tandis que Rachel et Lisa se tenaient sur les fauteuils présents dans la salle. La fillette berçait sa poupée, telle une parfaite petite maman, alors que Lisa lisait certains dossiers que son petit-ami lui avait passé pour la documenter. De temps à autre, elle jetait un œil sur la petite, souriant en la voyant à l'oeuvre. Il n'y avait pas à dire, elle était réellement fière de Rachel. Personne ne pourrait désirer meilleure fille qu'elle !

En fin d'après-midi, ils reprirent la direction de l'appartement, où la fillette s'installa bien confortablement sur le canapé, pendant qu'House leur commandait chinois. La jeune femme le regardait faire, souriant largement. Plus elle le couvait du regard, et plus elle aimait la façon dont il se comportait. Il avait une réelle prestance dans son comportement, et il semblait ne jamais douter de ce qu'il faisait. Lorsqu'il se tenait debout ainsi devant elle, malgré sa canne et le muscle en moins à l'intérieur de sa cuisse, il était plus viril et masculin que n'importe quel homme. Il dégagea une aura étincelante, et il lui semblait que jamais elle ne se lasserait de l'admirer.

Lorsque leurs repas furent livrés, ils se mirent tous les trois autour de la table basse, et picorèrent les différents mets. Les deux adultes rirent franchement en voyant la plus jeune d'entre eux se débattre avec les baguettes, répandant une partie de son riz tout autour d'elle. Elle finit par abandonner la bataille trois minutes plus tard, préférant l'utilisation de sa fourchette ainsi que de sa cuillère.

- Ch'est trop dur ! S'exclama Rachel en boudant légèrement.
- C'est normal que ce soit difficile mon cœur, assura Cuddy en caressant les cheveux de la petite. Il faut simplement que tu apprennes comment faire, et pour cela, il faut un peu de temps, et de pratique.
- Mais Howse, il sait faire !
Tiqua l'enfant.
- Parce que je suis grand, ricana le Diagnosticien avant d'attraper avec le bout de ses baguettes un morceau de poulet appartenant à la gnome. Je sais tout faire moi !
- Même pas vrai !
Le réprima cette dernière. Maman avant, elle disait que tu savais pas faire les consu'tations.

Les yeux de House s'ouvrirent comme des billes, avant qu'il ne laisse échapper un rire sonore qui résonna dans la pièce toute entière. Lisa sourit de toutes ses dents, sa tête glissant sur l'épaule de l'homme. Elle était si sublime, qu'il ne résista pas à l'envie d'enrouler ses bras autour d'elle pour la serrer tout contre lui. Elle prit même place sur la cuisse valide du Néphrologue, dégustant toujours son repas.

Ce fut alors que son attention s'arrêta sur un petit détail qui lui avait échappé jusque là. Une petite chose qui aurait parfaitement pu passer inaperçu tant il ne représentait pas grand chose...

TBC...