Tout d'abord, les excuses sont plus que de mises. A vrai dire, je viens TOUT JUSTE de me rendre compte depuis quand cette fiction n'avait pas été updatée. Mais le temps passe si vite que, je dois le reconnaître, j'oublie parfois de regarder depuis quand je n'ai pas mis de chapitres sur certaines histoires, et je continue à avancer dans les autres ou à écrire des OS. Et au final... Quand je m'en rends compte, OUUUUUUPS ! Entre nous, vous n'êtes pas non plus trop à plaindre, j'ai posté des choses entre temps. Et le temps passe vraiment trop vite, c'est fou !
Anyway, j'espère que vous ne m'en voudrez pas pour l'attente et que, du coup, ce chapitre vous plaira. N'hésitez pas, comme toujours, à me faire part de vos avis/réactions, c'est toujours bon de savoir ce que vous en pensez. Surtout que, rendez-vous bien compte, on en est à 30 chapitres là, et je n'ai toujours pas prévu la fin ! (Le rythme d'écriture ralentit certes pour cette histoire, mais je n'ai pas encore prévu de l'arrêter pour le moment). Sur ce, je vous dis à bientôt, et bonne lecture.
See ya people !
PS : et encore merci à tous pour me suivre encore et toujours, depuis un bon moment déjà. Vous êtes de vrais amours !


Chap' 30

Ce fut alors que son attention s'arrêta sur un petit détail qui lui avait échappé jusque là. Une petite chose qui aurait parfaitement pu passer inaperçu tant il ne représentait pas grand chose...

Il s'agissait tout bonnement de quelques pièces de monnaie, qu'elle fit rouler entre ses doigts. Elle ferma les yeux, laissant ses phalanges redessiner les contours de celles-ci, tandis que ses incisives se plantaient dans sa lèvre inférieure.

Vêtue de son pyjama fin, elle se tient devant la table à langer, retenant d'une main sa fille pendant que de l'autre, elle attrape une couche propre. D'un geste habile, elle défait l'usagée mais, alors qu'elle s'apprête à lui essuyer les fesses, elle retient un soupir de stupeur. Là, au beau milieu de la lange, se trouvait une pièce, parfaitement ronde.

- Hein ? S'étouffe-t-elle presque. Mais comment as-tu pu avalé une pièce ?
- Howse
, annonce clairement la fillette.

Après avoir soufflé un bon coup, Lisa achève le rhabillement de sa fille, la recouche, la berce un peu, embrasse son front et, couche sale en main, retourne dans sa chambre à coucher. Elle allume la lumière, et se poste devant lui, droite comme un 'I'.

- Je veux des explications, et tout de suite, siffle-t-elle en présentant la preuve. Qu'est-ce que cette pièce fait là, après un détour par le système digestif de ma fille de deux ans et demi ?

Il se relève un peu, demeurant semi-allongé, en appui sur ses avant-bras de façon à pouvoir voir le visage et le buste de sa compagne. Elle n'a pas l'air très contente, mais alors pas du tout. Mais comment lui expliquer sans qu'elle ne se fâche plus qu'elle ne l'est déjà ?

- Je t'avais demandé de la garder, de la surveiller, ajoute-t-elle, le ton de sa voix presque aussi sec que le désert du Sahara. Et qu'est-ce que je retrouve dans sa couche ? Une pièce !
- Ça peut arriver...
Trouve-t-il simplement à se défendre. Elle a du joué avec...

Elle se tourne vers la poubelle, et y jette la couche usagée. Elle repose ensuite son attention sur lui, le regard plus noir que jamais, et les mains sur les hanches.

- Parce que tu trouves ça normal qu'une enfant de son âge joue avec de l'argent ? Crache-t-elle. Elle était sous ta surveillance, cela veut donc dire que tu ne t'es pas soucié d'elle. Je te faisais confiance ! Tu devais la baby-sitter pendant mon absence, et elle était censée dormir, dans son lit, dans sa chambre, en sécurité !
- J'ai tourné le dos à peine quelques minutes !
Riposte-t-il, avant de se rendre compte que ses propos ne sont peut-être pas les meilleurs à avancer dans des cas comme celui-ci.
- Tu ne devais pas, JUSTEMENT ! Souffle-t-elle avant de lui tourner le dos et de commencer à faire les cent pas dans la chambre. Et qui plus est, tu ne m'as strictement rien dis à ce propos. Tu espérais que je ne le découvre jamais, et que tu t'en sortirais les mains propres ? Et bien c'est loupé, te voilà dans la merde !

Il finit par se lever, et l'attrape par les épaules. Elle tente vainement de le repousser, mais il raffermit un peu sa prise, comme désireux de la forcer à l'écouter. Il lui a peut-être menti – ou du moins, occulté la vérité -, mais il semble bien décidé à se rattraper.

- Je ne voulais pas t'inquiéter, avoue-t-il enfin. Quand j'ai découvert qu'elle avait peut-être avalé une pièce, j'ai demandé à Wilson un coup de main. On a veillé sur elle, on lui a même fait passé une échographie pour vérifier que la pièce n'occluait pas son intestin. Elle a aussi eu le droit à des laxatifs, le tout sous le contrôle de deux médecins. Je ne voulais pas t'en parler, parce que je pensais pouvoir rattraper le coup tout seul, sans que tu ne paniques.
- C'est pour ça qu'hier dans la nuit, tu t'es levé pour la changer !
Comprend enfin Cuddy. Ce n'était pas du tout pour me soulager et me laisser dormir, mais juste pour vérifier si la pièce était ou non sortie ! Mais pourquoi aujourd'hui, tu n'as pas fait la même chose alors ?
- Parce qu'avec Wilson, on en a conclu qu'il s'agissait sans doute d'une ombre, et qu'elle n'avait pas avalé de pièce
, dit-il en appuyant son dos contre le mur pendant qu'elle s'arrête enfin à son niveau. Il n'y avait plus de raisons de se faire de soucis pour elle. A nos yeux, elle n'était plus en danger, et c'était plutôt rassurant.
- Pour m'avoir caché une telle chose, tu auras douze heures de consultation en plus, tout comme James, déclare-t-elle avant de monter sur le lit et de se glisser sous les couvertures.
- Tu sais que je ne les ferai pas, murmure-t-il en reprenant place aux côtés de sa compagne dans le lit qu'ils partagent.
- Mais James si, et ça lui servira de leçon, annonce-t-elle. Et toi, pas de sexe pendant minimum cinq jours. Ensuite, je déciderai d'abolir ta punition ou non.
- Hey, c'est pas sympa ça !
Gémit-il. D'autant plus que tu te punis par la même occasion.

Elle lui tourne le dos, et retire sa main lorsqu'il essaie de la blottir contre lui. Il se laisse alors retomber sur le matelas et pousse un soupir. Elle roule des yeux puis les ferme, cherchant le sommeil. Il mérite bien qu'elle lui fasse la tête après de telles cachotteries, et elle est bien décidée à ne pas céder cette fois-ci, à aller jusqu'au bout de la punition.

Elle rouvrit les yeux, et croisa le regard de House. Elle le rassura par un tendre sourire suivi d'un baiser, et prit soin de terminer sa boîte de nouilles. Rachel elle, se mit à la recherche de feuilles vierges, bien décidée à mettre la main sur quelques-unes d'entre elles. House lui indiqua finalement leur emplacement, et elle se précipita pour en saisir, avant d'attraper son petit sac où elle plongea la main. Elle ne s'arrêta pas tant qu'elle ne trouva pas ce qu'elle désirait et, une fois chose faite, elle se montra plus que radieuse en retournant à sa place initiale.

Cuddy décida de se débarrasser la table basse, laissant ainsi l'espace libre pour les dessins de sa fille. Elle en profita pour nettoyer un peu de vaisselle, et se passa ensuite la main dans les cheveux, le dos en appui contre le comptoir de la cuisine. Elle sortait peut-être depuis très peu de temps avec House – enfin, elle sortait à nouveau avec lui -, mais elle se sentait déjà parfaitement bien. Il la mettait à l'aise, semblait la connaître sur le bout des doigts, et elle adorait ça.

Lorsqu'elle regagna le salon, ses jambes se stoppèrent net sur le seuil de la pièce. Devant elle, commençait une réelle bataille. A l'aide de son pinceau, Rachel avait tracé une ligne verte le long de la joue du Diagnosticien, et admirait son chef d'oeuvre. House ne resta guère trop longtemps immobile et, à l'aide du tube rouge, appliqua de la couleur sur le nez de l'enfant. Il ne leur en fallut pas plus pour continuer de plus belle, n'ayant pas même remarqué que Cuddy les regardait depuis le début.

Très vite, leurs pyjamas reçurent des éclaboussures de peinture, et leurs cheveux ne furent pas non plus épargnés. Lisa dissimula sa tête dans sa main droite, sidérée mais amusée à la fois. Parfois, il lui semblait réellement ne pas avoir seulement qu'une fille, mais bel et bien deux enfants. Elle profita du dos tourné de House pour se saisir d'un tube plein, et l'invita à lui faire face. Elle pressa aussitôt la peinture, qui se répartit inégalement sur le T-shirt, la nuque et le menton de son compagnon. Il essaya vainement de lui reprendre l'arme, mais elle se chargea bien de la mettre hors de sa portée. Il l'attrapa par la taille, la maintenant contre lui de façon à ce qu'elle ne lui échappe plus. Elle eut beau se débattre, rien n'y fit, et son visage se retrouva peinturluré.

- On a voulu s'attaquer à moi par derrière ? S'offusqua-t-il faussement. Ça, c'est mesquin, je dirais même vilain !
- Je défends ma fille, rien de plus !
Ricana-t-elle largement.
- C'est elle qui a commencé, rappela le Néphrologue en pointant la petite qui se tenait devant eux, un large sourire aux lèvres et l'air de rien. Je n'ai fait que lui rendre la monnaie de sa pièce.
- Justement, j'ai fait de même avec toi
, assura-t-elle en souriant.

Il plissa les yeux, avant de se passer la langue sur les lèvres. Vu le sourire qu'elle affichait, elle n'avait pas sauté sur sa métaphore pour rien. Elle se souvenait de cet événement, dont il n'était pas forcément très fier, et elle venait de lui faire comprendre qu'elle n'ignorait plus cette histoire.

- Touché, glissa-t-il en français avant de relâcher enfin sa victime.

Elle baissa les yeux, regardant l'état de leurs vêtements. Ils étaient recouverts de tâches de différentes couleurs, réparties un peu partout. Les meubles eux, n'avaient heureusement pas été touchés par l'assaut, hormis la table basse qui arborait quelques éclaboussures en tous genres.

- Quelle chance qu'il s'agisse de peinture à doigts, et qu'on puisse facilement la nettoyer ! Déclara Cuddy. Rachel, tu vas aller à la douche, pendant que House va nettoyer le salon. Et ensuite, au dodo !
- Pourquoi c'est moi qui dois nettoyer ici ? Gémit-il en faisant la moue.
- Parce que je me doute que tu aimerais prendre une douche avec moi, murmura-t-elle à son oreille, se tenant sur la pointe des pieds et chatouillant le lobe avec le bout de son nez. Or, le temps que je lui donne un bain rapide et que je la mette au lit, tu auras eu le temps de remettre le salon en état. Et tu n'auras pas à m'attendre pour qu'on se retrouve sous l'eau chaude ! A moins que tu préfères laver une petite fille surexcitée et qui ne cessera de bouger.

Il se tint le menton comme plongé dans une intense réflexion, quand bien même sa décision était déjà prise. Il tourna ensuite un peu la tête, ses lèvres atterrissant sur celles de la jeune femme, et l'embrassa tendrement.

- Allez file, la taquina-t-il en lui assénant une fessée assez bruyante et résonnante. Le petit moussaillon ressemble à un arc-en-ciel vomi par une licorne à trois pattes.
- Même pas vrai !
Renchérit aussitôt Rachel en se dandinant devant l'infirme. Les lico'nes, ça vomit même pas des arcs-en-ciel ! Et elle a quatre pattes, quatre.

Il lui adressa une grimace enfantine, Cuddy roulant aussitôt des yeux. Elle poussa sa fille devant elle, la dirigeant vers la salle de bain de l'appartement. Là, elle l'aida à retirer ses vêtements sales qu'elle déposa sur le bord du lavabo, puis fit monter la petite dans la baignoire après y avoir mis eau chaude et eau tiède.

Avec des gestes emplis de douceur, elle frotta le corps de sa fille, s'amusant à tracer de petites formes avec le savon. En retour, la petite riait, ravie de partager un tel moment avec sa mère. Puis, lorsque toutes les traces eurent disparu, Lisa attrapa une serviette éponge, l'enveloppa autour de Rachel, et la sortit du bain, la serrant tout contre elle. La petite souriait grandement et s'amusait même à tremper un peu l'Endocrinologue.

Sitôt le pyjama enfilé, elle reprit la fillette contre elle, puis la porta jusque dans la chambre d'amis. Là, elle l'installa au milieu du lit double, tira les couvertures, et la recouvrit avec. Elle s'assit à côté de son petit ange, caressant ses cheveux bruns et déposant de temps à autre un baiser sur son front.

- Maman et House seront dans la chambre à côté, d'accord ? Lui rappela-t-elle. Si tu as besoin de nous tu n'auras qu'à nous appeler, on viendra. Alors maintenant, tu vas dormir tranquillement, et demain matin, on fera des pancakes pour House. Tu veux ?

Rachel acquiesça, ses yeux se fermant petit à petit. Elle tint la main de Cuddy jusqu'à sombrer dans un sommeil profond, et sa mère la berça une dernière fois avant de quitter la pièce. Lorsqu'elle regagna le salon, elle retrouva House frottant les derniers résidus de peinture. Elle s'approcha de lui, attendit patiemment qu'il finisse et attrapa son visage pour l'embrasser amoureusement. Il lui mordilla les lèvres en retour, et l'entraîna contre lui. Elle enroula automatiquement ses bras autour de son cou, et il la pressa contre son torse.

Ensemble, ils se rendirent dans la salle de bain, demeurant au maximum l'un contre l'autre. Ils se placèrent sous le jet d'eau, échangeant sans cesse de tendres baisers, se laissant détendre par la chaleur de l'eau qui dégoulinait sur eux. Il la plaqua un peu plus contre la paroi de la douche, et elle en profita pour attraper le gel douche. Lentement, elle en appliqua sur le corps de son amant, prenant son temps pour faire glisser ses mains sur sa peau. Il ferma les yeux, appréciant réellement la tendresse de ses gestes, et il plaça ses mains sur les hanches de sa belle, retraçant ses courbes divines.

Il la souleva un peu du sol, et la coinça entre la paroi et lui. Elle referma ses jambes autour de lui, enroulant ses bras autour de son cou. Leurs bouches se trouvèrent immédiatement, leurs langues entamèrent un jeu endiablé. Ils se caressaient avec douceur et passion, avec envie. Chaque fois que leurs regards se croisaient, ils souriaient plus que largement. Et puis, doucement, il glissa sa main jusqu'à l'entrejambe de sa compagne, ses doigts de pianiste glissant le long de son mont de Vénus. Elle rejeta sa tête en arrière, mordillant sa lèvre inférieure. Elle tenta de coller davantage son bassin au sien, et de sa main droite, elle attrapa le membre gonflé de son amant, entamant un léger mouvement de va-et-viens sur toute sa longueur. Il laissa échapper un grognement de plaisir, qu'elle fit taire en apposant sa bouche sur la sienne, l'embrassant langoureusement.

Habilement, elle guida le bout du gland de son compagnon jusqu'à son entrée, se maintenant comme elle pouvait contre lui. Elle rouvrit les yeux, appuyant son front contre le sien.

- Ça va aller ? Ta jambe pourra supporter mon poids ? Murmura-t-elle tendrement alors qu'il conservait ses mains au niveau du fessier de la Demoiselle.
- Sois un peu indulgente avec toi, tu n'es pas aussi énorme que ça, la taquina-il immédiatement. Tes fesses sont relativement imposantes, mais quand même !

Elle roula des yeux et lui mordilla un peu la nuque, avant qu'il ne fasse finalement un mouvement du bassin et qu'il ne s'enfonce légèrement en elle, le temps qu'elle s'acclimate à lui. Puis il entama de lents va-et-viens, qu'ils accélèrent peu à peu ensemble. Le dos de l'ancienne Doyenne butait contre la douche, mais son esprit était totalement ailleurs, à des milliers de kilomètres de là.

Leurs respirations s'accélèrent, leurs corps se mouvaient en parfaite harmonie. Ils ne séparaient leurs lèvres que pour retrouver un peu de souffle, l'espace de quelques secondes. Elle s'accrochait presque désespérément à lui, comme si à chaque instant elle risquait de le perdre. Il la retenait du mieux qu'il pouvait, évitant à tout prix qu'elle ne cogne trop fort contre la paroi ou qu'il ne fasse un geste trop brusque qui pourrait lui faire mal. Ils voulaient simplement profiter d'eux, profiter de cette magie qu'ils créaient ensemble chaque fois qu'ils faisaient l'amour.

Il asséna un coup de butoir un peu plus profond, et elle fut forcée de lui mordre l'épaule pour contenir un cri de plaisir. Il avait parfaitement bien visé son point G, et l'orgasme avait raison d'elle. Elle n'était plus capable de penser convenablement, et n'était même plus sûre de tenir correctement sur ses jambes lorsqu'elle retrouverait le contact de la faïence avec ses pieds nus. Elle tremblait de toutes parts, ses yeux clos et sa tête contre celle de son amant. Elle accentua un peu plus leurs mouvements, désireuse de le sentir lui aussi atteindre le septième ciel, et qu'ils partagent cette sensation ensemble.

Bien sûr, Cuddy connaissant par cœur le corps de son partenaire – ce qui ne manquait pas de la surprendre, car elle n'avait nullement l'impression d'avoir ces souvenirs-là, quand pourtant ses gestes se faisaient presque automatiquement, comme si ces informations étaient conservés dans son inconscient -, elle parvint à lui faire lui aussi atteindre l'orgasme. Il déversa sa 'semence magique' en elle comme il l'avait déjà surnommé par amusement, puis l'aida à toucher de nouveau le sol, la conservant toutefois dans ses bras. Elle vint se blottir tout contre son torse, peinant à retrouver une respiration normale. Mais elle s'en contrefichait totalement : elle se sentait bien, c'était tout ce qui lui importait.

Une fois à peu près remis de leurs émotions, ils attrapèrent une large serviette et se séchèrent ensemble, avant d'enfiler simplement un boxer pour House, et une fine nuisette pour Cuddy. Ils regagnèrent ensuite la chambre du Diagnosticien, et s'allongèrent l'un contre l'autre sur le matelas. Elle caressait distraitement sa joue, appréciant les sensations que lui apportait le contact de sa barbe rugueuse sur sa douce main. Son regard s'ancra au sien, et elle se perdit dans cette unité bleu océan à laquelle il était strictement impossible de résister.

- Dis moi House... Murmura-t-elle finalement, allongée sur le ventre et en appui sur ses avant-bras. Le fait que nous formons un couple... Ça t'effraie ?

Il écarquilla les yeux, surpris par cette question. L'espace d'un instant, il ne sut quoi répondre. Devait-il lui dire la vérité, ou lui mentir pour la faire se sentir 'confortable' ? Mais très vite, il fit son choix. Il se devait d'être honnête avec elle, elle méritait la vérité.

- Et bien... Commença-t-il. Un peu oui. Pas parce que je ne tiens pas à toi, mais parce que je ne suis pas très doué en relationnel. Tu es ma plus sérieuse petite-amie alors tu vois...
- Attends
, le coupa-t-elle, grandement étonnée. Je suis ta première vraie petite-amie ? Tu n'as jamais eu personne avant moi ? Mais... je croyais qu'on n'avait été ensemble qu'un an... C'était ta plus longue ?

Il sourit face au flot de questions dont elle l'assaillait, et il la tira davantage à lui, refermant possessivement un bras autour d'elle. Il déposa alors un baiser sur son front, balaya une mèche brune qui se faisait la malle, et respira un bon coup.

- Ma vraie plus longue a duré cinq ans, expliqua-t-il enfin. Elle s'appelait Stacy, et elle était avocate. Tu l'avais d'ailleurs employé au PPTH pendant quelques temps, lorsque nous étions déjà séparés elle et moi.
- C'est donc elle ta relation la plus sérieuse
, nota Cuddy en caressant le torse de son petit-ami.
- Pas vraiment non, souligna-t-il. C'est bel et bien toi. Parce qu'on est sorti ensemble à la FAC, parce que j'aurais aimé poursuivre avec toi quand on m'a viré de Ann Arbor. Parce que pendant vingt ans, je t'ai tourné autour, sans oser de parler de ce que je ressentais à ton égard. Parce qu'on est peut-être sorti ensemble qu'une année, mais qu'elle m'a semblé durer bien plus longtemps. Et parce que, maintenant, c'est reparti pour un tour.

Elle remonta un peu plus vers lui, glissant ses lèvres sur les siennes. Sa langue quémanda l'entrée, qu'il lui accorda sur le champ. Ils échangèrent alors un baiser rempli d'amour et de tendresse, les mains de Lisa englobant le visage de l'homme qui partageait sa vie et dont elle partageait le lit.

- Cette Stacy... C'est d'elle ou de toi que venait la décision de rompre ? Osa-t-elle demander alors qu'il enroulait ses bras autour d'elle. Ce n'était pas elle qui était là pour ta jambe ? Qui avait décidé de profiter de ton coma artificiel pour donner son accord pour la procédure qui a fait en sorte que tu aies un bout de muscle retiré ?

Il acquiesça, bluffé par la facilité dont elle semblait se souvenir de ce qu'il lui avait raconté peu de temps après sa sortie de l'hôpital et son retour chez elle. Sa main parcourait l'échine de la jeune femme avec lenteur, tandis qu'il appuyait son crâne contre la tête de lit.

- C'est bien elle oui, assura-t-il. Et c'était justement à cause de cette histoire et parce que je devenais infecte avec elle que j'avais pris la décision de rompre. Ça, et parce que t'avoir revu, ça m'avait fait réfléchir de nouveau à certaines choses.

Il l'embrassa une nouvelle fois, amoureusement. Dans ses bras, elle se sentait tellement bien ! Elle se fichait bien de ce que pouvait penser les autres, ou de leur regard. Elle n'avait plus l'impression de n'être qu'une amnésique en quête de sa mémoire, elle se sentait réellement femme et aimée.

- Tu m'as épuisé tout à l'heure dans la douche, lâcha-t-elle, plus par plaisanterie qu'autre chose. Alors on devrait dormir un peu, tu ne crois pas ? Si on veut pouvoir être en forme quand Rachel nous réveillera parce qu'elle aurait oublié qu'elle se trouve dans ton appartement...
- Petite joueuse
, la taquina-t-il immédiatement. Little Greg n'est jamais épuisé tu sais, surtout avec toi dans les parages !
- Ah oui ? Garde cette idée dans un coin de ta tête, et demain matin, si Rachel passe une bonne nuit, on pourra remettre Little Greg à l'épreuve
, assura-t-elle en souriant largement.

Il acquiesça et ensemble, ils se rallongèrent sur le matelas, la jeune femme nichée au creux des bras de son homme. Elle ne tarda pas à s'endormir, blottie contre lui. Il caressait distraitement son échine, son nez au beau milieu de ses boucles brunes. Bon sang ce qu'elle pouvait être adorable ! Lui aussi finit par trouver le sommeil, l'esprit tranquille. Il le sentait, maintenant qu'elle faisait à nouveau partie de son existence, il avait repris goût à vie.

Le matin venu, comme Lisa l'avait prédit, Rachel les réveilla de bonne heure, ayant oublié où elle se trouvait. Sa mère se rendit donc dans la chambre d'amis, et prit la fillette dans ses bras, la berçant contre elle pour la rassurer.

- Chuuuuut mon cœur... Souffla-t-elle. Je suis là, tu ne crains rien...
- Mamaaaaaan, j'ai fait un rêveeeeeeeeeeee... Pleurnicha la petite. Il était tout horrible, la voiture elle rentrait dans la maison et je voyais plus toi quand je rentrais avec Mamie...
- C'est rien ma puce, tu sais que tout ça c'est fini, qu'on est en sécurité maintenant, avec House...
Murmura la jeune femme. On est chez lui, tu te souviens ? C'est pour ça que tu ne dors pas dans ta chambre... Je suis là, et House est dans la chambre juste à côté... Tu veux qu'on aille lui dire bonjour au lit ?

Rachel hocha énergiquement la tête, ses petits bras enroulés autour du cou de l'ancienne Doyenne. La jeune femme la porta donc en la positionnant sur sa hanche et ensemble, elle se glissèrent sur le matelas de la chambre principale. La petite rampa jusqu'à l'homme, et vint déposer un baiser bruyant sur sa joue rugueuse.

- C'est plus l'heure de faire dodo Howse ! S'exclama Mini-Cuddy, un large sourire illuminant ses lèvres.
- Noooooon, j'ai pas fini de dormir, gémit-il en retour.
- Si, t'as fini ! S'écria la gamine. Maman et moi on est réveillé, et il faut que tu sois debout pour le petit déjeuner !
- Pourquoi tu ne le prendrais pas en tête à tête avec ta mère ? Fit-il avant de dissimuler sa tête sous l'oreiller.

Rachel ne l'entendait pas de cette oreille, et elle tira sur le coussin pour découvrir la tête de celui qu'elle considérait comme son père. Elle maintint le polochon contre elle, le pressant contre son petit buste.

- Tu dois venir, répéta l'enfant. On va faire des pancakes Maman elle a dit !
- Et alors, tu peux les faire sans moi...
Grogna-t-il sans daigner relever la tête. Ta mère sait où tout se trouve.

Lisa souriait largement, et approcha son visage de celui de son compagnon pour déposer un tendre baiser sur ses lèvres. Il y répondit faiblement, réellement désireux de regagner les bras de Morphée. D'autant plus qu'une mauvaise position durant la nuit lui avait engendré une douleur importante dans sa jambe droite.

- Allez mon ange, on va aller préparer le petit-déjeuner rien que toutes les deux, comme ça House pourra dormir encore un peu, proposa l'ex-Doyenne en prenant son 'bébé' contre elle.

La petite acquiesça et se nicha contre sa mère, qui la porta jusqu'à la cuisine où elle l'installa sur l'une des chaises du comptoir, avant de déposer un doux baiser sur son front. La jeune femme sortit ensuite tous les ingrédients nécessaires à la préparation du repas, les plaçant devant Rachel qui en énumérait la liste. Lorsque Lisa cassa les œufs dans le saladier, l'enfant exigea de l'aider, comme une grande. Le mélange fut un peu chaotique car Rachel tenait réellement à en faire une grande partie par elle-même, mais pour finir, Lisa parvint tout de même à réaliser de succulents pancakes qu'elle sépara en trois assiettes. La fillette se chargea d'ajouter du coulis de chocolat sur les siens, et du sirop d'érable ainsi que de la cannelle sur ceux de House. Cuddy elle, se contenta de déposer des fruits frais sur les siens, puis elle aida l'enfant à descendre de son siège.

- Maman, House il nous aime pas ce matin ? S'inquiéta la mini brune, les yeux devenant soudainement humide.

La bouche de Lisa s'entrouvrit, et elle ne sut quoi dire. Cette question la désemparait totalement...

TBC...