Je m'excuse tout d'abord du temps qu'il m'a fallu avant de vous offrir ce chapitre. Une fois de plus, ce n'était pas une question de manque d'inspiration, ce chapitre était déjà écrit. Mais disons qu'entre temps, j'ai préparé d'autres choses, publié certaines... Et du coup, ça a repoussé l'échéance de l'arrivée de ce chapitre. Mais le voilà !
En attendant, j'ai une nouvelle à vous annoncer. Pas forcément bonne, je le reconnais. Quelques-uns le savent (peut-être) déjà mais, contre toute attente, j'ai décidé de finir cette fiction au prochain chapitre. Parce que j'ai remarqué qu'entre WCHB, mes OS et une autre fiction que j'ai en cours, ça m'accordait réellement de moins en moins de temps pour chacun de mes écrits. Et en y réfléchissant bien, le plus important avait déjà été écrit pour cette fiction. Par la suite, j'aurai risqué de reproduire des scénarios trop proches d'autres de mes fictions. Alors si j'arrête au prochain chapitre, dans un sens... C'est pour votre bien. Pour vous permettre d'avoir, par exemple, plus rapidement des updates de WCHB. Alors, vous ne m'en voulez pas trop ?
Sur ce... Je n'ai plus grands choses à vous dire. Je vous laisse donc lire, et je vous retrouve bientôt, c'est promis.
See ya people :D


Chap' 31

- Maman, House il nous aime pas ce matin ? S'inquiéta la mini brune, les yeux devenant soudainement humide.

La bouche de Lisa s'entrouvrit, et elle ne sut quoi dire. Cette question la désemparait totalement... Elle ferma les yeux, et respira un bon coup avant de poser son regard sur le visage de la petite.

- Bien sûr que non, pourquoi ? Répondit-elle finalement, en caressant les joues de son enfant. House il nous aime beaucoup tu sais, très très fort !
- Mais il faisait la grimace...
Murmura Rachel. Quand je lui ai dit de plus faire dodo, il a fait la grimace.
- C'est sa jambe mon cœur
, la rassura son aînée. Des fois le matin, elle est plus douloureuse, ou quand il l'utilise beaucoup. C'est juste qu'il a mal, pas qu'il ne nous aime pas. Au contraire, il t'adore, et il aime très fort Maman.
- Tu promets ?
Exigea la fillette.
- Promis, répéta Lisa. Alors maintenant, file le réveiller, il sera ravi de voir le petit-déjeuner qu'on a fait pour lui.

Cette dernière se précipita dans la grande chambre et secoua l'homme de nouveau endormi, avant de commencer une séance de chatouilles à l'aide de ses petits doigts très mobiles. House se retourna, gémissant un peu pour faire rire la gamine. Il l'attrapa ensuite sous les aisselles et la fit basculer sur lui, l'empêchant de continuer de la sorte.

- C'est bon Moussaillon, je suis réveillé ! Assura-t-il en lui tirant la langue. Pas besoin d'employer la manière forte, coquine !
- Maman a dit que c'est prêeeeeeet !
Enchaina tout de même la petite.

Il la plaça sur son épaule et se leva comme il put, avant d'attraper sa canne et de rejoindre la cuisine. Là, il assit Rachel sur sa chaise et s'installa sur la sienne, juste à côté. Il huma le délicieux parfum que dégageait son petit-déjeuner, et en avala un morceau. Hum, que c'était bon !

Lisa se plaça à côté de lui, et il se pencha pour l'embrasser amoureusement. Elle s'accrocha à son cou pour approfondir leur étreinte, ce qui ne manqua pas d'amuser la fillette. Ils tournèrent la tête vers elle, et House lui fit un clin d'oeil. Puis Lisa leur servit du jus d'orange à tous les trois, pendant qu'un bras masculin s'enroulait autour de sa taille fine.

- Quand tu habilleras Rachel, j'appellerai le directeur de Waldenwood, annonça alors le médecin en caressant les boucles ébènes de sa compagne. Pour négocier sa prise en charge ici.
- Alors, tu veux bien qu'on revienne ici, sur Princeton ?
Fit la jeune femme, les yeux brillants.
- Bien sûr ! Sinon comment veux-tu retrouver ta place ici, et qu'on puisse de nouveau habiter ensemble ? Souligna-t-il en appuyant son front contre le sien.

Elle acquiesça et sourit, avant de déposer un baiser sur le bout du nez de son homme. Elle caressait ses joues rugueuses, appréciant le contact. Il attrapa les lèvres de sa douce entre ses incisives, les mordillant un peu. Elle souriait tendrement, profitant de leur instant d'intimité.

- Beuuuuuuuuurk, se moqua Rachel en plissant le nez, tout comme sa mère avait l'habitude de le faire. C'est beuuuuurk !
- Quoi, t'es jalouse ?
Ricana House après s'être tourné vers l'enfant. Tu veux le même bisou que celui que ta maman vient d'avoir ?

La petite tira la langue en grimaçant, ce qui amusait grandement sa mère adoptive et le compagnon de cette dernière. Elle avala un bout de pancake, laissant une trace de sirop de chocolat sur sa joue.

- Beurk non, je veux pas ! S'exclama la gamine. Les bisous des grands, c'est beurk.
- On verra si tu penseras toujours la même chose dans quelques années, quand tu seras adolescente et que tu auras un chéri
, la taquina le Diagnosticien. Et que tu voudras faire des choses de grands avec lui, comme Maman et moi.
- House, tu t'arrêtes tout de suite
, le supplia presque la jeune femme. Ne commences pas à parler de ça maintenant à Rachel, sinon on est pas sortis de l'auberge.

Il lui tira la langue en retour, et elle roula des yeux tandis qu'elle s'était approchée de la petite pour lui essuyer la bouche. Elle la souleva ensuite et la plaça sur sa hanche, avant de se tourner vers House.

- Sois sage le temps que j'habille Rachel, se moqua-t-elle avant de s'éloigner en chaloupant des hanches. Et pas de bêtises hein !

Sur ce, elle disparut dans la chambre d'amis et fouilla dans le sac d'affaires de Rachel pour lui trouver une petite tenue. Un jean slim ainsi un T-shirt accompagné d'un léger gilet, et la petite était fin prête pour sortir. Elle rejoignit la cuisine en courant, adressant un adorable sourire à celle qu'elle voyait comme un père pour elle.

- Ze suis prête ! S'exclama-t-elle en se pavanant devant lui. Maman elle se prépare et ensuite elle vient. Mais on va oùùùùùùù ?
- Maman et moi, on va au travail
, répondit-il en plaçant l'enfant sur l'une des chaises du comptoir. Alors que toi, tu vas retrouver Marina, ton ancienne nounou.
- Marina elle va venir ?
S'enthousiasma la petite. Elle va jouer avec moi alors ?
- Oui, je l'ai appelé pendant que ta maman t'habillait, elle ne va pas tarder à arriver pour te garder le temps qu'on soit au travail
, expliqua-t-il alors. Elle était très contente d'apprendre qu'elle avait l'occasion de te revoir !

Lisa apparut alors, vêtue d'une simple robe couleur nacre et d'un petit cardigan blanc, vêtements qui lui allaient à merveille. Elle sourit en voyant sa fille arborant une mine ravie, et s'approcha de House pour déposer un baiser sur ses lèvres.

- Qu'est-ce que tu as encore promis à ma fille pour la rendre aussi joyeuse ? L'interrogea-t-elle. De la glace au petit-déjeuner, hum ?
- Pour une fois, même pas !
Se défendit-il. Je lui ai juste dit que, le temps qu'on soit au PPTH, Marina allait s'occuper d'elle.
- Tu as appelé Marina ?
S'étouffa presque l'ex-doyenne.
- Oui, je l'ai appelé, et elle a accepté avec joie de venir
, promit-il.

Et, comme pour faire échos à ses propos, on toqua à la porte. Il l'invita à aller elle-même ouvrir, et qu'elle ne fut la surprise de la nourrice en constatant l'identité de son hôte !

- Mademoiselle Cuddy, je suis si ravie de vous revoir ! S'exclama l'hispanique. Vous êtes radieuse, magnifique !

De petits pas se firent entendre, et la silhouette de Mini-Cuddy se réfugia derrière les jambes de sa mère tout en fixant leur invitée. Il ne fallut guère longtemps à Marina pour reconnaître la fillette, et elle s'agenouilla avant de lui ouvrir grand les bras.

- Rachel, comme tu es jolie ! Poursuivit-elle tandis que la petite lui faisait cadeau d'un gros câlin. Tu as grandi dis moi, et tes cheveux ont poussés ! Tu es adorable, tu le sais ?

Rachel acquiesça, et entraina son ancienne nounou au sein de l'appartement, désireuse de lui faire visiter les lieux. Une fois le 'tour du propriétaire' achevé, Marina prit place dans la cuisine en compagnie des deux adultes, afin qu'ils puissent brièvement discuter ensemble.

- Alors vous deux, c'est reparti pour un tour, vraiment ? Les interrogea Marina.
- En effet oui, répondit Lisa en entremêlant leurs doigts tandis qu'House enroulait un bras autour d'elle. On a beaucoup parcouru de chemin entre temps, mais nous sommes finalement de nouveau en couple.
- Vous êtes heureux, c'est le plus important
, assura la nounou. Et Rachel semble vraiment aux anges !
- C'est bien vrai
, approuva Greg. Et c'est justement parce que nous sommes de nouveau ensemble, que nous allons avoir besoin de vous. Lisa va redéménager sur Princeton, et Rachel sera scolarisée ici. Et sachant que nous comptions bien faire retrouver à Cuddy son ancienne place au PPTH, il nous faudra quelqu'un pour s'occuper de Rachel pendant ce temps. Vous seriez prête à reprendre votre ancien poste ?
- Ce serait avec plaisir Monsieur House !
Assura-t-elle. Rachel est une petite fille adorable, ça a toujours été un plaisir de la garder et de travailler pour des gens comme vous.

La discussion dériva ensuite sur le montant de son salaire, qui fut revu un peu à la hausse, puis House lui indiqua les différents emplacements de tout ce dont elle pourrait avoir besoin durant la garde de la fillette. Il lui confia aussi un double des clés, afin qu'elle puisse sortir l'enfant si besoin. Il fila ensuite s'habiller en vitesse pendant que Lisa discutait encore un peu et, dix minutes plus tard, ils montèrent dans la voiture de House, direction l'hôpital. Elle était quelque peu anxieuse, mais la présence de la main de son compagnon sur sa cuisse la rassurait en partie.

Ils pénètrent ensemble dans le grand hall, et sitôt House eut signé le registre de présence, qu'ils se dirigèrent à l'étage où se trouvait son service. Ils s'installèrent alors dans le bureau du Diagnosticien, chacun du côté de l'ordinateur tandis qu'ils lisaient le dossier du patient actuel. Il jeta ensuite un œil sur sa montre, puis déposa un baiser sur le front de Cuddy.

- Il est l'heure d'aller aux Ressources Humaines, déclara-t-il, ce qui lui valut un regard teinté d'incompréhension de la part de sa compagne.
- Et... pourquoi ça ? Souligna-t-elle.
- Parce que tu es mon employée et que, comme pour la première fois qu'on est sortis ensemble, on va aller remplir des « love contracts », annonça-t-il.
- Sauf que j'étais ta boss, et que j'étais à la tête de cet hôpital, ajouta-t-elle. A présent, je ne suis plus rien ici, je ne suis même pas officiellement employée !
- Justement, on va remplir ce papier avec le DRH, comme ça ton retour parmi nous arrivera aux oreilles des membres du conseil
, développa-t-il pour éclairer sa lanterne, et très vite, ils voudront te reprendre à la tête du PPTH. Et à cet instant précis, on aura DÉJÀ le contrat prêt.

Elle roula des yeux, mais se leva néanmoins et attendit qu'il fasse de même. Sans plus attendre, ils se rendirent donc dans le service en question, où on les installa dans une petite salle d'attente en attendant qu'ils puissent être reçu. Elle ferma les yeux, et la main de House se referma sur la sienne, de façon plutôt rassurante.

- Ne t'en fais pas, il va simplement nous demander la nature de notre relation, pour s'assurer que ce n'est pas simplement pour que l'un des deux parties profite d'avantages, murmura-t-il.

La prise de la jeune femme sur la main de son amant se fit un peu plus forte, et à la manière dont elle avait les yeux clos, il se douta qu'elle faisait face au resurgissement d'un ancien souvenir. Il se contenta de l'envelopper dans ses bras musclés, et de la blottir tout contre son torse. C'était le moins qu'il pouvait faire pour elle...

- Comment décririez-vous la nature exacte de votre relation ? Les interroge Ernest Griffin, le principal DRH de l'hôpital, tandis que son regard dérive de Cuddy à House et inversement.
- Vous voyez dans le règne animal, annonce clairement House après avoir détaché son regard de sur sa compagne, les insectes qui décapitent leur partenaire après avoir copulé ?

Il reporte ensuite à nouveau son attention sur la jeune femme, qui ne le quitte pas un seul instant du regard. Elle le sait, il n'a pas intérêt à dire des âneries s'ils veulent que leur relation ne soit pas un obstacle à leur travail, et que l'un d'eux ne se voit pas dans l'obligation de démissionner. Ernest lui, paraît plutôt mal à l'aise, et annote quelques mots sur le bloc-notes aux feuilles jaunes posé devant lui. Lisa prend une bonne inspiration, puis se stoppe net en voyant le DRH faire. Bon, sang, c'est sans doute mauvais pour eux...

- Notre relation est purement sexuelle, ment-elle alors pour défendre leurs intérêts, et rattraper tant bien que mal le coup.

A nouveau, Griffin écrit quelques mots sur son papier, tandis que House se tourne vers elle.

- Va doucement maintenant, lui conseille-t-il. Il écrit tout.
- Je pense toujours superviser efficacement le Docteur House
, assure-t-elle , plutôt confiante et sûre d'elle, et nous souhaitons suivre la politique de l'hôpital à la lettre.
- Nous voulons nous assurer qu'il n'y a pas de conflit d'intérêt et que ce ne sera pas néfaste pour l'hôpital
, explique alors l'homme en les fixant tour à tour. Alors que Cuddy se passe la langue sur les lèvres.
- Vous pensez qu'on vous poursuivra si ça tourne mal ? Se moque le Diagnosticien. Laissez-moi vous dire qu'elle va déjà...
- House !
Le coupe-t-elle en pleine grimace, désireuse qu'il cesse tout de suite ses remarques.

Elle demeure quelques secondes silencieuse, et il finit par se tourner enfin vers elle. Elle le sait, il essaie de la sonder du fond de ses yeux bleus océans, mais elle ne lui accorde pas même un regard.

- Laisse-le parler, reprend finalement et simplement alors qu'il la fixe toujours.
- Vous ne nous poursuivre pas, parce que vous allez tous les deux signer des contrats d'éthique sentimentale, enchaîna le DRH en leur tendant les documents. Un accord commun quant à votre relation.
- Évidemment en dehors d'ici, on reverra certaines clauses en dessous de la ceinture
, déclare tranquillement House pendant qu'ils survolent des yeux les papiers.

A nouveau, Ernest écrit quelques mots, semblant chercher ce qu'il s'apprête à leur dire.

- Nous devrons également surveiller tout acte en faveur du Docteur House, les prévient-il.
- Ça veut dire qu'elle doit coucher avec tout le monde ? Le coupe le Néphrologue en tendant le stylo à sa compagne.
- Je ne lui donnerai ni augmentation ni promotion quelle qu'elle soit, assure-t-elle en souriant largement.
- Ce qu'elle veut dire, c'est que je n'ai rien à me faire augmenter, précise House.
- Ou en sa défaveur, souligne Griffin alors que les deux médecins s'échangent à nouveau le stylo. Y a-t-il un souci de supervision par rapport au cas actuel du Docteur House ?
- Non, ce cas est terminé
, déclare Greg alors que Lisa rend son document au DRH. La patiente a un long QT. On le confirme en lui provoquant un arrêt cardiaque par la peur.
- Non ça n'arrivera pas
, siffle Cuddy alors qu'il rend lui aussi les documents.
- Très bien, ça n'arrivera pas, se rattrape-t-il pour ensuite ranger le crayon dans la poche intérieur de son costume. Vous voyez ? Tout est sous contrôle.

Elle rouvrit finalement les yeux, croisant le regard de House. Elle le rassura brièvement par un sourire, et déposa ses lèvres contre les siennes. Il caressa sa joue du bout des doigts, et soupira de soulagement.

- Ça va ? Vérifia-t-il en penchant légèrement la tête sur le côté. Qu'est-ce que c'était cette fois-ci ?
- Notre précédente visite ici, l'informa-t-elle. Ça ne m'a pas appris grand chose, à part que tu étais déjà grandement vantard à l'époque, et que tu aimais bien te foutre de moi.
- Soit, rien de nouveau
, nota-t-il en ricanant, avant de l'embrasser à nouveau.

On les appela enfin, et ils pénétrèrent dans le bureau où le DRH se chargea de se renseigner sur la nature de leur relation et tout détail susceptible de lui être nécessaire. Lisa était quelque peu détendue, mais faisait de son mieux pour ne pas le montrer. La main de House retenait fermement la sienne, comme si ainsi, cela retirait un tant soit peu la pression s'accumulant sur ses épaules. Elle le gratifia d'un adorable sourire, et reporta son attention sur l'homme en face d'eux. Celui-ci ne quittait pas Cuddy une seule seconde du regard, ce qui ne manquait pas de la gêner plus encore.

- Si je comprends bien... Clarifia Ernest. Mademoiselle Cuddy, vous revenez travailler ici, parmi nous. Mais cette fois-ci, en tant qu'employée du Docteur House, c'est bien ça ?

Elle acquiesça faiblement, le regard quelque peu fuyant. House fit glisser sa main sur le genou de sa belle, caressant doucement sa peau. Elle ajouta sa main sur la sienne, cherchant à tout prix un peu de réconfort.

- C'est tout à fait ça, répondit-elle.
- Et votre demande a été validée par le Docteur Foreman ? Ajouta Griffin en tenant en l'air son stylo et en jouant avec le capuchon de ce dernier.
- C'est en cours, coupa net House. Il ne peut pas me refuser ça, puisque le Docteur Hadley repartira bientôt.
- Puisque vous le dîtes
, siffla le DRH. Dans tous les cas, vous allez me remplir ces Love Contracts, afin que l'on soit certain qu'il n'y aura pas, dans tous les cas, d'acte de favoritisme envers l'un ou l'autre parti.

Elle attrapa l'un de documents et tendit l'autre à House, avant de se saisir d'un stylo-bille et d'apposer sa signature à l'endroit spécifique. Son compagnon fit de même et, enfin déchargé des responsabilités qui leur incombaient, ils sortirent du bureau et rejoignirent l'étage de House où tous deux prirent place dans la partie office. Elle lui sourit tendrement et se plaça en face de lui, croisant ses jambes et attrapant un dossier pour le consulter. Bon sang qu'elle était belle lorsqu'elle se conduisait ainsi !

- Si tu continues à te tenir comme ça, souligna-t-il, tu peux être certaine que je te prendrai direct sur le bureau, sans plus de cérémonies.

Elle releva la tête, l'interrogeant du regard, un adorable sourire parant ses lèvres. Il lui indiqua sa position avec l'index, et elle ricana.

- Quoi, tu voudrais que je m'asseye comme un homme, les jambes écartées ? Le taquina-t-elle.
- Ça serait encore plus sexy, ricana-t-il.
- Sauf que je suis en jupe House, souligna la jeune femme. Donc pas question, tu le vois déjà assez à la maison mon string !
- Mais tu sais, quand tu croises les jambes comme ça
, souligna son compagnon, c'est pire qu'excitant. Je t'assure, si tu te voyais, tu dirais exactement la même chose que moi !
- Voir le string d'une femme ne m'attire pas du tout
, assura Lisa.
- Ah oui pardon, tu préfères me voir en boxer, plaisanta-t-il en pianotant vaguement quelque chose sur son clavier.
- T'en as pas marre de parler de sous-vêtements ? Ironisa-t-elle. Nous sommes au travail Patron, et à ce que je sache, nous ne sommes pas concerné par de la lingerie.

Il grimaça faussement, et lui tira la langue, prétextant bouder. Cela ne faisait qu'amuser la jeune femme, qui se pencha un peu en avant pour reposer le dossier sur le bureau. Il se délecta de la vue qu'elle lui offrait, ne se lassant jamais d'admirer la femme qui partageait sa vie, pour son plus grand 'bonheur' – même lui n'en revenait pas de voir combien elle illuminait réellement sa vie -.

- Vraiment, si tu continues à faire étalage comme ça de ta beauté, je ne serai plus responsable de mes actes, poursuivit-il.
- Dans ce cas, je dois faire quoi alors ? Le taquina Cuddy en retour. Devenir moche ? Porter une burka ? Faire de la chirurgie esthétique pour ressembler à quelqu'un qui ne t'attire pas ?

Il rit de plus belle, et roula des yeux. Vraiment, elle ne cesserait jamais de l'amuser, c'était vraiment un régal de l'avoir à ses côtés. Et même amnésique, il la retrouvait totalement. Preuve que sa mémoire ne faisait aucunement d'elle ce qu'elle était.

- Non, je préfère que tu restes comme tu es, ricana-t-il. Mais je suis un homme, et face à une beauté sans pareil, je suis faible.
- Wow, que de compliments !
Ironisa-t-elle. Mais où est donc House, et qu'avez-vous fait de lui ? Rendez le moi !

Il rit avec elle, et lui tira la langue avant de pianoter quelque chose sur son ordinateur et de tourner l'écran vers lui. Elle roula immédiatement des yeux et referma le MacBook, pratiquement sur les doigts de son compagnon.

- Etrangement, je crois que je l'ai retrouvé, poursuivit-elle, toujours aussi hilare. Même si je ne pense pas que regarder un porno avec sa petite-amie au travail, ce soit autorisé par ton patron.
- Rien à faire, je préférais l'ancien Boss
, déclara-t-il le plus sincèrement du monde.

Elle se pencha pour l'embrasser, mais la porte communicante avec la salle de Diagnostiques s'ouvrit, et ils furent forcés de se séparer. L'un comme l'autre porta son attention sur le nouveau venu, qui se sentit envahir par un sentiment de... Gêne ? Il détestait arriver dans de tels instants où il semblait tout sauf le bienvenu.

- Désolé de vous déranger en pleine séance de tendresse, annonça enfin le brun, mais j'en connais deux qui ont rendez-vous avec le Boss.
- Toi et Brenda ?
Plaisanta le Diagnosticien, ce qui ne manqua pas de faire rire sa compagne.
- Non, le coupa-t-elle finalement, entre deux éclats de rire. Lui et Nurse Jeffrey !

House écarquilla un peu les yeux, en essayant de dissimuler un rire puissant. Bon sang, il avait les images en tête par sa faute, et pas moyen de les retirer ! Il fit signe à Lisa de s'approcher, l'invitant à s'installer sur ses genoux. Elle ne se fit guère prier longtemps, et prit place sur sa jambe valide en enroulant ses bras autour du cou de l'homme. Wilson roula des yeux en le voyant faire, ne pouvant s'empêcher de se sentir jaloux vis-à-vis de son meilleur ami, qui goûtait enfin réellement au bonheur, un bonheur bien plus grand que lui n'en avait jamais éprouvé avec aucune de ses trois ex-femmes.

- Non, siffla ce dernier pour attirer leur attention à tous les deux. Vous deux. Tout de suite, dans le bureau de Foreman.

House grimaça, et dissimula sa tête dans la nuque de sa compagne, qui lui caressait alors le scalp. Il n'avait aucune envie de voir son ancien employé, auquel l'autorité n'allait pas du tout au teint.

- Qu'est-ce que j'ai fait encore ? Grogna finalement House, ses mains sur les hanches de la jeune femme.
- D'après toi House. T'aurais du t'y attendre, souligna l'oncologue. Tu sais parfaitement que tu ne peux plus faire ce que tu veux comme avant, quand c'était Lisa aux commandes.
- Justement, c'était mieux avant
, assura le plus vieux. Foreman se croit le roi du monde, et c'est plus qu'énervant.
- Qu'importe
, objecta son meilleur ami. Tu devais y attendre après tout ce que tu as fait.

Sans plus attendre il quitta la pièce, laissant les deux amants quelque peu désarçonnés. Lisa se détacha finalement de lui et se leva, les yeux rivés sur le sol. Il la fixa, arquant un sourcil, l'interrogeant du regard. D'où venait cette réaction soudaine ?

Il se mit debout et s'avança vers elle, remarquant alors que ses yeux étaient légèrement humides. Il enroula ses bras autour d'elle et, sans plus attendre, elle vint se nicher tout contre lui. Il la cala contre son torse, déposant de doux baisers sur le sommet du crâne de la jeune femme.

- C'est ma faute tout ça... Murmura-t-elle finalement. C'est entièrement de ma faute, on peut pas continuer comme ça...

Il demeura quelque peu interdit, surpris par ses propos. Il caressait tendrement son échine, se voulant le plus réconfortant possible. Il n'aimait pas la voir dans un tel état, il en avait mal au cœur. D'autant plus qu'à ses yeux, elle n'était coupable de rien.

- Cuddy, ne dis pas ça... Chuchota-t-il à son oreille. Tu n'as rien fait de mal, okay ? Rien du tout.
- Si, c'est MA faute ! On peut pas continuer de la sorte !
Répéta-t-elle en se détachant de lui.

Elle ancra son regard dans le sien, sincère. Il s'avança tout de même un peu, et prit ses mains dans les siennes. Il le sentait, elle était préoccupée, et à la voir ainsi... Il présumait le pire.

- Lisa... Tu veux... Qu'on rompe, c'est ça ? S'étouffa-t-il, s'accrochant presque désespérément aux doigts de Lisa, plus qu'effrayé de la perdre.

TBC...