Bonsoir tout le monde! J'espère que vous allez bien et que vous avez aimé le premier chapitre. Je tiens à remercier ceux qui laissent des reviews et qui suivent mon histoire! Ca me touche. So, voici le deuxième chapitre!
REPONSES AUX REVIEWS ANONYMES :
Mama : Ah oui? Eh bien, tu vois, tu n'as pas eu totalement raison... :) J'espère que tu apprécieras la suite!
M : Je suis heureuse que tu apprécies l'idée, vraiment! Et que tu aies souris, aussi. Ah, oui? Tu écris à propos de quoi, dis-moi? Mmh. Ca fait entre 8-10 pages sur word. Pleins de bisous!
Nelloo : Je te remercie! Ahah, oui, j'essaie. Je ne suis pas du tout une amatrice de la niaiserie infinie, donc bon, faut bien que j'applique ça à ma fiction! J'espère que tu aimeras la suite, très chère! Bises.
Chapitre II :
En un seul regard, ils avaient tous deux compris ce que l'autre pensait. Hermione se redressa alors, appuyant l'une de ses mains sur le bureau en chêne et releva le menton vers Malfoy. Ce dernier, toujours assis, se redressa également et toisait son interlocutrice, attendant qu'elle lance l'assaut.
- Prêt à mordre la poussière, Malfoy? questionna la jeune fille.
- Tu ne t'imagines quand même pas une seule seconde que tu as la moindre chance contre moi, Granger ?
Pour toute réponse, Hermione le regardait de façon provocatrice et déterminée. Si un regard avait pu parler, le sien aurait certainement dit « surveille tes arrières, la fouine! ». Maintenant qu'elle savait qu'il n'était pas dans son équipe, elle allait redoubler ses efforts. Elle le regardait encore un instant, imaginant la tête qu'il ferait s'il perdait. En plus de ça, elle était avec une collègue de vieille date : Cho Chang. Elle devait sans doute, elle aussi, regorger d'idées en tous genres pour remporter cet affrontement.
- Tiens, fit Hermione en déposant un mouchoir en soie impeccablement propre sur l'épaule du blond. Tu pourras l'utiliser, quand tu auras perdu.
Elle ne lui laissa pas le temps de répliquer, qu'elle s'écarta et le contourna afin de se diriger vers la porte, le bousculant au passage. Derrière elle, Malfoy arborait un sourire machiavélique. Elle voulait du jeu ? Elle allait en avoir. Personne n'avait stipulé de règles particulières et étant un ancien Serpentard, les manigances, ça le connaissait. Il comptait bien lui dévoiler toutes ses cartes.
Soudain, un détail le titilla légèrement. Il avait complètement oublié qu'ils étaient répartis en paires. Il regardait encore une fois le papier entre ses mains et lu une nouvelle fois l'inscription : Matthew Oddl. Il haussa un sourcil et redressa le visage pour rencontrer celui d'un gars, qui le regardait aussi. M'dis pas que c'est cet enfoiré, se plaignit-il intérieurement. Il ne l'appréciait pas le moins du monde. Il se croyait irrésistible, avec ses airs de séducteur du dimanche et ses manières de fils de bonne famille. Il l'avait surpris hier en train de draguer les minettes durant la pause déjeuner. Il avait bien ri, quand il s'était ramassé un vent magistral. En repensant à cette situation, un rictus se dessina sur les lèvres du blond, alors qu'il se rapprochait de son homologue. Quand il fut assez proche de lui et qu'il eut vérifié que tout le monde avait quitté la pièce, il empoigna le col du garçon et le plaqua brusquement contre le mur derrière lui. Ce dernier ne s'y était pas attendu et tituba quelque peu, avant de retomber correctement sur ses deux pieds, regardant Malfoy d'un air incrédule.
- Ecoute-moi bien, Oddl : je ne suis pas venu ici pour me ridiculiser, c'est clair ? Le fait qu'on soit ensemble ne change rien du tout. Tu la fermes et tu me laisses gérer les choses. Si jamais tu te mets en travers de mon chemin, je te jure que tu le regretteras. J'vais pas laisser un petit con comme toi m'enlever mes chances de clouer le bec de Granger, t'as bien compris ? demanda-t-il d'un ton menaçant.
Matthew le regardait d'un air semi-effrayé, tandis qu'il hocha lentement la tête avant de déglutir. Il n'était pas du genre à se laisser intimider aussi facilement, habituellement, au vu de sa position haut placée, mais le son de la voix qu'avait employé Malfoy lui avait donné froid dans le dos. C'était une voix bien particulière qui n'appartenait qu'à ce dernier : une voix aux timbres graves et menaçants, une voix qui vous transperce, qui vous donne des frissons et qui sonne à vos oreilles comme une mélodie meurtrière. Quand il eut finalement l'impression qu'il avait emmagasiné correctement les informations, Malfoy le relâcha tout aussi brusquement qu'il l'avait empoigné et s'en éloigna de quelque centimètre, posant ses fesses sur le bureau. Il semblait pensif.
- Je dois établir une stratégie. On se rejoint en bas, vers 18h00. Je te filerai la liste des choses à faire et je te passerai une bonne adresse pour qu'on te change ce « look », fit-il en désignant la chemise blanche parfaitement boutonnée et son gilet sans manche en laine qui recouvrait le tissu. C'est ridicule, ajouta-t-il avant de quitter les lieux en direction de son propre bureau.
Matthew restait un long moment avant de se remettre de l'attaque dont il venait d'être victime, toujours choqué par ce qu'il venait de se passer. Il n'arrivait pas à réaliser qu'il allait devoir passer la plupart de son temps à répondre aux ordres de cet être abjecte. Pourtant, il n'avait pas le choix. Quand il lui avait dit qu'il le regretterait, s'il ne l'écoutait pas, étrangement, il l'avait cru. Il ne le connaissait que depuis un jour, seulement, qu'il le trouvait déjà flippant et assez mystérieux, comme gars. C'était sans doute le genre de personne à qui on ne devait pas chercher des noises, quand il devait être plus jeune. Repartant vers son bureau la mine dépitée, il ne savait pas à quel point il avait touché dans le mille.
Le reste de la journée se passa sans encombre. Contrairement à cette après-midi, tout le monde était resté dans son bureau et personne ne s'était reparlé avant la fin de la journée et au dîner. D'ailleurs, aucun d'eux ne vit l'heure passer et quand il fut enfin 18h00, c'est avec surprise qu'ils constatèrent que l'heure de rentrer était arrivée. Ils étaient tellement pris par leur travail qu'ils ne regardaient plus l'heure. C'est ce qu'il se passait, quand on aimait son travail, non ?
En sortant de son bureau, Hermione remarqua que Malfoy venait de fermer la porter du sien et il se dirigeait également vers l'ascenseur, vers lequel tous les employés semblaient se rejoindre. Ils allaient être serrés, là-dedans, se disait-elle. A douze dans un 3m², cela n'allait pas être du luxe. Elle se retrouvait même écrasée contre la parois du fond avec ce satané Malfoy qui lui collait aux basques. Elle était si proche de lui que son eau de toilette lui chatouillait délicieusement les narines. A son odorat, venait se frotter une odeur fine et agréable et ne connaissant que trop bien le jeune homme, elle savait que ces quelques gouttes d'arôme devaient sans doute coûter très cher. Elle ne savait pas quelle était cette senteur, mais elle ne pouvait nier qu'elle était irrésistiblement divine : c'était le genre d'effluve que toutes les femmes rêveraient de retrouver chez leur homme. Cela la déstabilisa quelque peu, alors qu'elle tenta vainement de se concentrer sur les épaules d'un de ses collègues, comme si elle peinait pour garder ses esprits. Après tout, elle ne pouvait pas défaillir devant les yeux du blond.
Elle inspira un bon coup et s'autorisa un regard vers ce dernier, d'une manière assez discrète. Il était tranquillement occupé à regarder le plafond, comme s'il y trouvait un grand intérêt. Parfois, il semblait vraiment déconnecté de la réalité, celui-là. Elle fut rassurée qu'il n'eut pas remarqué son changement soudain. Finalement, quand les portes s'ouvrirent enfin, elle attendit patiemment que chacun sorte de l'ascenseur, avant d'en faire de même. Elle se dirigeait vers une des cheminettes et la dernière chose qu'elle vit, fut la vision de Malfoy qui semblait tendre un bout de papier à Oddl. Sa curiosité venait d'être piquée au vif, mais elle ne sut de quoi il s'agissait, qu'elle disparue déjà. Et mince, grogna-t-elle.
Réapparaissant dans son appartement une ou deux minutes plus tard, la brune se dirigea vers la cuisine, afin de préparer un repas pour deux. D'un coup de baguette magique, les ustensiles de cuisine s'animèrent et les aliments du frigo sortaient de leur propre chef. Elle esquissa un sourire, tandis qu'elle enleva ensuite ses escarpins et qu'elle se rendit dans la salle-de-bains, afin de prendre une douche rapide. Elle recevait Cho Chang, ce soir, histoire de discuter du concours. Elles voulaient mettre en place leur stratégie, en jouant sur les émotions des sorciers et leur sensibilité. Elles étaient des femmes et elle savaient quoi faire pour que les mères se sentent visées par leurs actions. Leur objectif était clair : faire culpabiliser la population et les pousser à faire des dons pour soulager leur conscience. Ce n'était pas très correct, mais après tout, c'était pour la bonne cause, n'est-ce pas ?
C'est sur ces bonnes pensées que les habits de la brune se retrouvèrent par terre en moins de deux et que son corps s'éclipsa sous la douche, se relaxant pendant une bonne vingtaine de minutes. Elle l'avait mérité.
Quand elle fut propre, elle tourna les valves d'eau chaude et d'eau froide pour que l'eau se coupe et posa un pied sur le sol, en s'enveloppant dans une serviette qu'elle avait attrapée sur le rebord du lavabo. Elle en prit une autre pour enrouler ses cheveux et donc les sécher, puis sortait de la salle de bain pour pénétrer dans sa chambre. Une fois là-bas, elle attrapa une culotte et l'enfila, tandis qu'elle glissait ses fines jambes dans un short et qu'elle recouvrit sa poitrine d'un simple tee-shirt. Elle eut à peine fini ceci que trois coups furent assénés contre la porte d'entrée. C'était son amie. Elle se dépêcha de sécher le restant de ses cheveux à l'aide de la magie et cria un « j'arrive ! », tandis qu'elle pointa le bout de son nez un instant plus tard.
- Désolée de t'avoir fait attendre ! s'excusa de suite Hermione, alors qu'elle venait d'ouvrir la porte. As-tu apporté ce que je t'ai demandé ?
- Ne t'en fais pas, va ! Oui, oui, je l'ai, lui répondit-elle, alors qu'elle montrait le grand appareil photo qu'elle avait entre ses mains.
Elle esquissa alors un large sourire et se déplaça d'un pas sur le côté pour que Cho puisse entrer dans son humble demeure. Cela fait, elle referma vivement la porte et alla s'asseoir sur le canapé, humant l'odeur agréable qui se dégageait de la cuisson du plat. Elle en avait déjà l'eau à la bouche.
- Pose-le là, fit-elle. On doit vraiment marquer les grosses différences, tu vois ? Demain, je passerai à l'hôpital Sainte Mangouste, afin de faire les comparaisons.
- OK. On commence par toi ? Puis, j'ai aussi cherché quelques idées de mon côté. Tu jetteras un coup d'oeil ? J'ai pensé à des trucs qui feront réagir les mecs, moi. J'suis plus douée que toi dans ce domaine, hein !
- Q..quoi ? N'importe quoi ! Je te signale que je suis sortie avec des garçons aussi !
- Ah oui ? Tu les embrassais sur la bouche, au moins ?
- Ahah, hilarant ! Excuse-moi de me consacrer à mon travail et de ne pas inviter tout le Ministère dans mon lit ! lui répondit Hermione, visiblement vexée par cette remarque.
Pour seule réponse, elle n'obtînt qu'un rire et une tape sur la cuisse, signe qu'elle la charriait. Elle fit une mine boudeuse, alors qu'elle lui tirait la langue d'une manière enfantine. Qu'est-ce que ça pouvait l'agacer qu'on la prenne pour l'éternelle petite coincée du temps de Poudlard ! Elle savait s'amuser, quand même !
- Bref, arrête de rire comme une dinde et allume ce foutu appareil !
- Ta douceur incarnée m'étonnera toujours !
Et sur ces mots, Cho attrapa l'appareil et l'alluma, avant de le diriger vers Hermione. Cette dernière se redressa de son canapé et rabattit les pans de son tee-shirt, afin de dévoiler son ventre plat, mais tout de même bien en chair. Elles voulaient établir une comparaison entre une personne en parfaite santé et une autre qui était victime de mal nutrition ou de maladie telle que la boulimie, l'anorexie, le cancer, la paralysie, l'inactivité cérébrale ou encore les lésions physiques graves. Elles comptaient ensuite publier ces photos dans la Gazette du Sorcier ou les afficher dans les lieux publics, afin que plus de monde se soucie de la recherche médicale et des bienfaits que celle-ci pouvait avoir sur des personnes qui n'avaient pas autant de chance qu'eux. Elle voulait mettre le point sur les différences majeures qu'il y avait entre eux et ainsi prouver à tous ces gens que cela pourrait leur arriver également.
Cho régla quelques paramètres de l'appareil photo et fit un zoom vers le ventre de la brune, pressant le bouton qui captura la moment. Puis, Hermione se tourna de profil lentement et un autre cliché fut pris. C'était un appareil dans le style « polaroid » et les photos s'imprimaient directement, après qu'elle étaient prises. Cho préféra ne pas se préoccuper du résultat pour l'instant et s'acharna sur son modèle -avant qu'elle n'en devienne un- jusqu'à ce qu'elle eut un nombre suffisant de photos sous les yeux. Ensemble, elles détaillaient ensuite le résultat de manière méticuleuse. On pouvait distinguer des formes qui bougeaient d'elles-mêmes et des photos plus vivantes que jamais. Elles trièrent les meilleurs clichés et devant leurs yeux, s'étalaient une série de dix photos, comprenant cinq photos d'Hermione et cinq photos de Cho. Pour la brunette, les photos étaient les suivantes :
1. un sourire éclatant qui s'esquissait sur ses lèvres rosées
2. ses yeux chocolat pétillants qui fixaient l'objectif
3. une Hermione de dos qui soulevait son tee-shirt et dévoilait l'ébauche d'un corps entretenu
4. des sauts enjoués sur le canapé
5. le visage de cette dernière, abattant l'air de ses poings, un air malicieux sur les traits
Pour sa camarade, elles étaient différentes :
1. elle dévorait une assiette gourmande
2. elle était montrée en train d'enfiler une robe très séduisante
3. appuyée sur sa jambe droite, alors que sa jambe gauche montait adroitement vers l'arrière, en position de ballerine
4. son visage se rapprochait de l'appareil et faisait glisser une grosse poignée de gallions de ses mains
5. debout sur le lit, Cho retombait mollement contre le matelas, balançant ses jambes à la verticale
C'était absolument ce à quoi elles s'attendaient. En regardant ces polaroids, on pouvait clairement remarquer le côté chanceux de leurs vies : elles mangeaient à leur faim, elles étaient capables de bouger leurs membres, elles gagnaient leur vie, elles étaient heureuses et surtout, étaient inconsciemment égoïstes. Elles ne pouvaient qu'émouvoir les gens, avec ce genre de photos. Quand Hermione se rendra demain à Sainte Mangouste et qu'elle prendra d'autres photos, elle était sûre que cela sensibiliserait un bon grand nombre d'entre-eux. Elle sourit à cette idée et Cho passa sa main sur son front, soupirant bruyamment.
- Eh bien ! C'est du boulot, tout ça ! Ça fait déjà deux heures qu'on est occupées là-dessus, mais au moins, ça en valait la peine.
- Déjà ? s'étonna la brune. J'ai l'impression que ça fait tout juste cinq minutes !
- Moi aussi. Mais je suis contente qu'on ait déjà fini ceux-ci. Manque plus que tu ailles terminer le rester demain et puis, on pourra contacter Rita Skeeter.
Hermione hocha doucement la tête, posant doucement sa main contre sa bouche afin de réprimer un bâillement qui menaçait de franchir ses lèvres. Elle était extrêmement ravie de ce qu'elles avaient accompli et savait que cela aurait l'effet escompté. Mais elle était fatiguée. Cette séance photo l'avait vraiment lessivée. Elle s'était presque crue dans un shooting photos, avec elle comme mannequin et photographe. A vrai dire, elle n'avait pas trop apprécié poser, étant de nature plus réservée.
- Bon, Mione, je crois que je vais rentrer ! Merci pour le souper et cette soirée. N'oublie pas de m'envoyer un hibou, quand tout sera prêt !
Sur ces mots, elle glissait ses bras par-dessus sa tête et s'étirait, avant de sourire et de s'approcher de son amie dans l'intention de lui plaquer un baiser contre sa joue. Cela fait, elle transplana en un instant et s'évapora. Seule dans la pièce, Hermione ne prit pas la peine de ranger les photos et la vaisselle qui traînaient, et attendit un moment avant de se diriger vers sa chambre et de sauter sur son lit, imitant la grâce d'un troll. Elle se glissa sous ses couvertures et tourna le visage vers la fenêtre, observant les quelques étoiles qui brillaient déjà dans le ciel, même s'il n'était que vingt heures trente. Elle allait souvent dormir à l'heure des poules, c'est vrai, mais elle était crevée, merde. Elle passait son temps à bosser, et depuis l'annonce de Kingsley, elle était deux fois plus remontée à bloc. Elle voulait gagner. Elle voulait ratatiner Malfoy et le voir enrager contre elle. Par Merlin, ce qu'elle pouvait avoir des pulsions sadiques, quand il s'agissait de cet idiot. Ses pensées les plus machiavéliques défilaient dans sa tête, tandis qu'elle attrapa un parchemin et une plume, dans le tiroir de sa commode. Elle se tourna sur le ventre et posa tout son attirail sur son coussin. Elle trempa le bout de la plume dans l'encre noire et commença sa lettre.
« Chère Rita Skeeter,
Je me présente, Hermione Granger, employée au Ministère de la magie et accessoirement secrétaire d'Etat. (vous me connaissez déjà, cela dit. Vous devez vous rappelez de moi en tant que « petite amie d'Harry Potter, enfant de douze ans »?)
Je vous écris ces quelques mots afin de fixer un rendez-vous, demain à 14h00. Je passerai à la Gazette du sorcier. Je sais combien votre temps est précieux et j'ai dès lors de quoi vous dédommager.
Je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments distingués,
Hermione Granger »
Elle lu sa lettre plusieurs fois et quand elle la jugea assez correcte, elle glissa cette dernière dans une enveloppe qu'elle scella à l'aide de la cire et inscrivit l'adresse du destinateur et du destinataire. Puis, elle siffla doucement pour appeler son Hibou, Clarissa. Elle lui tendit l'enveloppe.
- Apporte ceci à Rita Skeeter, fit-elle gentiment, lui caressant la tête.
Elle la regardait un moment, avant qu'elle ne se décide de s'envoler et de s'éclipser par la fenêtre, qu'elle avait spécialement ouverte pour l'oiseau. Elle sourit ensuite et rangea ses affaires à l'endroit approprié et se repositionna de manière confortable dans son lit, amenant la couverture jusqu'à son menton, comme la bonne frileuse qu'elle était. A peine dix minutes passèrent qu'elle sentit déjà ses yeux se fermer avec lourdeur, avant que Morphée ne vienne l'arracher à la réalité.
Deux heures trente plus tôt, l'ambiance était tout autre, chez le garçon qui hantait les pensées de la brune. Quand il avait croisé Oddl près des cheminettes, il lui avait tendu sa liste intitulée « THINGS TO DO » et s'en était allé. Une fois qu'il avait disparu du Ministère de la Magie, il avait transplané sur le chemin de traverse et s'était rendu dans l'une des boutiques présentes. Bénis étaient-ils, pour laisser les magasins ouverts jusqu'à dix-neuf heures. Ça ne lui laissait qu'une heure devant lui, afin de perfectionner ses achats, mais il était au taquet ! D'un pas rapide, il se rendit dans la boutique intitulée «un millier de splendeurs» et poussa la porte. Il savait qu'ici, on vendait des vêtements de luxe. Il se sentait à l'aise avec ce type de qualité. A peine fut-il entré qu'une vendeuse se positionna devant lui, prête à lui rendre service. Il la scruta des yeux un instant d'une mine suffisante.
- Bonsoir, monsieur. Puis-je vous renseigner ? demanda cette dernière d'un ton faussement enjoué et très professionnel.
Il ne prit pas la peine de répondre à ses salutations et avançait droit devant lui, passant devant cette dernière qui le regardait, outrée par tant d'impolitesse. Elle devait au moins avoir la quarantaine et vu les vêtements qu'elle portait, elle devait être une de ces bourgeoises ultra-sophistiquée et habituée par des politesses exagérées. Drago s'en fichait éperdument, elle n'était là que pour être à son service, de toute manière.
Il marchait dans plusieurs allées de vêtements pleines à craquer et effleura le tissu de ces derniers du bout des doigts, appréciant les différentes textures qui glissaient sous ses doigts experts. Il y avait de la soie, qui était la matière la plus noble, du cachemire qui lui était un produit de luxe et très doux, du cuir et du lin. Ils seraient parfaits, portés sur des mannequins d'exceptions. Au fond de ses pensées, plusieurs images divaguaient devant ses yeux et il savait ce qu'il recherchait. Il scruta attentivement les vêtements et commença alors sa longue liste. Il pointa du doigt un grand nombre de textiles et modèles et la pauvre vendeuse peinait pour suivre la cadence.
- Il me faut tout ça dans les plus brefs délais. Vous avez une semaine maximum. Vous viendrez livrer ceci à cette adresse, dit-il en tendant un bout de papier à son interlocutrice. Puis, il me faudrait aussi du tissu rouge et noir, pour les décors et la scène. Je veux que tout soit parfait.
Sur ces mots, il sortit une petite bourse de sa poche et il la déposa sur le comptoir.
- Ce sera largement nécessaire, termina-t-il, avant de tourner les talons et de s'éclipser vers la sortie du magasin.
Drago était ravi, il avait trouvé le matériel et les vêtements, il ne restait plus qu'à gérer les mannequins et la décoration, mais il était trop tard pour passer une annonce maintenant. Il le ferait demain, en se rendant à la Gazette du sorcier et en allant dans une agence de mode. Pour le moment, il avait envie de se divertir quelque peu. Il étirait ses bras par-dessus sa tête et transplana devant un manoir gigantesque. Il avait eu vent d'une soirée qui se déroulait chez l'un de ses amis et il comptait bien profiter de whisky à volonté qu'offrait l'hôte. Devant ses yeux, s'offrait une vue splendide où mille lumières éclairaient le jardin.
Quand il pénétra dans l'enceinte de la maison, on pouvait apercevoir une cinquantaine de personne dans l'entrée et de la musique résonnait dans les pièces. Il se dirigeait ensuite vers la source du bruit et se retrouva dans la salle de bal où plusieurs personnes dansaient, conversaient, mangeaient, buvaient et s'amusaient. Il laissa ses yeux admirer les jolies sorcières dans la pièce, se disant qu'elles devaient certainement jouer à « qui aura la plus belle robe , puis rencontra le visage de son ami. Cet enfoiré de Zabini avait du goût, fallait bien l'avouer.
Il leva la main en direction de Blaise histoire de le saluer et attrapa un verre de whisky pur feu dans le plateau, quand le serveur passa à ses côtés. Il porta la verre à ses lèvres et le bu d'une traite, laissant le délicieux nectar lui réchauffer doucement la gorge. Il ne su dire exactement combien de verre il avait bu au courant de la soirée, mais il était sûr que cela eut été suffisant.
Vers trois heures du matin, l'endroit était toujours aussi bruyant, mais moins bondé que précédemment. Les gens commençaient à rentrer doucement chez eux, trop fatigués ou trop déchirés pour rester ici. Drago, quant à lui, ne savait exactement quelle heure il était, ni même s'il se trouvait toujours chez son ami. Ses yeux étaient lourds et rougis par la fatigue et l'excès d'alcool. Il était allongé dans un lit qui n'était pas le sien, avec une fille dont le visage ne lui disait rien. Elle était nue et à en juger par sa propre tenue, il en vint à la conclusion qu'ils avaient couchés ensemble. Il passa la main sur ses yeux, ne se souvenant de la soirée que par brefs épisodes et attrapa ses vêtements, sans prendre la peine de se rhabiller. Il n'adressa aucun regard à la fille allongée sous les draps et disparu en une seconde, réapparaissant dans sa propre chambre. Le réveil allait être difficile, décidément.
Voilà, voilà. J'espère que vous avez apprécié ce chapitre, mes petits!
Alors, est-ce que vous vous en doutiez, que Hermione et Drago n'allaient pas être ensemble, ou vous pensiez que c'était prévisible? Qu'est-ce que vous pensez des projets de nos deux héros?
ON ENTRE DANS LE FEU DE L'ACTION AU PROCHAIN CHAPITRE. Ceux qui voulaient une Hermione avec du répondant...
Grosses bises!
PS : Les anonymes qui souhaitent être prévenus, pouvez-vous me donner un moyen de vous contacter, au moins? Sinon, je ne saurai pas vous prévenir... :)
