Auteur : Drusilla
Paring : HG/SS quelle question !
Rating : R
Disclaimer : Je crains ne devoir me contente d'emprunter Severus et Hermione. J'endommage un peu Hermione mais je suis prête à payer la caution.
Résumé : A quoi ça sert d'être une sorcière si c'est pour mourir comme un moldue ? Les sorciers ne prennent pas le métro Hermione. Juillet 2005. Une bombe explose à la station de King Cross, laissant Hermione définitivement aveugle. Comment continuer ses études à Poudlard ? Mais avec l'aide de Severus bien sûr !
Chapitre 2 : Pas la seule !
Le réveil fut des plus pénibles. Comme si sa tête allait imploser. L'envie de se la taper contre un mur. Si elle avait pu bouger, c'est certainement ce qu'elle aurait fait. Seulement Hermione n'avait aucun contrôle sur ses muscles. Toujours aussi bonne élève, même complètement sonnée elle reconnu les effets d'un calmant moldu mélangé à une potion antidouleur sorcière. Pas vraiment le top.
D'autant plus, réalisa son cerveau que si elle souffrait autant avec les médicaments, qu'est-ce que ça devait être sans ! Peut-être l'inconscience. La béatitude de se sommeil sans rêve. Mais avant d'y retourner, elle devait savoir. Pourquoi ne pouvait-elle toujours pas ouvrir les yeux ? On avait bien du lui retirer les éclats de verre non ? L'odeur qu'elle percevait n'était pas celle d'un hôpital mais celle de l'infirmerie de Poudlard. Tout allait bien. La magie l'avait guéri.
Un bruit de porte suivit de talon sur la pierre la fit tourner la tête vers la droite, en vain puisqu'elle ne pouvait ouvrir les yeux. Quelqu'un s'arrêta à sa hauteur et pendant quelques minutes s'activa autour d'elle. Probablement Pompom. Elle avait des tonnes de questions mais ne savait pas par où commencer. L'infirmière prit la parole en premier, au grand soulagement de la jeune fille qui commençait à trouver le silence pesant.
- Comment vous sentez vous Miss Granger ? Fatiguée ? Votre tête vous fait souffrir ?
- Enormément. Quand est-ce que je pourrais ouvrir les yeux ?
- Ils sont ouverts Miss Granger.
- Ah ? Fait-il si noir ?
- Non Miss Granger. Je suis désolée, vraiment désolée, si vous saviez comme je m'en veux. Je n'ai rien pu faire, tout est de ma faute, le temps que votre père nous prévienne et qu'on organise le transfert, il était trop tard. Vous étiez trop blessée. La cornée n'était plus récupérable. Pour être honnête, même une greffe ne servirait à rien, la rétine et les nerfs optiques sont trop endommagés.
- Etes-vous en train de dire que je suis…
- Aveugle Miss Granger. Je ne crois pas pouvoir le présenter autrement. Vous ne verrez plus, à moins d'un grand progrès de la science.
- Aveugle… non. C'est impossible, la magie peut tout guérir.
- Pas ce genre de dégâts. C'est trop important.
- Pourquoi ? Pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Rien Miss Granger, vous n'avez rien fait pour mériter cela.
La voix de Dumbledore qu'elle n'avait pas entendu entrer la fit sursauter. La partie de son esprit qui s'acharnait à penser que Pompom avait tord se résigna. Le directeur, cet éternel optimiste lui aurait parlé de chances de guérisons s'il y en avait eu. Elle était aveugle. Pour toujours. Sa vie était foutue.
Elle se demanda pourquoi elle ne pleurait pas, pourquoi elle ne paniquait pas. Elle n'était pas de ceux qui hurlent et dénient. Elle était bien trop rationnelle. Elle analysait désespérément une tentative d'avenir mais ne trouvait rien. Qui pourrait bien vouloir d'une aveugle ? Poudlard était trop dangereux, ses parents travaillaient trop pour s'occuper d'elle, le Royal Institute of London ne pourrait pas la garder non plus. Seule, elle était seule.
- Il va bien sûr falloir maintenant adapter votre vie à votre problème, continua Dumbledore.
- Je comprends vous savez. C'est normal, Poudlard est trop dangereux.
- En effet, Poudlard recèle de dangers pour une aveugle. C'est pourquoi il va falloir changer vos habitudes. A commencer par ne plus vivre seule, si je puis me permettre l'expression après 6 ans en dortoirs.
- Attendez, vous voulez dire que je peux rester finir mes études ?
- Evidement qu'elle question ! Poudlard accueille régulièrement des aveugles. Je vous mettrai d'ailleurs en contacte avec Cyrielle qui est en 6ème année à Poufsouffle. Elle souffre de cécité de naissance et saura sûrement vous donner de bons conseils.
- Je m'attendais à être exclue. J'en suis soulagé. Je comprends que je doive changer beaucoup de chose mais merci de me laisser une chance d'avenir.
- C'est normal Miss Granger, pour une élève aussi douée que vous cela ne devrait pas poser de problème. Je suis prêt à parier que vous avez déjà lu le programme de cette année en grande partie.
- Euh… en fait oui, mais j'ai besoin des livres au programmes pour aller plus loin, j'ai seulement ceux de potion, métamorphose, rune, arithmantie, sortilège et étude des moldus. Les autres changeants chaque année je n'ai pas pu m'avancer plus que ça.
- Miss Granger, Miss Granger… connaissez vous la notion de vacances ? De repos ?
- Oui ! Avec mes amis on va souvent travailler dans Hyde Parc.
- Je n'en doute pas, je crois que l'institut où vous avez fait vos études se trouvait juste en face n'est-ce pas ?
- Oui. Vous saviez ?
- Que vous étiez en institut de géni ? Bien sûr. Au même titre que Harry, Drago, Juliette, une surdouée de 3ème année, Cyrielle donc, qui est aveugle et quelque autres enfants, vous avez fait objet d'une "surveillance" pour ainsi dire plus accrue que les autres afin de s'assurer que, aillant grandit isolés des autres enfants, votre adaptation se fasse bien.
- Je l'ignorais. Pardon de vous donner du travail supplémentaire.
Le rire de Dumbledore la surprit assez. Elle trouvait normal de s'excuser. Pas de quoi rire.
- Pardonnez-moi mais c'es juste que vous êtes si mature. Si j'avais dit ça à Harry ou Drago, ils auraient explosé, vous vous comprenez et acceptez d'avoir fait l'objet d'une attention spéciale. Et c'est pourquoi toujours à l'inverse de ces deux là, je pense que vous ne protesterez pas quand il va s'agir de trouver un professeur chez qui vivre. Vous ne pouvez plus rester en dortoir, quelqu'un doit vous aider au quotidien.
- En effet, bien que cela ne me réjouisse pas d'être éloigné de mes camarades, je sais que je ne pourrai pas rester avec eux, dans un dortoir où traînent toujours des choses au milieu.
- Bien alors commençons à examiner les possibilités. Je pense être trop âgé et trop en mouvement pour m'occuper correctement de vous.
- Je le pense aussi. Et puis votre rythme de vie n'est pas celui des étudiant/professeurs.
- Exactement. Minerva serait le meilleur choix mais pour être franche avec vous je me rebute à lui donner cette charge, puissiez vous me pardonner ce terme maladroit.
- Mais au combien réaliste.
- Malheureusement. Elle est débordée par son statut de professeur, directeur de maison et directeur adjoint, dors à peine et ne se détend pas assez à mon goût. J'aime mieux ne pas lui donner une nouvelle responsabilité.
- Qu'en est-il du professeur de défense de cette année ? Il ne peut pas être pire que l'an dernier, Voldemort n'étant plus de ce monde, il ne pourra pas conduire Harry directement dans son château.
- En effet, seulement il s'agit d'une jeune diplômée de Salem qui a tout juste 20 ans. Là encore je pense qu'enseigner la première année est déjà assez de travail. Et puis elle ne connaît ni le château ni les élèves.
- Et encore moins moi. Il serait peut-être plus pratique de choisir quelqu'un qui me connaisse. Ce qui exclu Trelawney.
- Je ne me serais pas permis de la mettre dans la liste. Hagrid… et bien ce n'est peut-être pas une bonne idée, certes il a accepté de renvoyer son frère chez les siens mais je reste craintif quand à sa prochaine adoption.
- Flitwick ?
- Soyons réliste, si vous trébuchiez il ne pourrait vous retenir. Allan Vector a déjà ses deux petites filles, la femme de notre chez professeur d'étude des moldus est malade et il doit s'occuper d'elle. Mme Chourave à déjà la garde de Cyrielle. Je sais que vous ne voulez pas l'entendre mais il ne reste que le Professeur Rogue.
- Non. Pitié professeur. Je ne suis même pas sûre qu'il me retienne si je trébuche.
- Nous dirons que c'est pour vous apprendre à vous relever.
- Je n'ai vraiment pas le choix ?
- Pensez vous que je vous enverrai vivre chez Severus si je pouvais l'empêcher ?
Pourtant elle eut la désagréable sensation que si, il l'y aurait envoyé même si Minerva avait supplié pour la prendre. Or depuis sans doute bien plus longtemps que Ron et Harry elle avait perdu foie en Dumbledore. Elle savait ses idées tordues. La première année elle s'était dit que c'était vraiment un accident que le face à face Harry-Voldemort mais dès la seconde année elle avait compris qu'il avait sciemment envoyé un élève vers la mort en mettant en danger une jeune fille innocente.
Alors elle se permettait de redouter le séjour chez Rogue. Qu'allait-il faire d'elle ? Quel objectif justifiait que le directeur l'envoie chez cet asocial ? Certes sans la pression de l'espionnage il allait peut-être changer mais il resterait probablement cet être aigri qui terrorisait les élèves. Mais elle n'avait pas le choix. Et puis qui sait, peut-être malgré sa cécité pourrait-elle grâce à lui réapprendre une vie normale ? Car une chose était sûre, avec lui pas de surprotection.
Cette pensée la choqua. Depuis quand avait-elle besoin de protection ? Depuis qu'elle était aveugle. Cette réalisation, pour la première fois, provoqua une crise de larme. Aveugle. Plus jamais elle ne verrait, le noir qui lui faisait si peur ne se dissiperait pas. Aveugle.
