Mémoire d'Elilah

Manga: Tsubasa Reservoir Chronicle

Couple: Euh bah Kuro Fye, je crois que je suis hors compétition pour ce qui est l'originalité sentimentale (non je vais tester le SeishiroxKuro niark niark!) ... bon et un peu SakuxShao ne les oublions pas, c'est les héros après tout !

Disclamer: Tout est à Clamp sauf ce qui n'est pas à elles ... Le titre du chapitre euh je sais pas si je dois préciser qu'il ne sort pas de mon cerveau... qui n'a jamais vu ce super film avec ces super Beaux Gosses bon sang ?? :p

Merci beaucoup à celles qui ont posté toutes ces reviews !! Je m'adresse bien sûr à :

Cycy: Ouah toujours autant d'entrain ca anime ! Ressors tes ponpons cheerleader, voila de l'action !

Ayu: Tu veux voir Fye souffrir? Ah ah ah oui c'est tellement drôle !

Irrissia 87: Euh ... que dire de plus que nos loooongues conversations msniennes :p Non pas de fan girl hystériques ne Fye en vue pour le moment

Waders: Moi aussi je t'aime :3 !!

L : Ah bah serais-tu une fangirl de Fyounet ? Combien paye tu pour que je le sauve? Attention, il ne reste que 2 chapitres j'attends les offres!

Sachi-mi : bah ca alors parfois je me casse le cou à inventer des raisons qui pourrait tenir debout et tu es interpellée par la seule qui me paraissait évidente ! :p Non t'as raison de me le dire mais bon fallait bien que Sakura se barre le temps d'un chapitre

Voila je crois que j'ai atteinds mon record de reviews par chapitre sur cette fiction pour le moment !! J'espère qu'après avoir lu les ligne sci dessous de mon délire vous apprécierez toujours autant !! Ce chapitre est un peu court j'en suis navrée mais j'ai arrangé et allongé comme j'ai pu !

Bonne lecture :D

Chapitre 4: Entretien avec un vampire.

« TOMOYO »

Je rentrais précipitamment dans la minuscule boutique d'où j'avais été violement rejeté la veille, et annonçais ma venue comme s'il s'agissait d'une invasion barbare. La petite propriétaire brune sortit de son arrière boutique en maugréant:

« Non, le magasin n'est pas encore ouv... OH MON DIEU ! S'affola-t-elle en voyant Fye tremblant dans mes bras. Que lui est-il arrivé?!

_ Un fou furieux psychopathe aliéné frapadingue aux penchants meurtriers et cousin éloigné de Hannibal lui a tiré dessus! C'est du poison, vous avez un antidote? VITE!

_ Du calme du calme, inspira-t-elle en fermant les yeux. Allons dans l'arrière boutique, installe le sur le lit, évitons de nous faire remarquer pour ne pas faire jaser les foules. »

Je pénétrais dans la petite salle que j'avais déjà rapidement traversé et allongeais lentement Fye sur le lit, dont le corps moite avait de plus en plus de mal à supporter les convulsions qui tordaient son corps de spasmes violents.

« Il est vraiment très mal en point... soupira la prêtresse en tâtant sa blessure avec prudence et précaution.

_ Ca vous dérangerez de me donner des infos sur ce que j'ignore, plutôt que de me dire ce que je vois TRES BIEN!

_ Il se peut, je le crains, que je n'ai pas l'antidote que vous quémandez.

_ Pardon? Mais vous êtes bien prêtresse! Vous ne vendez quand même pas que des remèdes pour champignons oculaires ou pesticides pour algues intestinales!!

_ Cet homme a été blessé par une balle spéciale, un poison qui m'est inconnu et que ne possède que les gens habilité à en avoir.

_ « Habilité à en avoir »? Il est légal de posséder ce genre de choses?

_ Quand on est du métier.

_ Dans cette dimension, tortionnaire est une profession? Hurlais-je indigné de constater que je me précipitais droit vers un cul de sac.

_ L'homme dont vous parlez doit être un hunter. Un chasseur de vampire! »

Cette révélation eue dont de me laisser aussi coi qu'un mur de pierre.

« Un... articulais-je... de vamp... »

Je restais abasourdi par ces mots. Chasseur de vampire. Mais bien sûr, voilà ce qui expliquait pourquoi il ne comptait s'en prendre ni à la Princesse, ni à Shaolan, ni à moi. Pour lui Fye n'était pas un être humain, c'était un ennemi, et aucune loi ou règle ne pourrai prouver le contraire et l'empêcher de commettre ce crime.

« C'est déjà une chance qu'il ne l'ai pas tué, mais sans antidote, sa vie est perdue. »

Putain de merde, putain de conneries, putain de bordel, putain de bâtard, et putain de putain, et toutes les insultes du monde n'y feront rien, si on ne livrait pas les deux parties de la plume à ce chasseur, Fye...

Je ne pouvais imaginer qu'on ne puisse s'en sortir pas un autre moyen. Imaginer d'être obligé de donner à cet homme ce qu'il voulait.

Imaginer Fye mourir.

A présent, je comprenais mieux mes actes récents, ce que j'avais soi-disant fait à Tokyo, même si je n'en avais aucuns souvenirs. Je comprenais pourquoi j'avais tant tenu à sauver ce type, par n'importe quel prix, même à celui de mon sang, de ma mémoire. Même à celui de sa haine.

Parce que j'étais guidé non par mes pulsions bourrues et hautaines, mais par ce sentiment qui prenait contrôle de mes actes, de mes pensées. Un sentiment qui semblait lié au blond, à un point que je me refusais qu'il meure sans ma permission.

« Tu... préfères me tuer... de tes propres mains, hein? »

Son œil toujours clos, sa bouche s'était à peine entrouverte mais c'est dans le murmure de Fye que ma pensée se conclut.

Ses doigts étaient agrippés aux draps et ces derniers semblaient déjà imbibés de la sueur qui abondait de ce corps souffrant mille tourments. Tomoyo me fit alors signe de reculer:

« Je vais au moins tenter d'extraire cette balle, bien que le poison se soit déjà diffusé. Ensuite, on verra de ce qu'il adviendra. »

oOo

Sakura avait cessé de courir à perdre haleine une fois qu'elle se jugea suffisamment cachée par la végétation.

Sa jambe la faisait terriblement souffrir. Déjà sa course vers la frontière venait de relancer la douleur que les soins de Tokyo avaient estompée, mais à présent, elle ne pouvait retenir des larmes et des gémissements de douleur. Elle pris appui contre un grand arbre et respira profondément.

J'espère qu'ils vont bien, tous... Fye-san, Kurogané-san... et...

Elle secoua la tête et reprit ses esprits. Il fallait faire vite, trop de choses dépendaient de sa décision imprévue. Elle se redressa avec difficulté, et marcha au milieu des branchages sauvage qui tapissaient le sol et auxquels sa robe longe s'accrochait inévitablement.

Dans cette forêt dense, il n'y avait aucun sentier, aucun repère, mais elle avançait, sûre d'elle, guidée par un instinct dont elle ne saurait identifier l'origine.

Au bout de quelques minutes, alors que les morceaux de bois à terre s'attaquaient à la peau de ses mollets, elle déboucha dans une petite clairière. Figée d'admiration devant le spectacle qui se tenait devant elle, elle en oublia le danger que celui ci représentait: elle était bien là, sa plume, d'une couleur si sombre qu'elle en était méconnaissable, flottant dans un halo de lumière intense à quelques centimètres du sol. Autour d'elle virevoltaient des feuilles mortes, comme emportées dans une bourrasque incessante.

Sakura pris une profonde inspiration et alors qu'elle s'avançait vers la clairière, un vent violent la fit reculer, la propulsant presque à terre. Feuilles, branches, épines et cailloux la frappèrent avec force si bien qu'elle du se recroqueviller sur elle-même afin d'éviter les projectiles.

Il lui sembla alors avec effroi que le vent s'insinuait sous ses vêtements, sous sa peau... que cette bise glacée envahissait son être et engourdissait ses membres et son cerveau.

Alors tu veux... mes souvenirs c'est cela?

Elle tenta de se relever et marcha, la tête baissée protégée par ses avants bras qui tels de maigres boucliers encaissaient les coups violents qu'elle recevait sans broncher.

Pas à pas, avec une lenteur calculée, elle se rapprochait de la plume ébène et de l'aura lumineuse qui redoublait d'intensité, à l'image de la force du vent que la Princesse traversait.

Tu n'auras pas mes souvenirs... tu m'entends...

Parce que … ils ne m'appartiennent pas. Ils sont à elle et à elle seule … la véritable Sakura.

La terre maculait son visage, l'empêchait d'ouvrir les yeux et de respirer correctement. Mais elle avançait, toujours plus proche, du fragment de ses ailes de la mémoire.

Moi je ne suis... rien. Je ne suis qu'une enveloppe charnelle, réceptacle de pouvoirs terrifiants, un éphémère artéfact.

Ce que tu trouveras dans ma tête, mon cœur ou mon âme ne vaux rien!

Mon amour, ma tristesse, ma joie ou ma mélancolie ne sont pas réels et sont comme moi, comme toi … voués à disparaître sans laisser de trace ou d'impact sur autrui.

Les larmes roulèrent à flots sur ses joues à présent boueuses tandis que la présence de Shaolan pris possession de tous ses sens.

Alors, résigne-toi!

Elle tendit sa main en avant, et sentit son visage martelé sous les impacts des pierres et des lourdes branches.

Résigne toi et disparaît!

Sur ces deniers mots sa main se resserra sur un élément doux et chaud. Alors, le vent s'arrêta, et aussitôt elle s'essuya le visage afin de prendre une immense goulée d'air pur.

Au travers de ses yeux noyés de larmes, elle vit la plume noire s'estomper dans l'air. Les effluves de sa puissance éteinte traversèrent la poitrine de la jeune fille, qui s'affaissa lourdement au milieu des feuilles mortes.

oOo

Cela allait faire bientôt une heure que j'étais arrivé chez Tomoyo, et bien que celle ci ait soigné la blessure mortelle du vampire, son état n'était pas prêt de s'améliorer.

La fièvre avait presque pris le contrôle sur sa raison et il ne cessait de murmurer mon nom en s'agitant, comme en proie à des cauchemars terrible. J'espérais au moins qu'il ne rêvait pas que je le poursuivais armé d'un sabre ultra tranchant, chose que j'aurai pu qualifier de prémonitoire à peine quelques heures plus tôt. Vu l'effroi que semblait susciter son songe, je ne serais pas fier d'en être la cause...

Lorsque Tomoyo revint prendre des nouvelles de Fye, je me redressais et annonçais:

« Shaolan est resté près de la Frontière à attendre le retour de Sakura, je vais le rejoindre. Si Seishiro attaque, il risque de ne pas être de taille. »

Et alors que je m'éloignais du lit, je me sentit retenu et tiré en arrière: la main de Fye venait de saisir ma manche et il me fixait de son regard suppliant:

« Me... laisse pas seul... haleta-t-il, le visage blanc comme... blanc comme Mokona, oui la comparaison tenait debout.

_ T'es pas tout seul abruti, Tomoyo reste avec toi! »

L'emprise de sa main tremblante se fit plus insistante, et je devinais sans mal l'effort que cela lui coûtait.

« Je... je suis toujours... seul. Toujours... avec tout le monde... sauf...

Il pris une profonde inspiration histoire de ne pas mourir d'asphyxie pour 10 mots seulement de prononcés, et fini dans un souffle:

« Sauf avec toi. »

Je déglutis involontairement en réaction à la sensualité qu'il avait mit dans ces trois mots.

« On dirait pas vu la façon délicate avec laquelle tu m'envoie balader dès que je t'approche!

_ Je te... l'ai dit. C'est parce que... j'essaye... de te détester... »

Pitié j'en appelle à la communauté des esprits de toutes les dimensions réunies : sortez-moi de cet asile de fous…

« Si j'ai bien compris, conclus-je, tu préfère rester avec l'agréable compagnie d'un mec que tu tente désespérément de haïr... C'est le poison qui te rend plus frappé que tu ne l'étais avant? »

Fye partit dans un rire jaune et je réprimais un frisson en voyant avec quelle force sa mâchoire se crispait sous cette simple moquerie. J'eu envie de lui sommer de se taire et de rester tranquille tant je compatissais face à la souffrance que subissait cet homme.

Etait-ce normal d'ailleurs, que mon cœur soit ainsi déchiré, pour la douleur magicien misanthrope?

« Je ne suis... pas frappé... continua-t-il, au contraire je ne me suis jamais... senti aussi bien! »

Ouh là, j'ose pas imaginer quand ça va mal alors...

« D'ailleurs, puisque je vais mourir...

_ Ta gueule, tu ne mourras pas, on va te sauver... Bien que j'en crève pas d'envie, j'ai horreur de me démener pour les lâches dans ton genre...

_ Je le sais bien... tu me l'as déjà dis... nous l'avons déjà vécu... cette discussion… d'ailleurs c'est là que j'ai su... »

Silence. Long silence. Insoutenable silence.

_ C'est là que tu as su quoi? Craquais-je suite au blanc que je devinais volontaire pour faire place au suspens.

_ C'est là que j'ai su que je t'aimais. »

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARGH ! Alors si je m'étais attendu à ça !! Remarque qu'est ce qu'il pouvait bien me sortir d'autre? ( « C'est là que j'ai su à quel point ton caractère était insupportable » aurait suffit.)

« Il faut faire quelque chose! Criais-je à Tomoyo. Il est en train de devenir sérieusement maboul!

_ C'est lorsque tu m'as sauvé à Ôto... que tu as déchiffré mon âme en un regard... que j'ai mis un nom au sentiment responsable de toutes les émotions que tu provoquais en moi !

_ Rectification: il EST sérieusement maboul ! M'écriais-je en insistant sur l'emploi du présent.

_ Kurogané..., continua Fye sans se soucier de mon embarras, je... t'aime. »

Alors je lui en aurais bien mis deux paires si je n'avais pas peur de l'achever…

« Mais c'est une déclaration! Sembla s'enthousiasmer Tomoyo, du moins c'est la façon dont j'interprétais les étincelles de joie dans ses prunelles...

_ Nuance, coupais-je. Ceci est le résultat neuro-abracadabrantesque d'un simple sentiment de respect envers son admirable compagnon de voyage, mêlé à une substance extraterrestre qui accroît la stupidité chez les magiciens sans magie hémoglovore niais et atteint!

_ C'est ça! Lança Fye en lâchant ma manche et se redressant, aussi frêle qu'une feuille morte, mais colérique qu'un enragé. Mets ces mots sur le coup du poison! Fuis l'amour que je te déclare à coeur ouvert! »

Mais pitié muselez ce crétin fini ! Qu'il arrête de déblatérer ses idioties devant Tomoyo !

Jamais de ma vie je n'aurai cru avoir à supporter de tels mots. Et surtout me sentir aussi troublé. J'étais à présent rouge comme... rouge comme la perle de Mokona (décidément il nous réfère à une large palette de couleur.) et mon coeur ne cessait de battre deux fois plus vite que la moyenne, chose qui n'arrivait jamais, même pas sous le coup de la colère, de la haine, ou de la douleur.

Cet homme, ce magicien, ce vampire, ce mystère, était-il en train de m'envoûter, depuis ces derniers jours?

Alors que je sentais Tomoyo reculer lentement, le regard de Fye affronta mes iris de braise et il continua sur sa lancée:

« JE T'AIME ! Je t'aime plus que ma vie, je t'aime plus que tout en ce monde! Je n'aurai jamais cru pouvoir autant désirer quelqu'un... avec tant de force... tant de folie!

_ Bah justement garde là pour quelqu'un d'autre ta folie!

_ Oui la foliiIIIIIIIiie! S'exclama-t-il euphorique comme un saoul et si soudainement que j'en reculais d'un pas. Tu me rends foOOooou! Ha ha ha ! (Il s'étouffa dans un rire qu'il ne maitrisait pas et se roula sur le lit.) Fou de désir, de passion, d'amour... JE SUIS FOU DE TOI! Mais toi, TOI TU T'EN FOUS DE MOI!! »

J'eu spontanément envie de le contredire, ou de le gifler, ou les deux, au choix. Mais mon corps restait paralysé par cette critique blessante.

« Arrêtes de faire le gamin. Je ne me fous pas du tout... de toi... »

C'est vrai ça... Qu'avais-je donc fais à cet homme, en lui sauvant la vie, pour qu'il doute tant de ces sentiments enfouis en moi, bloqués par cette putain d'amnésie, que je ressentais pour lui ?

« SI! Cria-t-il, ses muscles se contractant sous l'effet de cette rage que seul le poison semblait contrôler. TU M'AS OUBLIE! Tu m'as effacé de ta mémoire!

_ Oh, bah ça c'est pas m...

_ Moi qui n'existais qu'à travers toi... que pour toi... tu as détruit mon existence avec le souvenir de mon être qui subsistait en toi! »

A ces mots son corps s'affaissa sur le lit et il se mit à haleter bruyamment, un souffle haché et guttural trahissant le mal qui se répandait en lui.

N'y tenant plus, je m'approchais du sommier pour le soutenir et le rallonger, mais il se refusa à faire le malade et résista, agrippant ses mains moites à mon chemisier, collant son front brulant contre mon torse. A présent mon cœur vibrait si fort que j'avais peur qu'il ne le sente, et un bourdonnement bruyant empli mes oreilles d'un assourdissant concert que seul le cri de Fye parvint à couvrir:

« Ca aurait été tellement simple de te haïr! Mais dans l'histoire, celui que je hais le plus, c'est moi! »

Tandis qu'il finissait son aveu du bout des lèvres dans l'intimité des plis de ma chemise, je calais mon menton sur son crâne, et caressait d'une manière affectueuse ses cheveux, le consolant d'une petite étreinte pour tout le poids et la tristesse qui s'évacuait au travers de ses derniers mots.

« C'est moi... de tant t'aimer !! »

Sa phrase s'acheva dans... un sanglot? Mon dieu Fye pleurait? Ce mec pour qui la fin du monde ne serais pas plus dramatique qu'un ongle cassé? Cette statue de marbre était-elle en train de se fissurer, là, dans mes bras réconfortants?

Car si lui laissait libre cours à sa douleur, je ne parvenais pas à calmer celle qu'avait provoqué cette dernière phrase sur mon cœur. Poignante, lacérante, écrasante, … puissante.

Cette magie, qui émanait de ces paroles criantes de sincérité, je ne mis pas en doute le fais qu'elle opérait depuis déjà quelques temps... depuis avant mon amnésie, même… depuis toujours.

Ce qui expliquait l'ébat effréné dans lequel je ne cherchais plus à contrôler mon cœur, ce qui expliquait ma main droite non pas violente mais délicate le long de sa joue, ce qui expliquait ses larmes que je vint effacer d'un baiser sur sa paupière.

Le corps de Fye frémit sous mes attouchements et il soupira, tel un bienheureux :

« Chaque parcelle de mon corps et de mon âme est amoureuse de toi... Kurogané. »

Et je l'embrassais.

Comme pour conclure ce lent crescendo des sentiments, j'enlaçais son corps brulant et dévorais ses lèvres fiévreuses, mes mains caressant sa peau où perlait de fines gouttes de sueur, mon cœur battant contre son cœur.

« On s'était déjà embrassé auparavant? Murmurais-je au creux de son oreille.

Il secoua négativement la tête, ses cheveux soyeux venant effleurer ma joue:

« Ca a été la plus grosse erreur de notre vie, souffla-t-il avant de s'emparer de nouveau de mes lèvres.

Je mis fichais bien de savoir si Tomoyo nous observait, les larmes aux yeux ou le sourire aux lèvres, car je su au moment où je répondais à la déclaration de Fye que quelque chose en moi n'attendait que cela depuis trop longtemps.

Ce désir que je ressentais pour le magicien était ancré en mon âme, tatoué sous ma peau, si bien que même la perte de chaque miette de mes souvenirs n'avait pu effacer ce sentiment qui faisait partie intégrante de mon être.

Oui, je devais être amoureux de cet égoïste de magicien, de ce vampire au cœur solitaire, de cet homme profondément malheureux. Et il aura suffit de quelques gouttes de poison et d'une phrase de trop pour que je le réalise.

Alors que je sentais Fye faiblir peu à peu et son corps frissonner sous mes doigts, il s'agrippait à moi de toutes ses forces, et dévorait ma bouche comme un antidote. Il ne demandait pas à s'arrêter un instant, prendre la goulée d'air dont il avait besoin, mais à profiter de ce moment comme si la fin du monde venait de s'annoncer à notre porte.

Mes doigts glissaient dans son dos, glissaient derrière sa nuque, glissaient dans sa chevelure en désordre, gl...

« Kurogané-san! Fye-san !!! »

Je bondis en arrière et me retrouvais en une fraction de seconde contre le mur opposé au lit où Fye venait de s'effondrer, inconscient.

« Fye! »

Alors que je me précipitais pour le soutenir, Shaolan débarquais en trombe dans l'arrière boutique, tenant Sakura inanimée dans ses bras.

« Comment va...

_ C'est bon, il est juste évanoui. La princesse est évanouie? Ou est Seishiro?

_ Je ne sais pas, alors que j'étais près de la frontière à attendre comme convenu, la barrière de bois s'est soudainement effondrée.

_ Elle n'avait plus de pouvoirs à délimiter. Observa Tomoyo qui venait de nous rejoindre.

_ Sakura ne revenait pas alors je suis entré dans la forêt pour partir à sa recherche. Elle était inconsciente quand je l'ai trouvé, et blessée au visage et aux bras comme si elle avait été battue!

Je ne suis pas revenu par la colline, j'ai fait un détour afin d'éviter à Seishiro de me découvrir tout de suite et... »

Shaolan s'interrompu alors que la Princesse ouvrit faiblement les yeux. Elle considéra le lieu étrange ou elle était et son regard s'arrêta sur moi, où elle adopta un air soulagé:

« Kurogané-san... »

Elle tendit vers moi sa main tremblante sans que ni Shaolan ni Tomoyo ne cherche à l'interrompre, et elle caressa ma joue de ses doigts fin et fragiles:

« Votre... mémoire. La plume... je... l'ai récupérée. Je... vous la... rends... »

Un courant glacé traversa alors ma tempe et engourdi mon cerveau. Je vis le visage de la Princesse couverte d'égratignures, un flou intense brouillant ma vue puis, plus rien.


Voili voilou, prochain chapitre spécial vous comprendrez mieux pourquoi et enfin tout ! Bon je vais essayer d'être à jour aussi bien dans la lecture que dans l'écriture des fanfictions !! Je suis surchargée de boulots et assommée par les rendus, donc la suite viendra quand elle pourra ! A la prochaine et merci pour vos reviews !!