- ( J'ai revu mes chapitres et en le faisant mes remerciements aux reviews et reponses aux reviews ont été effacés... sorry, mais ma gratitude est là tout de meme...)

Note de l'auteur:

Tumbare...

Il est 2h. Du matin ou de l'après midi qu'elle importance?

Le temps s'est arrêté. Les jours me sont comptés.

En 4 jours tout s'est écroulé. Ma vie, la sienne, mes rêves, les siens, mes cauchemars, et juste les miens.

Il ne me reste rien. D'ailleurs il ne reste même pas moi. J'entends du bruit au loin. Un écho. Un son étrange qui résonne. Des sanglots, il me semble. Est ce une voix? Un rale? Ou un hululement? Est ce humain? Je n'en sais rien… Mes facultées de discernements sont à l'état prolifique de non existence.

Ca ne me fait pas vraiment peur. Rien ne m'effraie. Du moins aujourd'hui. Quand le pire est déjà arrivé on ne s'attend plus à ce que le meilleur nous arrive…

J'irai surement en enfer pour ce que j'ai fait. Le paradis va me fermer les portes. Lucifer va m'accueillir un charmant sourire aux lèvres et, une fois à ses pieds, quand il verra à quel point mon âme est torturée, il me dira que je n'ai pas besoin de son royaume pour accroitre ma douleur.

Alors tel un narcisse fané, abandonné et qui dépérit dans son coin, oubliée de tous je resterai seule.

Plongée dans ma peine et dans ma douleur je deviendrai alors aveugle. Le soleil ne me réchauffera plus. Mes larmes ne couleront plus. Mon sang aura séché. Mon âme sera à tout jamais perdue. Seule restera mes pensées. La douleur sera ma dernière maison .

Et puis peut-être, oui juste peut-être un rayon de soleil apparaitra.

Peut-être que je trouverai le courage de me battre. De partir loin d'ici, loin de là bas.
Peut-être que je comprendrai parquel mecanisme on parvient à sourire.
Peut-être que je me rappellerai les chants perses que mon arrière grand-mère me chantait le soir.
Peut-être que parce que justement nul n'est condamné avant d'avoir commis un crime, je trouverai la force de me pardonner.

Mais l'espoir s'il se perd très vite est aussi très dur à récupérer. Comme un ancien amant bafoué il sera dur à reconquérir et mes forces s'amenuisent de secondes en secondes.

Le voile se lève. Blanc ou noir je ne sais plus si sa couleur dépend de moi. Il est pourtant temps de prendre en main son avenir qu'il soit tragique ou comique*.

Mais avant, oui avant, laissez-moi poser les derniers mots de la triste histoire qui m'a conduit là…

* 'Tragedy is when I cut my finger. Comedy is when you fall into an open sewer and die.' Mel Brooks