Voilà le chapitre 4 ! Dans la tête de notre homonculus préféré :). Toujours pas de lemon dans ce chapitre mais il(s) approche(nt) on vous le promet :D.
En tout cas un grand très grand merci à tout les reviewers, à tout ceux qui suivent notre fic, parce que vos reviews nous font toujours extrêmement plaisir :).
Sinon j'ai essayez de corriger mes fautes d'orthographe un maximum, parce que l'orthographe c'est pas mon fort donc j'espère que ça vous conviendras, et évidemment j'espère que ce chapitre vous plaira :)
Bonne lecture à tous :)
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Chapitre 4
Bouclier ultime v.s. main = plâtre
--POV Envy--
- Ro…Rose…
Je levais un sourcil devant la crevette toute déboussolée, alors que mon sourire s'élargissait de plus en plus. J'étais enfin seul avec lui, et là il n'avait aucun moyen de me fuir, parce que cette fois, je ne le laisserais pas s'échapper. Ça risquait d'être amusant, et pour combler le tout, comme pour parfaire à mon plaisir, la cruche c'était barré, grâce à Edo, improbable. Maintenant, place au traumatisme du Elric. Mes yeux se posèrent sur sa nuque légèrement dégagée, tandis que je réfléchissais un court instant. Bon, c'était pas dans mes mœurs d'embrasser un mec, après tout « Qui veux la fin veux les moyens » (ou un truc du genre) non ? Je soupirais un peu et me redressais sans un bruit. Je faisais un pas vers le nain dépité puis je glissais rapidement mon bras autour de sa nuque, collant son dos à mon torse tandis qu'il toussotait :
- Er…Ery…
Il toussa de plus belle alors que je déposais mes lèvres dans son cou en le mordant un peu. Je le sentis frissonner puis je le faisais pivoter en empoignant ses mains de sortes qu'il ne me fasse pas encore un de ses tours d'alchimistes, car cette fois je ne me laisserais pas avoir. Je déposais mes lèvres sur les siennes, le coinçant entre la porte et mon corps. Je passais ma main libre dans ses cheveux les lui tirants au passage, tâchant de lui faire ouvrir les lèvres. Je devinais que je le faisais suffoquer et qu'en cet instant je devais certainement lui faire mal. Mais peu importe, là un seul désir m'animais, ce souhait semblait insignifiant, mais j'avais incroyablement envie qu'il réponde à mon baiser. Je souhaitais qu'il laisse ses lèvres s'entrouvrirent. Je sentis un coup de cuisse contre mon entrejambe, sous la douleur je plantais mes canines dans sa lèvre inférieure, le goût du sang se répandant dans ma bouche et sous cette souffrance nouvelle il ouvrit la sienne. Je morflais, mais mon but était atteint, je pouvais enfin approfondir mon baiser, et un instant je crûs sentir quelques mouvement de lèvres de sa part, jusqu'à ce que j'ai l'idée stupide de relâcher ses poignets pour glisser ma main derrière son dos afin le coller plus encore à moi. Grave erreur, car en sentant ses mains se poser sur mon torse je fus brutalement repousser. Sauf que là ce n'était pas de l'alchimie, seulement la force de son bras bionique et celle de son bras en chair, même si j'avais la certitude que son truc en fer y étais fortement pour quelque chose. Je m'élançais vers lui en un sourire railleur, lui enfonçant mon poing entre les côtes. Avant qu'il ne tombe au sol je le chopais par le col en le balançant sur son bureau, cassant sa jolie lampe au passage :
- Bordel…
Alors que je l'entendais gémir de douleur, je grimpais sur son bureau en me glissant entre ses jambes à quatre pattes, positionnant mon corps à la parallèle du sien, mon visage face à sa gueule d'ange. Mon sourire se figea quelques peu car un instant je me perdis dans ses yeux dorés. Ils étaient ce que je connaissais de plus envoûtant, et c'est à ce moment que je pris l'ampleur de la position que j'avais prise. Je compris rapidement qu'il était aussi déstabilisé que moi par la position que nous arborions. Mes mains glissèrent sur le chêne, mes genoux les accompagnèrent, tandis que je tombais lourdement sur la crevette face à moi. Bourde. Mon nez était à présent collé au sien, mes lèvres à quelques centimètres des siennes, mes yeux face aux siens. Mon buste rivalisait avec son torse, et je ne parle pas de la partie inférieure. J'étais peut-être près à faire n'importe quoi pour dérouter le mini alchimiste, mais il fallait avouer que ce genre de scène n'était pas des moins embarrassante, justement. Le rouge ne cessait de me monter aux joues de plus en plus violemment, tandis que je constatais le gêne accablant la face du fullmetal. Une bouffée de chaleur me submergea, alors que j'avais le sentiment que le temps défilait trop lentement, mon visage s'affaissa une nouvelle fois déposant une fois encore mes lèvres sur celles d'Edward Elric, sauf qu'a la différence de précédemment : c'était involontaire. Je sentis ses lèvres s'entrouvrirent légèrement, comme pour montrer qu'il appréciait mon geste… Ou pas… Ma main revint doucement sur le bureau, parcourant du bout des doigts le bois de celui-ci jusqu'à ce rapprocher du corps du microscopique blond emprisonner sous le mien. Au moment ou mes doigts parcoururent le côté de son buste, je le sentis émettre un sursaut, mais il lui était impossible de se dégager. Je fit de nouveau glisser mes doigts sur son corps tandis que je sentais qu'il cherchais à me repousser, bien que le mouvement de ses lèvres contre les miennes se faisait de plus en plus présent. Alors que ma main s'aventurait à s'attarder sur sa cuisse (sans que je ne lui en es donné l'ordre), j'entendis des coups à la porte et une voix (agaçante comme tout, qu'est-ce que j'aurais donné pour la faire taire ! ) s'éleva :
- Nii-san je peux entrer ?
Je me sentis soudainement projeter vers l'arrière, lâchant d'un coup la bouche du fullmetal m'écrasant le dos sur le sol, un bruit sourd raisonnant dans toute la pièce. Le blond sembla se redresser, sauta de son bureau puis ouvrit la porte, tandis que j'entendais des pas métalliques sur le sol… Ah… C'était la boite de conserve qui faisait cours à ce crétin de Wrath. Je me massais la tête tandis j'entendais le machin en ferraille parler :
- J'ai fait quelques recherches sur l'alchimie utiliser sans cercle, mais je n'ai quasiment rien trouver.
Quoi ? ! Et merde, j'avais bien dit que le duo Elric allait piger ! Abruti de Wrath ! Crétin crétin crétin ! Edward se racla la gorge et reprit, semblant quelques peu tendu :
- Ah euh… Ça te dérange qu'on parle de ça dans quelques minutes je… je suis un peu occupé…
- D'accord mais…
Je me redressais légèrement, toujours caché par le bureau du mini alchimiste. S'ils venaient à découvrir la vérité ça n'irais pas bien du tout. Lust me perforerait, Sloth m'égorgerait, Greed me frapperait et Gluttony… me boufferait. Wrath lui il ne savait rien faire d'autre que chialer, alors sa colère je m'en tamponnais grave. La grosse chose en métal prit la parole :
- Pourquoi as tu casser ta lampe ?
J'entendis le minus déglutir, pendant que la voix ô combien agaçante du truc qui lui servait de frère raisonna, à croire que son armure était vide... Son aîné reprit :
- Une… Maladresse.
Je réfléchis un moment, quoi de mieux que de mettre le nabot dans l'embarras ? Après tout ce qu'il attendais en cet instant c'était que je reste bien gentiment caché, le tant qu'il se débarrasse de son frangin. Dommage, je ne me sentais pas d'humeur obéissante. Un sourire arrogant se traça sur mes lèvres, et ce n'est qu'au moment de me relever et que je sentis le regards des deux Elric se poser sur moi et que je compris que j'avais fait une erreur. J'étais pathétique, que pouvais bien faire là ? Comment justifier ma présence ?
- Euh je…
Je me triturais l'esprit à une vitesse impressionnante, le rouge me montant au joues faisant accentuer mon poux puis je sortais la première chose qui me venait en tête :
- J'ai retrouver ma gomme, je reviendrais peut-être demain avec « l'autre ».
Par « l'autre » j'entendais bien sûr cette crétine aux mèches roses. Mes yeux se posèrent sur l'acarien qui avait les yeux exorbités. Puis ils glissèrent le long de sa peau mielleuse pour se stopper sur ses lèvres d'une douceur infime. Bouffée de chaleur. Je pris conscience de mon regards détaillant chaque parcelle de son visage parfait. La honte me brûla les joues et je sortis d'un pas précipité, balançant mon sac sur mon épaule, en manquant de tomber. Je claquais la porte, tandis que je courrais presque sentants mes mains trembler contre la lanière de mon sac, je me sentais tellement honteux que ma vision se troublais. J'avais voulu le ridiculiser, et j'avais tout foiré. En cet instant l'humilié: c'était moi.
....
Encore une fois j'arrivais en retard à ce cours là. Je jetais un œil par la fenêtre, observant les premier flocons de l'année tombé pour fondre sur le grand carreau. Je levais le poing et frappais à la porte, lassé. Vraiment pas envie de voir la fourmis… Une voix tout aussi fatiguée que mon poing prêt à frapper une nouvelle fois, s'éleva m'ordonnant d'entrer. Je poussais la porte alors que tout les stupides humains de la salle m'observaient avec des yeux ronds, emmitouflés dans leurs écharpes et leurs gros pulls en laine. Et alors ? J'avais pas droit d'être en t-shirt ? Je ne prenais pas la peine de lancer un regard à mon prof, en revanche je fus ravi d'adresser un sourire sadique à la débile du premier rang. Elle cligna des yeux et je ricanais, elle possédait bel et bien un Q.I. de bulot. Je me laissais tomber sur ma chaise et Lust(portant un col roulé en laine blanche ainsi qu'un jean) à mes côtés lança, les lèvres pincées :
- Tu aurais pût faire l'effort de mettre un pull voir un sweet, c'est pas franchement courant les gens qui se trimballe l'abdomen à l'air alors qu'il fait moins deux.
Je haussais les épaules en lui désignant du doigt mon sweet bordeaux grand ouvert tandis qu'elle roulais des yeux. Les miens se posèrent sur le mini blond. Il sembla rosir en sentant mon regard sur son visage. Etait-il gêné de l'événement d'hier soir ? A la réflexion, il avait fini par répondre à mon baiser, et même lorsqu'il avait « tenté » de s'échapper, il n'avait fait qu'accentuer celui-ci, donc il y avait de quoi être gêné… Après ça avait dégénéré… Ma main s'était toute seule aventurer sur son corps puis elle avait prit elle même l'initiative d'aller plus loin. Chose que j'aurais réussi si la boîte de conserve ne c'était pas pointé. Mais si le frangin n'était pas venu que se serrait-il passer ? Ma main se serais aventurer sur son entrejambe, et guidé par mon impulsivité… J'exprimais une grimace de dégoût et fermais les yeux vivement. Non ! Surtout pas ça ! C'était quand même un mec, merde ! Et même si mon apparence était androgyne je n'en étais pas pour autant gay ! J'avais déjà couché avec de nombreuses personnes… Mais là c'était le fullmetal, un nabot avec un bras bionique ! Et pour combler le tout c'était un gars ! D'accord… J'étais capable de beaucoup de choses pour traumatiser les profs mais de là à… Je restais songeur un moment la mine mi dégoûtée mi pensive. En même temps, c'était son seul point faible… J'avais beau chercher je ne voyais que ça. Si ça avait été l'autre idiot avec ses flammèches sa aurait été facile. Lui j'en étais presque venu à bout, des petit coups d'eau de temps en temps sur ses gants à cercle, pas très compliqué. Mais le fullmetal était doué en combat, et puis rien à faire avec son bras, jamais je ne pourrais arriver à le lui péter… Quoi que… Mais à partir de ça il savait se battre quand même... Technique à mettre en œuvre. Je la retins. On me héla, je tournais la tête :
- Comment ça c'est passé la réunion des délégués ?
Je lançais un regard venimeux à Greed lorsque quelque chose me traversa l'esprit. Gluttony m'avait sembler bien silencieux ces temps-ci, or lorsqu'il se taisait c'est qu'il avait fait une connerie, et « Gabriel » me semblait bien railleur… Mes yeux s'ouvrirent brusquement, l'enfoiré ! Je l'observais s'esclaffer devant mon air enragé. Bruit de chaise, claquement sourd, tout les regards tourné vers nous. Obéissant à mes pulsions meurtrière je me levais brutalement et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, j'avais bondis sur lui, mes poings s'écrasant d'ors et déjà sur son visage d'albâtre. Les autres élèves s'étaient levés et le microbe courut vers nous tapant déjà dans ses mains. Quel saloperie ! Je le détestais ! Mon visage était fixé dans la rage, mes dents serrées. Mes poings s'étaient mis à saigner dût à la solidité de Greed. Cet enfoiré avait osé me faire ça, à moi ? ! A cause de lui je m'étais retrouvé seul face au nabot ! Je m'étais humilié moi même ! A cause de lui j'avais fait des choses immondes ! A cause de lui je n'avais pas fermer l'œil de la nuit ! Rien a faire d'avoir mal, il tâtait de mes poings ! Ceux ci frappaient le plus violemment possible chacune des parties de son corps qu'ils pouvaient atteindre. Je le détestais ! Je l'abhorrais ! Ma haine ne cessait d'accroître. La foule autour de nous avait formée un cercle, mon bureau et ma chaise avaient volé en l'air au moment où je m'étais levé. Alors que mon poing s'écrasait une nouvelle fois de façon encore plus furieuse que les précédentes plusieurs chose m'interpellèrent en un quart de seconde : la première fût un atroce craquement raisonnant dans la classe me glaçant le sang, puis la deuxième fût une douleur insoutenable tout le long de mon bras celle-ci me faisant grimacer en me troublant la vue, et enfin un « non !» prononcé par l'acarien aux cheveux blonds juste avant que je ne me retrouve projeté en arrière, m'écrasant avec fracas contre le mur en un bruit sourd faisant vibrer les murs de la salle, des morceaux de celui-ci glissant pour tomber au sol. Avec le goût du sang dans la bouche (je m'étais mordu la langue) je les accompagnais. Mon dos me faisait effroyablement mal, si bien que je sentis les larmes me monter aux yeux, mais c'était également dût à l'horrible douleur qui subjuguais tout mon bras droit… Je m'écrasais genoux au sol, mes cheveux couvrant mon visage. Je manquait de m'écraser face contre terre, en me rattrapant sur mes mains l'une valide l'autre brisée. Plus un bruit dans la classe. Silence total. Des bruits de pas raisonnèrent. Ma tête se redressa. Mes améthystes fixant l'objet de ma fureur soutenu par trois filles de la classe : Greed. Je tentais de redresser une de mes jambes pour aller le tabasser lorsqu'un petit corps blond s'accroupit à mes côtés :
- Ery ! Je suis vraiment désolé ! Je n'ai pas fait exprès….
Je tendais l'oreille à cette voix, ma respiration de calciné semblant glacée la pièce :
- C'était trop tard… Désolé… Je t'emmènes à l'infirmerie…
Je ne dis rien, toujours au taquet, ma tête tourna lentement vers lui :
- Ery ?
Mes yeux enragés glissèrent sur le microbe a côté de moi, alors que sa main était déjà posée sur mon bras dans le but de me relever. Une bouffée de chaleur me submergea mais cette fois-ci il s'agissait de rage, mon poing valide se serra et je me dégageais rapidement. Lui lançant un regard haineux à souhait, ma fureur se déversant sur lui, je râlais :
- Lâche moi la pousse de soja ! Retire ta main de mon bras ! T'en a pas marre de me tabasser avec ton alchimie merdique ! Tu crois qu'j'ai que ça à foutre que de me faire expulser partout ? ! J'en veux pas de ton aide pourrie ! Tu crois que ça me frustre pas assez qu'un mioche soit plus capable de faire des étincelles que moi ? Tu veux continuer d'en rajouter une couche ?! Fous moi la paix et laisse moi faire ce que je veux quand j'suis énervé ! Laisse moi régler mes contes sa te concerne pas ! Cet enfoiré c'est pas toi bordel ! Laisse moi frapper qui je veux ! T'as pas fini de me narguer avec ton alchimie de mes deux ?! Surtout pour ensuite jouer ta sainte nitouche ?! J'irais pas dans ta putain d'infirmerie ! Dégages !
- Ery ! s'exclama la cruche choquée par tant de grossièreté.
- Toi tu la fermes ! repris-je mauvais, tentant tant bien que mal de me relever. Et arrêtes de m'appeler comme ça ! Moi c'est…
Je tombais de nouveau lourdement, coupant ma phrase d'un coup, la douleur me lancinant, Edo tenta une nouvelle approche mais je le repoussais encore une fois. J'avais l'impression que j'allais m'effondrer, mon cœur ne cessait de cogner contre mes tempes, toutes mes veines palpitaient… J'avais effroyablement mal, beaucoup trop mal…
- Ery, ne soit pas bête…
- Ta gueule le nabot ! Je peux très bien me débrouiller tout seul !
- Mais…
Je m'accrochais au mur et me redressais difficilement, les jambes tremblantes. Su sang coulant de ma main droite, des perles rouges s'écrasant au sol. Greed me regarda bizarrement et je lançais un regard à Lust qui signifiait que j'avais besoin de son aide. Mes pieds eurent du mal à se lever tandis que j'avançais lentement vers la sortie. La foule s'écartant devant moi. J'étais en mauvais état. Tâchant de garder une certaine dignité pour ne pas m'écrouler au sol avant d'être sorti de la salle de classe je marchais aux côtés de Lust. Mais lorsque la porte eût claqué mes jambes vacillèrent, une goutte d'eau roula sur ma joue puis je m'effondrais sur l'épaule de la sulfureuse brune à mes côtés, sa main se glissant sous mes épaules, la douleur me plongeant dans une quasi inconscience.
....
Je fermais les yeux pendant que l'infirmière me faisait mon bandage, sa faisait un mal de chien ! Je regardais la vielle infirmière tandis qu'elle annonçais son verdict:
- Il vas falloir te plâtrer Ery.
- Quoi ? m'exclamais-je outré, mais pourquoi ?!
- Tu as la main cassée.
- Attendez trois heures elle sera réparée…
Lust me lança un regard glaciale. Je levais les yeux au ciel et soupirais « sauver les apparences » toujours la même chose… Je regardais l'infirmière, accablé :
- Un simple bandage suffira ! repris-je d'un ton suppliant.
- Non ! Il est impératif que tu soit plâtré ! Tu ne peux même pas bougé tes doigts !
Je regardais ma main qui pendouillait lamentablement alors que je tentais désespérément de faire bouger mon index. Désolant. Bah dans quelques heures il n'y aurais plus trace de cette main cassée… En attendant je morflais mais… La grande brune prit la parole :
- Oui plâtré le.
- Quoi ?! m'exclamais-je contant sur le soutien de mon amie.
- Oui, et le plus tôt seras le mieux.
- Mais…
L'infirmière me fit sursauter en me tendant un truc en tissu :
- C'est quoi ? demandais-je d'un ton bourru.
- Un gilet, tu te sentiras mieux avec quelque chose sur le dos.
Je grognais, attendant que la cicatrisation de mon dos ne s'opère. Je jetais un œil sur l'effroyable bandage autour de mon abdomen. Pff… obligé de porter toutes ces horreurs alors que dans quelques temps je n'aurais plus rien. Saleté d'humains stupides ! Quels bande d'abrutis ! Je tâchais de me relever mais ma colonne vertébrale se fit très présente et m'incita à rester assis. Je fixais Lust d'un œil vitreux, celle-ci gardant un visage inexpressif. Cette fille était un véritable tortionnaire… Je levais les yeux vers l'infirmière :
- Il faudrait l'aide d'un alchimiste pour te faire ton plâtre, je n'aurais pas le temps d'aller chercher le matériel nécessaire avant demain.
Je tentais une fois encore de me relever mais rien a faire, la douleur m'assiégea aussi rapidement qu'un venin glissant dans mes veines. Bordel de…
- Je vais chercher monsieur Elric ? questionna Lust.
- Eh bien il me semble que se serait une bonne idée merci Lux.
Je tournais rapidement la tête le poing serré, la mâchoire crispée :
- Que-quoi ? Le nabot va se pointer là ?!
- Eh bien il vaux mieux que tu guérisse vite Ery donc…
Je coupais la parole à l'infirmière, les sourcils froncés, m'adressant à Lust :
- Dans ce cas amène la boîte de conserve.
- Alphonse ? Mais ce n'est pas ton professeur Ery… commença l'infirmière.
- Ta gueule la vielle, je veux pas qu'un nain me fasse un plâtre.
Lust me lança un regard exaspéré puis sortit en silence de la chambre. Non il était hors de question que je perde le peu de dignité qu'il me restait en voyant le microbe, je préférais avoir affaire à son frère. Même si le machin en ferraille ne m'inspirais pas spécialement…
....
Le cours se termina enfin, et je sortis rapidement sans prêter attention au mur cabossé sur le côté de la salle. J'avais bien envie de balancer une réplique cinglante à mon prof sur ce sujet mais cette saloperie de main plâtrée m'en empêchais. Bien sûr mes phalanges étaient libres, mais j'étais censé avoir la main totalement cassée… Rhaa ! Je détestais encore plus Greed qu'avant pour le coup… Arrivé près de la porte j'entendis le nabot héler la minable aux mèches roses. J'esquissais un pas mais me cachait derrière la porte, de sorte d'observer sans être vu, la crétine approcha du bureau :
- Je… je tenais à te parler. Je suis affreusement désolé pour la dernière fois… commença le Elric.
- Ce n'es pas grave, de toute façon je commence à prendre l'habitude qu'Ery me considère comme quelqu'un de bête, mais je n'aurais jamais pensé que vous aussi…
- Non ! Jamais je ne penserais ça ! Et je t'ai déjà dis de me tutoyer… C'est juste que… Ery à sortit une phrase assez hors contexte et ça façon de prononcer… Etait drôle…
- Ne vous inquiétez pas, ça ira…
Elle sembla esquisser un pas et je continuais d'observer en silence, ma respiration s'étant arrêtée :
- Non ! Attends… Je sais que j'ai complètement manqué de tact mais… Je te trouve très intelligente… Et puis la dernière fois tu m'a aidé à éloigner Ery de Gabriel…
Une bouffée de rage monta en moi quand mes yeux s'écarquillèrent. Alors comme ça cette débile de mes deux avait contribuée au trou dans le mur ? ! Elle avait contribué à la bêtise du minus pour me péter des vertèbres ? ! Espèce de… Je n'eût pas le temps d'achever ma sombre pensée meurtrière car la voix aiguë de la simplette reprit :
- Intelligente… Si on veux, je n'avais même pas remarqué qu'il avait arrêté de le frapper…
- Moi non plus tu sais… Et puis tout était déjà fait… Ça c'est passé si vite que…
- Oui… coupa-t-elle en soupirant.
Je collais encore plus mon œil à l'entrebâillement, observant de plus belle le nabot :
- Enfin je suis désolé… Ce n'était pas voulu, et puis je te trouve très intelligente et…
La façon dont il rougit ne présagea rien de bon, et je ne pût m'empêcher de serrer le poing devant les regards timides qu'ils se lançaient l'un l'autre. Quelque chose me tordit l'estomac, une boule se forma dans ma gorge et des frissons me parcoururent l'échine. Je baissais les yeux un instant, c'était la première fois que ce sentiment me prenait… C'était écœurant, ça me faisait penser à ces vieux films à l'eau de ro… Rhaa ! Pourquoi « eau de rose » ! Bordel ! Bref, tout ces vieux film minables que regardait Sloth… Je ne pus rien faire d'autre que de faire un pas vers la salle, faisant claquer les semelles de mes bottines délacées sur le sol. Le duo se tourna vers moi. Je n'esquissais pas un sourire, poussant Rosie pour poser violemment mes poings sur la table, ignorant mon plâtre :
- Navré de vous interrompre, mais je tenais à vous remercier pour votre sublime travail d'équipe. Grâce à vous, la salle de classe n'es plus si ennuyeuse, car il y a un merveilleux design sur le mur.
Le microbe leva ses iris dorées vers moi et je dus soutenir son regard en retenant le plus possible deux pulsions différentes : la première était de tabasser et le minus et la gourde, la deuxième était plutôt d'embrasser le microbe devant elle rien que pour la mettre bien en rage. Les lèvres pleine du fullmetal à deux balles s'agitèrent :
- Ery, je suis désolé. Je n'es pas fait exprès… J'ai activé le cercle au moment où ta main s'es cassée… Il était trop tard pour que je l'arrête…
- Rien à foutre ! T'es un alchimiste non ? ! Et puis si t'es aux ordre de Pr… de votre généralissime, c'est que tu dois être capable de faire quelque chose de correct ! Grâce à toi je suis obligé de porter un plâtre à la main !
- Ery, ta main tu l'a cassé tout seul… corrigea une voix aiguë à côté de moi.
Je lançais un regard plus qu'agacé à Rosie, tandis que mon visage se tordait en une grimace sadique :
- Je t'ai pas parlé crétine, et ça te concerne pas.
- Si, justement.
Elle s'empourpra, tandis que le mini alchimiste nous envoyaient des regard inquiet et que je me tournais lentement vers elle :
- Et je peux savoir en quoi gourdasse ?
Elle sembla ignorer mon insulte et reprit de plus belle :
- Je trouve que tu n'as rien à dire à Ed car…
- Ed ? m'étranglais-je, vous vous donner des petit noms maintenant ! Putain on t'as jamais dit que les profs et les élèves sont pas censé avoir de relation ? !
Elle rougis plus encore alors que le mini nabot arborait une réplique parfaite de la tomate. J'observais l'idiote devant moi avec un sourire narquois et je la vis serré les poings :
- De toute façon tu ferais mieux de te taire car tu ne sais même pas te servir de l'alchimie !
- Et qu'est-ce que ça viens faire là dedans ? m'enquis-je en dressant un sourcil.
Elle pris une nouvelle fois la parole plus fort :
- Tu es incapable de te servir d'un cerce de transmutation donc comment peux tu juger Edward sur ce qu'il a fait ?! Tu ne connais même pas le temps de réaction qu'un cercle met puisque que tu es totalement incapable de produire une simple étincelle !
- Ton avis je m'en bas, la cruche, je…
- En attendant la « cruche » est plus capable que toi d'activer un cercle.
Paf ! Celle là je m'y attendais pas… Je ne pût rien faire d'autre que d'avancer rapidement mon poing vers elle jusqu'à ce que le microbe ne se mette entre nous :
- Dégage pousse de soja !
- Ery ! Arrête de frapper tout le monde ! Et Rose ne le provoque pas ! Je suis désolé je te l'ai déjà dis, j'ai fait une erreur, mais je n'ai pas pût la stopper à temps. Point barre.
- En attendant c'est pas toi qui à la main plâtré…
Je croisais son regard doré un instant et mes épaules retombèrent de façon lasse… Je jetais un œil à Rosie qui avait croisé les bras et semblait mi vexée mi agacée. Mes iris glissèrent vers mon professeur, alors que mon poing non plâtré se serrait. Les mots de la gourde ne cessait de raisonner dans ma tête, frappant tout ses recoins, se répercutant dans les moindres parcelles de ma cervelle « tu es totalement incapable de produire une simple étincelle » Saleté… Qu'est-ce que je pouvais y faire ?! Elle m'énervais… Une idée troubla mes méninges en plein travail et je me demandais la meilleure façon de faire. Mon poing se desserra et empoigna vivement le poignet du fullmetal. Le microbe m'observa étonné puis je m'élançais en trombe vers la sortie. Le mini alchimiste traînant presque derrière moi s'exclama :
- Ery ? Mais qu'est-ce que tu fais ?!
Je ne répondis pas, tentant de semer Rosie le plus rapidement possible. Entendant des pas précipité derrière moi j'accélérais, poussant les deux portes battantes de mon bras libre avant de monter hâtivement d'autres marches sous les râlement du nabot. Je jetais un œil derrière moi juste après avoir pousser deux nouvelles portes, aucun cheveux rose à l'horizon. Je balançais le petit microbe dans un coin de l'espace confiné du couloir et m'approchais dangereusement de son visage angélique. Ses yeux restaient fixés sur moi, une bouffée de chaleur me submergea… En cet instant je pouvais le tabasser si je voulais autant que je le souhaitais. Personne ne savais où nous nous trouvions…
- Ery… ?
Je ne dis rien, mes iris rivées sur lui. En cet instant le frapper m'était égal… Mon visage avançais encore et avant que mes lèvres ne soit trop proche des siennes je murmurais :
- Je veux des cours particulier.
Le visage du fullmetal fût traverser par plusieurs expressions en à peine une seconde : tout d'abord il se crispa, puis fût surpris, ses joues s'empourprèrent, il sembla gêné, se mordit la lèvre puis revint à une expression étonnée :
- D-des… C-cours… Pa-Particulier ? bégaya-t-il enfin.
J'opinais de la tête tandis qu'il palissait. Son épis chatouilla mon front. Ma tête bascula. Encore une fois mon visage était quasiment collé au sien, et, alors que ma tête se rapprochais d'autant plus et que mes lèvres effleuraient les siennes, je fus ravis de constater que celles du petit blond était déjà entrouverte n'opposant absolument aucune résistance.
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J'espère que vous avez apprécié autant ce chapitre que les précédents et à la prohcaine avec Yumi :)
Et encore un GIGA MERCI à tout ceux qui nous laisse des reviews et qui lisent notre fic. :)
By Izumy
