Tout d'abord bonne année à tous.
C'est à moi de prendre le relais, j'espère que vous serez satisfait de ce chapitre :). Nous avons été sadiques pour la fin du précédent chapitre mais c'est pour votre bien dira-t-on :).
Hum sinon.... Merci à tout les reviewer car vos reviews nous font toujours très plaisir :D. Merci à vous tous, de suivre notre fic et de la commenter.
Merci.
Je ne vous fait pas patienter plus longtemps, bonne lecture !
(petite précision, nous avons inventé l'histoire d'Envy )
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Chapitre 8
Boulette.
--POV Envy--
Saleté de nabot ! Quel enfoiré ! Putain de minus ! Qu'est-ce qu'il avait dans le crâne ce crétin ! Faisait-il exprès d'être foncièrement débile ou c'était de naissance ?! Des « Ery » à tout vas raisonnèrent derrière moi et je me tournais vers le microbe aux cheveux blonds, débraillé, qui courait derrière moi. Pff il pouvait pas rester avec l'autre débile ?! Quoi qu'étrangement cela me procurais une légère sensation de satisfaction, celle-ci étant plutôt bien masquée par la colère en moi. J'accélérai le pas exprès, et lorsqu'il fût à ma hauteur (façon de parler) je lui fis un croche-pied et le poussai contre le mur, reprenant ma course de plus belle :
- Ery, attends !
- J'ai pas qu'ça à foutre que d'attendre que tu termines ta partie de jambes en l'air, vas baiser et fous moi la paix !
- Mais c'est pas moi qui voulais…
- Ouais, prend moi pour un con. Pardonne moi l'acarien, mais niveau sexuel j'ai plus d'expérience que toi pour juger que lorsque tu tripotes les miches d'une fille, t'es plus que consentant !
- Elle m'y a forcé ! s'exclama-t-il indigné. Elle était pas dans son état normal…
- Ça s'appelle être en manque ! Lâches moi bordel !
Je continuais d'accélérer le pas mais voyant qu'il courait presque à mes côtés je m'arrêtai en soufflant et le balançai contre le mur, posant furieusement mes mains autour de lui, approchant mon visage du sien.
- Je suis tellement en rogne que ma plus grosse envie en cet instant c'est de te pendre par les tripes et de te faire morfler jusqu'à ce que tu rendes ton dernier souffle, casse toi.
- Non ! Elle m'y à contraint à cause de l'alchimie, moi je voulais pas. Et tant que t'aura pas compris ça, je continuerais de te suivre.
Mon genoux se leva brusquement pour frapper son entre jambe et je lui souris narquoisement, tandis qu'il rougissait de douleur. J'allais lui en faire baver, ça c'était clair. Il n'avait pas gagné. Je posai ma main sur sa chemise et tirai dessus en en faisant voler quelques boutons. Il râla les yeux étonnés. Je souris devant sa chemise déchiquetée en plein milieux du couloir et lançai en brandissant celle-ci :
- Je garde ça, ca devrait aller plus vite avec la cruche comme ça. Et de ma part, fait lui le plus de mal possible quand tu la dépuceleras.
Il piqua un fard en cet instant, la honte se lisant sur ses traits. Des pas retentirent dans le couloir. Mes yeux se tournèrent verts elle, elle avait son peignoir et avançait en courant criant des « Edward ! » à tout bout de champs. Sa voix s'éteint lorsqu'elle nous découvrit tout les deux, sa chemise dans ma main, lui torse nu. La voir me fit bouillir de rage ; comme je la haïssais ! Je souris soudainement. Le petit Edo allait subir ma vengeance… Par elle. Si je lui faisais du mal, la première personne qu'elle irait voir serait bien évidemment lui. Mes yeux brillèrent sous le plan machiavélique ayant germé dans mon esprit, et j'attrapai le bras de Rose violemment. Il allait comprendre ce que je ressentais, ce que ma haine représentait en cet instant, la rage que mes sentiments animaient…
Habillement, je balançai la cruche sur mon épaule et courrai à toute vitesse vers ma chambre, entendant les pas du Fullmetal derrière moi, la débile me martelant le dos de ses poings. J'ouvris ma porte à coups de pieds avant de la refermer au nez du blondinet. Là, il ne pourrait rien faire. Par précautions, je callai la porte avec une chaise, balançant la cruche sur mon lit, ainsi que la chemise du blond. Mon premier choix de torture fût de lui enfoncer mon poing dans le ventre en m'agenouillant sur le matelas. Mon deuxième fut de cogner sa tête contre le mur, pas trop violemment, juste assez pour qu'elle soit amochée. Et enfin je souris en voyant le peignoir entrouvert. Mes yeux se posèrent dans les siens. Je la détestais tellement... Plus encore en cet instant, et c'est là que ma main attrapa la ceinture du peignoir, en retirant le nœud. Elle cria. Je m'esclaffai, machiavélique, tâchant de parler assez fort pour que le nabot entende derrière la porte :
- Alors comme ça t'es en manque ?
Elle rougit, déglutissant difficilement, tâchant de refermer son peignoir. Je l'en empêchai :
- T'inquiètes pas, je vais remédier à ton problème.
Je m'esclaffai en posant mes mains sur les épaules du peignoir. Le tissu glissa doucement me dévoilant sa peau hâlée. Mon cœur cogna rapidement dans mon torse, je me sentais étrange. Mes yeux se fermèrent et mes bras se levèrent. Son cri raisonna lorsque je posais mes mains sur sa poitrine pour retenir le peignoir. Je ne pouvais pas. Son corps était à moi, je pouvais lui faire ce que je voulais. Son peignoir ouvert me dévoilant presque son corps, la courbe de sa poitrine se traçant. Mais je ne pouvais pas. Ma main retint les deux bouts de peignoir refusant de rester un instant de plus sur sa poitrine, tandis que mon poing s'écrasait violement contre le mur, déversant ma rage de ne pas arriver à faire ce que je souhaitais. A deux centimètres de son visage, des morceaux de peinture tombèrent, tandis que je gardais ma dignité. Mon visage s'approcha à deux centimètres du sien, je déglutis :
- Tu viens d'avoir un bref aperçu de ce que je peux te faire, si jamais tu oses recommencer, je n'hésiterais pas une seule seconde.
Elle ne répondit pas et je me contentais seulement de lui ôter définitivement son peignoir sans la regarder et de pousser ma chaise pour la balancer dans le couloir au pied d'Edward, choqué de voir Rosie nue. Je claquai ma porte en lançant à la cruche :
- Avant de demander au nabot de te considérer comme une femme, apprend à comprendre les sentiments des gens.
....
Je descendais lentement mon visage le long de sa nuque, son corps musculeux se mouvait sous le mien. Ses cheveux blonds tombaient gracieusement sur ses épaules. Ma main droite en repoussa quelques mèches. Et je remontai mon visage vers le sien, en caressant sa joue… Deux secondes. Qu'est-ce qui clochait ? Y'avait un truc pas net là. Où étais mon plâtre ? En me rendant conte de cet élément j'observai son visage se flouter, ma vision de lui s'éloignait. Non ! Pas maintenant ! Sa voix disparaissait, tandis qu'un « bip bip » agaçant me perçait les tympans. La tristesse me fendit le cœur et un bref mal de crâne me prit.
Lorsque j'ouvrais les yeux, le plafond fut ma première vision. Pas de petit blond mignon à l'horizon. Je détestais rêver. Parce que ces foutus rêves, vous êtes toujours super heureux de les faires, mais quand vous vous réveillez et que vous vous rendez conte que ce n'était bel et bien qu'un simple rêve, vous êtes extrêmement déçu. Foutu cerveau vas ! En plus le mien avait choisit une scène tellement soft que l'effet ne s'était même pas ressenti dans mon boxer. Je plaisantais. Ma main chercha à tâtons le réveil avant d'appuyer sur le bouton. Je me frottai les yeux, ça allait être une dure journée. En plus, j'avais besoin de pierre rouge. Il fallait que j'en demande à Lust. Etrangement en manque de pierre rouge, je n'étais pas énervé, j'étais même plutôt zen. Voir mou. Etrange non ? Je me redressai en baillant et enfilai mon pantalon. Je glissai rapidement mon t-shirt en attrapant mon sweet au passage. Une chaussette, l'autre. Et enfin j'enfilai mes bottines délacées. Mollement j'attrapai mon bandeau sur la table de chevet et je sortis en fermant la porte à clé. J'étais peut-être mou, mais pas stupide pour autant.
En chemin vers le self (j'y allais plus pour voir Lust, Glutony et tout le reste que pour manger, mais passons) je croisais Wrath. Lorsqu'il me rentra dedans il mit ses bras devant ses yeux en guise de protection. Je m'arrêtai en levant un sourcil :
- Quoi ?
- Bah, tu me frappes pas ?
Je fis mine de réfléchir un bref moment avant de dire d'une voix plate :
- Pas motivé, dis moi Wrathounet, ta pas des cailloux rouges ?
Il me tira la langue avant de répondre :
- « Pierre rouge » je comprends tu sais. Non, maman vas nous en apporter demain, nous n'en avons plus, Glutony a tout manger.
Je posai ma paume contre mon visage. Fait chier. Stupide goinfre. Je fis demi-tour, avançant vers ma salle de cours, finalement j'allais pas déjeuner. Pour une fois je serais à l'heure pour mon cours d'alchimie au moins. En arrivant à côté de la porte j'eu la merveilleuse surprise d'y trouver ma chère amie au mèches roses. Je lui lançai un sourire narquois profitant du fait qu'elle n'ait pas comprit que j'étais incapable de la toucher. Elle devait trop me répugner. En me voyant elle rougit puis, lorsque je m'adossai au mur à son instar en laissant par précautions dix mètres d'écart, elle vint me parler :
- Je te préviens Ery, même si tu compte te battre avec Edward ou moi, nous savons tout les deux nous servir de l'alchimie.
- Rassures toi, je n'en ai pas l'envie. Se faire taper par Edo ça fait mal.
Elle me lança un regard noir devant le surnom en levant sourcil :
- Ça fait mal ?
- Bah oui, et j'ai pas envie d'esquinter plus encore mon corps de rêve. Et puis tu peux bien me faire la moral dans l'alchimie, moi je te bats littéralement sur un autre domaine.
- Oui en combat, grogna-t-elle. Mais c'est pas nouveau alors je te re…
- Je parlais pas de ça, coupais-je.
Ses yeux brillèrent étrangement tandis qu'elle se rapprochait de moi, et que mon sourire arrogant prenait place :
- Qu'entends-tu par là ?
- J'entends que moi j'ai quelque chose que tu n'as pas réussi à avoir.
Elle sembla pensive avant de cracher, le rouge lui montant aux joues :
- Tu n'as pas fait ce à quoi je pense ?!
- Pourquoi tu crois que je t'ai assommé gourdasse ? Et depuis quand tu penses toi ?
Elle s'empourpra d'avantage avant de lancer d'un air triomphant, son regard se portant vers le couloir :
- Eh bien, peut-être que bientôt quelqu'un d'autre réussiras aussi.
Je suivais son regard en voyant le mini alchimiste arriver, la blonde aux yeux bleus le suivant de près. Je déglutis difficilement en pâlissant. Elle assistait encore à son cours ?! Mais… Pourquoi ? Elle pouvait pas se dépêcher de réparer son automail ? Et c'était quoi ce regard qu'elle lui lançait ?! Pourquoi ses yeux pétillaient ? Elle avait pas le droit de la regarder comme ça ! Pour qui elle se prenait celle-là ?! La cruche parla (oui les cruches peuvent parler, étonnant non?) :
- Alors si elle tu la laisse faire, autant me laisser faire aussi.
Je m'esclaffai en lui faisant un croche-pied tandis que la porte de la salle de classe s'ouvrait. Elle trébucha et je la rattrapai en lui glissant :
- Si jamais tu poses tes mains fiévreuses sur son torse, c'est moi que tu auras dans ton lit et je serais loin d'être doux.
On me héla, je me tournai en voyant la brune que j'avais dragué la veille. Comment elle s'appelait déjà elle ? Stéphanie ? Tiphanie ? Cathie ? Kellie ? Aucune idée, mais la seule chose qui me venait en tête était qu'elle ne m'intéressait pas du tout. Je la regardai en clignant des yeux :
- Tu ne t'assoies pas à côté de moi ?
- Non.
- Pourquoi ?
- Pas envie.
- Mais… Tu ne voulais pas qu'on sorte ensembles ?
- Non.
- Pourquoi ?
Je clignai des yeux et sortis la première excuse qui me venait, même si elle était totalement bidon :
- Tu as des reflets roux, j'aime pas les roux.
- Je n'ai jamais eu de reflets roux !
- Bah… ceux que tu as sont moches.
Elle leva les sourcils. Je respirai un instant. Pourquoi je devais avoir cette gourdasse en plus ? Ma journée prévoyais déjà assez d'être minable… Elle allais pas s'y mettre ! J lançai, voyant qu'elle ne me lâcherait pas les basques sans ça :
- Je préfère les blonds.
Je lui tournai les talons sans me justifier davantage, puis m'assis à côté de Lust. Ça va quoi ! J'avais choisis cette fille parce que c'était la plus potable et puis c'était celle qui se différenciait le plus d'Edo, excepté Lust. Mais j'allais pas la draguer, ce n'était pas censé, en plus elle m'aurait giflé si j'avais essayé… Et elle ne m'attirait pas du tout en plus de ça. Bref, tout ça pour dire que l'autre n'avait servi à rien, c'était juste pour rendre le mini Elric jaloux. Rhaa qu'est-ce qu'on pouvait me faire chier aujourd'hui ! J'avais pas envie d'elle point barre ! Elle allais pas me taper sur les nerfs jusqu'à ce que je lui dise que je me foutais d'elle totalement ?! J'aurais pût, elle m'aurait laissé direct au moins ! Quelle débile ! Mince, je commençais à m'énerver. Petite précision, le manque de pierre rouge me rendait, certes plus zen, mais lorsque je m'énervais il était beaucoup plus dur pour moi de me contrôler. Juste histoire de me pourrir encore plus la journée la blonde détailla encore une fois le minus. Ce dernier prit la parole :
- Comme au dernier cours, je vous demande d'accueillir Winry.
Il me lança un bref regard, puis croisa celui de Rosie et rougit. Je soupirais d'énervement et mon amie aux gros seins me demanda à voix basse :
- Ça ne va pas ?
- Si, juste en manque de pierre rouge.
Elle se pinça la lèvre avant de reprendre :
- Contiens toi un maximum.
Je n'écoutais pas et j'entendis son gémissement exaspéré lorsque ma phrase fût lancée, une grimace se plaçant sur ma peau d'albâtre :
- Elle fait chier cette blondasse, pourquoi elle le regarde comme ça ?! Et puis regarde moi cette crétine au premier rang qui le déshabille du regard ! Elles sont pas gênées…
- Ça ressemble à de la jalousie, Envy…
- Parles pas sans réfléchir, on parle d'un acarien, pas d'un petit ami. Je trouve juste ça idiot que ces filles le regardes comme ça… C'est vrai elles… Elles n'ont aucune idée de ce qu'elles font… C'est trop bête… Elles… Elles…
Et merde, je trouvais plus mes mots pour le coup… En même temps c'était agaçant non ? Je ne devais pas être le seul à penser ça… Je décidais qu'il étais temps que je fasse part de mon indignation. Je grognai et ma voix porta vers le nabot :
- Et quand est-ce que ton automail sera réparé ?
Ce fût la blonde qui répondit, croyant certainement que je m'intéressais à son travail, ce qui m'agaça d'autant plus :
- Dans environs trois semaines normalement. Mais ce n'est pas sûr, il ya des chances pour que le travail soit plus long que prévu, c'est un automail compl…
Je lui coupai la parole en m'adressant au petit :
- Et elle compte se ramener à chaque cours ?
- Eh bien… Il ne faut pas qu'elle s'ennuye, Ery.
Je grimaçai à ce nom puis lançai d'un ton brusque et sans aucune gentillesse :
- Alors on va devoir supporter pendant trois semaines qu'une blonde te défringue du regard ?
Je sentis la main apaisante de Lust sur mon bras, celle-ci n'eût aucune utilité :
- Oui, et tu ferais mieux de t'y faire si tu veux progresser en alchimie.
Paf. Il m'avait eu. Cette réplique me blessa profondément et je déglutis. Je grinçais des dents, et lorsque ma phrase sortit de mes lèvres je ne put la retenir, les nerfs à vif, mes poings se serrant malgré mon plâtre :
- En attendant monsieur Elric, il me semble que vous ne connaissez pas tout de l'alchimie.
Mon arrogance avait prit le dessus sur moi. Les ongles de Lust s'enfoncèrent dans ma peau, mais je n'y prêtai pas attention, la rage m'ayant déjà subjugué. Mes yeux lancèrent des éclairs. Le blond demanda :
- Et qu'est-ce que je ne connais pas ?
Les mots sortirent tout seul de ma bouche, me glaçant le sang, m'attristant et me laissant horrifié de ce qui venait de sortir de mes lèvres, comme si j'avais avoué un crime, mon cœur battait à deux cents à l'heure lorsque je m'entendis prononcer :
- Avez-vous déjà entendu parler des homonculus ?
Ses yeux devinrent tels des balles de golf, tandis que les pensées le subjuguant semblait se refléter dans mon cerveau, je revoyais tout les flashs que son esprit entrevoyait en un quart de seconde : Mon tatouage sur la cuisse, ma peau extrêmement blanche, la soudaine guérison de ma main, ma force herculéenne, mon poids bien trop lourd pour ma carrure, mes soudaines pulsions paniquées les fois où il avait aperçu mon tatouage… C'était comme si j'étais passé aux aveux, ses yeux fixaient les miens avec intensité, son faux bras pendouillant à côté de lui. Je déglutis et sans prendre la peine d'attraper mon sac je sortis en courant de la pièce, sous le regard noir de mes « amis » et sous celui étonné du Fullmetal. Je devais d'urgence me procurer de la pierre rouge, et le plus tôt serait le mieux.
Je me laissais tomber sur mon lit en fermant ma porte à clé. Je n'étais qu'un abruti, un énorme abruti, pire même. Autant me confesser direct, c'était tout aussi intelligent ! Maintenant il savait ce que j'étais, il l'avait comprit, son visage me l'avait bien traduit. Quel idiot bordel ! Pourquoi j'avais fait ça ?! Ils allaient me tuer. Et en plus de ça il fallait que je me sente triste.
On dit que les homonculus ne peuvent pas avoir de sentiments c'est ça ? Eh bien, je peux juger que ce n'est qu'un ramassis de conneries. Nous avons des sentiments, et pas des moindres. Ne pas avoir de sentiments, cela signifie bien que nous ne pouvons pas être triste, ni heureux… Eh bien, c'est totalement faux. Car en cet instant, je me trouvais en plein désarroi. Oui, je me sentais triste. Mon cœur ballotait en tout sens, cognant dans ma gorge. Même mes yeux me piquaient.
En disant cela, tout avait été cassé. Le Elric avait dût lire un quelconque livre parlant des homonculus, et avait compris que nous étions des gens sans cœur, sans sentiments, sans émotions. Et j'étais quoi moi alors ? Je me sentais aussi triste que je ne l'avais jamais été. Ma joie, la seule fois de ma vie où j'avais été heureux, avait été le vendredi dernier. Là où j'avais sentis qu'Edward avait envie de moi et que je ne désirais pas lui faire mal. Ma plus grosse frustration avait été hier lorsque je n'avais pas pu faire ce que je souhaitais à Rose, tout simplement car au moment où son peignoir était descendu, j'avais pensé à quelqu'un d'autre. Et ce quelqu'un d'autre était ce minuscule blond. Mon meilleur souvenir était celui où nous nous étions embrassés dans le jardin de l'académie, loin de tous les autres. Des baisers ils y en avaient eus, et ils m'avaient tous procurées un bien fou. Et après, ces débiles des livres osaient dire que nous étions « sans sentiments », faut pas ce foutre de la gueule du monde ! Et en ce moment, le sentiment qui m'assaillait était la tristesse. Cette appréhension qui me faisait croire que tout allait changer, car en ce moment il avait compris ce que j'étais, et qui j'étais. J'étais Envy, homonculus créé il y a quatre-cents ans. Ma forme précédente morte d'un empoisonnement au mercure. Impitoyable, détestable, arrogant, écartant quiconque se dressait sur son chemin, n'hésitant pas à tuer n'importe qui.
Mais tout avait changé ce jour là. Ce jour là j'étais venu en cours en retard, comme à mon habitude. Je m'attendais à voir ce crétin de Mustang, prêt à terminer ma « traumatisassions », mon unique passe temps dans cette école qui n'arrivait toujours pas à me faire utiliser l'alchimie. Et ce fût plus qu'étonné que j'ouvris la porte pour découvrir le nouveau prof. Un petit blond, pas plus âgé que « moi » lorsque « je » mourus de mon empoisonnement au mercure. La première chose qui me frappa fût sa différence de beauté par rapports aux autres humains que je côtoyais chaque jour. Sa peau mielleuse était lisse, marqué d'aucun défaut, aussi futile qu'il soit. Ses yeux dorés fixés sur moi, ses pupilles normales s'agrandissant à mon entrée. Ses deux mèches rebelles encadrant à la perfection son visage angélique. Ses lèvres étaient pleines et rosées. Un seul mot avait raisonné dans mon esprit à cet instant : magnifique. Tout en lui était attirant. Je me souviens encore avoir posé pour la première fois mes lèvres sur les siennes…
A ces souvenirs un triste sourire se dessina sur mon visage. J'avais tout gâché. Je n'étais qu'un idiot, un imbécile. Comment avais-je pût ? J'étais plus qu'un crétin. On toqua à ma porte. Je ne bougeai pas d'un cil, devinant rapidement de qui il s'agissait. La porte s'ouvrit après un bruit sec montrant qu'on introduisait quelque chose dans la serrure. Je ne voulais pas parler à Lust maintenant. J'avais besoin d'être seul. Bruit sourd sur le sol indiquant qu'elle m'avait rapporté mon sac. Trop tard.
- Envy ! lança sa voix sèche.
- Je sais, je sais ! gueulai-je la tête dans mon oreiller. J'ai fait une bourde…
- Et qu'elle bourde ! Mais bon dieu qu'as-tu dans la tête ?! Tu es bête où tu le fait exprès ?!
- J'y peux rien ! Je me suis emporté, il a prit la défense de l'autre ça m'a énervé !
Je sentis une claque derrière ma tête et j'eus le malheur de lever celle-ci. Le malheur ? Oui, car je vis le visage furieux de Lust avant de voir sa main de très près s'écraser sur ma joue sèchement.
- Tant d'efforts seulement pour ça ! Et en plus de ça tu nous mets tous dans l'embarras ! Qu'est-ce qui t'arrive bon sang ?! Tu es comme ça depuis l'arrivée du nabot !
- Il me trouble…, grommelai-je.
- Il te trouble ?
J'haussai les épaules en acquiesçant. Elle approcha de moi, prenant mon menton entre ses mains :
- Je te préviens Envy, à la prochaine gaffe, je te perfore, que tu sois plus vieux que moi je m'en fiche pas mal. Et je t'assure que tu ne t'en tireras pas comme ça. Il risque d'être mit au courant.
Je grognai et plongeai ma tête dans mon oreiller, me dégagent de sa main d'albâtre. Elle s'assit sur mon lit laissant échapper une de ses pensées, certainement destinée à elle-même en premier lieu :
- Je ne te comprends plus… Tu n'es plus le même…
- On m'a dit ça aussi il y a quatre cents ans. C'est son connard de père qui avait dit ça lors de ma naissance. Etrangement lorsqu'il c'est rendu conte qu'il avait perdu sa femme en me faisant vivre, et que finalement je « n'étais plus le même » il a essayé de m'étrangler en hurlant que je n'étais pas son fils. Il m'a même enfoncé un couteau dans le cœur en me criant de lui rendre sa femme. Compte tu me tuer aussi où il faut que je me défende comme je m'étais défendu envers son paternel ?
- Pas la peine de me sortir un mélodrame Envy, je sais bien ce qu'il s'est passé avant qu'il ne te recueil. Et d'ailleurs, je te signale que c'est toi qui as tué ton père, alors ne te plains pas. Au fait, comment avais tu fait pour t'empoisonner ?
- Un thermomètre a pété dans ma bouche, j'ai avalé du mercure sur le coup.
- Tu rigoles là ? demanda-t-elle en levant un sourcil.
- Peut-être bien. Ça restera un mystère, je n'ai aucune envie d'en parler. Et je ne m'en souviens pas. Tout ce que je peux te dire c'est que ça a été douloureux.
- Epargnes moi les détails s'il te plaît.
Je ne dis rien, la laissant réfléchir :
- Je te demande seulement des explications Envy, tu peux me le dire, je peux écouter tu sais.
- Je sais bien, mais j'ai pas envie d'en parler, laisse moi.
- Envy…
Je me redressai en la regardant :
- T'es sourde où il faut que je réitère ma demande pour que tu comprennes ?
Lust fit une moue vexée puis se leva sans un regard avant de sortir de la pièce sans un mot, me laissant dans mes sombres pensées profondes.
....
Je posai ma main sur ma clenche ce matin là, balançant mon bandeau sur le lit avant de sortir. Je bougeai les épaules, ce pull vert ne me convenant pas. Je sais quel est la question que vous vous posez : pourquoi ne pas changer d'apparence tout simplement ? Pour une simple raison : tout le monde se connaissait ici, et prendre une apparence inconnue aurait attiré les regards, et au contraire, en en prenant une connue, je risquais de croiser la personne dans un couloir. Aussi, j'avais choisi pour le camouflage, si on me regardait, on remarquait qu'il s'agissait de moi, mais mon apparence n'était pas aussi reconnaissable qu'a l'accoutumée. Mes cheveux avaient abandonnés leur bandeau. Et j'avais mi… Un pull, en grosse laine, vert bouteille. Immonde. Mais banal. Bref tout ça pour éviter le blondinet. Ou du moins pour qu'il ne me remarque pas. Toute cette mise en scène semblait bien inutile, mais j'étais persuadé qu'elle porterait ses fruits… S'il me voyait seulement de loin. Les talons de Lust raisonnèrent sur le sol et je la regardai, son t-shirt lui montant jusqu'au cou me faisant pitié :
- C'est immonde, tu ne pourrais pas le camoufler avec un pansement ou du fond de tain ? Ça éviterait que tu portes ces horreurs.
- Non, c'est impossible. Depuis quand tu portes des pulls comme ça ?
- C'est mon déguisement, répondis-je.
Elle leva un sourcil puis lança :
- Qu'as tu fait à tes cheveux ?
- J'ai retiré mon bandeau et je les ai coiffés, pourquoi ?
Elle me sourit gentiment avant de dire :
- Ça te va bien.
Premier compliment de mon amie en toute une vie. Le rouge me brûla les joues et je profitai de mes longs cheveux (très long cheveux, jusqu'au hanche c'est pas rien) pour cacher mon visage. Rougir comme ça c'était pas terrible. En même temps Lust n'avait pas pour habitude de me complimenter… Une voix aiguë me fit sursauter et j'attrapai le bras de Lust en me cachant derrière son dos :
- Qu'est-ce que tu…
- Chut ! la coupais-je
Elle ne dit rien, et entre ce bras j'observai l'armure passer, celle-ci suivit de la blondasse qui osait détailler Edward, ce dernier n'étant pas présent. Je me détendis et me redressai. Bon, plus de risque. Je soupirai de bonheur puis Lust me laissa en plan pour rejoindre Sloth et Wrath. Je décidai que finalement sécher les cours serait peut-être mieux. Je me grattai la tête et avançai vers ma chambre. Je crus voir le mini blond mais je me collai au mur avant de me rendre compte que je m'étais trompé. Finalement j'aurais peut-être de la chance aujourd'hui… Je soupirai en glissant ma main dans mes cheveux. J'étais vraiment débile quand même… Lorsque je relevai les yeux je sursautai. Lui aussi. Ses yeux d'or m'observant avec un certain énervement. Edward Elric se tenait devant moi et ne m'accorda pas un sourire dans l'attente d'une justification. J'étais maudit. Et merde…
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Voilà ! Fin de la première partie ! On débute de la deuxième partie avec Yumi la semaine prochaine !
Nous attendons vos impressions bien sur.
Et j'espère que ce chapitre vous à plus :D
Sur ce...
Edit : Etant donné que la question à été beaucoup posée, je précise qu'Envy, lorsqu'il parle du lui avant, est une personne bien distincte de l'humain qu'il était. C'est pour ça que nous avons choisis de lui faire dire "son père" au lieu de "mon père". Et... désolé pour ce trcu pas clair, mais Hoenheim n'est pas le père d'Envy, puisque pour nous avons précisez qu'Ed n'était pas le demi frère de Ed dans cette fic.
Voilà pour les réponses :)
By Izumy
