Bon, voici le chapitre 10, merci à tout ceux qui nous donnent leurs avis, qui continuent de nous suivre et tout ça :D. Merci beaucoup.
J'ai pas grand chose à dire d'autre, excepté précisez encore une fois que nous avons inventé l'histoire d'Envy, et je le répète le "il" ou le "son" dont parle Envy dans son récit est son apparence original, avant qu'il soit un homonculus. Voilà :)
Bonne lecture !
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Chapitre 10
A visage découvert
--POV Envy--
J'ignore totalement combien de temps je suis resté à le serrer ainsi dans mes bras. J'ignore pourquoi je l'ai pris dans mes bras. Et j'ignore même pourquoi mes yeux me piquaient en cet instant. La seule chose que je savais c'était qu'un mur était tombé, qu'il était vulnérable, que je l'étais également et que je n'avais absolument aucune envie de le frapper. Tout ce que je voulais en cet instant c'était du silence et le garder dans mes bras ainsi pendant une éternité. Le temps passait, les aiguilles de mon réveil prononçaient un léger tic tac. Le vent s'engouffrait par la fenêtre cassée. Non. Je ne voulais pas que cet instant s'arrête. Je regardai mon horloge voyant l'aiguille pointer le neuf, je soupirais :
- Ton cours va commencer dans une demi-heure.
Je le sentis acquiescer contre mon épaule et je crus sentir mes yeux se mouiller. Cet instant allait prendre fin, son étreinte se resserra légèrement et il se contenta de lever la tête, dissipant quelques peu mes craintes. Ses yeux se plongèrent dans les miens et il reprit :
- Je veux tout savoir sur vous et sur toi dans cette demi-heure.
Je fis la moue et lui proposai de s'asseoir sur mon lit. En sentant son corps s'éloigner je sentis poindre en moi de la déception mais je ne dis rien, me contenant de m'asseoir à ses côtés. Je passai ma main dans mes cheveux et ma voix s'éleva :
- Je suis né il y a un peu plus de quatre cents ans, ne me demande pas son véritable prénom, je ne me souviens pas. Il est mort d'un empoisonnement au mercure, son père étudiait l'alchimie, mais n'y connaissait pas grand chose. Sa mère était effondrée suite à sa mort, elle était au bord du gouffre. Son père à tenter de le ramener en mélangeant différent type d'alchimie. Il a créé le cercle de transmutation pour faire une transmutation humaine, mais il à également ajouté un lézard aux éléments qu'il avait trouvé afin de lui redonner la vie, un peu comme une chimère en fait. Sa mère est entrée dans la pièce au moment où son père activait le cercle, sa vie à été emmenée lors de ma naissance ainsi que son corps, ce qui expliquait qu'il y avait beaucoup trop de matière pour le faire revivre, mais pas assez d'âmes. Je suis arrivé sous une forme monstrueuse, j'ai cassé des morceaux de parquets sur le coup, jusqu'à ce que je reprenne mon apparence originale. Celle que tu vois devant toi. Quand son père c'est rendu conte de ce que j'étais, il s'est jeté sur moi en m'hurlant de faire revenir sa femme et son fils. Je n'ai rien dit, n'ayant aucun souvenir d'elle et il a essayé de me tuer avec des couteaux… Il me disait que je n'étais pas son fils, juste un monstre sans émotion…
Je serrais les poings, le souvenir de ce moment m'ayant profondément énervé :
- Je l'ai tué.
J'entendis le petit blond déglutir. En même temps… Il fallait appeler un chien un chien. Le petit blond reprit la parole :
- Et sa mère ?
- Quoi sa mère ?
- Qu'est-ce qu'elle est devenue ?
J'haussai les épaules :
- J'en sais fouchtre rien et je m'en tamponne pas mal si tu veux mon avis, si elle était pas là le jour de la mort de son fils je vois pas pourquoi je chercherais à la retrouver.
Il ne dit rien et je demandai, attendant tout de même une réponse :
- T'a d'autres questions ?
- Qu'est-ce que tu peux faire ? Enfin c'est quoi ta capacité spéciale ? Si Lust peux tuer d'un coup de doigt…
- Tu veux que je t'explique tout ça ?
Je soupirai en le voyant acquiescer et je commençai une autre tirade, repoussant mes mèches de cheveux derrière mon crâne :
- T'a tout compris, nous avons tous une capacité spéciale. Lust a la possibilité d'étendre ses doigts en « griffes », Glutony : « Garfiel » à une salive si acide qu'elle peut dissoudre n'importe quoi, Greed : « Gabriel » est le bouclier ultime, Sloth : « Sofia » peut aller n'importe où sous une forme liquide… c'est étrange et dur à expliquer… Wrath : « Willy » ne sert à rien … Quant à moi… Je peux changer d'apparence.
- C'est à dire ?
Je souris en me mettant face à lui jusqu'à ce qu'il s'écarte brutalement, manquant de tomber du lit :
- Mais qu'est-ce que…
Je le rattrapai :
- T'en fait pas le nabot, ce n'est que moi, la preuve je suis encore plus grand que toi, même avec ton apparence.
- ARGH ! T'as aussi ma voix !
- Exact.
Je repris mon apparence en lui attrapant le bras. Je lui souris et lançai :
- Allez, on va s'amuser. Dis-moi n'importe qui et je me transforme en lui.
- Attends, il manque un homonculus, non ? Qui est Pride ?
Je mis mon doigt sur ses lèvres et me mis sur mes genoux, une main sur la couverture :
- Si tu ne veux pas me dire des noms, on va s'amuser autrement.
- Envy je…
Je souris gentiment, l'entendre m'appeler ainsi me faisait extrêmement plaisir. Et je crois qu'il le comprit. Je dégageai son visage de la main, caressant doucement sa joue. Ses yeux m'envoûtaient étrangement. Des frissons me parcouraient l'échine. Mon doigt glissa sous son menton. J'approchai son magnifique visage tout proche du mien, avant de sortir ma langue pour lécher doucement ses lèvres lisses. Celles-ci s'entrouvrirent, laissant cette fois ma langue passer à l'intérieur d'elles. Mes paupières closes s'entrouvrirent lorsque je sentis sa langue entrer en contact avec la mienne. Sa main se glissa dans mon dos et je me sentis soudain tomber sur le matelas d'une mollesse extrême. Edward m'avais bien fait basculé, je ne rêvais pas… Une jambe passa au dessus des miennes tandis que sa main non ballante attrapait mon col fermement.
Je fus surpris de tant d'ardeur, son baiser s'intensifiait énormément, son corps était collé au mien à présent. Son bras glissa sous mon cou pour me coller d'avantage à lui tandis que mes mains s'égaraient sur son corps, l'une remontant le tee-shirt du Fullmetal pour toucher sa peau, l'autre s'égarant plus bas. Nos lèvres n'avaient de cesse de s'ouvrir pour se refermer passionnément… Il cessa son baiser pour me regarder en souriant… Je me sentais si bizarre, son visage magnifique me faisait tout oublier. Seul lui était présent. Seul lui englobait mes pensées. Et il me semblait que tout ce à quoi j'aurais pu penser en cet instant était relié vers lui :
- Je…
En comprenant ce que j'allais dire je me pris une gifle intérieur. C'était pas logique ça. Avoir des sentiments, certes, mais pas trop… Il fronça les sourcils et je ne dis rien, je ne pus retenir le rouge me montant aux joue. Il demanda :
- Tu voulais dire quoi ?
- Je… je pense qu'il est l'heure d'aller à ton cours.
- Euh… Oui.
....
Je penchais la tête de côté, un léger sourire (quelque peu niait) aux lèvres. Je le regardai se déplacer vers les élèves. Même vers cette crétine de Rose. Celle-ci relança ses cheveux derrière ses épaules en souriant à Ed. Je me craquai les doigts. Là ce n'était pas Rosie qui me préoccupait. Là, tout ce qui me venait à l'esprit c'était ce que j'allais faire à mon chibi préféré. Je le regardais se déplacer, m'imaginant ôter son t-shirt. Que lui ferais-je une fois son t-shirt retiré… ? Premièrement je le contemplerais, après je le mordrais… Oui, cela me semblai plutôt pas mal... Je pourrais aussi faire comme ci je n'avais pas envie de lui, juste pour attendre qu'il ait envie de moi… Et si je lui faisais une blague ? Qui pourrais-je prendre…. La blondasse ? Non… Certainement pas Rosie… Quoique… Cette blondasse ferait bien l'affaire… Je souris, victorieux, lorsque la main de Lust se posa sur mon bras :
- Je ne sais pas ce que tu prépares encore comme plan, mais tu as intérêt à me dire ce qu'il se passe entre toi et le minus.
- Rien de grave, je réfléchissais à la prochaine torture que je pourrais lui faire subir.
Elle leva un sourcil et repris :
- Tu vas à ton cours particulier ce soir, c'est ça ?
J'acquiesçai. La grande brune lança :
- Je te préviens Envy, s'il sait quoi que se soit de nous, tu auras des ennuis.
- T'en fait pas pour moi, vas. Laisse-moi fanta… réfléchir.
Elle leva un sourcil et je reportai mon attention sur le blond. Pourquoi il ne détachait pas ses cheveux plus souvent ? Sa tresse lui allait bien, mais il était vraiment sexy les cheveux détachés… La dernière fois il avait prit une douche et il était très appétissant… Mon esprit divagua encore une fois… Edward sous la douche… L'eau dégoulinant le long de son corps de rêve… Ses cheveux trempés… Une goutte d'eau glissa le long de son torse en dévalant ses hanches… Baffe intérieur, je secouai la tête. Maintenant qu'il savait ce que j'étais, j'aurais du redoubler de prudence, non ? Et voilà que je me mettais à fantasmer sur lui en plein cours d'alchimie, l'imaginant sous la douche ou dans tel ou tel situation… En fait, toutes les situations me venant en tête aboutissaient à une seule et même chose. Ceci me fit comprendre que j'étais en manque, et pas que de pierre rouge. Justement j'en aurais dans l'après-midi, et je comprenais déjà ce qu'il m'arrivait ! C'était évident ! J'avais besoin de le faire ! Tout ces fantasmes, ses envies soudaines de lui, tout ces rêves érotiques et certainement ce que j'avais failli prononcer tout à l'heure… Je piquai un fard… Si je l'avais dit… Je me serais senti tellement honteux… Rien que de m'imaginer lui dire comme ça… Je frissonai et secouai la tête… Ouais, c'était la pierre rouge… C'était elle qui me rendait aussi niais et débile. Entre lui et moi il y avait quelque chose, c'était sûr, mais certainement pas de l'amour ! Je ricanais nerveusement à ma table… Non, sûrement pas de l'amour…
....
Je souris en avançant vers la chambre de mon prof. « Cours particulier » comme ci j'en avais besoin. Mais au moins sa me permettait d'avoir mon moment d'intimité. Je remarquais qu'il était seulement dix huit heures, tant pis, je serais un peu en avance. Un peu avant d'entrer je me regardai dans une fenêtre du couloir. Je replaçai quelques mèches de mes cheveux puis je remis mon pull en place. Alors que j'avançai des talons retentirent derrière moi et je me tournai rapidement, assez rapidement pour ne pas être planter par deux doigts gigantesques, voir même des griffes. Je déglutis en me rendant conte que je n'étais pas passé loin lorsque sa voit retentit :
- Cours particulier, hein ?
- Oui, répondis-je.
Lust leva un sourcil avant de se rapprocher :
- Je ne sais pas se que tu me caches mais ça sent le roussi.
- Etrange, je ne sens rien ! répondis-je, sarcastique.
- Arrêtes un peu. Je sais qu'il y a quelque chose de pas net entre toi et l'Elric.
- Perspicace ! Moi je te donne l'excuse : il me donne des cours particuliers.
- Cesse de te moquer de moi. Donne-moi l'explication tout de suite.
- Hum… N.O.N. sa te parle ?
- Ne m'oblige pas à te percer la nuque.
- Non merci, elle l'a déjà trop été aujourd'hui.
- Envy s'il te plaît !
- Non, non, non, non et attends que je réfléchisse… Non !
- Tu es affreusement agaçant.
- C'est ce qui te plaît chez moi, lançais-je en avançant mon visage juste en face du sien.
Elle sursauta et j'en profitai pour m'éclipser. Alors que je me dirigeais vers la chambre de mon chibi, j'entendis Lust lancer :
- Je te laisse pour cette fois, mais tu as intérêt à me le dire !
Avant de refermer la porte je lançai :
- Tu le sauras… Un jour.
Elle hocha la tête de gauche à droite tandis que je sautillais joyeusement en tournant la tête sur le côté. Ah le chibi se n'étais pas là ? Je regardais ma main plâtré, bah, plus besoin de ça. Je cognai violemment mon poing sur le mur (y faisant un trou au passage) et jetai le plâtre dans la poubelle. Je fis une moue lorsque je perçus un bruit d'eau. Un immense sourire vint sur mes lèvres et je jetais un œil par la trou de la serrure. Je clignais des yeux, distinguant des gouttes d'eau. Alors que je m'apprêtais à clenche, je me dis que faire une blague au nabot ne ferais pas de mal. Je fermais les yeux, me remémorant le visage de la blonde. En quelques secondes je rétrécis, mes cheveux devinrent blonds et une poitrine semblait avoir poussée. Je souris et me déshabillai. Ça promettait d'être drôle. J'entrai dans la salle de bain, attrapant une serviette au passage. Un grand sourire se dressa sur mon visage en cet instant car le Fullmetal ne m'avait pas vu. Je posai ma main sur la poignée et laissai tomber ma serviette sur le sol. Je ne savais pas du tout si la blondasse avait les mêmes proportions que moi en cet instant mais tant pis, ce serais drôle. Je penchai la tête sur le côté en refermant la douche. Ce que c'était sexy de voir dégouliner toutes ses perles le long de son dos. Ma main se posa sur son épaule et il se retourna en criant. Il soupira :
- Winry tu m'as fait p… AH ! ! Mais qu'est-ce que tu fous là dedans ? ! Sort tout de suite !
Winry ? Alors c'était ça son nom ? Comme ça je le saurais, je me délectais de sa tête effarée avant de dire (d'une voix affreuse soit dit en passant) :
- Edward… J'ai envie.
Je vis mon petit blondinet pâlir soudain en déglutissant. Il posa alors sa main sur son visage et Je déposai mes lèvres sur les siennes. Il fit barrage. Cela me plût. Je ricanai en me collant à lui les filets d'eau dégoulinant sur nos deux corps, c'est à cet instant que je décidais de reprendre mon apparence, grandissant soudainement perdant toutes parties féminines. Ed, qui n'avait absolument rien capté me repoussa :
- Winry je t'ai dit non je… Ery ?
Je roulais des yeux en m'approchant derechef de lui :
- Je t'ai dit Envy, Fullmetal nabot, essaye de t'y habituer.
- Mais…. A l'instant… Où est Winry ? Je…
Je partis dans un grand éclat de rire :
- C'était moi, crétin !
Il piqua un fard en se tournant vers le mur une nouvelle fois :
- Ça ne me fait pas rire Envy, j'ai vraiment cru que Winry était rentrée dans ma douche.
- Et j'ai pas fini de t'en faire baver sur ce coup ! répliquais-je en souriant.
Il ne me répondit pas, se passant la main dans les cheveux. Je choisis ce moment pour me coller à lui, laissant mes mains glisser sur son corps. Il poussa une exclamation de surprise quand mes mains se stoppèrent sur ses hanches, collant volontairement le bas de son corps contre le mien.
- Envy… Il faut que je me lave…
Je sais, répondis-je en posant ma tête contre son épaule et le regardant.
Il frissonna en sentant mes cheveux chatouiller son abdomen. Je repris :
- Mais je vais t'aider. T'en fais pas pour ça.
Sur mes mots je le collais à la paroi de carrelage, le maintenant face à celle-ci en m'adossant sur lui :
- Envy t'es lourd ! Arrête !
- Et le mot magique ?
Le grognement émit de sa gorge me fit ricaner. J'attrapai la savonnette à ma droite et me tournai, le laissant se dégager. Mais avant qu'il n'ait pu prononcer un quelconque mot, je me plaquai encore une fois sur son corps bouillant, certainement dû à la douche. Je posai le savon sur son torse musculeux et postai mon visage à un centimètre du sien. Mes iris détaillant chaque parcelle de son visage mouillé, de petites gouttes d'eau dévalant ses joues lisses. Tandis que ma main droite faisait glisser la savonnette le long de son buste, mon autre main poussa les quelques mèches de cheveux trempées lui couvrant le visage. Il me regarda dans les yeux un instant, semblant déconcerté par ce nouveau changement d'attitude. Je posai mes lèvres sur les siennes délicatement, glissant mon doigt sous son menton. Mon autre main toujours occupée laissa soudainement tomber le savon, continuant cependant de caresser son corps. Je sursautais en sentant sa main de chair se poser à son tour sur mon buste. Sans le regarder, je pouvais décrire chacun de ses mouvements : sa cuisse bougeait lentement vers la mienne, son corps souhaitait se coller d'avantage au mien, ses doigts se repliaient, me griffant presque. Je me décollai de lui et l'observai droit dans les yeux :
- Je…
Gifle royal intérieure. Fallait vraiment que je me procure de la pierre rouge. Il leva les sourcils. Je le regardai et esquissai un léger sourire avant de reprendre plus sûr de moi :
- J'ai envie de toi.
- J'avais cru le comprendre.
Petit sourire, aucun mot prononcé. Je ne dis rien, l'observant seulement dans les yeux. Le manque de pierre rouge me faisait dire des choses insensées… Avant que je n'ais pu faire un quelconque mouvement, la main d'Edward glissa dans mes cheveux puis vers ma nuque. Il se redressa en faisant pencher ma tête pour déposez ses lèvres d'une douceur infinie contre les miennes, emprisonnant ma lèvre inférieur dans les siennes, sa langue entrant soudainement en contact avec la mienne. Il s'écarta en me regardant, rougit, et dit :
- Tu veux bien continuer ?
Je clignai des yeux, surpris, et acquiesçai en posant derechef mes lèvres contre les siennes… Je plaçai un bras derrière son dos et le collai à moi, ma main glissant lentement sur le côté de son buste trempé. Les jets d'eau dégoulinaient le long de mon dos, et mes lèvres tendrement enlacées avec les siennes créaient un contact nous mouillant tout deux le visage et le torse. Sa main glissa lentement sur mon buste, pour arriver sur ma cuisse. Je frissonnai et fus ravi de constater que le plaisir était partagé, sentant à côté de ma virilité quelque chose de dur – et j'étais persuadé qu'il ne s'agissait pas de sa jambe. Ma main prit elle même l'initiative de vérifier le fond de ma pensée. Je m'écartai légèrement le temps que celle-ci se glisse entre nos deux corps jusqu'à ce que mes doigts entourent son désir et qu'un gémissement s'échappe de ses lèvres. Je perçu son souffle saccadé alors que notre baiser s'approfondissait et devenait de plus en plus passionné. Il n'y avait pas que moi qui le faisait devenir si ardent, le Fullmetal y était grandement pour quelque chose. Son corps bouillant me faisait presque trembler. N'y tenant plus, je relâchai ses lèvres et descendis les miennes le long de son cou. Je sentais son corps se mouvoir à chacun de mes mouvements. Ma langue glissa lentement sur son torse tandis que mes jambes se pliaient. Ma main exerçant toujours des vas et viens. Mes genoux touchèrent le sol de la douche, et ma main caressait son torse musculeux. Le blondinet était adossé à la paroi, le souffle irrégulier. Je retirai ma main de sa prise et laissai celle-ci glisser le long de son corps, et alors que j'avançais mes lèvres de sa virilité, sa main se posa dans mes cheveux et il dit :
- Tu n'es pas obligé…
Je lui souris d'un air sadique et la prit en bouche. Mes lèvres exercèrent un lent va-et-vient alors que le bruit de ses gémissements était de moins en moins discret. Ses doigts se refermèrent, attrapant quelques unes de mes mèches, tandis que ma main droite rejoignait mes lèvres pour augmenter la pression. Je sentais son corps trembler contre moi, ses gémissements se rapprochant désormais du cri. Mes va-et-vient s'accélérèrent, mon souffle également, je sentais que le Fullmetal venait. Encore quelques rapides vas et viens… Ma main se serra. Un long cri sortit de ses lèvres, un cri de soulagement, de plaisir. Un trop plein de plaisir. Ses jambes avaient même du mal à le supporter. La preuve, il tomba, assit face à moi, m'enlevant ma prise de lèvres et tachant de reprendre une respiration descente. Je ne le vis pas venir, ses bars m'encerclèrent et il me colla contre lui, ma tête contre son épaule, mes jambes entre les siennes. J'avalais ma salive et m'essuyai les lèvres de la main, surpris :
- Je… Toi aussi il faut…
Je ne parvenais pas à comprendre ce qu'il me demandait, son souffle bien trop irrégulier l'empêchant de parler convenablement. Son étreinte se resserra un instant et se relâcha, me permettant de le regarder dans les yeux. La douche coulait toujours, je passai ma main dans mes cheveux pour les remettre derrière mon visage, ceux-ci tombant devant celui-ci. Ses lèvres se posèrent rapidement sur les miennes et je me retrouvai en arrière, collé à l'autre paroi de la douche. Sa main se posa sur mon abdomen, et elle glissa jusqu'à mon entrejambe, je sursautai en sentant ses doigt frôler ma virilité, je rougis également. Mais alors que sa main se refermait sur celle-ci, m'arrachant une respiration plus forte que les autres, une voix retentit dans la chambre.
Je connaissais cette voix. Les lèvres d'Edward lâchèrent les miennes et le désir présent dans ses yeux se transforma en de la panique et je cru même y apercevoir une lueur de frustration. Sa main lâcha ce qu'elle tenait et il se redressa rapidement, sa voix partant soudain dans les aigus :
- Il faut que… Que tu te rhabilles…
Il posa sa main sur sa tempe, le trop plein de désir et le brusque retour à la réalité devant lui avoir donné mal au crâne. Je me relevai, bien plus lentement que lui, et demandai, n'arrivant décidément pas à donner un nom à cette voix :
- C'est qui ?
- Le bould… Euh le directeur.
Le dirlo ? Ah, ce vieux bouledogue crasseux ! Alors que je sortais je pâlis me rappelant d'un détail :
- Pourquoi tu ne te rhabilles pas ? demanda Edo.
- Mes vêtement sont de l'autre côté.
Il baissa la tête blasé, puis reprit :
- Bon tu n'a qu'a mettre ça, je vais mettre le peignoir.
Je levais un sourcil :
- Ton pantalon est trop petit pour moi.
- Bon bah dans ce cas je vais sortir et te donner tes vêtements.
- Ça me parait plus judicieux, dis-je en souriant.
Il soupira, s'habilla en quatrième vitesse et sortit de la pièce alors que je restais enveloppé dans la serviette prise sur la chaise, un goût entre amer et acide dans la bouche. Et merde, je pouvais même pas mettre ma tenue d'homonculus, elle était décidément trop étrange. Mes fringues étaient donc élémentaires. La porte s'entrouvrit et mes vêtements tombèrent sur le carrelage, tandis que j'entendais le minus discutailler avec le bouledogue. Il était vraiment immonde celui là, à vomir je dirais même. Je laissai tomber ma serviette et enfilai mon pantalon ainsi que mon boxer. Je mis ensuite mon t-shirt et enfilai mon pull vert. Bon, j'allais devoir trouver une excuse… J'ouvris la porte de la salle de bain en me triturant l'esprit avant de faire face au visage rougeoyant du directeur. Un vrai être non humain. Mi bouledogue pour la forme, mi écrevisse pour la couleur. Instinctivement je passai ma main dans mes cheveux mouillés et je dis :
- Je… ne trouve pas la serviette pour m'essuyer les mains, monsieur Elric.
- Mais, vous ne preniez pas votre douche à l'instant pet… Elric ? demanda le gros directeur.
- Euh… Je l'ai terminé depuis un bon moment…, répondit le concerné.
Putain, j'étais le roi niveau excuse bidon, y avait pas à dire.
- Que faîtes vous ici Ery Bell ?
- Je prends des cours particuliers avec Ed…
Le surnom était sortit tout seul de mes lèvres mais j'haussai les épaules. Le directeur fronça les sourcils et déglutit difficilement à ma vue. Je fus quelque peu heureux de voir sa frayeur se lire sur son visage gonflé, comprenant certainement qu'il ne fallait pas chercher plus loin. Je repris, d'un ton de voix plus cassé :
- Je vous en pris, continuez votre conversation.
Je me permis de passer devant le petit blond et me laissai tomber sur la chaise. Le directeur se racla la gorge, ou plutôt toussa, de façon si disgracieuse que j'aurais dit qu'il allait mourir sur le coup, et reprit :
- Je disais donc, que j'avais une nouvelle importante, vous pourrez la communiquer à vos élèves. Pour les fêtes de Noël nous avons trouvé qu'il serait sympathique de vous faire interpréter une pièce de théâtre, une pièce à laquelle bien sur toute votre classe devra participer. Professeurs comme élèves. Vous aurez un scénario à écrire, et tous vos élèves et vous même devrait jouer au moins un petit rôle
Il rit un instant et reprit :
- Qu'en pensez-vous ?
Je déglutis, le goût étrange dans ma bouche n'arrangeant rien, et je le coupai en m'étranglant :
- Comment ça « tout le monde » ?!
- Oui, tout le monde, même vous Ery.
Ses yeux enfoncés dans leurs orbites me lancèrent un regard victorieux. Je grimaçai. C'est pas vrai, coupé dans un moment pareil pour apprendre une nouvelle aussi débile… Saleté de bouledogue…
oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
(oui ça m'éclate les petit et les grand "O" XD)
voilà j'espère que ça vous à plus :)
Des commentaires ? Des questions ?
N'hésitez pas ! ;)
a la prochaine !
By Izumy
