Voici le chapitre 12, désolé pour ce refrain quelques peu répétitif mais : MERCI POUR VOS REVIEWS !
J'espère que ce chapitre vous plaira, bonne lecture :)
(excusez mes fautes d'orthographes :) )
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Chapitre 12
Soupçons
--POV Envy--
Je regardais d'un œil noir les élèves sortir pour la pause, élèves qui, en l'occurrence, m'avaient affublé d'un horrible rôle. Quelle bande de crétins. Quand au mini alchimiste il allait m'entendre. J'allais profiter de ses cinq minutes de répit pour m'expliquer avec lui. J'attendis qu'ils sortent, Rose ne se décidant pas à sortir, je m'approchai tout de même du blondinet :
- Comment tu as osé ! Ce rôle est déjà immonde et en plus je suis un mec ! Un mec vas pas jouer le rôle d'une fille c'est ridicule !!
Il s'esclaffa :
- Ça t'irait tellement bien.
Je levais un sourcil agacé, je repris en chuchotant :
- Tu vas rectifier ça tout de suite sinon…
Le blond sourit et dit en chuchotant également :
- Sinon quoi ?
Je déglutis, et jetais un œil à Rosie toujours au fond de la salle :
- Sinon je te roule un patin devant tout le monde.
- Je ferais comme si tu m'y avais obligé, répliqua-t-il du tac au tac.
Je grinçai des dents et soupirai, me détournant au passage de son visage angélique qui me donnait trop d'envies fantasques. Je repris :
- Il n'empêche que la sorcière est une fille, est-ce que je ressemble à une fille ?
- Tu à un côté androgyne.
- Même, ça ne fait pas de moi une fille.
- Tu as les cheveux longs.
- Quoi ? Mais toi aussi !
- Les tiens t'arrivent aux hanches.
Je grognai. Puis un sourire narquois éclaira mon visage, à mesure qu'une idée germait au cœur de mes pensées. Je hochai la tête et posai mes mains sur le bureau, approchant mon visage à quelques centimètres du sien. Il rougit, sachant qu'une spectatrice nous observait avec insistance. J'avançai un peu plus de lui, nos nez se touchant presque, je repris, légèrement plus fort :
- Au moins il n'y aura qu'une fois dans ma vie où je jouerais la fille, contrairement à toi.
Des éclats de vois me parvinrent, et j'approchai rapidement mon visage d'Ed lui volant un baiser avant qu'il ne recule brutalement, le visage écarlate. Visiblement mon sous-entendu l'avait extrêmement gêné, tout comme mon baiser volé, juste devant les yeux de la cruche. Il n'osa pas me regarder et je me tournai en ricanant, avançant vers mon bureau. Au passage je constatai le regard fixe de Rosie sur moi. Je lui fis un sourire machiavélique et elle tourna la tête à toute vitesse. Elle se demandait le sens de mes propos, très certainement. M'avait-elle vu l'embrasser ? J'en doutai, j'avais été bien trop rapide. Cependant je regardai les élèves entrer un à un. Tous ces crétins qui avaient osé proposer que je joue la sorcière. Fallait pas déconner non plus… Et dire que j'allais devoir jouer cette Maléfice, enfin avec le plan qui commençait à se construire dans ma tête, je ne m'inquiétais pas trop…
Les crétins prirent place et recommencèrent la conversation qu'une partie de moi avait espérer qu'ils oublieraient : La pièce de théâtre. Je posai ma tête dans mes mains et attendit.
Cela faisait déjà une bonne demi-heure que les abrutis de ma classe continuaient de parler. Ma seule distraction fût de regarder le cinquantenaire tenter vainement de parler… Je regardai de nouveau le prof, totalement dépassé par les voix de toute la classe. Je ricanai, c'était plutôt drôle de le voir essayer de discerner les voix des autres. Je lançai soudain, ma voix cassée leur coupant à tous le sifflet :
- Et si la méchante sorcière tuait la princesse pour embrasser le prince ?
Un bruit de chaise retentit et je tournais la tête vers celui-ci, constatant Rosie debout, le rouge aux joues. Je levais un sourcil, m'apprêtant à la questionner et elle dit, la haine remplissant son regard :
- C'est insensé ! Depuis quand la sorcière finit-elle avec le prince ?!
- Depuis que nous ne sommes plus en l'an deux, répondis-je du tac au tac.
- Même ! Ça n'a rien à voir ! s'exclama-t-elle.
- Et alors ? C'est un remix, non ? Et quand on fait un remix, on remasteurise les pièces, crétine.
Elle s'assit, vexée :
- Mais tu es un garçon Ery, dit une voix à côté de moi.
Je jetais un coup d'œil à la fille que j'avais fait espérer le temps d'une journée pour un pari, elle allait pas s'y mettre celle-là ! Je dis :
- Peut-être, mais dans la pièce, je suis une fille. Si ça avait été une fille qui aurait joué le prince, dans tout les cas, une fille aurait dût en embrasser une autre, mais ça n'aurait pas choqué puisque dans la pièce la fille serait censé être un prince. Et puis le prince pourrait très bien être une fille.
Du coin des yeux, je pus observer le visage du Fullmetal s'empourprer. Je ricanai. Ça lui apprendrait à me donner le rôle d'une fille, qui plus est de la méchante sorcière. J'entendis quelques murmures tels que « tu crois qu'il es gay ? » « Il a des vues sur le prof ? » ceux-ci me firent rougir et je tournai la tête vers Lust, sentant son regard me brûler la nuque. Elle affichait un air soupçonneux. Je soupirai en comprenant ma discrétion. Je repris :
- Evidement, ce n'était qu'une suggestion… Après vous faites comme vous voulez… Moi Je m'en fiche pas mal…
Faux ! Horriblement faux. Imaginer quelqu'un d'autre que moi embrasser Ed me répugnait totalement, cela m'horripilait au plus haut point. Mais j'avais ma petite idée sur la fin de cette pièce de théâtre. Je souris et on frappa à la porte. La personne qui entra me le fit perdre instantanément. La Blonde était arrivée. Au moins je l'appréciais plus que la débile. Disons que je la voyais comme moins dangereuse. La preuve étant que lorsque j'avais pénétré par effraction dans la douche d'Edo avec son apparence : Il m'avait repoussé… Enfin… Ça pouvait être considéré comme une preuve… Je pense. Sauf s'il s'était douté qu'il s'agissait de moi. Non. Si ça avait été le cas il se serait certainement laissé aller juste pour me foutre en rogne… Je le connaissais assez pour ça… Question à élucider. Mon amant demanda :
- Winry ? Qui y a-t-il ? Tu veux assister au cours ?
Mon regard noir se posa sur la blonde qui rougit légèrement voyant l'accueil que je lui réservais puis elle reprit :
- En fait, Alphonse souhaiterait te voir.
Mon estomac se tordit à ce prénom. Une boule se forma dans ma gorge quand je vis Edward surprit commençant à s'avancer vers la sortie. Etait-il capable d'abandonner tout pour lui ? Certainement… Ses pleurs dernières étaient significatives… Mon cœur se serra à ce souvenir, mes cheveux tombèrent devant mon visage. D'accord, c'était son frère… Mais moi j'étais quoi exactement ? Un passe temps ? Un jouet ? Un être qu'il appréciait ? En tout cas, je n'étais pas celui qu'il aim… Ah, bordel, pourquoi je pensais comme ça moi ?! J'avais franchement le sentiment d'être une fille… C'était atroce. En tout les cas, si la boite de conserve et moi étions mit à mort, son choix serait rapide… Mes lèvres se serrèrent et un frisson me parcourut. J'inspirai une bouffée d'air en posant mes mains sur mes genoux. Qu'il m'interdise de menacer son frère, je pouvais le comprendre… Mais… savoir que ça n'aurait pas été moi qu'il aurait choisi me faisait ressentir des sentiments nouveaux, ceux-ci m'attristant au plu haut point… Non, ce n'était même pas de la tristesse, en faite… Ce n'était pas non plus de la rage… Mes yeux me piquaient… Des frissons me parcoururent la nuque… se répandant sur mes joues, touchant presque mes yeux, les faisant me piquer d'avantage. Cette émotion s'appelait la souffrance. Celle-ci me faisait ressentir l'ampleur de mes sentiments à l'égard du Elric… Me serrant le cœur comme si l'eût s'agit d'un étau… Des frissons me parcouraient tout le corps à présent. La jalousie m'avait fait avoir toutes sortes de sentiments, et j'avais toujours cru que voir Ed avec une fille me faisait souffrir… Cependant, toutes ces souffrances n'étaient rien comparées à ce qui m'habitait.
Depuis hier, je n'avais eût de cesse d'y penser… Les souvenirs resurgissaient dès que j'essayais de les mettre dans un coin pour les oublier. Rien à faire, les images réapparaissaient. Toujours aussi claires. Les jambes du blond tremblotant, ses genoux cédant, le bruit sec produit par son corps au sol, ses mains venant sur son visage, les gouttes d'eau s'écrasant au sol et ces mots raisonnant dans mon esprit, manquant de me faire vaciller à mon tour : « Pardon, Envy… » J'avais tout compris juste en entendant cette phrase. Son choix était fait. Depuis longtemps… Et moi comme un abruti j'étais…j'étais… Mes lèvres se serrèrent plus sérieusement tandis que le mot que je refusais de m'avouer raisonnait dans mon esprit, celui-ci me tordit le visage.
- Et bien, euh… le cours est terminé.
Sa voix fut le point de trop… Mes yeux se fermèrent et je sentis pour la première fois depuis quatre cents ans quelque chose rouler contre ma joue. Cette chose tomba sur ma table alors que mon « professeur » sortait de la salle. J'emballai rapidement mes affaires dans mon sac, me passant le bras sur les yeux puis je me levai, décampant de la salle de classe à toute vitesse, me servant des mes longs cheveux comme un camouflage, gagnant ma chambre à toute vitesse…
....
J'ignorais depuis combien de temps j'étais dans cette position… Depuis combien d'heures, ou de minutes j'étais ainsi : doigts glissés dans les cheveux, paumes sur le front, mes yeux faces à l'intérieur de mes avants bras. Une goutte tomba une nouvelle fois, roulant sur mes veines exposées, pour s'arrêter à l'interstice de mon coude. Jamais il ne m'était arrivé quelque chose de telle. Jamais je n'avais été si oppressé. Jamais je n'avais pleuré. Celui que j'étais avant de renaître avait certainement pleuré. Mais moi, non. Je ne savais pas ce que ça faisait. Pour la première fois depuis plus de quatre cents ans, des sanglots me secouaient, des spasmes m'animaient, et des larmes dégoulinaient. C'était impossible à arrêter. A croire que toutes les larmes jamais évacués choisissaient ce moment pour sortir. J'eus un bref sourire triste en repliant mes jambes d'avantage. Y'avais pas à dire, j'avais énormément changé. Tout ça depuis son arrivée. Oh, j'avais bien compris que l'embrasser était un jeu dangereux depuis le début. D'ailleurs, je n'avais jamais eus ce genre d'envie avant de le connaître. A l'époque, j'avais juste vus ça comme un autre moyen de torture. A présent, je voyais ça comme le début de ma décadence. Si j'avais tenu mes distances depuis le début, rien de tout ça ne se serait produit. J'aurais eu certaines envies, mais notre premier baiser n'aurais pas été échangé, et je n'aurais jamais connu la soirée où mes sentiments pour lui c'étaient révélés. Il n'y aurait pas eu mes premières crises de jalousie, ni mes premières souffrances, ni mes premiers mensonges envers mes amis... Tout ça n'aurait jamais existé si j'avais tenu mes distances depuis le début. Il sortirait avec la débile où avec la blonde en ce moment, et ne saurait rien des homonculus. Mais ce qui est fait est fait, c'est bien ce qu'on dit non ? Eh bien, à présent, je savais que je ne pouvais en aucun cas reculer, d'une part parce que je n'en avais pas envie, et même si cela avait été le cas : je ne pouvais pas. Il était ma drogue. Encore plus vitale que de la pierre rouge, et bien plus beau que cette substance qui me ravissait. Bien meilleur également. Cependant, des larmes continuaient de couler. Car je savais qu'entre nous régnait un manque de réciprocité évident. Son frère était la chose la plus importante à ces yeux, il aurait tout sacrifié pour lui. Quant à moi, j'étais près à tout abandonner pour ses yeux dorés. On se serait vraiment crût dans un film à l'eau de rose. Je savais pas ce qu'Edward avait comme pouvoir sur moi, mais ça ne me réussissait pas. Un léger rictus s'échappa de mes lèvres. Je le savais tout au fond de moi, même si je refusais de l'admettre, cette chose ne m'étant jamais arrivé m'effrayant au point maximal. J'étais purement et simplement… Je relevai la tête surpris en entendant des coups à ma porte, mes pensées se stoppant brutalement. Je passai mon bras sur mes yeux, allumant la lumière puis tournant la clé dans la serrure. Je clignai un instant des yeux devant la petite silhouette jusqu'à ce que je le reconnaisse :
- Ed !
Il me sourit et dit :
- La classe a décidé de parler de la pièce encore une heure vu que nous avons été interrompus tout à l'heure.
- Ah…
Il fronça les sourcils approchant son visage du mien :
- Tu as les yeux tout rouges…
- Euh… Ça doit être la lumière…
- Mais ta lumière est allumée, c'est dingue, on croirait que tu as pleuré.
Je mimai la surprise et me forçai à m'esclaffer :
- Moi, pleurer ? Prends pas ton cas pour une généralité, la crevette.
Je remis mon sweet en place et voyant son regard soupçonneux je dis gentiment :
- Allez le prince, je vais jouer la méchante sorcière.
Il ne dit rien et je me baissai, jetant un œil au couloir auparavant, en emprisonnant ses lèvres entre les miennes. Je jouai avec elles un court moment avant de me redresser. Il me fit un petit sourire et je lui attrapai le poignet pour l'entraîner vers sa salle de classe. Inutile de lui faire par de mes sentiments pour l'instant. Je souhaitais que son sourire reste encore un peu sur ce visage qui m'attirait tant.
Ed se stoppa à une dizaine de mètres de la salle, caché par le corridor, bien que les éclats de voix des élèves nous parvenaient. Je me tournai et l'observai, intrigué par sa brusque immobilité :
- Qui y a-t-il ?
Il reprit :
- Bah… Tu me tiens toujours le poignet… Ça fait louche…
Je posai mon doigt sur ses lèvres et les observai changer de forme pour devenir plus foncés, plus petit, et enfin mes cheveux raccourcir pour devenir blond. Il sursauta en me voyant prendre l'apparence de la blondasse et je lui souris :
- Ça te paraît moins louche ça ?
Il cligna des yeux et je posai mes lèvres sur les siennes, glissant ma main dans ses cheveux au passage, savourant le fait de pouvoir l'embrasser sans crainte. Là, je faisais sa taille. Je ricanai intérieurement en le sentant répondre à mon baiser. Cette fois, il savait qu'il s'agissait de moi, et m'embrasser ne semblait pas le déranger. Bien entendu, si quelqu'un venait à passer il verrait seulement la mécanicienne embrasser son ami d'enfance, ce qui n'avait rien de choquant. Enfin, c'était déjà moins choquant qu'Ery Bell la terreur des profs, embrassant son professeur d'alchimie. Je sentis ses lèvres se décoller et il me sourit avant de reprendre :
- Je préfère quand même ton apparence.
Je souris, ravis d'entendre ce compliment, et je posai derechef mes lèvres contre les siennes avant de le serrer dans mes bras. Une élève de la classe passa à ce moment là, nous dévisageant. Je ris intérieurement : ça ne ferait qu'attiser la jalousie de Rosie. Cependant je le relâchai en posant mes lèvres dans son cou et je le laissai s'avancer avant de regarder de tous les côtés pour reprendre mon apparence. J'attendis quelques secondes et je passai ma main dans mes cheveux et commençai à avancer vers la salle de classe. Je ne manquai pas de remarquer que la nouvelle sur la fausse liaison de mon prof avec Blondie s'était déjà répandu. Rose me lança un sourire vainqueur et je lui répondis cordialement. Si seulement elle savait. Je ricanai et suivi le blondinet dans la salle de classe. Je m'assis à ma place habituelle tandis que Lust me rejoignait. Elle laissa son sac tomber à côté de moi et remonta son t-shirt à manche longue dévoilant le haut de ses épaules :
- Tu t'es changé ? demandai-je.
Elle acquiesça et je souris en sortant une feuille de mon sac. Ainsi qu'un stylo. On ne savait jamais. La brune à mes côtés demanda, la lèvre pincée :
- Tu es au courant ?
Je levais un sourcil :
- Quoi ?
- Il paraît qu'une élève à vus le nabot embrasser sa mécanicienne, cinq minutes avant d'entrer en cours, à l'instant.
Je souris et dit d'un ton détaché :
- C'est son problème.
Elle ne dit rien, se contentant seulement de regarder les élèves sortir leurs affaires, et le blond commencer à parler. Je jetai un œil à la classe, refoulait un ricanement en voyant le cinquantenaire essayer de parler, dévisageai quelques élèves avant de sursauter devant les yeux d'améthyste de Lust à quelques centimètres des miens :
- Sauf que le hic, c'est que j'ai vu passer la blonde quelques minutes avant que la fille ne débarque pour dire qu'elle avait croisé Edward l'embrasser à l'instant.
Je déglutis, comment s'y prenait-elle pour me mettre toujours dans l'embarras ? Je soupirai et repris, tâchant de garder mon calme :
- Eh bien… Il faut croire qu'elle se déplace vite.
Elle s'esclaffa méchamment et lança :
- Ou alors quelqu'un à pris son apparence, tu ne connais pas quelqu'un capable de faire ça Envy ? Par pur hasard.
Je me raclai la gorge et lui souris, avant de détourner la tête. Qu'est-ce qu'elle voulait que je lui réponde ? J'hoquetai de douleur en sentant un point d'appui brutal sur le côté de mon abdomen… Je toussai pour cacher ma brusque surprise et je baissais les yeux, des gouttes rouges perlant de mon abdomen dégagé. Une pointe noire s'enfonçait dans ma peau. Je grimaçai en chuchotant :
- Après c'est toi qui me demande de sauvegarder les apparences, laisse moi te signaler que tu viens de me perforer le bide en pleine salle de classe.
- Tu guériras vite, tu a de la pierre rouge maintenant. Maintenant tu vas répondre bien sagement à ma question.
- Pas ici.
- D'accord, mais je veux au moins une réponse.
- Non.
Elle enfonça un peu plus la pointe dans mon abdomen et je continuai d'hoqueter. Cependant elle la retira. Je respirai difficilement en posant ma main sur ma plaie saignant abondamment. Bordel, qu'est-ce que ça faisait mal… Je dis entre mes dents :
- Oui c'était moi. Ça te suffit cette réponse ?
Elle sourit et se posa une nouvelle fois contre le dossier de sa chaise, me signalant au passage que cette conversation n'était pas terminée. Je tâchai de reporter mon attention sur la classe, la main entre mes hanches et ma taille, la plaie extrêmement profonde mettant du temps à cicatriser. Edward s'adossa au mur et replaça une de ses mèches de cheveux :
- Donc vous avez une idée pour les dialogues ?
- C'est à vous de les écrire, dit une fille du premier rang.
Il grimaça, certainement ravi d'avoir à écrire la pièce (je m'esclaffais intérieurement) puis il reprit :
- Oui mais… Pour les rôles, vous avez bien, quelques… indications ?
- Je pense que Maléfice devrait porter une minijupe.
Je tournais si rapidement la tête que je crût sentir mon coup se décrocher :
- Que..que.. quoi ?! bégayais-je vers Rosie.
- Oui, et des talons t'iraient tellement bien Ery, lança-t-elle en arborant un air arrogant.
Je m'empourprai en me figeant dans une grimace immonde alors que j'entendais les murmures approbateurs de la classe.
- Tu veux pas que je m'épile les jambes pendant que tu y es !! m'exclamais-je outré.
- Tu porteras des collants, dit une voix démontrant l'hilarité de la personne.
Je tournais lentement, très lentement la tête vers cette personne et observait mon amant se foutre de ma poire. Je repris :
- Eh bien, la princesse pourrait porter une nuisette transparente et des portes jarretelles, ça collerait totalement à son interprète. Même si le peignoir du prince lui suffirait amplement.
Ce fût aux deux de rougir. Sachant pertinemment de quoi je parlais. Et paf, un point partout. Je ricanai, finalement ce petit jeu commençait à m'amuser. J'ôtai la main de ma blessure, qui n'était plus et je lançai :
- Et puis on pourrait aussi faire une scène d'amour intense entre le prince et la princesse. Après tout, c'est un remix, et on a laissé tomber la bienséance depuis.
Edo me fixa avec des yeux étonnés voir effrayés, tandis que je souriais, heureux de ma blague. Une fille brune au premier rang se leva et dit :
- Mais enfin Ery, c'est insensé, on joue ça devant toute l'école.
- Rho ! Vous êtes coincés… On aura cas le suggérer…
- Ery ! La pièce est censée se terminer après le baiser ! s'exclama une autre fille.
Putain, mais elles étaient toutes à fond sur le prof ou quoi ?
- Et si on changeait le prince, vous serez toujours contre ? Si on prenait le vieux croûton du fond pour faire le prince ? Après tout il doit bien avoir les fringues dans sa garde robe.
Le concerné se tourna vers moi en levant les sourcils et je ris encore une fois devant les protestations de la classe :
- Bon ça va ! Restez dans votre ignorance et votre niaiserie.
La brune que j'avais dragué par pure intérêt prit la parole :
- Je trouve qu'Ery à raison sur ce coup, enfin, pas que nous devrions faire ce qu'il à dit, mais c'est un remix, et nous ne sommes plus à l'époque où ces contes sont été créés, et nous devrions ajouter quelques fantaisies à la pièce.
Je levai un sourcil. Etrange que cette fille décide de me défendre. Remarque c'était drôle. Même si elle ne me reconquerrait pas, ça c'était sûr. Je souris en regardant la classe se dissocier en deux : les pour mon idée et les contre mon idée. Evidement, dans les contre mon idée, il y avait Edward, Rose et le vieux croûton ainsi que les amies de Rosie. Tout le reste était d'accord avec le fait qu'il fallait moderniser la belle au bois dormant. Je souris de toute mes dents et repris :
- Eh bien voilà, c'est pas compliqué. Laissez-moi proposer une idée : Maléfice tue la princ…
- Non, moi j'en ai une, me coupa Greed. Si le prince était seulement le fils du président. Etant donné que nous ne sommes plus dans une monarchie ; et que la princesse par contre, était bel et bien une princesse, étant donné que cela fait cent ans qu'elle est plongé dans le sommeil et…
- Elle craint ton idée ! m'exclamais-je, « le fils du président » autant resté au moyen âge se sera déjà plus pratique, moi je parlais de la mise en scène… Sérieusement… Pourquoi ça se terminerais toujours pas « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants » si par exemple le prince trouvait la princesse, et que finalement il la trouve moche, il pourrait la tuer et puis la sorcière…
- Elle son nulles vos idée ! répliqua Rose outrée.
Le temps défilait, encore et toujours et finalement leur choix se porta sur une proposition : jouer la pièce tout simplement. Sans la remanier.
....
Je m'allongeais sur mon lit en regardant mon plafond. Y avais rien à faire dans cette académie. J'avais même pas de devoir pour m'occuper… Ma seule distraction aurait été de voir Edo, mais en général, je ne le voyais pas ces jours là. En tout cas pas celui-ci. Il voulait sûrement consacré du temps à la boite de conserve et à ses cours… Je soupirais. Mon manque de pierre rouge c'était réglé, nous en avions à présent. Presque plus de mots étranges ne souhaitaient sortir de mes lèvres. S'entend, la suite des « je… » prononcé involontairement… En même temps, je n'avais pas franchement eu l'occasion d'être seul avec lui. Et maintenant que je m'étais procuré de la pierre rouge et de l'alcool (j'en avais volé à Greed), un autre manque se faisait sentir. Mon envie n'avait pût être achevée la dernière fois a cause du bouledogue qui s'était pointée. Edward était arrivé a son terme pour le coup, moi non. Malheureusement, ceci ne cessait de se faire ressentir. Notamment au réveil. Et je ne parlais pas des rêves érotiques qui dérivait petit à petit vers des rêves plus pornographique qu'autre chose… En fait, le sexe, c'était comme ce lavé les cheveux, plus on le faisait, plus on en avait besoin… Un fichu cercle vicieux en bref. Commet pouvais-je avoir autant envie de lui ? Le rêve que j'avais fait la nuit dernière était plutôt significatif, et le voir me réveillé pour le coup m'avait fait un gros choc. Au moins, je ne pouvais pas clamer que je n'avais aucun fantasme inachevé. J'en avais même trop.
Je me relevais décidant qu'une bonne douche me ferais du bien, j'attrapais quelques vêtements. Je posais ma main sur la poignée de la porte, mais une fois clenché, je n'eus pas le temps de prononcer un mot que je m'étalais sur les lit, mes vêtements tombant dans un amas de tissu sur le sol. La brune sulfureuse fit claquer se talons sur le sol, penchant la tête de côté. L'autre brune entra : Sloth. Je déglutis en les voyant inspecter chaque partie de la pièce des yeux. Bien rapidement, je compris que j'allais passer un sale quart d'heure. Lust m'avait bien signifier que ce n'était pas fini.
En effet. Environ une demi seconde après être parvenu à cette conclusion, je me retrouvais brusquement cloué au mur, du sang s'échappant des mes épaules, de mon cou et de mon ventre. Ma respiration n'était plu qu'un râle. Sloth s'adossa à la porte et je manquais de verser une larme sou la douleur se répandant en moi. Lust avait visé pile entre mes côtes. Intelligent. Sloth tourna le verrou et me lança un regard dégoutté, alors que je tâchais de garder la tête levé vers elles, même si une chaleur rouge glissait le long de ma peau :
- Voyons Lust, ne fait pas ça, tu vas finir par tâcher ses draps…
- Ne t'en fais pas Sloth, je suis presque persuadée qu'ils sont déjà tâchés. Mais par autre chose que du sang, n'est-ce pas Envy ?
Pour toute réponse je crachais du sang et toussais. Lust retira son doigt me perforant la gorge, et je tâchais de reprendre ma respiration, difficilement. Un bruit abjecte s'échappant de mes lèvres. Je crachais encore une fois du sang sur mes draps, puis je redressais ma tête rapidement pour dégagé mon visage masqué par mes cheveux de jais. Au bout d'un certain temps je repris, la voix éreinter, un air faiblement sarcastique dominant mes traits :
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Elle appuya plus fortement, m'arrachant une plainte douloureuse. Ma tête se baissa malgré moi. Pourquoi s'obstinait-elle ainsi ? C'était pas bien compliqué, je n'avais pas envie de lui dire. Elle pourrait e faire subir tout ce qu'elle souhaitait je ne cracherais pas le morceau. Elle s'avança vers moi, approchant son visage du mien, ses yeux d'améthystes me foudroyant :
- Oh si Envy, tu sais très bien de quoi je parle, mais tu ne veux rien me dire.
- Très perspicace ! répliquais-je d'un ton narquois.
Elle fronça les sourcils, semblant avoir une envie irrésistible de me couper le tête mais Sloth posa sa main sur son épaule, se penchant vers moi, murmurais d'un ton doucereux :
- Tu ne veux pas nous le dire Envy ? Tu sais, nous t'écouterons… Ce sera notre petit secret.
Je m'esclaffais et lançais, sur un ton de défit, même si ma voix n'avait pas encore retrouvé sa tonalité habituel :
- Vas te pendre.
Ce fût à Sloth de froncer les sourcils, très certainement vexée. Un coup frappé à ma porte les ramena à la réalité. Me sauvant certainement d'un massacre. Je souris et Lust rentra aussitôt ses doigts pointus. Je me laissais tomber contre mon mur et me contentais de leur lancer un sourire vainqueur. Elles ne le sauraient pas. Je me redressais, d'autres coups furent frappés à ma porte, ceux-ci se faisant bien plus impatient. Je jetais un œil à mes épaules ensanglantée et à mon ventre perforé, préférant posé ma main sur cette blessure que sur les autres. Je posais ma main sur le poignée, les invitant à sortir de ma chambre d'un œil sombre. Elle jetèrent un regard surpris à la personne ayant frappée mais ne firent rien. La petite silhouette sur le seuil fit des yeux étonné et j'attendis derrière ma porte. Légèrement stressé. Je ne voulais pas qu'il me vois comme ça, il allais s'inquiéter :
- Qu'est-ce qu'il y a ? dis-je toujours d'une voix affaiblie.
- Je voulais te voir, répondit Edward en souriant.
Je soupirais en jetant un œil à ma silhouette et ouvrait plus grand ma porte pour le laisser entrer. Si seulement il avait pût attendre quelques minutes… Il avança tandis que je gardais la main sur ma blessure et lorsqu'il se tourna vers moi, la peur me submergea. Il allait me voir, voir mes blessures… Voir que je n'allais pas bien, qu'il s'était passé quelque chose. Je me contentais seulement de passer mes bras autour de lui en refermant la porte puis je posais mes lèvres contre les siennes. Il répondit à mon baiser bien que légèrement surpris et encercla ma taille de son bras. Je n'aurais laissé personne l'approché. Personne n'avait le droit de lui faire du mal, pour lui je pouvais supporter n'importe qu'elles souffrances.
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Comme d'ahbitude si vous avez des questions, de commentaires, nous serons ravi de vous lire ou de vous répondre :D
By Izumy
