Bonjour ! Tout d'abord, veuillez m'excuser pour ce léger retard héhé.
Ensuite, merciiiiiiii pour toutes vos reviews, merci à tous nos fidèles lecteurs qui nous soutiennent et merci pour tous vos compliments :D
J'espère que ce chapitre vous plaira (comme tous les autres, of course)
Et je ne vous retiens pas plus longtemps. Bonne lecture ?
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Chapitre 14
Un arrière goût de jalousie
--POV Envy--
Je m'arrêtais, à deux mètres de la porte de sa chambre. Je croisais les bras. Bon, il avait droit d'être malade, surtout que pour le coup c'était de ma faute. Rhaa, j'étais un abruti ! Moi je ne pouvais pas avoir le sentiment d'avoir froid, oui… faudrait vraiment que je me rentre dans le ciboulot le fait qu'il soit humain… Tout ça pour dire, un minimum de sympathie aurait franchement pas été trop demandé. C'est moi qui avais tout fait bon sang ! C'était moi qui l'avais ramené, rhabillé, et enfin apporté à la boite de conserve. J'avais été frapper à la porte du tas de ferraille avec le blondinet sur l'épaule, et j'avais ensuite du me dépatouiller pour trouver une excuse, et par dessus le marché, j'avais du me comporter en humain en prétextant que le froid ne m'avait pas fait sentir le poids de mon amant. Bah ouais, c'était déjà pas très courant de voir un « adolescent » en demi t-shirt alors qu'il neige, alors que cet « adolescent » porte son prof d'alchimie sur une épaule en se tenant raide comme un piquet… C'était pas très normal. En bref, un minimum d'amabilité en guise de remerciement ne m'aurait pas fait de mal. Tu parles, pour ne pas l'avoir laissé pourrir dans la neige, j'avais juste eu droit à « ça suffit, Ery » et puis tout un tas de truc débité qui signifiait clairement « la ferme ». Franchement, je me demandais vraiment se qui me retenais de le frapper. Bon, peut-être le fait que j'ai passé toute la nuit à côté de lui, pour m'assurer que rien ne se passerait… Ou alors le fait qu'il ait quarante de fièvre et qu'il tousse comme un vieux fumeur. Je fis une grimace de dégoût en me remémorant le son de sa toux.
En plus, ce crétin était assez idiot pour m'envoyer balader dès qu'une de ses prétendantes l'approchait. Moi je faisais tout pour lui faire plaisir, j'avais même engueulé les autres en faveur de la cruche pour qu'il puisse manger des chocolats et tout ce a quoi j'avais eu droit c'était : « Ça suffit ». Au moins, il s'était étouffé avec ses chocolats après, bien fait pour lui. Ça lui apprendra à m'envoyer balader alors que je fais tout pour qu'il aille bien. En plus, j'avais prévu de lui apporter un truc à manger, vachement redevable le Fullmetal. Tant pis pour lui, il aurait rien que les chocolats de Rosie, avec un peu de chance il ferait une crise de foie. Je fis la moue lorsqu'une brève vision d'un Edward chancelant, la tête au dessus des toilettes me vint. Ouais bon, valais mieux quand même que je lui apporte quelque chose, sinon je serais obligé de supporter le Fullmetal nauséeux. Je soupirai et me décollai du mur, avançant vers la cuisine à toute vitesse. Quand même, il abusait. Il aurait pu être un tant soit peu reconnaissant, non ? D'accord, c'était de ma faute s'il était dans cet état mais il avait aussi sa part de responsabilité. Il aurait pu me dire qu'il avait froid… Et puis lui aussi il avait prit son pied… J'étais pas le seul, alors bon, s'il avait tant froid que ça, et que ça l'aurait dérangé sa aurait rien fait… Enfin… J'en savais rien en fait. Ce que c'était compliqué les humains.
J'arrivai enfin devant la cantine. Mince, elle était fermée. En même temps, il était déjà vingt deux heures. Forcément, ils n'allaient pas servir le dîner à cette heure. Je soupirai, tant pis pour la cantine, j'allais devoir me servir de la force. Je levai ma jambe, lassé, et donnai un violent coup de pied au centre de la porte. Un morceau de métal vola et s'écrasa au sol. Bah voilà, ils auraient juste à remplacer la serrure, j'étais vraiment sympa de leur infliger que ça, en même temps, j'étais pas d'humeur à péter une vitre. Passons. Je déambulai entre les tables vides du self puis je trouvai la porte de la cuisine. Au passage, je lançai un petit regard à la table des professeurs. Je posai ma main sur la porte de la cuisine, verrouillée aussi. Rho ! Ils étaient lourds à tout fermer à clef ! Agacé, je posai brutalement ma main sur la porte d'acier de la cuisine qui s'ouvrit sans résistance, un autre morceau de métal tombant au sol, plus gros cette fois. Je trouvai le frigo et l'ouvris en me penchant légèrement. Bon. Qu'est-ce qu'il pouvait aimer celui-là ? Du lait, du pain, des tomates, du poulet, du chocolat, du concombre, du beurre... Ils avaient pas grand chose à becqueter. Je sortis un peu de tout, mettant de côté le poulet et les légumes. Je regardai ensuite dans les placards en fermant la porte du frigo du pied (un peu trop violemment d'ailleurs). Chocolat en poudre, confiture. Je sortis les deux, puis j'observai la bouteille de lait. Peut-être que le microbe aimerait un chocolat chaud ? Je fronçai les sourcils et me penchai, à la recherche d'une casserole. Je cherchai aussi une tasse au passage. Je trouvai la casserole, mais en guise de tasse, je trouvais un verre. Tant pis, il se débrouillerait avec ça.
Je mis un bon moment pour trouver comment fonctionnait le gaz, puis j'attendis patiemment que le laid chauffe. Je trouvais un plateau et positionnait le tout dessus. Je vus jure, qu'est-ce qui fallait pas faire pour Monsieur Elric. J'étais tombé bien bas, au point de lui préparer un petit déjeuner – bon, il allait bientôt être vingt trois heures, mais bon, il allait pas se plaindre, au moins je lui éviterais la crise de foie. Je mis mon doigt dans le lait faisant des bulles. Ça m'avait l'air chaud. Je versai le lait (sûrement brûlant à la fumée qu'il dégageait) dans le verre. Puis, je mis le verre sur le plateau et refermai la porte de la cuisine (du mieux que je pus) avant de sortir du self et de me diriger vers la chambre du Fullmetal. J'avais l'air d'un crétin comme ça, c'était clair et net. Heureusement que personne ne se baladait dans les couloirs à cette heure… J'accélérai le pas.
Je poussai la porte du pied. Puis j'avançai précautionneusement vers la porte de la chambre du Fullmetal grippé, me maudissant toujours intérieurement d'être aux petits soins pour un être qui m'avait littéralement envoyé bouler, mais passons. Je lâchais le plateau d'une main, ouvrant très lentement la porte, avant de la pousser du pied et déposer le plateau sur la table d'angle. Je pivotai et je fis face aux yeux marrons de Rosie. Mon visage se tordit et je la regardai méchamment, assise sur le lit, aux côtés d'Edward :
- Qu'est-ce que tu fous là ? demandais-je d'un ton bourru.
- Eh bien, cher Ery, sache que le pauvre Edward était seul. J'ai décidée de rester à côté de lui, le temps qu'il se repose, vu que tu étais parti et que ta tête n'indiquait pas un quelconque retour.
Bon, elle avait raison pour le coup, il fallait l'avouer, ma première idée était de me tirer. Mais bon, j'étais revenu sur ma décision. Je lançai, en soupirant :
- OK, d'accord, mais maintenant, tu peux partir. Comme tu peux le constater je suis revenu.
- Eh bien, tu reviendras quand je devrais partir.
Je la regardais dans les yeux et lançait, mauvais :
- Non, c'est maintenant que tu te barres.
- Je t'ais dit que…
- T'es bouchée ou t'es sincèrement conne ? Je t'ais dit de dégager ! lançai-je d'une amabilité sans pareille.
- Ery, je ne vois pas ce que ça change ! J'ai aussi droit de m'occuper d'Edward !
- Ed a pas besoin de toi crétine ! Tout ce que t'as trouvé à faire c'est de lui apporter des chocolats et il va être encore plus…
- Alors maintenant, c'est Ed ? me coupa-t-elle en me perçant du regard.
Je m'arrêtai, qu'est-ce qu'elle voulait celle là ? Je ne comprenais pas.
- Comment ça « c'est Ed » ?
Elle se redressa et repris en chuchotant :
- Je pensais que tu détestais tout les profs d'alchimie Ery, c'est étrange, maintenant « le nabot » est passé à « Ed ».
- Et alors ? demandais-je, feignant l'innocence bien qu'une boule de stress ait prit place dans ma gorge.
- Tu dis l'avoir trouvé dans la neige, torse-nu, c'est bien ça ?
Je blêmis. J'étais nul pour trouver des excuses. Vraiment.
- Oui… Mais…
- Que penses-tu qu'il faisait torse-nu par un froid pareil ? me coupa-t-elle.
- J'en sais rien moi… 'L'avais pt'et trop chaud…
- Il n'y a que toi pour avoir trop chaud par un temps pareil, répliqua-t-elle, cinglante, ses yeux perçants les miens.
- J'en sais rien… Je suis pas dans sa tête…
- Et toi ? Pourquoi t'es sorti ? Quand tu n'es pas en cours tu restes cloîtré dans ta chambre, c'est bien connu.
- Mais c'est quoi cet interrogatoire ?! m'exclamais-je agacé.
- Ery, réponds.
- Nan, j'ai pas envie. Maintenant, tu dégages.
- Nan, j'ai pas envie, rétorqua-t-elle un sourire narquois aux lèvres.
- Tant pis, je vais te virer par la force.
Sur mes mots je lui attrapai le poignet et la levait :
- Lâches moi Ery ! clama-t-elle en me donnant des coups de pieds.
- Tais-toi, tu vas réveiller Edo !
- ERY !
- Envy, laisse Rose, dit alors une voix ensommeillée.
Cette phrase me glaça le sang. Non seulement il m'avait sermonné encore une fois, et pour combler le tout, il m'avait appelé « Envy » devant la cruche. Mes doigts lâchèrent son poignet et elle tomba lourdement au sol. Elle replaça ses mèches de cheveux en se redressant et je regardai Edward, qui s'était retourné pour plonger la tête dans son oreiller. Rosie chuchota :
- Alors c'est toi le fameux Envy ?
- Quoi ? demandai-je, intrigué.
- C'est donc de toi qu'il parlait dans son sommeil… Je ne comprenais pas pourquoi il chuchotait des « Envy », maintenant je suis fixée…
Je déglutis, Ed m'avait appelé pendant son sommeil ? Je regardai Rose et soupirai, bien que ravi de lui faire encore plus de mal. Je chuchotai, un air machiavélique sur le visage :
- Oui, Envy est mon surnom. Je dirais que mes cours particulier m'ont rapproché d'Ed. Maintenant, tu dégages.
Elle blêmit et se tourna, son visage se déformant, elle ouvrit rapidement la porte et sortit. Un sourire satisfait aux lèvres, j'avançai vers le lit de mon amant et m'agenouillai à côté, posant mes bras sur le matelas, la tête dessus. Edward bougea la tête les yeux encore fermés. Je ricanai ; si je devais définir sa tête lorsqu'il se réveillait, le mot aurait été « grognon ». Je passai ma main sur ses cheveux, caressant ses mèches blondes, en enroulant quelques unes autour me mon index. Ma main surmontée d'une mitaine glissa sur sa joue. Je posai doucement mes lèvres sur sa joue, puis au coin des siennes. Il ouvrit un œil, puis le referma. Il ouvrit l'autre, commença à le refermer puis ses deux yeux s'ouvrirent brutalement alors qu'il faisait un bond en arrière. Je le calmai en posant ma main sur son épaule :
- Envy ? Elle est où Rose ?
- Je l'ais fait partir, me contentas-je de répondre, laissant de côté la scène précédente.
- Ah… Tu n'as pas été trop méchant ?
- T'en fais pas, repris-je en souriant toujours. Reste allongé, je t'ais apporté à manger.
Je me redressai et allai chercher le plateau que je déposai a côté de lui :
- Envy tu…
- Oh, t'en fais pas, j'ai trouvé à manger facilement… Des restes dans mon frigo…Tu as de la confiture, du pain, du beurre et du lait au chocolat.
- Merci… Par contre je n'aime pas le lait. Tu le veux ?
Je grimaçai, une pointe de déception me tiraillant. Fallait dire que ça la foutait mal de m'être cassé à lui faire ça… Un sourire narquois me vint et je dis :
- M'en fou, tu dois le boire, tu es malade. Ça te fera du bien.
- Non mais j'aime pas.
J'approchai mon visage du sien :
- Sinon c'est moi qui te le fais boire, de gré ou de force.
Il s'empourpra, visiblement, je l'avais mit de mauvaise humeur :
- Je déteste le lait, c'est dégueulasse, je veux pas le boire.
- Tu vas boire ton lait ! Je m'en fou que tu déteste ou quoique se soit, tu vas le boire !
- NON !
Je grimpai rapidement sur le lit en me mettant à califourchon sur ses jambes. J'approchai mon visage du sien, maintenant qu'il était à demi redressé. Il tourna la tête tandis que je prenais une gorgée de chocolat chaud. J'approchai encore mes lèvres des siennes mais il refusa obstinément de me regarder. Tant pis, s'il refusait la méthode douce, j'emploierai la forte. Je posai mes doigts sur son visage et le tournai vers moi. Il chercha à se débattre mais là il ne pourrait rien faire. J'étais trop fort par rapport à lui. Je penchai sa tête vers l'arrière tandis qu'il râlait. Je posai mes lèvres sur les siennes et les entrouvraient laissant le lait s'échapper. Il grogna et je me redressai, victorieux. Je gardais sa tête vers l'arrière et répétai l'opération une seconde fois :
- Allez Ed, il faut avaler.
Ses yeux me lancèrent un regard noir et je repris du lait dans ma bouche, recommençant une autre fois l'opération. Après cela je lui mis d'avantage la tête vers l'arrière et enfin je l'entendis avaler. Je souris, j'avais réussi à lui faire boire du lait. J'attrapai le verre et lui entrouvris les lèvres de forces, je l'entendis grogner une nouvelle fois tandis qu'il se débattait. Enfin je versais les restes du verre de lait dans sa bouche. Ma main reposa le verre et je posai mes mains sur ses joues. Descendant mes lèvres vers les siennes. Je le regardai dans les yeux et je l'entendis déglutir. Ses lèvres s'entrouvrirent et il me lança, haineux :
- Je te déteste.
Bien qu'il n'en pensait pas un mot, je ressentis tout de même une pointe de tristesse. Cependant, je souris et repris, avançant mes lèvres vers les siennes :
- C'est méchant, je t'… (une boule se forma dans ma gorge) moi je suis bien loin de te détester…
Sur ces mots quelques peu modifiés, je posai brutalement mes lèvres sur les siennes. Un baiser auquel il répondit ardemment, avant de me repousser… par une quinte de toux. Je cachai ma mine dégoûtée puis je repris, m'asseyant sur le lit à ses côtés :
- Mange.
....
La porte s'ouvrit et le tas de ferraille apparut :
- Ery ? Tu es revenue ? me demanda-t-il de sa voix raisonnante.
Je sentis ma gorge se serrer à sa vision puis je me redressais, quelques peu dérangé d'être interrompus dans ma contemplation du mini blond mangeant une tartine de confiture. Je répondis :
- Oui, je me suis dit qu'il aurait faim… Et que les chocolats lui donneraient une crise de foie… Bref, j'y vais le nabot, je suis crevé moi.
Je lui aurais bien fait une bise, mais la présence de son frangin me dérangea quelque peu. M'enfin. J'avançais vers la porte avant de me retourner brutalement :
- Sauf si tu voulais que je t'aide à écrire les derniers dialogues de la pièce ?
Ouais, j'étais fort là, ça me donnais un prétexte pour rester, et pour virer le machin qui lui servait de frère. Frère qui, il fallait l'avouer, me mettait dans une jalousie profonde, bah ouais… Je me posais une question et toquais (doucement) sur l'armure :
- Dit, tu n'enlèves jamais ce machin moche, tu dors pas en armure quand même ?
Il se tourna vers moi et Edward baissa les yeux. J'avais dit une connerie, encore. Voyant qu'aucune réponse ne venait je m'apprêtais à prendre la porte lorsque la voix du Fullmetal crevard m'interpella :
- Oui, je veux bien que tu m'aides à écrire les derniers dialogues… Ce serait gentil…
Je me tournais, si les Elric n'avaient pas répondu à ma question précédente, s'était pour une bonne raison, je le savais. Et je ne tarderais pas à la savoir, enfin, j'espérais. Joyeux, j'avançai vers le lit du blondinet et m'y assis attrapant d'ores et déjà un stylo et un cahier. Il me sourit avant que ce sourire ne se transforme en une grimace et une toux franchement pas belle et écœurante…
Je posai ma tête dans mes mains et laissai tomber le carnet sur son lit :
- Ouah, c'est atroce ce machin ! Et dire que tu dois terminer de l'écrire bientôt, c'est de la folie…
- Oui je…
Il se remit à tousser, je fermais les yeux. C'était carrément gerbant d'entendre quelqu'un tousser comme ça ! Je me redressai et attrapai le flacon sur la table de chevet, saisissant une cuillère j'y versai le liquide épais et sucré, tandis que le Fullmetal agonisait sous ses quintes de toux. Je me tournai et lui ouvrit la bouche de force en y fourrant la cuillère. Il se calma aussitôt et je retirai la cuillère. Certes j'avais été un peu brutal, mais bon… J'hésitai à le mettre au pied du mur en lui posant des questions sur la boîte de conserve, mais je ne me sentis pas d'humeur à le faire parler. Je me levai et dis :
- Bon, je vais aller dormir, et demain j'aiderais les autres à installer les décors. Prends bien tes médocs, je reviens te voir demain.
Il acquiesça et j'avançais la porte, la main sur la poignée, j'hésitai. Je me tournai une nouvelle fois vers lui et approchas rapidement pour poser mes lèvres sur sa joue. Puis je me redressai et sortis de la pièce en baragouinant quelque chose ressemblant à un « à demain ». Je fermai la porte et avançai vers ma chambre, j'ouvris ma porte, exténué. Ma fenêtre était toujours ouverte… Je la refermai, il devait faire un froid glacial dans ma chambre, la preuve en était, lorsque je respirai, de la fumée se créait. Je me laissai tomber sur mon lit, tâché par mes gouttes de sang, œuvre de Lust. Mes yeux se fermèrent alors que je mettais la couette sur moi. Enfin j'allais dormir…
....
- Rha ! Mais t'es pas doué c'est pas compliqué d'attacher ce truc !
Le garçon face à moi pâlit après que je lui eus râlé dessus. Je lui arrachai le bout de tissu des mains et fît un nœud grossier autour du poteau. Là ça tenait. Je m'avançai vers une femme d'environ vingt ans, blonde, yeux bleus. Affalée sur une machine à coudre :
- Jenny tu as term…
- Moi c'est Lannie.
- Ouais, m'en fou, t'as terminé presque tout les costumes ?
- Oui, il ne manque que les costumes de monsieur Elric, de Rose… Et le tien…
- Ah… Je dois faire quoi ?
- Eh bien, tu vas voir la fille là bas (qui se trouvait être la fille que j'avais dragué une fois), et tu te laisse faire le temps qu'elle prenne tes mesures.
Je soupirai et avançai, lentement, vers la fille dont je ne connaissais toujours pas le nom. Elle me regarda et dit, pas de la façon la plus aimable du monde :
- Ery, tu peux retirer ton sweet ?
Je ne dis rien à son adresse, laissant tomber mon sweet bordeaux au sol. Elle posa ses mains sur mes épaules, un mètre entre les doigts. Au fur et à mesure, elle prenait des notes, plaçant le mètre un peu partout. Au final elle arracha la feuille te me la tendit :
- Tiens, vas porter ça à Lannie.
J'hochai la tête et attrapai la feuille, avançant lentement vers ladite Lannie. Elle prit le papier et je lui lançai :
- Je te préviens, t'as pas intérêt à me mettre une jupe.
- Si, il est prévu que tu en portes Envy.
Je me tournai brutalement pour fixer Rosie :
- Je ne crois pas t'avoir autorisée à m'appeler comme ça, et je ne porterais pas de jupe, si vous m'en refiler une je mettrais un pantalon.
- T'en fais pas, ce sera une jupe longue, rétorqua-t-elle.
- Espèce de sale…
- Je sais.
J'allais la tuer, vraiment, elle m'exaspérait, j'allais vraiment finir par l'achever ici… Quoique… sa mort m'aurait dérangée… En effet, si elle mourrait avant la représentation elle louperait la belle surprise que je lui réserverais… J'en riais d'avance. Je me tournai vers elle, abordant un sourire hypocrite :
- Si tu allais te faire mesurer ? Il faut que ta robe soit superbe pour le prince Edward.
Elle fronça les sourcils puis tourna les talons, avançant rageusement vers l'autre fille. Finalement, j'avais hâte que cette pièce passe, j'allais franchement m'amuser… Je m'assis sur une chaise ; à présent il ne me restait plus qu'a attendre que l'heure passe rapidement pour aller surveiller la guérison de mon nabot favori…
....
Je traînais des pieds en me dirigeant vers le vestiaire. Les cours de combat, c'étaient ennuyeux. Surtout quand, comme moi, on était particulièrement doué dans cette discipline. Enfin. J'ouvris la porte des vestiaires du pied, ignorant les plaintes de ceux en train de se changer. Ils avaient qu'à pas se mettre devant la porte. Je poussai les crétins qui s'étaient mis à ma place habituelle et je commençai à me changer, dos à tous les autres, entre Greed et Glutony. Vraiment, c'était chiant que ce foutu tatouage soit sur ma cuisse, j'étais obligé de me restreindre dans un minuscule coin pour me la jouer pudique, ou de garder le même pantalon, ce qui me donnait ensuite un aspect de gros dégelasse. C'était pourquoi j'avais opté pour la solution du mec pudique… Passons. J'enfilai mon autre pantalon après avoir laissé tomber l'autre par terre, puis je posai mes pieds dans mes chaussures. Je retirai mon t-shirt rouge bordeaux (une envie folle) et enfilai mon t-shirt habituel, noir moulant, court. Alors que je posais mon sac sur mon épaule, Greed mit sa main gantée sur mon bras :
- On va au bar du coin avec les autres, tu viens ?
Je déglutis discrètement, puis dis dans un souffle, tournant d'ores et déjà la tête :
- J'ai autre chose, plus important, à faire…
- Tu veux que je t'aide ?
- Non, tu ne servirais à rien d'autre qu'à m'encombrer…
Il m'empêcha encore une fois de partir. Je sentis mon « cœur » battre plus fortement dans ma poitrine :
- Bordel tu vas me lâcher ?!
- Qu'est-ce que tu caches ? chuchota-t-il, le regard perçant.
- Rien du tout, je n'ai absolument rien à cacher.
- Oh que si. Tu as remarqué que la porte du self avait été défoncée ? On aurait dit ton œuvre.
- Non… J'ai pas été au self ce matin…
- Lust et Sloth m'ont dit qu'elles avaient vu le Fullmetal frapper à ta porte, pourquoi ?
- Il voulait me dire deux trois trucs sur le cours particulier…, soufflai-je en me détournant totalement.
- Je n'y crois pas.
- Je sais.
Sur mes mots je me dégageai et sortis en trombe du vestiaire. Si Greed commençait à s'en mêler, je serais dans une poisse monstre… J'allais vraiment devoir songer à être plus discret.
....
J'accélérais le pas, chose peu évidente lorsqu'on avait, comme moi, un sac en bandoulière, positionné comme un sac à main sur une épaule. Je le fis tenir du mieux que je pouvais et au moment où je prenais un dangereux virage je vis, de dos, une fille aux cheveux entre brun et châtain… Deux mèches roses sur le devant… Je courrai presque pour la rattraper, silencieusement bien sûr, et je lui demandai, d'un ton toujours affectif (ironie) :
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Eh bien, je dirais qu'étant donné que ce couloir mène à la chambre d'Ed, je vais lui rendre visite.
Je grognai, mécontent :
- Ouais, et c'est quoi ça ? lançai-je en désignant un paquet enveloppé.
- Ça ? Ce sont des fleurs, je ne voulais pas les abîmer ou les salir, elles sont très blanches, alors je les ai enveloppée.
- Mais t'es vraiment débile ! m'étranglai-je. Putain t'es atteinte de crétinisme ?! Je t'ai déjà dit hier que les plantes absorbent l'oxygène et que le minus arrive déjà pas à respirer convenablement, qu'est-ce que tu viens lui foutre des trucs qui absorbent son oxygène ! Tu veux sa mort ?!
- Oh tais-toi Ery, laisse moi apporter ces fleurs à Ed !
Je me saisis du paquet et le jetai par terre, alors que je levai mon pied pour l'écrabouiller, on me héla, une voix raisonnante. Je su immédiatement qu'il s'agissait de la boite de conserve. Trop fort. Non, en fait, il était le seul à avoir une voix aussi réverbeuse. Je reposai mon pied au sol, tandis que Rose ramassait ses fleurs empaquetées avec les larmes aux yeux :
- Tu es vraiment méchant Ery ! Je te déteste.
- Moi de même espèce d'autiste…
- Ery ! s'exclama le machin derrière moi, visiblement outré. Elle veut seulement prendre des nouvelles d'Edward, arrête d'être aussi méchant avec elle ! Et qu'est-ce que tu viens faire ici ? Tu sais, tes cours particuliers sont annulés.
- Je sais ! lançai-je, agacé. Mais si elle à droit de prendre des nouvelles de Ed, je vois pas pourquoi moi je ne pourrais pas !
- Ed ?
- Rhoo ça va !
Je leur tournai le dos et avançai vers la porte, laissant entrer au passage les deux boulets. J'ouvris lentement la porte et les autres ne se génèrent pas pour me suivre. Je ronchonnai, franchement c'était nul. Moi qui voulais être seul avec lui… En plus son frangin l'avait vu toute la journée, et puis Rose servait à rien, alors ils auraient au moins pu me laisser avec lui… La cruche lui tendit son bouquet de fleurs empaqueté et je dus retenir mes jambes au sol pour éviter que mon pied s'écrase avec fracas sur sa main, et par conséquent sur ses fleurs. Je regardai le blondinet ouvrir le paquet en nous saluant tous. Je retins un élan de haine. Evidement, cette débile avait choisi des roses blanches. Non, vraiment, elle faisait tout pour me pourrir la vie. Je ne pus m'empêcher de m'exclamer :
- Génial, fais le suffoquer, tes fleurs vont aspirer le peu d'oxygène qu'il arrive à ingurgiter. Quelle merveilleuse idée de tuer notre prof d'alchimie à petit feu, félicitation madame aux brillantes idées.
- Elles sont superbes…, dit Ed en ignorant royalement mon sarcasme
- Oui, je dois dire qu'elles m'ont coûté assez chères…, répondit d'un ton affreusement mielleux la débile.
- Il… Il ne fallait pas.
- Oui, vraiment il ne fallait pas te donner cette peine, on se serait bien passé de tes fleurs bouffeuses d'oxygène, repris-je d'un ton sardonique.
Ils se tournèrent tout deux vers moi et me lancèrent un regard agacé. Je roulai des yeux. Je m'adossais au mur, ignorant leurs échanges mielleux à vomir :
- Et je t'ai apporté des chocolats…
- Mais tu veux vraiment l'empoisonner ?! m'offusquai-je. Comme si suffoquer lui suffisait pas, tu veux en plus lui faire avoir une crise de foie ?!
- Bon écoute Ery, si c'est pour te moquer de moi que tu es venu là, dégages ! s'exclama-t-elle.
- Te crois pas plus importante que tu ne l'es, même si tu étais mourante je ne viendrais jamais de voir, sauf pour te voir rendre ton dernier souffle, moi j'attends seulement que tu dégages parce que j'ai envie de parler à Ed !
- Moi aussi !
- Non, toi tu es venue pour le draguer et lui parler sur un ton mille fois plus écœurant que sa toux, moi je viens lui parler, en revanche !
- Ery, Rose, calmez vous ! dit la chose de métal derrière moi. Ed a mal à la tête, si c'est pour vous disputer faites ça dehors…
- Mais ta gueule ! m'exclamai-je. Toi tu l'as vu toute la journée tu vas pas commencer à me dire que je dois me casser ! Là maintenant je devrais aller bouffer, si je bouffe pas c'est pour le voir alors me dis pas de me tirer ! Vire là elle ! C'est elle la chieuse avec son vieux ton mielleux et ses plantes !
- Ery, je n'ais pas dit ça j'ai…
- TAIS-TOI ! JE M'EN BATS DE CE QUE TU ME DIS JE…
La boule dans ma gorge semblait fondre, toute la rancœur accumulée envers ce tas de ferraille sortait, je ne mesurais plus l'ampleur de mes mots tandis que je hurlais. Il ne m'avait rien fait de mal, juste le fait d'être plus important pour Ed que pour moi. A cause de lui j'avais pleuré, à cause de lui je me sentais pitoyable, et à cause de lui je n'arrivais pas avouer à Ed que… Ma voix s'éteint lorsque les mots surgirent dans ma tête… A cause de son existence, avouer à Ed qu'il était la chose la plus importante pour moi était impossible. Parce que ce n'était pas réciproque… Parce que lui il le préférait. Mes mots reparurent et je posai une question, reprenant une voix normale, plus cassée que d'ordinaire :
- Et si tu portes tout le temps cette armure c'est bien pour une raison, alors, t'es quoi au juste ?
Un long silence se fit, pesant, gênant. La voix d'Ed me glaça le sang :
- Sors d'ici.
- Que… Quoi ? demandai-je.
- Sors d'ici, répéta-t-il.
Ma gorge se serra, mes lèvres se pincèrent, alors que j'assimilais ses mots. Mes yeux s'embuèrent et je ramassai mon sac, ouvrant grand la porte. Ignorant sa tête, tournée vers le côté, cheveux cachant ses expressions. Jamais je ne m'étais sentit aussi vexé. Jamais. Alors, juste avant de sortir en claquant la porte, mes mots jaillirent, contredisant ma pensée mais pesant l'ampleur de ma rage :
- Je te hais…
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Vos impressions ? Des questions ?
By Izumy
