Bonjour bonjour ! Voici le chapitre 16, tout beau tout terminé, tout guimauve (quand même pas, mais ça s'en rapproche xD).

Merci encore une fois pour vos reviews, merci de nous donner votre avis à chaque fois, de nous suivre...merci merci merci.

Je ne vous fait pas patienter plus longtemps, j'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'à nous :D

Bonne lecture à tous !

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Chapitre 16

Un Noël Théâtral.

-- POV Envy--

J'ouvris un œil, puis l'autre avant de les refermer lentement. Quelque chose s'écrasa de plein fouet sur ma nuque et j'ouvris les yeux une nouvelle fois, éblouis par le soleil, je constatai juste un bras posé sur mon cou. Puis, ses cheveux blonds m'apparurent, ébouriffés, son élastique traînant sur un coin du matelas. Je poussai son bras et constatai la place qu'un minuscule blond pouvait prendre dans un si grand lit. Je me penchai vers lui et lui dégageai la nuque, poussant ses cheveux sur le côté. Puis, je déposai mes lèvres sur celle-ci, savourant la tiédeur que me procurait sa peau dés que je l'effleurais. J'avançai mes lèvres vers sa joue et du bout des doigts je relevai légèrement le drap pour contempler son corps magnifique :

- T'es obligé de me détailler comme ça dés le matin ? dit une voix ensommeillée.

Je souris en posant ma tête à sa hauteur. Je passai ma main sur son visage tandis qu'il se tournait vers moi, la couette ayant glissée jusqu'à sa taille. Je le détaillais toujours et posai mes lèvres sur les siennes, passant mon bras dans son dos pour le serrer contre moi. Comme à chaque fois que j'accomplissais ce genre de geste, mon baiser devint de lui même plus passionné et mes mains commencèrent à caresser son corps en le serrant un peu plus contre le mien, savourant la chaleur de son corps tiède sur le mien à présent, faute de mon poids. Il s'écarta, les joues rouges :

- Envy, c'est la répétition…

- Mais c'est Noël !

Il sourit et se pencha sur moi en posant brièvement ses lèvres sur les miennes :

- Dans ce cas joyeux Noël.

Je fit mine de bouder puis je dis, en regardant sur le côté :

- T'auras quasiment pas besoin de préparation… Se sera pas long…

- Envy, on doit être là-bas à neuf heures, il est huit heures. Le temps de déjeuner et…

- Bah on à le temps !

Je regardai ses yeux se plisser et sa tête se pencher sur le côté, comme à chaque fois qu'il me trouvait affligeant. Je ricanai et dis :

- T'es pire qu'une fille, et pourtant tu en joue sans cesse le rôle, j'arrive pas à comprendre pourquoi toi tu estimes qu'une heures c'est pas assez et des filles le fond en une demi heure…

Il rougit et regarda de côté, semblant penser à quelque chose :

- En attendant, aujourd'hui maléfice doit se préparer à son rôle de méchante sorcière.

- Et le prince vas devoir attendre d'embrasser une princesse pas terrible.

Je le fis basculer sous mon corps et me mis entre ses jambes, appuyant mes coudes sur le matelas, de sortes de ne pas m'allonger sur lui. Il répondit :

- Non, Rose est jolie mais…

- Tu me préfères moi ?

Il ne dit rien, se contentant d'acquiescer en souriant. Je lui rendis son sourire et lançai :

- En attendant, j'espère qu'au Noël prochain tu me feras un cadeau. Tu as gagné, on le fait pas ce matin.

Il passa ses bras autour de moi et m'embrassa, je savourai ce doux instant et sans le vouloir, je relâchai mes coudes et tombai sur lui. Je ne me rendis pas tout de suite compte de ce qui se passait et il s'écarta en respirant fortement :

- Envy…

- Oui…, dis-je en me redressant rapidement.

Je me levai et attrapai mon boxer. Je l'enfilai et me tournai vers lui, toujours dans le lit. Des pas retentirent dans le couloir, puis des coups furent frappés à la porte du bureau. Je posai rapidement mes lèvres sur les siennes et je m'habillai, décidant de me rendre en cours après une bonne douche d'air frais… Qui se résuma à sortir de sa chambre par la fenêtre.

....

J'entrai en trombe dans la salle qui était devenue une salle de théâtre. On me tendit ma superbe robe, je la saisis en regardant ailleurs, puis j'entendis mon « prénom » :

- Ery !

- Quoi ? demandai-je en me tournant vers la crétine aux mèches roses.

- N'oublie pas ta fausse poitrine, dit-elle en m'offrant le sourire narquois auquel j'avais droit depuis plusieurs jours.

Je lui rendis le même sourire et pris les coussins qu'elle me tendait avant de les déchirés :

- Il n'as jamais été dit que maléfice avait de la poitrine, j'ai pas envie de mettre ton truc, toi par contre tu devrais le mettre, c'est pas pour dire mais la princesse se doit d'être bien formée.

Elle entrouvrit la bouche puis dit en chuchotant :

- Au moins, le prince m'as fait un cadeau, à moi.

- J'ai pas eu de cadeau, mais moi j'ai quelque chose que toi tu n'auras jamais.

- Quoi donc ?

Je me penchai vers elle et repris, plus bas encore :

- Il m'a souhaité joyeux Noël juste après notre passionnante nuit de réconciliation.

L'air siffla à mes oreilles, mais ma main fut plus rapide que la sienne. Je bloquai sont poignet entre mes doigts et lui sourit sournoisement avant de plier son poignet sur le côté pour la faire tomber à genoux :

- Essaie encore une fois de me gifler et je te pète le bras.

Je me tournai et regardai ailleurs alors que je l'entendais se relever derrière moi. Elle m'avait cherché. Elle avait essayée de me gifler. Moi de mon côté je lui détruisais ses rêves, en même temps, fallait pas qu'elle se fasse de faux espoirs. Ed avait beau le nier, ça se voyait bien qu'elle l'énervait… Enfin… D'ailleurs, où était-il ? C'est au moment où cette question me vint en tête que la porte s'ouvrit, laissant place au petit blond habillé d'un t-shirt et d'un jean. Un seul coup d'œil me fit comprendre que son bras bionique était revenu. Je souris et me dirigeai vers lui, ignorant royalement Lust à côté de moi :

- Tu as récupéré ton bras !

Il acquiesça et sourit en fouillant dans sa poche. Il chuchota :

- Tu m'accompagnes, dehors… Pas longtemps.

Je fronçai les sourcils face à cet air sérieux. Nous sortîmes de la salle de classe et nous nous isolâmes dans un coin :

- Tu a été long à venir, dis-je en le détaillant.

- Je sais mais… Winry m'a remis mon automail… Et j'ai fais quelque chose…

- Quoi ?

Il rougit et baissa la tête. Enfin, rouge écarlate, il la releva et dit :

- Fermes les yeux.

Je m'exécutai et je sentis ses doigts effleurer ma nuque. Quelque chose se referma autour de mon cou et lorsque j'ouvris les yeux, je constatai son sourire fier. Je le regardais, puis regardai ce qui pesait à mon cou. Un pendentif, en argent certainement, avec, tracé à l'identique, le symbole qui était au dos de sa cape d'alchimiste. Je le regardai à nouveau avec des yeux étonnés. Ça, je ne m'y attendais pas du tout. Il s'approcha de moi et déposa ses lèvres sur les miennes, tandis que mes doigts jouaient toujours avec le petit pendentif. Après ce bref baiser il chuchota en rougissant légèrement :

- Joyeux Noël.

Ce cadeau était superbe, il avait à présent une importance capitale, ce bijou était maintenant une sorte de pacte, quelque chose qui me montrais qu'on ne se quitterait plus, qu'il était là pour moi comme je l'étais pour lui… Je ne pouvais plus parler, les yeux rivés vers le bijou argenté. Il était magnifique, c'était trait pour trait la réplique du symbole sur sa cape… C'était… Superbe. Le meilleur de tout mes Noëls, moi qui avait abandonné l'idée de recevoir un cadeau, me disant qu'après tout c'était de ma faute et que je l'avais mérité… Il avait tout de même daigné m'en offrir un… Je regardai ses yeux dorés et chuchotai vaguement, un mot que je ne prononçais que très rarement :

- Merci.

Je me penchai vers lui et posai mes lèvres contre les siennes, savourant cet échange pour le remercier encore plus. Une envie inlassable prenant possession de moi, encore une fois. Alors que mon amant ressentait cette envie par mon baiser devenant plus ardent, ses mains ses posèrent sur mes épaules et il dit :

- Pas maintenant.

- D'accord, mais ce soir.

Il sourit et je regardai mon pendentif, je raillai :

- T'as tapé dans l'originalité dis moi.

Il s'esclaffa et dit, en souriant :

- T'as vu, j'ai récupéré mon automail, et t'as pas intérêt à me le casser cette fois, parce que c'est grâce à lui que tu as eu mon cadeau.

- De l'artisanal en plus ? Humm… Je suis ravi… J'aime ! plaisantai-je, contredisant de ce fait le ton ironique de ma sentence.

- Mais…, dit-il en me lançant un faux regard boudeur.

- Je déconne, merci.

Son sourire m'illumina une nouvelle fois alors que nous nous dirigions vers la salle. Peu avant d'y entrer je chuchotai :

- Et puis, je risque pas de recasser ton automail, tes deux mains me sont utiles.

Son visage prit une teinte écarlate et je ricanai en ouvrant la porte. Je vis Rose me lancer un regard soupçonneux et je lui souris gaiement en rentrant mon pendentif sous mon t-shirt. Dans un coin de mon cerveau, je songeai à ce que j'allais lui faire subir. Cette pièce de théâtre risquait d'être plus drôle que je ne le pensais en fin de comte.

....

Je m'assis sur la chaise, pour la énième fois, une heure avant que les gens n'entre dans la salle, après une ultime répétition, je remontai ma sublime robe jusqu'au dessus de genoux pour m'asseoir en tailleur. Lust s'assit à mes côtés, sa voix me perça les tympans, bien qu'elle eût parlé à voix très basse :

- Alors, il semblerait que tu te sois réconcilié avec le prof.

- Pour qu'il y ai une réconciliation il faut une dispute, répliquai-je.

- Il n'y en pas eu ? La rumeur disait que tu avais dit que prof que tu le haïssais…

- Oui, et alors ? J'étais de mauvais poil, mais je l'aime bien ce mini alchimiste.

- Entre la haine et l'amour il n'y a qu'une minuscule barrière, rétorqua-t-elle en braquant ses yeux sur ma joue.

Je tournai la tête pour la fixer :

- Arrêtes de lire des romans sentimentaux si tu veux mon avis. Tu te fais trop d'idées.

- J'en lis pas, c'est Sloth qui en lit. Il faut pas être très intelligent pour comprendre ce qui se passe entre vous deux. Tu peux me le dire tu sais.

Je ricanai :

- Si je te le disais, tu m'enverrais illico à la morgue, ou alors tu la jouerais plus fine et tu lui en parlerais.

- C'est si grave ?

- Peut-être bien que oui, peut-être bien que non…, dis-je en penchant la tête de gauche à droite.

- Qu'est-ce que vous êtes allé faire tout les deux ?

- Rien.

- Envy…

- On a parlé de son cours particulier, c'est tout…

- Racontes pas n'importe quoi, toi comme moi, on sait bien que tu ne fais rien.

Je me penchai vers elle et la regardai droit dans les yeux :

- De toute façon, je vois pas en quoi ça te concerne, notre petit secret sera pas révélé, alors tu peux dormir tranquille.

Elle serra les dents et me détailla du regard. Puis elle dit plus fort, s'adressant à la crétine et à la maquilleuse :

- Je pense qu'Ery devrait se laisser les cheveux libre pour la pièce, abandonné son stupide bandeau en soit, et à mon avis du rouge à lèvre et du mascara serait une bonne idée.

- Pourriture, lâchai-je bas.

Elle m'adressa un sourire narquois tandis que les deux filles échangeaient de grands hochements de têtes et approchaient vers moi.

Bon, y'avais pas à dire, j'avais l'impression d'être une vulgaire poupée qu'on aurait offerte à deux stupides gamines. Le pire c'est que je pouvais rien faire, Lust me retenait à côté, Greed se marrait dans son coin, Gluttony mangeait en me regardant, et Sloth était assise sur une chaise et me regardait fièrement. Je détestais ça. En plus, j'avais perdu Ed de vue. Je savais même pas ce qu'il faisait. Au moins, j'étais sûre qu'il s'entraînait pas à embrasser la débile, vue qu'elle prenait un malin plaisir à me torturer, me peignant les cheveux rapidement, ayant balancé mon bandeau sur la table. L'autre était en train de me mettre je ne sais quelle poudre sur la tronche et lorsqu'elle approcha le reste du maquillage de moi, je l'envoyai balader par un coup de genou. La boîte tomba au sol et elle s'exclama :

- Ery ! Tiens toi un peu en place !

- Non. Ton foutu rouge à lèvres tu peux te le foutres dans…

- Ery je t'en prie ! s'exclama ma soit disant amie qui me tenait les bras. Soit coopératif et arrêtes d'être aussi grossier !

- Non ! les cheveux passe encore mais pas de maquillage ! Je suis pas une fille moi !

Rosie tira un peu plus sur la brosse et par conséquent m'arracha un cheveu (du à un nœud), elle me lança, comme à son habitude, son sourire narquois. Elle tira une nouvelle fois sur mes cheveux :

- Aïe !

- Tiens toi tranquille Ery.

Je sourirai et la regardai de bas, décidé a faire disparaître ce sourire vainqueur de son visage :

- Tu devrais aller te faire belle pour ton prince parce que dieu sait à quel point tu vas avoir besoin de te maquiller pour un rendue potable.

Elle serra les lèvres et je constatai ses yeux brillants. Je continuai avec un air sarcastique :

- Tu vas pleurer ? Bah tu devrais ! T'es moche et pas attirante, Ed il sera jamais avec toi. T'es trop débile pour lui t'façon.

Elle serra encore un peu plus les lèvres et je lançai une dernière fois en guise d'ultimatum :

- Tu sers à rien, t'es bonne qu'à lire des bouquins qui datent de l'an deux et à te bercer dans des contes de fées ridicules. Tu regardes même pas la réalité en face. Si tu le faisais tu verrais qu'il veut pas de toi et que ça sert à rien de te réfugier dans des espoirs puérils.

L'air siffla et sa main s'écrasa violemment sur ma joue. Je fis une grimace sous le choque, ma joue me piquais pas mal. Rosie n'avait pas les larmes aux yeux, à ma grande déception :

- Et toi tu es ridicule ! Tu pense que c'est en me martyrisant que tu vas l'avoir ! Mais je suis pas ta seule rivale figures toi ! La blonde qui répare son automail à des vues sur lui, et une élève dit les avoir vu s'embrasser ! Tu dis que je me berce dans des espoirs puérils, mais toi t'es encore plus bête que moi ! Et en attendant, c'est moi qui vais l'embrasser ce soir, pas toi ! T'as aucun sentiments, tu ne connais que la compétition et la haine tu…

- Et toi tu ferais mieux de t'écarter et de laisser tomber, répliquai-je d'un ton glacial en me dégageant des bras de Lust et lui faisant face. Tu dis que moi j'ai pas de sentiments mais toi t'es incapable de voir ceux des gens. Tu me fais pitié, te blesser sa me fait à peine rire, quand je te vois j'ai envie de te frapper et de te dire d'ouvrir les yeux ! Si tu les ouvrait tu verrais nettement que tu le fais chier ! Pour lui tu seras jamais plus qu'une amie, c'est pas bien compliqué, encre toi ça dans le crâne ou tu finira par tomber de haut et ce jour là t'auras tellement mal que t'arriveras même plus à chialer !

Elle ne dit rien, clignant seulement des yeux l'air de s'être prit la raclée de sa vie; puis elle tourna les talons, se dirigeant vers la maquilleuse. Inutile de cogiter là dessus, j'avais été cruel, et je l'avais prévenu. Edward était avec moi, ce n'était plus une hypothèse mais une affirmation, on était ensemble, elle, elle n'était rien. Elle ne représentait même plus un obstacle. J'avais tenté de la prévenir… Tant pis pour elle…

- Envy, dit la voix derrière moi.

Merde. Je l'avais totalement oublié celle là… et avec ce que j'avais dit à la cruche… Je me tournai :

- Oui ?

- Après tu vas me dire qu'il n'y a rien entre vous deux ? Tu te fous vraiment de moi. Tu viens de parler à Rose comme si elle cherchait à te voler ton petit ami, on dirait une fille.

- Mais arrêtes de te faire des films ! m'exclamai-je.

Ils avaient pas bientôt fini de me traiter de fille ?! Merde alors ! En plus je jouais jamais le rôle de la fille, j'avais donc encore moins de raison de me comporter comme étant une fille. J'étais androgyne mais je n'étais pas pour autant aussi maniéré qu'une fille ! Je lui tournai le dos, cherchant un endroit où me poser pour l'esquiver bien sagement. Elle posa sa main sur mon épaule :

- Je suis sérieuse Envy, dis moi ce qui se passe entre toi et le nabot. Je veux savoir.

- Même si je te le disais, ça changerai quoi ? Dans tout les cas tu me perforerais. Alors, quitte à me faire découper, autant ne pas céder.

- Envy…

- Puis t'as bien ta petite idée sur la question, je vois pas ce que…

- Je veux te l'entendre me le dire ! s'exclama-t-elle en me fusillant du regard.

C'était bien l'une des premières fois que je la voyais perdre son calme. Elle baissa d'un ton en posant ses mains sur mes épaules :

- Dis le moi, je suis ton amie non ? Je ne dirais rien, je te le jure.

Je fis mine de réfléchir, puis je la regardai en penchant la tête :

- Non, tu veux que je te l'épelle ? C'est N O N.

- Arrêtes de te moquer de moi !

- Et toi mêles toi de ce qui te regarde. Puis à quoi sa te sert de faire ça ? T'as quasiment deviné tout ce qui se passait alors…

- Quoi ?! Attends tu n'as pas fait…

Je posai mon doigt sur ses lèvres et me dégageai en souriant d'un air narquois :

- Ça, c'est un secret. Il faut que j'aille réviser mon texte, a tout à l'heure !

- Envy attends !

Je ne l'écoutai pas et avançai vers un coin éloigné. Je ne lui demandai qu'un peu de patience, juste ça, c'était pas bien compliqué. Elle le saurait, un jour, mais là, c'était trop tôt pour que je lui dise. Etant donné que moi même je ne connaissais pas tout à fait la nature de mes sentiments envers Edward, inutile d'affirmer quelque chose qui pourrait se révéler faux. De plus, le moment n'était pas venu, lorsque le moment serais venu pour que je lui dise, je le ferais, là, c'était trop tôt. Je me posai dans un coin isolé, me laissant glisser contre le mur. Je sortis la petite chaînette de mon t-shirt et observai mon collier avec un sourire béat à souhait. Non, je ne savais toujours pas quel était le nom de ce sentiment, mais, il me rendait… Différent. Etre avec lui avait rendu ma vie plus belle, plus agréable. Ce que j'allais dire était idiot, mais c'était la pure vérité, en fait, depuis que je connaissais Ed, j'avais vraiment l'impression de vivre. Le voir était une bouffée d'oxygène, le serrer contre moi était la seule affection dont j'avais besoin… Derrière le rideau, j'entendis les portes s'ouvrirent et un brouhaha se créa. Ça allait commencer. Ma main se serra autour du précieux objet d'argent…

....

Je terminai de balancer ma réplique en ignorant les crétins qui nous observaient au premier rang puis, je jouai la mort de maléfice. J'avais vraiment l'impression d'être ridicule, et quelque chose me disais que ce n'était pas qu'une impression. Les lumières s'éteignirent et je disparaissai rapidement de la scène, me dépêchant d'aller en coulisse, après cette horrible pseudo-mort. Ça allait être le moment du monologue, là, Ed était en train de parler tout seul comme un abruti pour expliquer qu'il avait tué la sorcière et tout le tralala. Vraiment trop moche son costume. Pire que le mien même. C'était vraiment un effort incroyable de me retenir de rire. Non, mais avec les espèces de collants qu'il portait… c'était plutôt à mourir d'hilarité. J'avais réussi à esquiver Lust pendant tout le temps où nous étions en coulisses, ce qui était pas mal, après le blablatage de Edward il y aurait la scène du « baiser ». Et cette crétine qui croyait que j'allais la laisser embrasser ma propriété bien sagement. Elle se foutait le doigt dans l'œil. J'approchai de la concerné en souriant, celle-ci isolée dans un coin, tant mieux. J'allais devoir la jouer énormément. Au moins j'allais me marrer. Je m'arrêtai devant elle et je dis, adoucissant ma voix un maximum :

- Je peux te parler ?

- Pour quoi faire ? demanda-t-elle d'un ton glacial.

- Je voudrais te parler.

Elle haussa un sourcil et me suivit, dans un coin encore plus isolé, près d'un placard à balais. Je chuchotai :

- Je suis désolé pour tout à l'heure… Je voulais vraiment pas te blesser… En fait… Tu me plais beaucoup.

Elle sursauta et je tentai de garder mon air soit disant gêné :

- Je sais, ça peut te paraître idiot vu que j'arrêtes pas de t'insulter, mais tu me plais énormément, c'est pas sur Ed que j'avais des vues, en fait…

- Arrêtes de te moquer de moi tu…

- Je suis sérieux… Je voulais jouer le rôle du prince, pour être avec toi.

Ouah, j'étais trop fort pour sortir des conneries pareilles. Quoi qu'il en soit, je devais me dépêcher. Je jouai le tout pour le tout, ouvrant la porte du placard et y entrai en même temps, l'entraînant avec moi. J'entendais déjà l'annonce de la fin du monologue d'Edo. Tant pis, fallait que je mette ma dignité de côté un jour où l'autre. Je fermai les yeux, ignorant qu'il s'agissait de Rose et posai brutalement mes lèvres contre les siennes. Ecœurant, pourquoi je l'embrassais, sérieux ? L'assommer aurait été plus simple. Alors que je m'attendais à sentir une gifle de sa part, sa main se contenta de se poser sur mon épaule et je constatais avec surprise qu'elle répondait à mon baiser. Mon dieu. Pourquoi ?! Faudrait que je songe à me laver les dents en rentrant… Enfin, fallait bien ça. Ma main glissa dans son dos et je baissai la fermeture de sa robe. Elle tomba au sol dans un froissement de tissu et je me m'écartai, malgré le peu de lumière, je constatais la gêne de Rosie :

- Ery, non, je peux pas, je ne veux pas sortir avec toi… Désolé mais je…

Je m'esclaffai, la poussant dans un coin pour prendre sa robe :

- T'es vraiment trop naïve !

Sur mes mots je sortis rapidement et fermais la porte du placard avant d'y mettre une chaise. Je balançai mon costume dans un coin et enfilai la robe de Rosie avant de me concentrer pour prendre son apparence. Je vis ma peau changer de couleur et mes cheveux rétrécir. J'ajustai mes formes pour que la robe m'aille et je me contentai de rire (d'une voix ô combien agaçante) en entendant la véritable Rose taper contre la porte. Je courus vers le rideau, difficilement avec cette horrible tenue, et une fille de ma classe arriva en courant :

- Qu'est-ce que tu faisais Rose ?! Tu dois te mettre dans le lit.

J'aquiesçai et avançai rapidement vers le lit blanc à baldaquin. Je fermai les yeux. Nickel. Tout c'était passé merveilleusement bien. La lumière s'alluma, Edo parla encore une fois tout seul comme un abruti. D'accord, elle ne représentait plus un obstacle, mais ce n'était pas pour autant une raison pour que je la laisse l'embrasser. Il était à moi. Même si… Même si il préférait son frère… Oui, j'avais promis de m'y adapter mais je n'y pouvais vraiment rien. Ça me tiraillait, quand je pensais à Ed, c'était le seul point noir du tableau. Alphonse Elric, celui avec qui je devais être le plus respectable, et celui que je jalousais le plus… Il était le premier. Celui qu'il préférait. La personne pour qui il aurait tout sacrifié. Pour lui, Ed aurait put lui décrocher la lune ou tuer n'importe quelle personne. Il aurait put renoncer à tout ses principes pour son frangin… Comment je savais tout ça ? Parce que c'était ce que je ressentais pour lui. Ce sentiment innommable était le plus fort que je n'eus jamais connu, surpassant de loin tout les autres, m'apportant une joie continuelle, une envie irrésistible de le garder à jamais auprès de moi… Pour lui je pouvais tout subir, tout faire, il était mon essentiel, mon seul et unique essentiel. Mon bien le plus précieux. Ma raison de vivre, la raison qui me rendait humain… Etre avec lui avait changé ma vie du tout au tout… Il me semblait le connaître depuis toujours, il me semblait que les quatre cents ans sans lui n'avaient jamais été, que ma vie avait débutée le jour où j'avais rencontré ses yeux dorée… Ma gorge se serra brutalement alors que mon cerveau venait de m'offrir une information qui me faisait aussi peur qu'elle m'était agréable… Il fini sa tirade et approcha. J'entendais ses pas approcher lentement vers lit où le soit disant corps de Rose était censé dormir. Il s'agenouilla à mes côtés et prit ma main dans la sienne. Le collier qu'il m'avait offert brillait à la lumière des projecteurs. Il se pencha vers moi et chuchota :

- Envy ?

J'entrouvris un œil, lui montrant mes prunelles violacées. Il sembla sourire. Qu'est-ce qu'il était beau… Il se pencha un peu plus et posa ses lèvres contre les miennes, je fermai les yeux. Ce sentiment innommable venait de trouver son nom, ce sentiment était celui que je n'avais jamais connu, il était la cause de ma jalousie et de mon affection envers la personne qui jouait de mes lèvres. Ce sentiment effrayant et ô combien tentant, c'était l'amour.

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By Izumy