Hello =D
Tout d'abord, merci pour vos review et votre patience, car, nous avaons été un peu prise de retard à cause du bac et de ce qui a suivit (et oui).
Quoi qu'il en soit, voici le chapitre, un peu plus court que les autres, mais je n'avais pas vraiment le choix.
Ensuite, encore merci pour vos reviews qui nous font très plaisir, et qui nous permettent de nous améliorer.
Excusez les fautes d'orthographes, j'ai essayé de les corriger, mais je ne suis pas une pro ^^".
Bonne lecture ?
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Chapitre 24
Renaissance
--POV Envy--
Des voix, des bruits. Mes mains bougèrent sur le sol, me faisant découvrir cette matière si froide qu'était la pierre. Mes sens semblaient se développer, ouvrant tout mon être, les pores de ma peau s'étirant jusqu'à sentir tout l'environnement autour de moi. Enfin, mes sensation essayait de le reconnaître, car mon cerveau avait beau fonctionnée à une vitesse in croyable, tout m'était inconnu.
Mes tempes, j'avais mal. Quelque chose tapait contre elles, me perforant le cerveau et les tympans. Mes doigts remontèrent lentement le long du sol, effleurant un bout de tissu. Mon index le saisit et je continuai de remonter vers ma tête. Je découvrais la douceur de mes cheveux, mon abdomen se contracta, ma gorge se serra jusqu'à m'étouffer et mes paupières closes depuis trop longtemps s'ouvrirent.
Je respirai profondément, goûtant l'air putride de la pièce. Mes lèvres s'entrouvrirent, le plafond m'apparut. Pourtant, l'agitation régnant dans la pièce se faisait ressentir. Telle une aura, elle m'enveloppait et glissait sur mon corps de marbre. Je redécouvrais mon apparence, mes cheveux trop longs, mes doigts fins, mon abdomen exposé, le symbole de l'ouroboros gravé en rouge sur ma cuisse.
Je me raclai la gorge en clignant des yeux plusieurs fois. Par la suite, je penchai la tête de droite à gauche, faisant craquer mes vertèbres. J'étendais mes bras pour m'étirer ; et enfin, j'appuyai sur le sol pour me redresser. Je regardai le bout de tissu coincé entre mon index et mon majeur. Un bandeau. Je posai celui-ci sur mes cheveux, et le mettait correctement en place. Des mèches de cheveux tombèrent devant mon visage et je souris.
J'avais l'impression que cela faisait des années que je n'avais pas sourit comme cela. Ou alors, que je le faisais pour la première fois de ma vie. Je sentais mon pseudo cœur battre de nouveau. Le sang affluait dans mes veines, et l'odeur de ce liquide rouge me parvenait, ravivant en moi une envie incroyable. Cette envie ce confondait avec beaucoup de sentiments, la faim, la soif, la vengeance, la haine, l'oubli, le vide…
Encore dans mon état léthargique, je tournai la tête, observant la pièce autour de moi, celle-ci bougeant en tout sens. Non, ce n'était pas ma tête qui me jouait des tours, la pièce était bien agitée en tout sens. J'entendis un claquement de main, qui me rappela vaguement quelque chose, et je tournai mon visage vers ce bruit. Ma gorge se serra lorsque je croisai les prunelles dorées du blond. Pourtant, mon visage resta impassible. Une voix, la sienne, se fit entendre :
- Envy ! Vas-t-en !
L'inconnu régnait en moi, pourtant j'écoutai cette voix, si familière et si nouvelle. Je me redressai. J'étais Envy, l'incarnation du pêché de l'envie. Mes pas me guidèrent droit vers la sortie, je jetai à peine un coup d'œil aux êtres se battant, et avançai lentement. Je replaçai mes cheveux derrière mes épaules et des bras entourèrent mon mollet. Je levai un sourcil et baissai la tête. Je soupirai et attrapai le mioche agrippé à ma jambe :
- Tu vas me lâcher abruti de gamin ?
- Tu dois mourir ! Pourquoi tes encore en vie ?! s'exclama-t-il, sa crinière brune voletant autour de lui à mesure qu'il s'agitait.
Je haussai les épaules et mon bras parti de lui-même vers le mur pour le balancer contre celui-ci. Je répliquai, d'un ton neutre :
- Je ne vois pas pourquoi je devrais mourir, ma vie ne fait que commencer sale nabot.
Il murmura un « quoi ? » et je l'ignorai, continuant ma route. Alors que j'arrivais dans un couloir complètement noir, et que j'avançais à l'aveuglette, une voix féminine me fit sursauter :
- Envy, je t'ai déjà dit de ne pas être méchant avec Wrath.
- Ta gueule, je veux sortir. C'est par où ?
- Envy tu…
Je soupirai et répondit :
- Je déteste crier, alors dit moi bien gentiment ou est la sortie et il ne se passera rien.
- N'essaye pas d'être menaçant, tu ne sais même pas où je suis.
- Je pourrais.
Mes pieds avancèrent d'eux même, mes mains touchant les murs glacés du « couloir », puis, je bousculai quelqu'un. Ma main se posa sur son buste, et mes doigts remontèrent jusqu'à sa gorge, là, ils se comprimèrent, et j'entendis la personne suffoquer. Ses mains gelées se posèrent sur la mienne, et un sourire me vint alors que je continuai de serrer, un sadisme inconnu faisait bouillir mon être, et enfin, je balançai le corps à ma gauche, continuant ma route obscure.
Quelques bruits se firent encore entendre au loin, mais je les ignorai, mes yeux guettant la moindre parcelle de lumière. Mon souffle était la seule pseudo-présence, j'étais seul à présent, ça c'était certain. Mes pieds me guidaient d'eux même, à mesure que mes doigts s'agrippaient aux pierres. Brusquement, je fermai les yeux, ébloui, mes prunelles ne supportant pas cette trop grande luminosité. Je m'arrêtai donc, puis rouvrais les yeux à plusieurs reprises, avant de reprendre ma marche, vers cette tâche de lumière. J'avais enfin trouvé cette foutue sortie.
....
Lorsque j'arrivai sur une espèce de plaine, j'étendais mes bras et respirai un grand coup en m'étirant. Mes iris explorèrent le paysage avec attention. Je fronçai les sourcils. Des points noirs s'agitaient en tout sens, certainement ces stupides humains, trop pressé pour aller au travail, ou alors d'autre rentrant chez eux, ou pour aller manger… Ou bien même encore une quelconque activité de leur train-train banal et ennuyeux. Ce que ça devait être chiant d'être comme ça…
Je m'accroupi et senti mes mains trembler. Ma gorge se serra un peu. Quelque chose me manquais, mais je ne savais pas quoi… Un besoin… Je penchai la tête vers l'arrière, espérant vaguement que ce geste aurait une soit disant « influence » sur les tremblements, puis je me relevai, descendant la plaine tranquillement.
J'arrivai au cœur de la ville, aussitôt, je me fis bousculer. Je balançai un regard assassin à l'homme, qui baissa la tête et s'en alla en se raclant la gorge. Je haussai les épaules et continuai d'avancer, avant de voir un écriteau au loin, annoncer « Bar ». Je souris, et me dirigeai vers l'établissement, voyant une ribambelle d'humain s'entasser à l'entrée. Nonchalamment, je les poussai, et me frayai un chemin vers le bar, auquel je m'assis. Le gérant m'observa en fronçant les sourcils et je déclarai :
- Je veux ce que vous avez de plus fort. Et vous me laissez la bouteille.
Le barman ricana :
- T'as l'âge au moins ?
- Ouais.
- Ça va te coûter cher…
- M'en fou, tu me la donne cette bouteille ?
L'homme fit un bruit de bouche disgracieux, puis déposa une bouteille à côté de moi. Ainsi qu'un verre. Je débouchai celle-ci, puis, commençai à verser dans le récipient. Les habitants de la ville étaient bruyants, beaucoup trop même, la preuve, certains étaient complètement en train d'hurler parce que le barman m'avait servit avant eux. Je soupirai, buvant lentement l'éthanol, laissant ce liquide brûlant glisser dans ma gorge. Je pouvais presque le sentir dévaler ma trachée. Vraiment, j'adorais l'alcool, mais ce n'étais pas ça qui me manquais. Je levais mon verre en le regardant d'un air intrigué :
- Eh ! Pourquoi z'avez servit ce type avant nous ?! Il fait même pas parti du village !
Je sursautai en entendant le crétin hurler à mon oreille, et mon verre me glissa des mains. Un bruit de casse se fit entendre et je soupirai, tandis que le gérant se hâtait de ramasser les morceaux et de me donner un nouveau moyen de boire, autrement qu'au goulot. Je commençai donc à verser l'alcool, lorsque les voix, ô combien agaçantes des « villageois » raisonnèrent encore dans mes tympans. Je fermai les yeux et dit, froidement :
- Pourriez-vous vous taire ?
Comme je m'y attendais, ils ne m'écoutèrent pas. Je me raclai donc la gorge plus bruyamment, avant de réitérer ma question. Ignorance totale, je soupirai encore une fois, et tapotai l'épaule d'un énième type venant de hurler à côté de mon oreille, il se tourna, sa grosse tête joufflue me dévisageant avec agacement :
- Est-ce que vous pourriez la fermer ?
Aussitôt, l'homme rit, et dit, encore fort, me faisant plisser les yeux :
- Z'avez entendu ? 'le jeune homme il veut qu'on se taise.
Je soupirai et roulai des yeux, l'homme reprit :
- Mais tu viens d'où toi ? T'es bizarrement fagoté…
Je ne pris pas la peine de répondre à sa question, exaspéré de ces humains sorti d'une bourgade tellement paumé qu'ils ne savaient pas parler correctement. Une main attrapant mon bras me sortit de mon clame :
- Oh ! J'te cause.
Tout se passa rapidement à cet instant, le barman se coupa avec un morceau de verre, une goutte de sang perla et s'écrasa sur le comptoir, l'homme face à moi me secoua une énième fois, et enfin, mes yeux se posèrent sur lui. Je pouvais presque sentir mes pupilles se contracter, et un ricanement m'échappa, au moment ou j'empoignai sa gorge pour exploser son visage contre le bois. Tout le monde sursauta et je chuchotai, en les regardant tous :
- Vous allez baisser d'un ton maintenant ?
Je jetai un œil à l'homme, reposant sur le sol, sa grosse tête de porc saignant abondamment. Je me redressai et donnai un puissant coup de pied dans le ventre du villageois agonisant. Un regard me fit comprendre qu'ils se liguaient tous contre moi. Je ris bruyamment m'étirai avant de reboire une gorgée à ma bouteille. Ils m'avaient réveillé, et j'avais besoin de sang. J'étais une machine à tuer, et c'était comme ça. Le premier avança vers moi, et ma main saisit son bras, avant de le faire tomber à son tour au sol, m'amusant à broyer ses côtes du pied.
Les crissements se faisait entendre dans l'établissement, et, alors qu'un autre villageois se précipitai sur moi, trop débile pour comprendre qu'en accomplissant son geste, il mettait fin à sa propre vie. J'attrapai la chaise qu'il voulait me lancer et la renvoyait sur lui en riant. Les clients cherchèrent à fuirent, mais je les en empêchaient, ma frénésie ayant prit le dessus sur moi… Ils m'avaient trop cherché…
....
Je m'étirai, et bus un dernier coup d'alcool, avant d'avancer vers le corps d'une femme. Je la regardai un moment, puis je sentis mon corps changer, et mes mains devinrent semblables aux siennes, pour ne pas dire exactement pareil. Je ris de nouveau et reprenais mon apparence favorite, avant de poser mon index sur le buste e la femme. Mon doigt alla de lui-même vers ma bouche et je frissonnai en me délectant de ce sang décidément trop enivrant. Je me redressai et avançai lentement, parmi les monceaux de chair pilée, et de bouts de corps. J'arrivais près du bar, ou l'homme respirait profondément, me regardant avec des yeux effarés. Je souris et questionnai :
- C'est quand même beaucoup plus calme, vous ne trouvez pas ?
- Vous… vous êtes… Un monstre !
Je ricanai et répondis, observant le barman avec haine :
- C'est vous qui me traitez de monstre ? Vous n'êtes que des stupides humains, vous vous bercez dans des croyances populaires tout ça pour vous rassurer. Vous vous plaisez à vendre de l'alcool aux gens, ça vous fait gagner votre vie, mais vous les rendez soûl. Vous les laissez se noyer dans leur fuite. Vous les humains, vous êtes des lâches, vous fuyiez vos problèmes comme des abrutis, vous êtes stupides et je vous trouve pathétique. Vous passez votre temps à vous plaindre et à gémir, en les tuant je leur ai facilité la vie. Et après c'est moi le monstre ?
L'homme se redressa, observant la marque sur ma cuisse, puis hurla :
- Vous n'êtes pas humain ! Créature de Satan, vous devrez avoir honte de vous ! N'avez-vous donc aucune notion des sentiments ?! Vous allez brûler en enfer et…
Sa voix s'éteint, au moment ou j'enfonçai ma bouteille vide, a présent cassée, en plein sur son ventre. J'observai du sang sortir de ses lèvres, lui donna un violent coup de genou, et je murmurai, avant que son corps ne tombe lourdement au sol :
- Je déteste qu'on crie, idiot.
Alors que je m'étirai de nouveau, mes yeux parcoururent la pièce. Les meubles étaient cassés, et elle était éclaboussée de cette substance rouge, à tout endroit. Une vingtaine de morts… Peut-être plus. Je regardai mes mains, tachées, elles aussi. Je jetai un dernier regard à la pièce et me penchai légèrement pour ramasser quelque chose qui était tombé de mon cou, lors de ma bataille. Une chaine, en argent, avec un étrange symbole en pendant. Je ramassai le pendentif et le raccrochai autour de mon cou…
- Envy… ?
Je sursautai en entendant mon « nom », puis, je me tournais, je vis sa silhouette. Ses cheveux bonds tombant dans de mèches irrégulières sur ses épaules, un épi rebelle sur le haut de son crâne, ses yeux ambrés me détaillant avec une sorte d'effarement mélangé à de a surprise et autre chose que je ne comprenais pas. J'entendis le bruit de ses pas sur le parquet maculé de sang, et avant que je n'aie eu le temps de tout assimiler ; les bras se refermèrent brusquement autour de mon buste, je manquai de vaciller. Sa tête se posa contre mon épaule, et son étreinte se resserra, j'avalai ma salive difficilement, tendant l'oreille pour comprendre se qu'il sanglotait contre moi :
- J'ai eu tellement peur… Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?! Si je n'étais pas arrivé tu… Envy… Je ne veux plus te perdre… J'ai crut que tu étais mort… Si Lust n'était pas arrivée tu… Je… Tu es trop important pour moi… Je m'en suis rendu compte trop tard… Je… Envy…
Le reste fut un enchaînement de syllabe incompréhensible. Je soupirai d'agacement, sentant mon t-shirt se tremper, puis j'attrapai l'épaule du blondinet et le repoussai. Il me regarda, ses yeux dorés étant à présent rouges et gonflés. Il demanda, regardant autour de lui, son nez légèrement rougit :
- Qu'est-ce qui s'est…
Ses yeux s'écarquillèrent brutalement et il s'exclama :
- Mon dieu ! Tu es couvert de sang ! Que s'est-il passé pour que…
Je lui coupai la parole après avoir froncé les sourcils d'incompréhension pour la énième fois :
- T'es qui ?
Je pus voir son visage pâlir brutalement. Moi, je sentis un léger sentiment d'avoir perdu ou oublier quelque chose. Je l'observais de haut en bas, il était minuscule blond, ses cheveux détachés semblaient à présent emmêlé, et cet épi rebelle sur le haut de son crâne… Je l'entendis déglutir :
- Tu… tu plaisantes ?
- Non, si j'avais connu un tel minus je m'en serais souvenu, tu m'excuse le nain de jardin, j'ai autre chose à faire.
Sur mes mots, j'avançai, le laissant à son sort, sa tête baissée, masquée par un rideau de cheveux. Je sortis dans le village, mes mains couvertes de tâches rouges, puis je respirai un grand coup, avant de me diriger vers une route au loin. Le soleil brillait, j'avais massacré une vingtaine de personnes sans remord. J'étais Envy, l'homonculus. Il n'y avait plus rien à ajouter.
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By Izumy
