Les Maîtres des Dimensions
Résumé général : Alors qu'Harry déprime après la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange femme qui lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de créer un autre futur. Il part donc en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard, sous le nom de Terry Star, accompagné d'Hélios son phénix mais également de son « cousin » Sylciu Celford, qui n'est autre que Drago.
Chapitre précédent : Les Maraudeurs font une blague afin de détendre l'atmosphère. Le magasin d'Ollivander brûle et la baguette d'Harry qui s'y trouvait est une des seules à être détruite. Harry pense que c'est la magie qui rééquilibre les choses à cause de leur présence. Ollivander trouve qu'Harry et Dumbledore se ressemblent dans une certaine mesure. Le directeur est de plus en plus intrigué par Harry. Lily s'inquiète pour Drago et se sent attirée par Harry sans savoir pourquoi.
Chapitre 8 : Médaillon
Depuis leur petite dispute Drago et Potter s'ignoraient complètement. Chacun de son coté se concentrait sur ce qui l'intéressait sans se soucier de l'autre. Potter semblait très occupé et disparaissait souvent pendant des heures entre deux cours, mais cela laissait le nouveau Gryffondor de glace. Il avait d'autres sujets de préoccupation. Par exemple comprendre pourquoi Evans était aussi pleine d'attentions avec lui. Un véritable mystère ! Cette tendance gryffondorienne à toujours vouloir se mêler de tout était définitivement agaçante. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à vouloir se montrer aussi gentils ?
Définitivement, Drago n'était pas fait pour être un rouge et or.
Il soupira profondément. Il était seul dans le dortoir qui devait être le sien pendant cette année et doutait encore d'avoir fait le bon choix. Il ne se sentait absolument pas utile ici. En général, il n'aurait pas cela très grave, mais il avait une furieuse envie de faire quelque chose. N'importe quoi pour peu que cela lui permette d'échapper un temps à ses démons.
Les Maraudeurs, bientôt suivis de Londubat, entrèrent à leur tour dans le dortoir. Drago avait une impétueuse envie de disparaître. Ces garçons semblaient si heureux. Ils n'avaient pas conscience de ce qui les attendait. Potter allait mourir, trahi par Pettigrow. Londubat perdrait l'esprit. Black passerait des années enfermé injustement à Azkaban et finirait tué par sa cousine. Lupin ne pourrait même pas être prof une année entière.
Tout ça était-il vraiment du fait du Seigneur des Ténèbres ? Avait-il par sa simple présence réussit à gacher la vie de tant de personnes ? Pourquoi ? L'esprit logique de Drago n'arrivait pas à analyser la situation. Quel était l'intérêt ? Black, Londubat, Potter… Le sang qui coulait dans leur veine était celui de sangs purs parmi les plus puissants…
La nuit avança sans que le jeune homme ne s'en rende compte. Frank était depuis longtemps tombé dans les bras de Morphée et pas un bruit ne venait troubler le calme des lieux.
- C'est bon Patmol, souffla une voix, ils doivent dormir, allons-y.
Drago fronça les sourcils. C'était Potter qui venait de parler, mais qui était Patmol ? Ce nom disait vaguement quelque chose au voyageur dimensionnel. Il l'avait sans doute déjà entendu quelque part. Mais où ? Impossible de s'en souvenir.
Les trois complices se levèrent à pas de loup. Drago plissa le nez. Trois ? Pourquoi n'était-il que trois ? Il se frappa mentalement. Son esprit venait de faire la connexion : la pleine lune et Lupin.
Son futur professeur devait être en pleine transformation, voilà pourquoi il n'était pas là. Le nouveau Gryffondor était tellement habitué à voir les quatre amis ensemble qu'il n'avait même pas réalisé qu'il en manquait un lorsqu'ils étaient entrés.
Mais que diable faisait les trois autres ? La curiosité du nouveau venu fut piquée au vif. Les Gryffondors étaient décidément bien moins respectueux du règlement que les Serpentards, quoi que puisse en dire les préjugés.
Il suivit discrètement les farceurs qui disparurent brusquement. Il jura. Bien entendu, si Potter-fils avait une cape d'invisibilité, il était logique que Potter-père en ait une également. Inutile d'espérer en savoir plus ce soir. Frustré, le jeune sorcier décida de ne pas rentrer immédiatement dans son dortoir et flâna sans but dans les couloirs sombres du château, prenant toutefois garde de ne pas tomber sur un professeur.
Il arriva dans le parc sans vraiment s'en rendre compte et s'insulta mentalement : ce n'était pas vraiment l'endroit où aller alors qu'un loup-garou se trouvait dans les parages. Il tourna donc les talons et rentra dans le château.
Un aboiement attira son attention et il se retourna. À la lisière de la forêt interdite, éclairé par un rayon de lune, se tenait le groupe d'animal le plus hétéroclite qu'il est jamais vu : un loup et un chien jouaient ensemble sous l'attention d'un jeune cerf. Il semblait avoir quelque chose dans les bois mais Drago était trop loin pour distinguer les détails.
- Qu'est-ce que c'est ? souffla le jeune homme.
Il fit quelques pas en avant pour s'approcher de ce groupe mais le cerf s'avança vers lui et s'interposa, le forçant à reculer. Ce n'est qu'à ce moment qu'il comprit que ce qu'il avait prit pour un simple loup était en fait un loup-garou.
- Merde ! s'écria-t-il en faisant demi-tour.
L'animal était sur ses talons. Mais dans sa précipitation, il trébucha et tomba rudement sur le sol. Il vit Lupin – parce qu'il y avait neuf chances sur dix que ce soit lui – s'approcher dangereusement de lui. Il était tétanisé par la peur. Le chien tenta de l'arrêter, sans succès.
Mais au moment où le lycanthrope allait se jeter sur lui, Drago se sentit brusquement soulevé du sol. Il fut vite hors de portée du loup-garou sans comprendre comment. Il flottait dans les airs ? Mais comment ?
Une note d'une douceur sans comparaison vibra dans ses oreilles. Il comprit alors ce qui lui arrivait. Le phénix de Potter l'avait soulevé et le conduisait vers le château. Mais pourquoi ? Pourquoi un oiseau de feu l'aiderait-il, lui ? Il n'avait pas le profil des personnes proches de ce genre d'animal… Alors pourquoi ?
Le phénix posa son fardeau sur les dalles du hall de l'école, et le jeune homme se permit alors de se remettre enfin à respirer. Le sauveur inattendu de Drago battit joyeusement des ailes, faisant sursauter le sorcier. Celui-ci s'éloigna prestement de l'oiseau.
L'animal pencha la tête et afficha un air surpris. Ses expressions n'étaient pas humaines mais en même temps, elles s'en approchaient de façon troublante.
Le jeune phénix se dandina vers Drago. Décidant apparemment de ne pas s'envoler, il s'était approché du garçon par la voie terrestre. Le voyageur dimensionnel resta tétanisé. Son cerveau semblait refuser de fonctionner. Il ne comprenait pas ce que faisait l'oiseau de Potter.
Mais ce dernier n'avait visiblement pas dans l'idée d'expliquer ses décisions à l'apprenti sorcier et pencha sa tête vers la jambe de celui-ci. Drago sursauta, réalisant brusquement qu'il s'était ouvert au niveau de la cheville dans sa chute. Une larme cristalline tomba dans la plaie qui se referma immédiatement. Le faux Gryffondor regarda avec incrédulité l'animal.
- Pourquoi fais-tu ça ? Tu sais pourtant que je ne suis pas comme Potter…
Drago ne reconnut pas vraiment sa voix. D'où venait cette tristesse ? Le phénix s'approcha un peu plus et donna un coup de bec affectueux sur la joue du jeune homme. Il émit quelques notes apaisantes.
- Je me demande si je ne l'envie pas, cet idiot de Potter.
Les yeux devenus verts du sorcier croisèrent ceux mordorés du phénix. Drago ricana nerveusement.
- Je suis en train de péter les plombs ! annonça-t-il.
Il se leva. Il se sentait étonnamment bien, mais mieux valait qu'il aille se coucher, le manque de sommeil lui faisait dire des bêtises : envier Potter ? Depuis quand ?
Secouant la tête, il se mit en route et sursauta brusquement lorsqu'il sentit un poids sur son épaule. Il remarqua le phénix tranquillement installé en train de lisser ses plumes. Drago le regarda d'un air perdu.
- T'es vraiment un animal bizarre ! souffla-t-il.
Mais il décida de capituler. Au fond, voir que l'oiseau de feu s'attachait ainsi à lui, contre toute attente, lui faisait du bien…
Quelques heures plus tôt, Harry soupirait. Le soleil venait de se coucher et la nuit se faisait de plus en plus noire. La lune allait se lever dans quelques instants.
- Bon sang, où es-tu Hélios ? s'agaça-t-il.
Cela faisait une heure qu'il cherchait le phénix. Mais celui-ci demeurait aux abonnés absents. Le Survivant soupira et secoua la tête, se félicitant au passage d'avoir attaché ses cheveux en queue de cheval, il plaignait très sincèrement Hermione, les avoir longs était une vrai plaie !
Finalement, il finit par laisser tomber ses recherches. Il n'avait plus le temps. L'absence d'Hélios n'allait pas lui simplifier la tache mais il réussirait. Il devait réussir.
Il se félicita d'avoir apprit à faire des portoloins. Il respira profondément. Il sentait que la peur tentait de s'insinuer en lui. Il la repoussa, il n'avait pas le temps de s'appesantir sur tout cela. Il préférait se concentrer sur l'accomplissement de sa mission.
- C'est parti, s'encouragea-t-il en prenant une profonde inspiration.
Et il attrapa son portoloin.
Ce fut l'odeur iodée des vagues qu'Harry remarqua en premier. Regardant autour de lui il ne reconnut pas vraiment les lieux. Ce n'était pas vraiment étonnant, il faisait nuit et sa dernière visite ayant également été nocturne, il n'avait pas de repères précis. D'ailleurs, il n'était à l'époque – en encore moins maintenant – pas là pour admirer la vue.
Cherchant autour de lui, il parvint à retrouver l'entrée de la caverne. Il descendit précautionneusement le long des rochers et des crevasses qui constituaient cette falaise. Arrivant devant l'ouverture dans la roche, le Survivant soupira et se jeta à l'eau, non sans avoir posé sur le sol un parchemin qui lui servirait de portoloin pour le retour.
La température de la mer était tout bonnement glaciale et il sentit vite ses dents se mettre à claquer. Le froid engourdissait ses muscles, rendant chaque mouvement plus pénible que le précédent. Les courants rendaient la nage dangereuse, et les vagues frappaient le visage du jeune homme, lui faisant à de nombreuses reprises boire la tasse. Et pour couronner le tout, ses vêtements l'entraînaient irrémédiablement vers le fond, ce qui lui valut de se retrouver plusieurs fois la tête sous l'eau. Très vite, la lumière de la pleine lune ne suffit plus à Harry pour s'orienter et il dut sortir sa baguette. Ne pouvant nager en la tenant dans sa main, il la prit entre ses dents. Ce qui lui fit avaler encore plus d'eau.
Lorsqu'il sortit de la mer, il observa ce qui l'entourait et saisit ce qu'avait voulu lui dire Dumbledore durant leur première visite. Sans vraiment comprendre comment, il sentait des relents de magie dans cette caverne. Il frissonna, autant à cause de ses vêtements trempés que de l'atmosphère de l'endroit. La première fois, il avait eu conscience des enchantements, mais cette fois-ci, c'était différent. Il avait l'impression de comprendre ce qui s'était exactement passé alors que les enfants de l'orphelinat étaient ici. Presque comme s'il s'agissait d'un vieux souvenir qui lui revenait en mémoire.
Il fut alors prit d'un haut-le-cœur, qu'il eut bien du mal à réprimer. Il respira profondément, tentant de reprendre le contrôle de lui-même et de remettre en place ses barrières mentales. Les embruns marins l'apaisèrent plus qu'il ne l'aurait imaginé.
- Tergeo ! lança-t-il en pointant sa baguette sur son torse.
Ses habits trempés séchèrent instantanément et il put se remettre en route.
Comme il avait vu son directeur le faire, Harry pointa sa baguette vers l'entrée cachée et se concentra, cherchant en lui-même la magie pour faire apparaître l'arcane de lumière blanche. Ce qu'elle fit avant de disparaître bien vite. Mais ce n'était pas elle qui intéressait réellement le visiteur, il désirait seulement savoir où il devait offrir le droit de passage que Dumbledore avait qualifié de si grossier. Le jeune homme s'entailla donc le bras et appliqua un peu de son sang sur l'emplacement de l'ouverture en offrande. Et comme la première fois, acceptant le tribut, la paroi s'ouvrit pour laisser passer le visiteur.
- Cura ! Revigor ! invoqua-t-il.
Ses plaies se refermèrent rapidement et le jeune homme remercia mentalement Hermione d'avoir eu un livre de médicomagie dans sa collection.
En entrant, le Survivant jugea que l'endroit était toujours aussi attirant, quel que soit l'espace dimensionnel ou temporel. Le lac avait la même couleur ténébreuse que dans son souvenir et la seule source de clarté était une lueur verdâtre au loin. La lumière de la baguette d'Harry ne semblait pouvoir dissiper le voile sombre qui semblait être posé sur cette caverne. Il lui fallut un bon moment, tâtonnant à l'aveuglette entre les rochers, pour retrouver le petit bateau invisible de Jedusor.
La traversée ne fut pas plus agréable que la première. La présence des cadavres présents dans le lac donnait des sueurs froides à Harry, même s'ils demeuraient invisibles pour le moment. Le calme et la prestance de Dumbledore lui manquaient affreusement, et il n'arrivait pas réellement à rester maître de lui-même. La peur, la tristesse et d'autres sentiments se mêlaient en lui, accélérant son rythme cardiaque. Et pour couronner le tout, son regard ne parvenait pas à percer les ténèbres ambiantes, ce qui l'empêchait de distinguer clairement les choses à plus de quelques mètres de lui.
Seuls les visages souriants de ses parents, de Sirius et Dumbledore lui donnaient le courage d'avancer. Ils étaient vivants ici, et le jeune homme s'était juré de tout faire pour qu'ils le restent. Et même si son blason était temporairement vert et argent, il demeurait un Gryffondor, son courage était l'une de ses grandes qualités ! Il n'allait pas se laisser impressionner par une simple grotte, même emplie de magie noire… Non ?
Après tout, le directeur de Poudlard l'avait dit : il n'y avait pas à avoir peur de cadavres ou de l'obscurité. Il tenta d'oublier l'attaque des Inferni et de se concentrer sur la traversée.
Le bateau s'ébranla, heurtant soudainement quelque chose et le cœur d'Harry fit un bond. Il se calma en voyant qu'il était arrivé sur la petite île se trouvant au centre du lac. Il descendit de l'embarcation en titubant et tenta de se calmer. Il était beau le Gryffondor ! Terrifié à la seule idée d'un lac dans lequel se trouvait quelques cadavres. Il secoua la tête pour remettre de l'ordre dans ses pensées.
Il avança vers le piédestal et observa le liquide qui s'y trouvait. Il avait longuement réfléchit à la façon dont il pourrait s'en débarrasser. Était ressorti de cette méditation qu'il était fortement improbable (voire impossible aux yeux d'Harry) que Dumbledore puisse avoir eu tort : il fallait la boire. Mais le jeune homme se souvenait de ce qui était arrivé au directeur lorsqu'il l'avait fait, et cette fois, personne n'était là pour l'obliger à continuer à boire. Il s'était longuement demandé ce qu'avait bien pu voir le directeur pour être mis dans un tel état, et l'idée même de toucher ce liquide du bout des lèvres donnait la nausée au jeune homme.
Mais il n'avait pas le choix, il s'était promis d'aider les personnes vivant dans ce monde, et pour cela il fallait détruire les Horcruxes. Certes, Harry aurait pu demander son aide à Dumbledore, il la lui aurait certainement offerte, mais la simple hypothèse de voir le mage en position de faiblesse répugnait le voyageur dimensionnel. Il imaginait aussitôt les pires scénarii dans lesquels Voldemort surgissait de nulle part. Il secoua la tête pour chasser ces pensées malsaines, ce n'était pas le moment de faire des cauchemars éveillés ! Il en faisait d'ailleurs bien suffisamment lorsqu'il dormait… Ou plutôt, tentait de le faire.
Il avait par conséquent fait des recherches en vue de cette excursion. Si cela continuait, il allait finir par se changer en rat du bibliothèque – quelle horreur ! La seule chose le rassurant encore sur son état de santé était qu'il allait chercher ses ouvrages de nuit et dans la réserve. Hermione ne le possédait pas… ! Il eut une grimace. C'était fou les pirouettes intellectuelles qu'il pouvait faire afin de faire reculer le moment fatidique où il devrait agir et pour tenter d'oublier à quel point il était terrifié.
Donc, il avait cherché et avait trouvé un sort qui l'obligerait – normalement – à avaler le liquide jusqu'à la dernière goutte.
Il fit apparaître deux coupes, beaucoup moins belles que celle du directeur - elles ressemblaient plutôt à des gobelets qu'à autre chose - en plongea une dans l'eau et l'autre dans la potion de Tom Jedusor. Il marmonna sa formule et respira profondément avant de porter d'une main tremblante le second récipient à ses lèvres. À peine eut-il commencé à boire qu'il comprit ce que Dumbledore avait vécu. D'affreuses visions l'assaillirent. La mort de son père tout d'abord. Il hurla, tenta de s'interposer, mais il était complètement impuissant.
Le liquide continuait à remplir la coupe par l'intermédiaire de son propre enchantement, et les images se poursuivaient dans l'esprit du jeune homme. Il vécut l'assassinat de sa mère avec une netteté qu'il n'aurait pas crue possible. Elle suppliait, pleurait en le tenant fermement dans ses bras alors que Voldemort, hilare, agitait sa baguette, prenant plaisir du supplice de la jeune mère. Au loin le corps sans vie de son mari ne faisait qu'ajouter à l'horreur de la scène. Pris dans son délire, Harry ne remarqua même pas les invraisemblances de sa vision. Il était tout entier à son désir d'aider, de sauver ses parents.
- Arrêtez ça… tenta-t-il, mais la potion se déversant dans sa gorge l'empêcha de parler.
Le visage de Cédric se figea dans une expression de surprise et d'effroi. Queudver s'agitait devant son corps, riant de voir l'adolescent mort. Puis il se tourna vers Harry, comme pour le remercier de lui avoir ainsi servit une victime parfaite sur le plateau d'argent.
Ils se dissipèrent peu à peu et Sirius apparut, souriant. Harry tenta de s'avancer vers lui mais avant qu'il n'ait pu rejoindre son parrain, celui-ci tombait, disparaissant derrière le voile du département des Mystères. Harry tenta de crier sans y parvenir. Il se débattait, voulant sortir de cet affreux cauchemar, sans résultat. Le visage du dernier membre de sa famille émergeait du voile, lui lançant un regard empli d'une haine que même Voldemort ne semblait pouvoir éprouver à l'égard du Survivant.
Les images se mêlèrent dans un flot de tempête et Rogue apparut, l'air mauvais et victorieux, la baguette en avant. Les traits de Dumbledore étaient tirés. Et il tomba…
Puis de nouveau la scène se répéta, plus vraie que nature. Rogue éructait de joie, brandissant sa baguette dans une pose victorieuse. Face à lui, Dumbledore semblaient tellement désemparé, diminué par la recherche des Horcruxes, il ne pouvait rien faire. En son regard transparaissait une supplique dirigée vers Harry. Et il tomba à nouveau… Et l'action reprit à nouveau, et cette fois le regard du vieil homme était chargé de reproches et de colère.
Harry cria toute sa rage, sa colère et sa tristesse. Il avait envie de mourir, d'aller rejoindre ceux qu'il aimait et qu'il avait perdus. De mourir pour eux qu'il n'était pas parvenu à sauver et que par sa simple présence, il semblait avoir condamné.
Mais soudain, une partie de son esprit lui rappela qu'ils étaient vivants ici. Que leur mort ne viendrait pas s'il parvenait à mener sa mission à bien. À moins que son existence ne les mette encore plus en danger… Après tout, tous ceux qu'il chérissait semblaient voués à disparaître sous ses yeux !
Non ! Il était ici pour éviter que tout cela arrive ! Il pouvait le faire… Il en était capable. Capable de protéger les personnes importantes à ses yeux et de leur offrir une vie meilleure ! Tous ces gens, morts pour lui, le méritaient bien…
Dans un effort surhumain, le Survivant tendit la main vers la coupe pleine d'eau. Il la porta à ses lèvres, en renversant une grande partie sur le sol tant il tremblait. Et puis petit à petit son esprit sembla sortir du brouillard dans lequel l'avait plongé la potion. Il reprit conscience de ce qui l'entourait. La caverne sombre… L'Horcruxe… Il dut attendre quelques longues minutes avant de pouvoir se lever en titubant et en se tenant au piédestal. Il se souvenait à présent de ce qui s'était réellement passé lors de la mort de ses parents, Sirius et les autres. La potion semblait avoir recréé ces évènements en les amplifiants et en se servait des peurs du jeune homme. Sa peur d'être rejeté…
Il attendit d'avoir récupéré un minimum de force pour attraper le médaillon d'or, en respirant difficilement. Ses muscles étaient douloureux et il se sentait de nouveau nauséeux. Dès que le pendentif fut hors de son socle, les Inferni se mirent en marche, mais Harry ne les attendit pas, et se mit à courir vers le bateau.
- Pyro !hurla-t-il,
Une gerbe de feu jaillit de la baguette de Harry et enflamma les cadavres les plus proches qui retombèrent dans les eaux noires dans un cri roque. Un Infernus se jeta sur le jeune homme, le plaquant douloureusement à terre.
- Aaaaargh, gémit-il. PYRO !
Des cercles de feu se répandirent autour de lui, repoussant avec force ses assaillants. Il s'élança sur l'embarcation, qui fila sur le lac. Elle tanguait sous les assauts des Inferni alors que son occupant faisait flamber tout ce qui lui passait à porté de main. Un cadavre jaillit du lac. Harry dut se retenir de vomir alors qu'il lui saisissait le bras, tentant de l'entraîner vers le fond.
- INCENDIO ! hurla-t-il en désespoir de cause.
Il se sentait mal, sa tête tournait, il avait envie de vomir et sentait que ses pensées devenaient de plus en plus embrouillées. Il fallait qu'il rentre à Poudlard au plus vite avant que cela ne devienne impossible. Le bateau s'ébranla et le Survivant crut bien que cette fois, il allait y passer. Mais non, il venait seulement de rejoindre l'autre rive. Il se leva titubant dangereusement et descendit de la barque, se cognant au passage contre les rochers. Du sang se mit à couler de son bras, mais il n'y porta pas la moindre attention. Sa vue était en train de se brouiller petit à petit, comme si ces lunettes ne faisaient plus d'effet. Un brouillard oculaire de plus en plus opaque rendait sa progression difficile, le forçant se tenir à la paroi en lançant des sortilèges partout autour de lui, pour éloigner les Inferni.
Il se jeta à l'eau et nagea le plus vite possible, de manière désordonnée, pour s'éloigner de ce lieu de cauchemar. L'eau froide lui remit temporairement les idées en place mais l'épuisement se faisait de plus en plus fort et les vêtements de Harry entravaient sa progression. Il se débarrassa rapidement de ses chaussures et de sa cape pour avancer pour rapidement.
Laborieusement et douloureusement, il parvint hors de la caverne, et attrapa le parchemin-portoloin.
Aussitôt la mer s'effaça autour de lui, les senteurs iodés disparurent et Harry sentit qu'il s'écroulait, trempé sur un sol froid, tenant toujours fermement dans sa main le médaillon de Serpentard.
Il eut vaguement conscience de reconnaître le hall d'entrée de Poudlard avant de perdre définitivement connaissance.
La nuit était déjà bien avancée, et le directeur de la célèbre et prestigieuse école Poudlard dormait paisiblement lorsqu'il entendit des coups frappés à sa porte. Il soupira : il aimait réellement pouvoir terminer ses nuits. Il se leva donc, bon gré, mal gré, remit son bonnet de nuit droit, chaussa ses lunettes et ouvrit à son visiteur nocturne.
Minerva se tenait là, l'air hagard.
- Albus, dit-elle, nous venons de trouver un élève inconscient dans le hall, il n'a pas l'air bien…
L'appelé cligna des yeux, tentant de se réveiller. Un bâillement le prit en traître, mais il l'étouffa tant bien que mal, décidant de se concentrer sur le problème. Après tout, l'enseignante ne l'aurait jamais réveillé à une heure pareille s'il n'y avait pas eut une bonne raison… Enfin, c'était à espérer !
- Qui est cet élève ? demanda-t-il d'une voix pâteuse et endormie.
- Terry Star.
L'attention du mage fut aussitôt toute entière à l'affaire qui se jouait dans son château. Son regard prit un éclat vif derrière ses lunettes en demi-lune, alors que la curiosité du vieil homme était réveillée. Qu'est-ce qui pouvait bien justifier que l'envoyé de Némésis soit retrouvé sans connaissance dans le hall ?
Sans prendre la peine de s'habiller, Albus alla rejoindre son élève, qui avait été entre-temps transporté à l'infirmerie.
- Que se passe-t-il Pompom ? s'enquit le maître des lieux.
L'interrogée grimaça.
- Cet enfant a avalé une potion que je n'ai pas encore identifiée, et il va plutôt mal ! Je n'ai jamais vu pareille chose. Je crains que ce soit de la magie noire.
Cette idée inquiéta le directeur plus qu'il ne le laissa transparaître.
- De plus, reprit l'infirmière, il a quelque chose dans la main qu'il refuse de lâcher.
Intrigué, Dumbledore s'approcha de l'élève prostré, mais lorsqu'il tenta de prendre l'objet en question, Terry réagit brusquement, tirant sa baguette et la pointant sur l'enseignant. Reconnaissant l'homme, il cilla. Il semblait incrédule.
- Pro… Professeur Dumbledore ? bredouilla-t-il, plein d'incompréhension.
- Tout va bien, Monsieur Star ? s'enquit le susnommé.
Le Serpentard battit rapidement des paupières d'un air hagard.
- Star ? répéta-t-il.
Il semblait complètement perdu. Ses pupilles dilatées regardaient frénétiquement dans tous les sens, lui donnant un ait assez inquiétant. Mais soudain, son regard s'alluma, comme s'il se souvenait de quelque chose et il sembla se calmer. Il reporta brusquement son attention sur le médaillon d'or qu'il tenait dans sa main. Il n'était pas bien gros et assez banal. Un S ouvragé était gravé dessus. Peut-être un bijou de famille ? Non… Il empestait la magie noire.
Terry l'ouvrit et il sembla extrêmement soulagé. Des larmes emplirent ses yeux et il se mit à sangloter, refermant le bijou et le serrant contre lui. Il bredouilla des mots inintelligibles. Cette scène était réellement improbable. Ce jeune homme respirant la puissance s'était mit à pleurer comme un enfant.
- Qu'est-ce que c'est ? demanda avec douceur Dumbledore en se penchant vers son élève.
Ce dernier releva les yeux vers lui et sourit à travers ses larmes.
- J'ai réussi, dit-il, comme prit d'une joie intense.
Sans autre forme de procès, il enlaça le directeur, provoquant la stupeur générale autour de lui. Albus demeura quelques instants figé, trop surpris pour réagir, puis il rendit son étreinte au jeune homme, se laissant porté par le bonheur qu'il semblait ressentir.
- J'ai réussi, répéta le Serpentard.
- Qu'est-ce que c'est, Terry ? s'enquit le mage.
- Un des Horcruxes de Voldemort, souffla l'interrogé.
Dumbledore regarda l'envoyé de Némésis, ahuri. Peu de choses pouvaient surprendre le directeur. Qu'un adolescent lui parle des Horcruxes en faisait partie.
- Vous savez de quoi il s'agit ?
Le vert et argent sourit.
- Oui, affirma-t-il d'une voix douce. Je le sais. Et je dois le détruire maintenant.
- Pas question, intervint Pompom. Vous êtes trop faible pour faire quoi que ce soit, Monsieur Star !
- Mais… tenta Terry.
- Pas de mais !
Albus sourit devant cette attitude si propre à la sorcière, qui lui avait d'ailleurs value le surnom de « dragon de l'infirmerie » de la part des Maraudeurs. Il s'amusa de l'air agacé de son élève, mais celui-ci sembla comprendre que toute protestation était vaine et se laissa tomber la tête dans son cousin.
- Qu'avez-vous bu ? s'enquit l'infirmière.
- Euh… Je sais pas trop, admit le Serpentard. Une potion made in Voldemort.
Pompom s'étouffa alors que le directeur approuvait vaguement de la tête. Une potion de Tom ? Pourquoi ce garçon avait-il avalé une telle chose ? C'était de la folie pure et simple !
- Vous êtes fou ! s'écria la maîtresse de l'infirmerie. Boire une telle chose ! C'est de l'inconscience caractérisée !
- Je suis bien d'accord, approuva calmement l'envoyé de Némésis. Mais c'était la seule solution pour récupérer l'Horcruxe. Et puis avec une infirmière comme vous, j'étais certain de recevoir les meilleurs soins possibles !
Dumbledore pouffa, tentant de cacher son hilarité. La seule personne qu'il n'ait jamais vue faire du charme à Pompom était Sirius Black, qui était passé maître dans cet art, mais voir Terry en faire de même était très amusant. La sorcière grogna.
- Épargnez-moi vos salades et reposez-vous !
Elle tourna les talons et revint quelques minutes plus tard, les bras chargés de potions en tous genres. Le vert et argent grimaça.
- Buvez ça et vous vous sentirez mieux, fit l'infirmière.
L'élève tordit le nez.
- J'suis pas convaincu, grinça-t-il entre ses dents.
Mais le regard noir de Pompom le força à capituler. En soupirant, il prit le premier flacon et commença à le boire. Riant sous cape, le directeur s'amusait clairement de la scène.
- Je vais vous laisser, Terry, fit-il. Reposez-vous, nous reparlerons de tout ça demain.
- Professeur ? appela le garçon.
Il lui tendit le médaillon.
- Puis-je vous confier ça ? Je ne voudrais pas qu'un élève tombe dessus pendant que je dors.
Albus sourit et prit le bijou avant de retourner à ses appartements, sachant parfaitement qu'il ne pourrait certainement pas se rendormir cette nuit-là.
Les transformations étaient toujours aussi douloureuses pour Remus. Mais la présence de ses amis les rendait beaucoup plus supportables. James, Sirius et Peter… En arrivant à Poudlard, jamais il n'aurait cru se faire de pareils compagnons. Il était heureux. La présence des trois Maraudeurs calmait le loup en lui, même pendant les nuits de pleine lune.
Le lycanthrope entra dans l'infirmerie en titubant. Le soleil était sur le point de se lever, ses complices avaient du rejoindre au plus vite leur dortoir pour ne pas éveiller les soupçons de leurs condisciples.
- Monsieur Star ! cria brusquement le dragon.
Remus vit le susnommé gémir. Il fonça les sourcils. Qu'est-ce que le nouveau faisait ici ? Il était étonnamment pale.
- Vous n'avez pas bu une de vos potions !
- Ah bon ?
L'air angélique du Serpentard rappela étrangement au loup-garou celui de James lorsqu'il tentait d'échapper aux foudres de sa mère. Il était clair que le vert et argent savait parfaitement qu'une des potions avait été oubliée.
- Buvez ceci, Monsieur Star ! rugit Pomfresh.
- J'en ai déjà bu une tonne ! fit douloureusement la nouvelle victime du dragon de l'infirmerie.
- Cela vous apprendre, répliqua ce dernier. Boire une potion de Vous-Savez-Qui ! Quelle inconscience !
Remus sursauta vivement. Alors le nouveau avait vraiment des liens avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
- Ah ! Monsieur Lupin ! s'exclama Pomfresh en se rendant compte de la présence de son patient. Venez ici, et vous Monsieur Star, buvez !
Grommelant, le jeune homme s'exécuta alors que le loup-garou se laissait docilement emmener vers un lit pour que soient soignées ses blessures de la nuit. Une fois installé, Remus put à loisir observer le Serpentard. Il semblait très faible, ses cheveux étaient en bataille, ses yeux un peu trop vitreux. Il avait tout d'une personne malade, mais il affichait un air assez satisfait, heureux même, mais cette pointe de mélancolie subsistait dans son regard. Plus il le regardait, moins le préfet avait l'impression que ce garçon puisse être un sbire du mage noir. Sans qu'il arrive à comprendre pourquoi, cette idée lui semblait complètement ridicule.
Mais pourquoi ?
Il s'endormit sans vraiment trouver de réponse à cette interrogation. Lorsqu'il se réveilla, il tomba sur le regard amusé de Sirius. Le garçon afficha un grand sourire.
- Sorcières et sorciers, veillez lever votre verre pour le réveil de notre héros national qui…
- La ferme Patmol ! répliqua Remus, la voix pâteuse.
Émergeant du sommeil, le lycanthrope vit James lui mettre un plateau sur les genoux. Encore une fois, ses trois amis lui avaient amené un petit-déjeuner convenant à un régiment de parachutiste. Il sourit alors que Peter lui faisait la leçon : il devait manger pour retrouver des forces.
Une chocogrenouille échappa des mains de Sirius et renversa une potion qui se trouvait non loin de là dans un vacarme étonnant pour une si petite bestiole.
- MONSIEUR STAAAAAAAR !
Le cri du dragon fit sursauter les quatre Maraudeurs mais également l'appelé. Mrs Pomfresh arriva dans un bruissement de tissus à coté du Serpentard qui semblait encore à moitié endormi.
- Qu'avez-vous encore fait ?
Les poings sur les hanches, l'infirmière était impressionnante. Le nouveau cilla, incrédule, tout en mettant ses lunettes.
- Je n'ai rien fait ! affirma-t-il avec la plus grande honnêteté.
Le dragon de l'infirmerie fronça les sourcils.
- Prenez vos potions, ordonna-t-elle.
Star s'étouffa.
- Encore ?! s'exclama-t-il. Mais j'ai bu plus de potion cette nuit que durant toute mon existence !
Pomfresh le foudroya du regard. Le vert et argent rit jaune.
- Je sais, je sais, soupira-t-il, c'est de ma faute. Donnez-moi ce truc qu'on en finisse !
À la grimace, Remus put conclure sans se tromper que le goût de la mixture de l'infirmière devait être infâme. Rien d'étonnant là-dedans.
- Tortionnaire ! grommela le Serpentard.
- Vous avez dit, Monsieur Star ? demanda le dragon d'une voix trop aimable pour ne pas être inquiétante.
- Absolument rien ! affirma l'interrogé, appuyant sa réplique d'un sourire angélique et d'un regard digne de Sirius.
Sans vraiment le croire, Pomfresh tourna les talons et s'en fut, sans remarquer le soupir de soulagement de son patient.
- Hey, Patmol, on dirait que ce Serpentard utilise la même méthode que toi avec Pomfresh, signala Peter, affichant clairement son amusement.
Sirius, par contre, ne semblait pas apprécier la situation. Il se leva et alla se mettre devant le nouveau, les bras croisés et le regard mauvais. Star cilla, surpris, puis sourit.
- Bonjour à toi aussi, Black. Bien dormi ? fit-il avec un sourire qui, étonnamment, ne paraissait pas moqueur.
Pourtant, Patmol prit ça pour de l'ironie. Il fallait dire que la nuit qu'il venait de passé n'était pas vraiment reposante.
- C'est du plagiat ce que tu fais avec le dragon ! annonça-t-il de but en blanc.
- Le dragon ? répéta le vert et argent sans comprendre.
- Pomfresh, soupira Sirius sur le ton de l'évidence, c'est le dragon de l'infirmerie.
Contre toute attente, le nouveau éclata de rire.
- Génial ! C'est vraiment bien trouvé ! pouffa-t-il.
Aucun des quatre Maraudeurs ne s'attendait à ce genre de réaction. Patmol avait la bouche ouverte mais l'amusement de Star le laissa sans voix.
- T'es sûr que t'es un Serpentard ? demanda-t-il, complètement ahuri.
Le vert et argent sourit.
- C'est ce qu'il y a marqué sur mon blason, en effet, confirma-t-il.
C'est ce moment que choisit une nouvelle personne pour entrer dans l'infirmerie.
- Ah ! Te voilà toi ! Espèce de lâcheur ! s'exclama Star en foudroyant sa cible du regard.
Celford, car c'était lui qui venait de pénétrer dans l'antre du dragon, se figea et sembla sur le point d'exploser. Il n'appréciait visiblement pas que son cousin lui parle ainsi. Ce que Remus comprenait aisément. Sur l'épaule du nouveau Gryffondor, Hélios le phénix lisait ses plumes, ne prêtant pas d'attention à ce qui se passait autour de lui. Celford allait dire quelque chose lorsque le vert et argent reprit la parole.
- Hélios ! rugit-il. Ne fait pas celui qui ne comprend pas quand je lui parle ! Je t'ai cherché pendant des heures hier ! Où étais-tu, oiseau de malheur ?
L'animal émit un cri indigné qui n'émut absolument pas son maître.
- Tu pourras prendre tous les airs que tu veux, c'est à cause de toi que je suis bloqué ici avec Pomfresh sur le dos !
Le phénix pencha la tête d'un air de totale incompréhension. Star lui lança un regard mauvais.
- Et après on dit que les phénix sont des animaux fidèles ! C'est fou le nombre de préjugés que l'on peut avoir !
Hélios prit un air vexé et nicha sa tête dans le cou de Celford. Celui-ci se tendit, comme s'il avait peur de l'animal. Remus vit son cousin froncer les sourcils mais le Serpentard ne fit aucun commentaire.
Le dragon fit irruption dans la salle, rouge de colère et mit tout le monde dehors, en hurlant qu'il s'agissait d'une infirmerie et non d'une salle commune. Alors qu'elle poussait tout le monde vers la porte, Hélios s'envola pour se nicher sur les jambes de Star. Étrangement, Pomfresh ne protesta pas, alors que d'ordinaire elle ne supportait pas les animaux dans son antre. Sans doute le fait qu'il s'agisse d'un phénix la dissuada de tout cri.
Bientôt, Remus et l'étrange Serpentard furent à nouveau seuls dans l'infirmerie. Ce dernier soupira profondément en caressant sans y penser l'oiseau de feu. Celui-ci semblait par ailleurs apprécier.
L'animal releva les yeux vers le lycanthrope. Le Gryffondor eut un pauvre sourire. Il vit le nouveau se pencher et dire quelques mots à l'oreille d'Hélios que s'envola presque aussitôt et se posa sur la table de nuit de Remus. Il pencha la tête vers les blessures du loup-garou et des larmes cristallines se mirent à perler dans les plaies du sorcier.
Peu à peu, toutes les entailles, même les plus profondes, se refermèrent et le jeune homme se sentit extrêmement bien. Il avait connu de nombreux lendemains de pleine lune, mais jamais il n'avait eu l'impression d'être aussi léger. Comme si tout ce qui s'était passé cette nuit-là avait disparu au contact des larmes de l'oiseau merveilleux.
Hélios laissa échapper une note douce et retourna vers son maître qui sourit avant de se réinstaller confortablement dans son lit dans le but affiché de se rendormir.
Remus observa pendant un long moment son condisciple. Était-ce lui qui avait envoyé le phénix guérir ses blessures ? Le mystère Terry Star devenait de plus en plus épais, mais jamais le loup-garou n'avait autant eu envie de découvrit le fond de l'histoire.
- Je découvrirai qui tu es, souffla le lycanthrope trop bas pour que l'intéressé ne l'entende, avant de se rendormir à son tour.
15 août 2007
Et voilà pour ce chapitre. Personnellement, je l'aime bien (la fille qui s'envoie des fleurs).
Par contre je crois que quelques précisions sont nécessaires concernant l'escapade d'Harry et sa facilité (toute relative) à récupérer le médaillon alors que Dumbledore avait eu beaucoup plus de problèmes. Cela ne signifie en rien qu'Harry est plus puissant que Dumbledore, il ne l'est pas. Mais il avait un avantage cette fois, c'était qu'il savait ce qu'il allait devoir faire et pouvait s'y préparer dans les détails alors que Dumbledore devait improviser petit à petit. Cela a bien entendu rendue sa tache beaucoup plus facile. Voilà donc pour cette précision que je tenais à faire pour ne pas qu'il y ait de malentendus.
Merci à tous ceux qui m'ont laissé leurs idées de blagues, je les exploiterais soyez-en sûr en précisant à la fin de qui elles viennent.
J'espère que ce chapitre paraîtra moins vide à GaBy27
Ha, et petite précision pour tchingtchong c'est Rusard qui était concierge à cette époque (puisque c'est lui qui a confisqué la Carte des Maraudeurs) et non Picott (lui c'était à l'époque de Molly et Arthur Weasley).
Pour répondre à sasadu2701, même si c'est sans importance, en effet, lorsque Némésis parle de l'œuf d'Hélios j'ai fait un clin d'œil à Eragon.
Et pour finir un grand merci à Xelloss pour sa relecture et ses conseils de rédaction sur ce chapitre !
Pour la mise en bouche, le prochain se titrera Lycanthropie. Mais en l'attendant, je veux PLEIN de reviews ! ;)
