Les Maîtres des Dimensions
Résumé général : Alors qu'Harry déprime suite à la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange jeune femme. Elle lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de modifier le cours de l'histoire. C'est donc sous le pseudonyme de Terry Star qu'il part en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard. Il s'y présente comme un étudiant américain, accompagné de son phœnix Hélios et de son cousin Sylcius Celford, qui n'est autre que Drago.
Chapitre précédent : Un nouveau professeur arrive à Poudlard, un ancien auror, Eoloas Williams. Celui-ci semble avoir quelque chose contre Harry. James et Harry font un duel en défense contre les Forces du Mal qu'Harry gagne, se propulsant meilleur élève de Poudlard dans cette matière et coqueluche des Serpentards, ce qui n'est pas pour lui plaire… Les Maraudeurs, pendant ce temps, transforment tous les occupants de l'école en personnages de Disney.
Note : Il y a eu un problème avec ce chapitre, j'ai fait une fausse manipulation et j'ai mis l'ancienne version en voulant corriger le chapitre 10. Donc voici la bonne version et mes excuses à tout le monde pour le dérangement…
Chapitre 11 : Reniement
Les effets de la blague s'étaient estompés en quelques heures, et il s'était avéré impossible de prouver l'identité des investigateurs : ceux-ci n'avaient donc pas été punis.
Quelques jours plus tard, James marchait dans les couloirs de Poudlard et, une fois n'est pas coutume, il était seul dans ses pensées. Et ses pensées étaient rousses avec des yeux vert émeraude envoûtants.
Lily Evans. Pourquoi le hantait-elle comme ça ? Remus était sans équivoque : il était amoureux d'elle. Ça, James l'avait admis depuis un moment. Mais maintenant, il en avait assez. Il était fatigué des gifles et des cris. Pourquoi fallait-il qu'il tombe amoureux de la seule fille qu'il ne pourrait jamais avoir ? Pourquoi était-il toujours à désirer l'inaccessible ?
Il entra dans ses appartements de Préfet-en-Chef, perdu dans ses pensées. La pluie battait contre la fenêtre, faisant écho à merveille de l'humeur du jeune homme. Celui-ci attrapa les livres dont il avait besoin et jeta un coup d'œil à la grande horloge qui surplombait la cheminée. Il lui restait encore quelques minutes avant le début de la réunion des préfets - réunion à laquelle il n'avait aucune envie d'aller. Et puis là-bas, il y avait Evans…
- Argh ! Pourquoi faut-il toujours que j'en revienne à cette fille !?
Il se laissa tomber dans un canapé. De toute façon, il avait bien compris qu'il n'avait pas la moindre chance. Cette année n'était certainement pas la meilleure de sa scolarité… Il avait perdu sa réputation de meilleur élève de Poudlard, en défense du moins, au profit du nouveau Serpentard, et tout espoir de conquérir Lily, cette fois à cause du nouveau Gryffondor. Définitivement les deux cousins n'étaient pas les personnes qu'il était le plus heureux de connaître.
Depuis son arrivée, la rousse ne semblait plus lâcher Celford d'une semelle. Il était visible qu'elle s'était entichée de lui : un aveugle aurait pu le voir et James n'était pas malvoyant. Même s'il ne le montrait pas, le Maraudeur souffrait de cette situation.
- Me voilà devenu un cœur d'artichaut, observa-t-il tristement. Je suis pathétique.
Il sursauta lorsque son regard se posa de nouveau sur l'horloge.
- Et en plus je suis en retard ! s'exclama-t-il en se levant brusquement et en s'élançant hors de ses quartiers.
Harry caressa la tête d'Hélios d'un geste mécanique, perdu dans ses pensées. Ron et Hermione y étaient omniprésents. Tout comme toutes les autres personnes dans son monde d'origine. Le jeune homme avait l'impression de les avoir abandonnés en partant ainsi. Mais ruminer ainsi ne servirait à rien…
En songeant à Hermione, il jeta un coup d'œil mauvais au livre de legilimancie qui se trouvait dans ses affaires, et en saisit un autre au vol avant de mettre sa cape d'invisibilité sur ses épaules. Il sortit discrètement de son dortoir et rejoindre la Salle sur Demande. Mais lorsqu'il y entra il eut la surprise de voir qu'elle était déjà occupée. Malefoy se tourna vers lui et se renfrogna.
- J'avais pourtant demandé que personne ne puisse entrer, grommela-t-il.
Le Survivant eut un sourire ironique.
- On dirait que tu t'es gouré quelque part.
Il s'avança dans la pièce, mais soudain, il remarqua une lueur à ses pieds. Surpris, il baissa les yeux et remarqua qu'un enchevêtrement d'étranges dessins lumineux était apparu et que Malefoy était en son centre à genoux.
- Des runes, remarqua Harry, les sourcils froncés se souvenant de l'incident en cours de métamorphose.
- C'est une nouvelle magie que j'expérimente. J'ai trouvé un bouquin là-dessus dans la réserve, répondit platoniquement le faux Gryffondor.
- Allons donc, tu vas dans la réserve, toi, maintenant ? ricana, sans méchanceté cette fois, son condisciple.
- Je subis de mauvaises influences, répliqua l'autre, imperturbable.
Malgré lui, Harry se mit à rire. Il vit son prétendu cousin se pencher légèrement.
- Magie antique ? lut-il sur la couverture du livre que tenait le jeune homme dans ses mains. C'est la magie que ta mère a utilisé pour te protéger du Seigneur des Ténèbres, c'est bien ça ?
- Je me suis dit que comme cette magie avait déjà marché une fois sur lui, ça pourrait peut-être marcher une seconde, répondit le Survivant. Mais apparemment, la magie antique et la magie ancienne ne sont pas la même chose…
Il haussa les épaules d'un air un peu dépassé. Son camarade renifla.
- Ça coule de source ! fit-il, d'un air méprisant.
- Cesse de prendre tes grands airs, Malefoy ! répliqua Harry. Tu ne le savais pas plus que moi !
- Ne m'appelle pas comme ça.
Le nouveau Serpentard cilla. Il ne s'attendait certainement pas à ce genre de réplique et encore moins au ton blessé sur laquelle elle avait été dite.
- Pourquoi ? se hasarda-t-il. C'est ton nom !
- Ça ne l'est plus.
Cette fois, l'Élu se sentait complètement interdit. Quelle était donc cette histoire ? Encore une excentricité du blond ?
- Tu m'expliques ? fit-il après un moment de silence.
- Il n'y a rien à expliquer, répliqua Malefoy - quoiqu'apparemment, il ne faille plus l'appeler comme ça. Mon père m'a renié.
Le ton du jeune homme était amer et douloureux. Son compagnon n'en revenait pas. Il n'arrivait pas à croire que Lucius Malefoy ait pu renier son précieux fils. Pourtant l'expression du visage de ce dernier ne laissait pas de doute sur la véracité de ses paroles. À moins qu'il soit un sacré bon comédien…
Cette affaire expliquait toutefois beaucoup de choses dans le nouveau comportement du sang pur. Sa tendance à se tendre brusquement, comme s'il craignait qu'on le frappe. Son renfermement, son silence et ses réactions étranges lorsqu'on l'appelait par son nom de famille…
- Je comprends mieux, observa Harry.
Son interlocuteur se leva brusquement.
- Non ! cria-t-il. Tu ne comprends rien du tout ! Toi, tes parents ont préféré mourir pour toi plutôt que te laisser entre les mains du Seigneur des Ténèbres ! Moi, mon père m'a renié, parce que j'avais eu un moment de faiblesse et que j'avais été incapable de tuer Dumbledore ! Il m'a donné comme esclave au Seigneur des Ténèbres pour qu'il passe ses nerfs sur moi ! TU NE SAIS PAS CE QUE C'EST !
La gorge du Survivant se noua en entendant cela. Il vit celui qu'il avait longtemps considéré comme son ennemi se retourner précipitamment sans vraiment réussir à cacher les larmes qui emplissaient ses yeux. Il s'apprêta à sortit de la pièce, mais Harry le retint.
- Je suis désolé, dit-il doucement.
- Je ne veux pas de ta pitié ! cracha le renié en se tournant vivement et en lançant un regard mauvais au Survivant.
- Ça n'est pas de la pitié, répliqua celui-ci, parfaitement calme.
Il s'étonna d'ailleurs d'être aussi paisible. Face à lui, son coéquipier était, à l'inverse, très agité.
- Alors qu'est-ce que c'est ? siffla-t-il, l'air mauvais.
- Je connais suffisamment Voldemort pour avoir une idée de ce que tu as vécu, observa-t-il en portant par réflexe la main à sa cicatrice.
Combien de fois avait-il vu des tortures que le mage noir avait fait subir à d'autres ? Il connaissait la joie et la jouissance qu'elles lui apportaient. Cela le dégoûtait. Et savoir que son condisciple avait vécu ça lui faisait froid dans le dos. Il avait vu des horreurs qu'il ne désirait pour personne, pas même son pire ennemi. Des choses auxquelles il ne voulait pas repenser.
- Cette cicatrice te lie vraiment avec lui ? demanda le jeune homme.
Son interlocuteur hésita quelques instants. Mais après tout pourquoi ne pas répondre ? C'était un secret de polichinelle…
- Oui, admit finalement Harry, mais j'ai travaillé l'occlumencie pour pouvoir contrôler ce lien et éviter qu'il prenne possession de moi. C'est assez…
Il se tut. Il n'avait pas vraiment envie de se livrer à son ancien ennemi mais… Mais d'un autre coté celui-ci venait de le faire, alors pourquoi pas ?
- Assez terrifiant, finit-il.
- Il peut vraiment faire ça ? souffla son pseudo cousin.
- Il l'a fait une fois… répondit vaguement le Survivant. Il voulait que je tue Dumbledore.
Le nouveau Gryffondor eut un rire amer.
- C'est une obsession.
- Apparemment, approuva son interlocuteur avec la même tristesse. J'imagine que ça nous fait un point en commun.
Le renié tituba légèrement et cilla, comme si l'idée même d'avoir quelque chose en commun avec le Survivant lui était impossible. Ce dernier eut un léger sourire et tendit sa main vers le sorcier. Il fut amusé de constater que celui-ci semblait complètement dépassé par les évènements. Il regardait tour à tour sa main tendue et le visage de son équipier. Définitivement hors course.
- Ça va, Drago ? demanda-t-il.
Étant donné qu'on ne pouvait plus l'appeler par son nom de famille pour des raisons encore obscures, Harry avait donc prit la décision d'appeler le Serpentard devenu Gryffondor par son prénom. Ça lui faisait bizarre mais à défaut d'autre chose… Néanmoins, il nota mentalement qu'il devait faire des recherches sur ce fameux reniement.
Harry trouvait cette situation particulièrement insolite, et il n'était visiblement pas le seul. Cette affaire était en train de prendre un tournant inattendu. Mais finalement pas si désagréable.
- Je propose qu'on enterre la hache de guerre, fit le Survivant, et qu'on reparte à zéro. Qu'est-ce que tu en penses ?
- Ça veut dire que tu vas te mettre à m'appeler par mon prénom ? répondit Drago avec inquiétude.
Son compagnon haussa les épaules.
- Je te signale que je ne peux plus t'appeler par ton nom de famille, alors j'ai pas vraiment le choix, répliqua-t-il.
Le renié grimaça.
- C'est pas faux, capitula-t-il finalement. Mais ça ne veut pas dire qu'on est amis !
Harry eut un sourire en coin.
- Si ça peut te faire plaisir.
L'autre grommela quelque chose d'inintelligible. Le Survivant s'en amusa franchement. Mais il décida également que cette discussion devait se finir, aussi s'approcha-t-il de la porte.
- Encore une chose, fit-il en se retournant. Je m'excuse pour le sort que je t'ai lancé l'année dernière. Je ne connaissais pas ces effets, c'était complètement stupide.
Sur ce, il sortit.
Drago regarda celui qu'il avait toujours considéré comme son ennemi sortir sans arriver à mettre de l'ordre dans ses pensées. Il n'aurait jamais imaginé que Potter puisse un jour s'excuser de ses actes. Et encore moins qu'il lui propose une relation proche de l'amitié.
Le sorcier se laissa tomber dans un grand coussin qui était là. Les runes brillaient toujours faiblement sur le sol mais elles étaient le cadet de ses soucis, malgré le temps qu'il avait mit pour les faire apparaître. D'ailleurs, il n'y était pas arrivé jusqu'à l'arrivée de Potter… Coïncidence, décida-t-il.
Il avait du mal à réaliser qu'il avait raconté tout ça à l'Élu. Il ne l'aurait jamais fait autrefois. Il l'aurait insulté, ils se seraient disputés et tapés dessus. Qu'est-ce qui avait changé ? Drago se demanda si c'était lui. Certainement. Il n'était plus le même depuis ce jour où son père l'avait répudié. Il avait indubitablement été transformé par cette affaire. Et il avait mûrit aussi…
Mais finalement, celui qui avait le plus grandit été certainement Potter. Parce qu'il était prêt à s'ouvrir, à accepter le changement, à se remettre en question. Drago ne se sentait pas encore en mesure de procéder à une pareille introspection. Mais peut-être devait-il la faire pour pouvoir avancer…
Il avait peut-être besoin de Potter pour pouvoir trouver sa voie. Cette idée ne lui plaisait pas, mais il savait pourtant que c'était un fait. Tout tournait autour du Survivant et de Seigneur des Ténèbres. Il en était arrivé à un point où il devait choisir son camp et où il se retrouverait forcément en première ligne.
Son camp, il l'avait choisi, même inconsciemment. Il serait contre le Seigneur des Ténèbres… Mais il avait pensé qu'être contre le mage noir ne signifiait pas nécessairement être avec son antithèse. C'était une erreur.
Il soupira. Il allait lui falloir du temps pour accepter cela. Être ami avec Potter… Ce n'était pas possible à ses yeux. Il ne savait pas ce qu'était l'amitié. Il ne l'avait jamais su. Peut-être était-ce une des raisons pour lesquelles il détestait tant le Survivant : parce que lui savait…
Il ferma les yeux et tenta de chasser toutes ces pensées, pour se reconcentrer sur la magie runique…
Les préfets étaient déjà tous réunis lorsque James arriva en trombe, complètement bout de souffle. Il décida d'ignorer le regard incendiaire d'Evans, ainsi que celui, rieur, de Remus, et ouvrit la réunion.
On parla de tout et de rien. Ce genre de rassemblement ne servait à rien, selon l'avis du jeune homme, mais il n'avait pas son mot à dire sur la question. Il se terminait enfin lorsque le préfet des cinquièmes années de Gryffondor s'approcha du Préfet-en-Chef.
- Quand comptes-tu faire les sélections pour l'équipe de Quidditch ? demanda-t-il d'un air intéressé.
James sourit. Voilà un sujet digne d'être abordé.
- Pas besoin de sélections, fit-il, l'équipe est au complet.
Le préfet sembla déçu. Certainement avait-il dans l'idée de se présenter. Mais le capitaine était tout à fait satisfait de son équipe, aussi ne voyait-il pas l'intérêt d'en changer.
Toutefois James réfléchit une seconde : pour une fois qu'un sujet digne d'intérêt se présentait, sûrement valait-il mieux ne pas l'expédier en quelques secondes… D'autant plus que le Quidditch était bien la seule chose qui pouvait lui changer les idées lorsqu'Evans était dans les parages.
- Cependant…
Le regard du préfet s'alluma, apparemment ce simple mot lui avait redonné espoir.
- Il est toujours possible de recruter des remplaçants… Un peu de concurrence pour déterminer la succession des postes se libérant l'an prochain ne serait pas plus mal.
Nul doute que le préfet avait compris l'allusion de James : lui-même laissera sa place l'an prochain, et il n'était pas le seul. Mais le jeune homme n'avait pas vraiment envie de penser à cela… Pour le moment il voulait juste profiter de cette année.
- Dumbledore va bientôt annoncer l'ouverture de la saison, reprit-il. Puisque tu sembles intéressé par le sujet, rassemble les candidats qui te paraissent prometteurs, j'organiserai des sélections s'il y en a un nombre suffisant.
Remus s'approcha de son ami alors que le cinquième année partait, en proie à des sentiments contradictoires et à des espoirs de gloire certainement exagéré.
- Comment as-tu réussi à être en retard ? rit le lycanthrope.
Son compagnon grogna.
- Je me suis perdu dans mes pensées… répondit-il.
- Laisse moi deviner, fit le loup-garou avec un faux air d'intense réflexion… Lily ?
- La ferme Lunard !
Le susnommé éclata de rire.
- Je prends ça pour un oui. Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Pourquoi je ne peux pas l'oublier ?
- Le cœur a ses raisons que la raison ignore, énonça Remus d'un air docte.
- Génial ! Il ne me manquait plus que ça ! Un ami qui philosophe ! Et toi, quand est-ce que tu tombes amoureux ? fit James.
Son ami afficha un air surpris.
- Pourquoi ? s'enquit-il.
Le Préfet-en-Chef eut un sourire sadique.
- Mais pour que je puisse rire à tes dépends, bien entendu !
Le lycanthrope se mit à rire.
- C'est fou ce que tu es romantique ! pouffa-t-il, tout en affichant un air désespéré.
« Conséquence d'un déshéritement »… ce n'était pas ça.
« Mille et une raisons de déshériter ses enfants » : charmant, mais sans intérêt dans le cas présent.
« Les grandes familles oubliées » - qu'est-ce que ce livre faisait là ? Hors sujet.
« Déshonneur familial », un livre pour Sirius.
« Sang et Héritage », non plus.
« Reniement, de la théorie à la pratique » ! Harry eut un sourire victorieux. C'était exactement ce qu'il cherchait !
Il jeta un coup d'œil à la Carte du Maraudeur : c'était bon, il était seul. Il attrapa le gros volume et quitta avec rapidité et discrétion la réserve pour aller dans la Salle sur Demande.
La nuit était tombée depuis plusieurs heures et la Carte lui montrait clairement qu'il était seul dehors. C'était normal, l'un dans l'autre.
Une fois confortablement installé, il ouvrit l'ouvrage poussiéreux et commença la lecture.
Il cessa au bout d'une demi-heure, écoeuré. Il s'agissait d'un procédé ignoble à son goût. Il privait le sorcier qui en était victime de tous ses repères, il interdisant magiquement d'utiliser le nom qui avait été le sien pendant des années.
Drago n'avait donc plus de nom, plus de famille, plus de racines. Et surtout il ne pouvait plus utiliser la magie nominative, et celle-ci ne pouvait plus s'appliquer sur lui.
Autrement dit, il lui était impossible de lancer de sorts complexes tels que des bénédictions ou des appels, et ne pouvait plus être le sujet d'un de ces charmes. Le jeune lecteur ne savait pas vraiment ce que cela impliquait dans les faits, mais c'était apparemment très grave aux vues de ce qu'en disait le livre…
À coté de ça, la mère de Sirius et son déshéritement passaient pour une partie de plaisir. Harry sentit une vague de tristesse l'envahir pour son ex-ennemi. Il avait beaucoup souffert pour une erreur qui n'était pas vraiment la sienne.
- Tout ça à cause de Vodemort ! cracha le Survivant.
Il fallait qu'il le vainque. Pour tous ceux à qui il avait fait du mal ! Neuville, Drago, et tous les autres qui avaient perdus un proche, quelqu'un d'aimé… C'était pour eux qu'Harry devait se battre. Pour eux, qui étaient encore vivants, plutôt que pour les morts. Parce qui s'il ne se battait que pour les morts, ce ne serait qu'une vengeance stérile...
- Hermione serait fière de moi, murmura-t-il.
Il sourit tristement. Il commençait à comprendre ce qu'avait tenté de lui dire sa meilleure amie pendant l'été. Les morts étaient morts. Il ne fallait pas les oublier, mais il ne fallait pas ne penser qu'à eux. Les vivants étaient plus importants…
Cette simple découverte fit du bien à Harry. Il se sentait brusquement plus léger et avait envie de se donner à fond pour aider les sorciers de ce monde.
Hélios jaillit de nulle part et vint s'approcher de l'Ami des Phénix. Celui-ci lui fit un sourire. Le premier véritable sourire depuis longtemps.
- Tu sais quoi Hélios ? dit-il. J'ai décidé qu'on allait essayer de se rapprocher de Malf… non, de Drago. Après tout, je crois que j'ai été idiot avec lui ces dernières années et qu'en fait, il a un bon fond – même s'il est très au fond ! Qu'est-ce que tu en penses ?
L'oiseau émit une note joyeuse.
- Ça va pas être facile ! rit Harry.
Pourtant, ce challenge lui plaisait. Il se sentait définitivement mieux… Peut-être finirait-il par faire définitivement la paix avec ses fantômes, comme disait Hermione. Mais pour le moment, il avait encore besoin de se trouver un garde-fou. Ce serait sa mission, il aiderait les autres, et à la fin, peut-être, réussirait-il à s'aider lui-même.
Et le gagnant du coucours est : moi ! Ben oui, personne n'a trouvé, même si vous aviez en général une idée pas trop lointaine de la vérité. Pour ceux qui pensaient que Harry et Drago étaient jumeaux, je trouve ça hautement improbable, même si c'est sympathique et vous ne verrez rien de tel dans cette fanfic. Pour ceux qui pensaient que Drago était une fille... vous allez aimé le chapitre 13 ! (suspense)
Concernant les Disney, tout le monde à majoritairement reconnu les personnages, même si Pimprenelle et Zazu ont posé des problèmes... Je vous conseille d'aller lire la review qu m'a laissé Atlantea sur le sujet, elle est très réfléchie quand aux raisons du choix des personnages (sans doute même beaucoup plus que la farce elle-même !)
Bon, je sais que ce chapitre est plus court que les autres, mais cela ne diminue pas son importance. En fait, c'est avec lui que je termine ce que je pourrais appeler l'introduction de cette fic (je sais onze chapitres d'intro ça fait long). En fait à partir de maintenant nous allons entrer dans le vif du sujet. Tous les personnages importants sont apparus (ou presque) et la situation est bien en place.
À partir de maintenant, tout va s'accélérer !
