Les Maîtres des Dimensions

Résumé général : Alors que Harry déprime suite à la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange jeune femme. Elle lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de modifier le cours de l'histoire. C'est donc sous le pseudonyme de Terry Star qu'il part en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard. Il s'y présente comme un étudiant américain, accompagné de son phénix Hélios et de son cousin Sylciu Celford, qui n'est autre que Drago.

Chapitre précédent : Trelawney annonce que quelque chose d'affreux va arriver, et en effet, la Gazette annonce les derniers attentats perpétrés par Voldemort. Harry réalise alors qu'il n'est pas lié au mage noir comme dans son monde. James s'inquiète pour sa mère et son père qui sont opposés à Voldemort et Peter se demande s'il est dans le bon camps, il a peur mais il est également dégoûté par ses pensées.

Chapitre 13 : Transsexualisme

Sylciu regardait son parent d'un air critique. Sirius suivit son regard et remarqua que le Serpentard était à nouveau à l'écart de ses condisciples.

- Tiens, ton cousin n'est plus avec la bande à Lestrange ? s'étonna l'animagus.

Son condisciple eut un sourire entendu.

- Non, apparemment il a encore dit quelque chose qui a déplu. Je me demande bien ce qu'il a encore pu débiter. Il n'est pas très malin par moment…

- Ce n'est pas très gentil pour lui, signala James, se mêlant de la conversation.

Le nouveau eut une grimace.

- Oui, peut-être pris au premier degré, mais ce que je voulais dire, c'est qu'il a tendance à dire ce qu'il pense sans réfléchir.

Sirius s'agita.

- C'est plutôt Gryffondor comme réaction, signala-t-il. Ton cousin est vraiment étrange.

Sylciu eut un rire sarcastique.

- C'est vrai, il s'agit d'un cas à part, jugea-t-il avec un sourire en coin.

Le déshérité de la noble et très ancienne maison des Black observa les deux cousins. Oui, c'était des cas à part. Ils étaient attirants tous les deux. Sans savoir pourquoi, Sirius avait envie de connaître Star. Pourtant c'était un Serpentard - et il avait en quelque sorte ridiculisé James - alors pourquoi le Maraudeur sentait-il sa curiosité titillée ?

Merde ! Qui était ce type à la fin ? Sirius se sentait profondément agacé de ne pas réussir à saisir ses propres sentiments vis-à-vis du nouveau. Du coup, c'était Star qui l'énervait. Pas vraiment logique comme comportement, mais définitivement humain. Et peut-être un peu puéril. Mais bon, cela n'inquiétait pas le jeune homme outre mesure.

Ce n'était pas ce qui occupait l'esprit de Sirius. Il avait un problème beaucoup plus important : la blague du jour des Maraudeurs. Cette fois, c'était du grand art ! Un grand sourire fleurit sur le visage de l'animagus. Il n'avait pas vraiment prévenu les autres de ce qui allait se passer. Enfin, maintenant il avait la potion et il ne lui restait plus qu'à diluer le tout dans l'eau des douches et le lendemain, le tour serait joué !

Ah ! La suite serait vraiment très intéressante…


La langue tirée en signe de concentration, Harry fixait son livre, installé tranquillement dans la Salle sur Demande. La magie antique demandait beaucoup de concentration au jeune homme. Il finit par se lever, décidé à tenter sa chance.

- Ô Héphaïstos, forgeron des Dieux,
Offre-moi le pouvoir du feu.

Rien ne se passa. Le Survivant grogna. Il n'arrivait pas à saisir ce qui échouait. Pourquoi ne parvenait-il pas utiliser cette sorcellerie ? Il avait bien lu dans son manuel que la magie antique n'était plus utilisée à cause de sa difficulté d'accès, de son caractère aléatoire et la longueur jugée excessive des formules, peu appropriée au combat. Mais il voulait réussir. Sans qu'il sache pourquoi, cette magie l'attirait. Il tourna les pages au hasard et tomba sur une nouvelle formule.

- Ô Zeus qui parmi les Dieux est un roi,
Déchaîne la foudre du ciel pour moi.

Harry dut s'écarter brusquement alors qu'un petit éclair s'abattait sur lui, formant une grande trace noire à ses pieds. Il souffla, soulagé.

- Ouf… C'est dangereux, cette affaire.

Il secoua la tête pour reprendre ses esprits et reporta son attention sur l'ouvrage.

- Ô Zeus qui parmi les Dieux est un roi,
Déchaîne la foudre du ciel pour moi, répéta-t-il.

Cette fois, il ne s'écarta pas et ouvrit sa paume. Les éclairs formèrent une frêle boule électrique autour de la main du jeune homme. Il tendit le bras vers un cible qui se trouvait là – la Salle sur Demande était une vraie merveille. Hélas, sa maîtrise de la magie antique ne fut pas aussi merveilleuse et la boule de foudre atterrit à bien bon trois mètres de la cible.

Harry tordit le nez. Il était encore loin d'un contrôle potable de ces techniques. Mais elles revêtaient un intérêt majeur : pas besoin de baguette pour les utiliser. Une alternative intéressante à la magie sans baguette qu'il n'allait pas tarder à se voir enseigner en cours.

Le résultat fut loin de celui qu'escomptait le jeune homme et il fut contraint d'arrêter après avoir seulement obtenu quelques éclairs blafards qu'il s'était avéré incapable de maîtriser correctement. Les autres formules s'étaient révélées complètement inutilisables. Il y avait encore beaucoup de progrès à faire…

Il saisit la Carte du Maraudeur et sa cape d'invisibilité afin de pouvoir retourner sans ennuis aux dortoirs de Serpentard. Il remarqua une étiquette indiquant « Sirius Black » qui revenait vers la tour de Gryffondor. Une nouvelle blague des Maraudeurs était à attendre pour le lendemain. Harry nota mentalement qu'il faudrait qu'il fasse attention à ce qu'il mangerait pour le petit-déjeuner.


James passa sous la douche et laissa l'eau couler sur ses muscles avec plaisir. L'eau l'avait toujours délassé et ça l'était encore plus depuis qu'il pouvait profiter de sa salle de bain de Préfet-en-Chef et qu'il n'avait plu à subir les excentricités de Sirius.

Mais lorsqu'il sortit de la douche et croisa le regard de son reflet dans le miroir, l'animagus ne put retenir un cri d'effroi avant de maudire son presque-frère et ses idées horripilantes.

- POTTER ! rugit une voix inconnue du susnommé.

Le ton était certes celui d'une Evans énervée, mais il s'agissait d'un timbre masculin. Le Maraudeur saisit vivement son peignoir de bain et l'enfila prestement alors que la porte de la salle de bain s'ouvrait à toute volée. Un jeune homme se tenait dans l'ouverture, les cheveux roux courts et les yeux verts lançant des Avada Kedavra, James n'eut aucun mal à le reconnaître. Ou plutôt la reconnaître : Evans.

La Préfète-en-chef s'arrêta brusquement en découvrant son homologue. Elle semblait avoir oublié ce qu'elle voulait dire.

- Pas de commentaire Evans, prévint James avec une voix qui n'était pas la sienne. Je vais tuer Sirius !

La susnommée se couvrit la bouche avec la main pour étouffer le début de fou rire qui la secouait : sans résultat. Elle s'écroula, se tenant les cotes.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle ! s'emporta son homologue qui n'était plus vraiment masculin.

Le miroir le revoyait une image qui était loin d'être à son goût. Une fille. Il était devenu une fille ! Menue et plutôt petite aux longs cheveux noirs en bataille et au visage fin : il était plutôt mignonne… Cette pensée l'horrifia. Il allait tuer Sirius. Le torturer, le faire souffrir puis le pendre avant de le décapiter… À moins qu'il ne l'écartèle ? C'était une idée à approfondir !

- Tu as une idée de combien de temps cette histoire va durer ? s'enquit Evans, qui semblait avoir réussit à calmer sa crise de rire.

- Connaissant Sirius, trop longtemps, décréta le Préfet-en-Chef. Merlin, je ne peux pas sortir comme ça !

La jeune fille (enfin, plus vraiment) ricana.

- Puisque c'est ainsi, je vais t'emprunter tes vêtements, Potter, les miens me sont trop petits et en plus ils ne sont plus vraiment appropriés.

Ce n'est qu'alors que le susnommé réalisa que son interlocutrice était elle aussi en peignoir. Mais sans attendre la réponse de l'intéressé, elle tourna les talons et se dirigea vers l'armoire.

- Hey ! Mais je mets quoi, moi, si tu prends mes fringues !? protesta-t-il.

Elle se tourna vers lui avec un sourire que l'on pouvait sans exagérer qualifier de sadique.

- Le règlement de l'école est clair sur ce sujet : les élèves de sexe féminin doivent porter les uniformes prévues pour elles, autrement dit, des jupes.

Horrifié, James fit un pas en arrière.

- Mais je ne suis pas une fille ! protesta-t-il.

Evans le détailla d'un regard critique.

- Pourtant à première vue, c'est le cas ! affirma-t-elle. Tu n'as qu'à voir ça avec Black. En attendant, je serais ravie de te prêter mes vêtements.

Le Maraudeur demeura tétanisé, tant et si bien qu'il n'avait pas bougé d'un cil lorsqu'Evans lui ramena une pile d'habits pour qu'il se vêtît. Mais lorsqu'il les regarda et qu'il remarqua le soutien-gorge qu'il revint sur terre et poussa un gémissement.

Il allait tuer Sirius.


- Ne me regarde pas comme ça, comment voulais-tu que je devine ? intervint Harry d'une voix un peu trop aiguë pour être la sienne.

Face à lui se tenait un Severus Rogue passablement énervé. Qui aurait pu croire qu'il ferait une jolie fille ? Enfin, pour le moment, flottant dans des vêtements beaucoup trop grands, le Serpentard avait d'autres sujets de préoccupation.

- C'est Potter ! Tout est de la faute de Potter ! affirmait-il. Je vais le tuer. Cette fois c'est sûr !

Pour comprendre la situation, il fallait savoir que Rogue et Harry étaient seuls dans leurs dortoirs et sortaient de la douche lorsqu'ils avaient découvert le pot-au-rose : ils étaient devenus des filles. Les responsables de ce soudain changement de sexe étaient clairs et le futur maître des potions était dans une rage folle. Le Survivant demeurait beaucoup plus terre-à-terre, se demandant comment il allait bien faire pour s'habiller, ses vêtements n'étant plus du tout adéquates.

La réponse entra d'elle-même sous la forme d'une Narcissa masculinisée. Elle semblait visiblement gênée.

- Euh… Désolée de vous déranger, mais Severus, tu n'aurais pas quelque chose à me prêter ? Je n'entre plus dans mes vêtements…

- Merlin soit loué, Cissa ! s'exclama le susnommé. Ils t'ont eut à toi aussi ?

La cousine de Sirius eut un rire nerveux.

- Ils ont eu tout Serpentard, annonça-t-elle.

- Ils ont dû utiliser les douches, réfléchit à haute voix Harry. Mais dans ce cas, toute l'école doit être touchée…

Ses deux condisciples le regardèrent avec incrédulité.

- Qui pourrait vouloir changer de sexe ainsi ? s'exclama Rogue.

Le voyageur dimensionnel haussa les épaules. Il avait une idée même s'il n'en dirait rien… Sirius.

- Bon, je vais vous donner des vêtements qui vous irons certainement mieux, fit Narcissa. Severus, tu me passeras tes affaires ?

- Pas de problèmes…


James entra dans la salle commune de Gryffondor furibond. Sirius, nouvellement féminisé, ce qui apparemment n'avait pas l'air de lui poser plus de problèmes que ça, discutait joyeusement avec une Marlène changée en beau jeune homme.

- Sirius ! rugit le Préfet-en-Chef. Je vais te tuer espèce de sale cabot !

- Jamesie ! s'exclama gaiement le menacé. Mais tu es charmante comme ça !

- Tu aggraves ton cas ! fit l'héritier des Potter, menaçant.

- Je suis d'accord avec James. Sirius qu'as-tu encore trafiqué ?

Remus venait d'apparaître. Il ne semblait pas très à son aise dans l'uniforme de rechange de Dorcas et foudroyait son ami du regard. Méfiez-vous du loup en colère !

- Une petite potion de transsexualité sans danger dans les conduits d'eau de l'école… répondit l'interrogé, d'un air angélique. C'est l'affaire d'une journée.

Le lycanthrope, James et Sylciu pâlirent brusquement.

- Tu as mis cette potion dans les conduits d'eau ? s'étrangla le second. Dites moi que ça ne veut pas dire ce que je pense que ça veut dire !

- J'en ai bien peur, gémit le nouveau.

- Sirius, pourquoi faut-il que tu n'écoutes jamais en cours de potion ! se lamenta le loup-garou.

- Quoi ? fit le jeune homme (ou plutôt femme), surpris. J'ai fait une erreur ?

- Une erreur, s'emporta Sylciu. Tu es un idiot, oui ! Tu ne sais pas que la potion de transsexualité ne doit pas entrer en contact avec de l'eau pour éviter une réaction des deux éléments modifiant les propriétés de la potion ?

- Euh… Et qu'est-ce que ça veut dire, concrètement ? se hasarda Sirius.

- Merlin seul le sait ! répliqua James. Mais je te jure que si cet état est permanent, je te tue pour de bon !

Ce ne semblait pas une menace en l'air. Le blagueur déglutit difficilement. Cette blague semblait tout à coup beaucoup moins drôle…


Lorsque Drago entra dans la grande salle, en compagnie de quasiment tout Gryffondor, sa colère envers Sirius Black n'avait pas décru. Imbécile de Gryffondor ! Comment pouvait-il faire de pareille ânerie ? Même Potter n'avait jamais atteint un tel niveau ! D'autant plus que le farceur ne semblait pas s'en émouvoir plus que ça… Enfin, il avait un air gêné, mais surtout à cause du regard noir que lui lançait Potter père. Ce dernier ne semblait pas apprécier sa nouvelle condition.

Le renié s'arrêta brusquement en découvrant le contenu dans la grande salle. Ainsi la farce de Black ne s'était pas contentée de toucher les lions, mais s'était répandue sur toute l'école !

Dumbledore avait troqué sa longue barbe pour une longue chevelure blanche soyeuse et des traits plus fins à peine altéré par des rides profondes. Une McGonagall plus virile que d'ordinaire s'avança à grands pas vers les rouges et ors.

- QUI A FAIT ÇA ?

Passablement énervée la vieille chouette (ou le vieil hibou ?). Ceci dit, pour une fois, Drago était tout entier derrière elle. Tous les regards convergèrent vers un Black souriant.

- La barbe vous va très bien professeur, observa celui-ci.

Le visage de la directrice de Gryffondor se contracta et Drago crut un instant qu'elle allait se jeter à la gorge de l'insolent. Mais non, elle conserva le contrôle de ses nerfs.

- Annulez ça immédiatement, M. Black ! ordonna-t-elle d'une voix sourde.

L'intéressé se trémoussa, mal-à-l'aise.

- Ben justement, à ce sujet… se hasarda-t-il. Il est possible que j'aie commis une minuscule erreur.

Quel euphémisme ! Drago renifla, méprisant. Monumentale était un qualificatif plus approprié à son goût. Le regard du jeune homme (enfin, plus tout à fait) tomba sur un Potter efféminé qui observait la scène calmement de la table des Serpentards. Il fallait bien admettre qu'il faisait une superbe fille. Peut-être devrait-il le rester ? ricana mentalement le renié. Après tout il ne semblait pas troublé par les circonstances.

À coté de lui le futur professeur Rogue fulminait. C'était compréhensible, la féminité ne lui allait pas du tout, il avait l'air ridicule !

- QUOI ?

Apparemment, McGo venait d'être mise au courant de la bourde de son élève. Les points de Gryffondor allaient en pâtir. Mais ce n'était pas important. Tout ce que désirait Drago c'était l'antidote ! Tous les regards se tournèrent vers le professeur Slughorn qui achevait de tresser ses longs cheveux. Lui non plus ne semblait pas se rendre compte de l'horreur de la situation.

- Je dois pouvoir préparer un antidote, observa-t-il rêveusement. Mais cela prendra au moins une semaine…

- UNE SEMAINE ?

Le cri avait été unanime. Et il fut suivi par un autre, cette fois émanant de Lupin et Potter père.

- Sirius, je vais te tuer !


Voir ça comme une nouvelle expérience ! Le directeur en avait de bonnes parfois ! C'était le genre d'expérience que Lily ne voulait pas connaître. Cela ne faisait même pas une journée complète qu'elle était un homme et elle n'en pouvait déjà plus ! Comment tenir une semaine dans ces conditions ? Ses doigts étaient beaucoup trop gros, la rendant maladroite et l'excès de testostérone ne la rendait que plus irritable (comme si elle en avait besoin !). Si Potter ne tuait pas Black, ce serait elle qui le ferait !

Le cours de défense contre les forces du mal, animé par un professeur Williams pas très à l'aise dans sa nouvelle condition, commença donc.

- Miss… Plutôt Mister Evans, mettez-vous avec Miss Star.

Apparemment, l'enseignant n'avait rien perdu de son sens de l'humour. Lily grinça des dents en se mettant avec le Serpentard. Celui-ci ne semblait pas énervé outre mesure par ses atours féminins. Comme toujours il conservait son calme, toujours cette légère mélancolie dans le regard.

- Très bien, Mister Evans, j'aimerais que vous refassiez le bouclier que vous nous avez montrer au dernier cours et vous Miss Star, que vous tentiez de le traverser par tous les moyens, mais sans blesser votre partenaire. Est-ce clair ?

- Très clair, madame, répliqua le vert et argent avec calme et sérénité.

- Alors en place.

Le nouveau se mit en position et attendit patiemment que la Préfète-en-Chef invoque son bouclier. Lily respira profondément et tenta de rechercher au plus profond d'elle-même ce qu'elle avait sentit lors de sa précédente tentative.

- Protego ! s'exclama-t-elle.

- Rictusempra !

La Gryffondor se mit rire de manière incontrôlable. Elle ne s'attendait certainement pas à ce que son adversaire utilise un sort pareil pendant un combat. Mais les chatouillis étaient parvenus à leurs fins : ils avaient fait perdre toute sa concentration à leur victime. Le professeur Williams annula le sort.

- Miss Star vous a montré un très bon exemple d'utilisation de sortilèges inattendus afin de déstabiliser l'adversaire, annonça-t-il à la classe. Si Mister Evans avait reçu un Expelliamus ou un autre sortilège de ce genre, il aurait certainement repoussé l'attaque, mais en lui lançant le sortilège du chatouillis, Miss Star l'a déstabilisé et lui a fait perdre toute sa concentration. Félicitation, dix points à Serpentard. Reprenons.

Lily inspira profondément. Elle ne se laisserait pas avoir deux fois aussi facilement ! Et elle était très agacée que le professeur Williams parle d'elle au masculin ! Elle tenta de repousser sa colère et de penser uniquement à son bouclier. De nouveau, l'image de l'homme mystérieux et de l'enfant refit surface.

- Protego !

- Stupefix ! lança Star.

L'éclair rouge rebondit sur la protection de Lily et frôla Rogue qui fut forcé de s'écarter brusquement. Le nouveau eut un sourire appréciateur, comme s'il était content que le bouclier lui résiste. Peut-être voyait-il ça comme un nouveau défi.

- Expelliamus !

De nouveau le sort fut dérouté. Star fit un pas en avant.

- Pyro ! tenta-t-il.

Un jet de feu s'élança dans la salle, brûlant au passage un rideau qui avait eu le malheur de se trouver non loin de sa route. Mais les flammes ne parvinrent pas plus que les charmes précédents. Contrairement à ce qu'aurait cru Lily, le Serpentard ne semblait pas le moins du monde énervé par son échec, mais plutôt fasciné par ce bouclier. Définitivement, il était très étrange…

Il leva sa baguette pour lancer un nouveau sort en s'approchant un peu plus de la Préfète-en-Chef, mais soudain il se passa quelque chose d'inattendu. Le bouclier de la rouge et or se mit à crépiter et l'étrange cicatrise en forme d'éclair de l'américain se mit à briller de façon étrange.

- Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez…

- Pousse-toi, idiote, allez, pousse-toi…

- Non ne le tuez pas, pas H…

- NON !

La voix de Star coupa la supplique qui raisonnait dans l'esprit de Lily. Le nouveau appuyait fermement sur sa cicatrice, titubant. Il était pâle et sa respiration était anarchique. Le bouclier de la Gryffondor avait disparu. Elle s'avança vers son condisciple. Mais il s'éloigna vivement.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-elle d'une petite voix en se tournant vers le professeur Williams.

Celui-ci observait Star d'un regard percent.

- Qui était cette femme ? insista-t-elle.

Le nouveau sursauta brusquement.

- Tu l'as entendue ? s'exclama-t-il.

- Oui, je…

- Oublie ça Evans ! siffla-t-il, menaçant.

L'ordonnée cilla. Jamais elle n'avait vu le Serpentard avoir ce regard. Qu'est-ce que ça signifiait ? Qu'avait-elle entendu pour que cela puisse mettre son condisciple dans un tel état ?

- Le cours est terminé, annonça brusquement le professeur Williams. Sortez tous. Sauf vous Miss Evans et Mr Star.

L'auror semblait avoir retrouvé son sérieux et, contrairement à ce qu'elle aurait pensé, cela ne plut pas à Lily. Que pouvait-il s'être passé ? Le vert et argent tenait toujours sa cicatrise et son visage s'était fait douloureux. Qui pouvait bien être cette femme ?

- Asseyez-vous je vous prie, invita l'enseignant.

Il se tourna et attrapa une tablette de chocolat sur son bureau pour en donner un morceau à chacun des deux élèves avant de s'asseoir à son tour.

- Je dois bien avouer n'avoir aucune idée de ce qui s'est passé, confessa-t-il. On dirait que votre charme est entré en résonance avec Mister Star pour des raisons qui me sont obscures. Mais j'ai dans l'idée que cela à un rapport avec la femme que vous avez tous les deux entendus. Qui était-ce ?

Le nouveau ne répondit pas, se murant de un profond mutisme.

- Je ne sais pas, fit Lily, en fait il y avait deux personnes, une femme et un homme à la voix sifflante et très désagréable. La femme le suppliait de ne pas tuer quelqu'un. Elle disait qu'elle ferait tout ce qu'il voudrait…

- Elle ne l'aurait pas fait ! s'emporta brusquement le Serpentard, faisant sursauter sa condisciple.

- J'en conclus que vous savez de qui il s'agit, Mister Star, observa calmement le professeur Williams. Nous vous écoutons.

Le vert et argent se renfrogna mais après un moment de silence il capitula sous les regards insistants de ses deux compagnons.

- C'était ma mère, lâcha-t-il rapidement, les yeux fuyants.

Lily blêmit. Elle comprenait mieux le désir du serpent de ne rien dire.

- Et l'homme ? insista l'auror, sans pitié.

Star serra les dents.

- C'était celui qui tentait de me tuer et qui l'a assassinée.

La Préfète-en-Chef pâlit un peu plus. Elle venait de comprendre ce qu'elle avait entendu… Les dernières minutes de la mère du Serpentard. Elle se mordit la lèvre. Elle comprenait mieux la réaction du nouveau… Jamais elle n'aurait dû assister à cela…

- Pourquoi Miss Evans a-t-elle entendu cela ? demanda le professeur Williams.

Le vert et argent s'agita nerveusement. Il n'avait pas envie de parler de ça, cela se voyait.

- Ce n'est pas important ! tenta Lily.

L'enseignant la regarda avec insistance.

- Nous devons comprendre, Miss Evans, dit-il avec gentillesse. Si cela se reproduisait pendant un combat, cela pourrait se traduire par votre mort.

Les yeux fermés, Star soupira profondément avant de prendre la parole.

- En mourant à ma place, dit-il, ma mère m'a protégé avec un charme de magie ancienne. Je pense qu'inconsciemment Evans doit elle aussi utiliser cette magie. Son bouclier et la protection de ma mère ont dû entrer en résonance.

Il y eut un moment de silence. Puis le professeur Williams approuva de la tête.

- Je vois. J'imagine que d'une certaine manière les sentiments de votre mère et ceux de Miss Evans ont dû se ressembler. Vous pensiez encore à cet homme et à l'enfant, n'est-ce pas ?

La jeune fille (enfin, tout est relatif) approuva de la tête. Star fronça les sourcils.

- Il faudra que nous travaillions cela. Allez vous reposer un peu maintenant…

Les deux élèves s'exécutèrent sans mot. Alors qu'ils marchaient dans le couloir, Lily prit la parole.

- Je suis désolée, je n'aurais pas du entendre cela.

Le Serpentard s'arrêta et se tourna vers son interlocutrice. C'était assez déroutant de le voir ainsi efféminé. Mais elle décida de ne pas s'occuper de ça pour le moment.

- Tu n'y es pour rien, dit-il d'une voix douce et lasse. C'est juste que cela fait longtemps que je ne l'avais pas entendue et je ne pensais pas que cela me mettrait dans cet état.

- Si tu veux en parler… proposa-t-elle.

L'orphelin haussa les épaules.

- Il n'y a pas grand-chose à dire. Je ne me souviens pas de mes parents. Les seuls souvenirs que j'ai sont ces cris que tu as entendus, quelques photos et le peu que m'ont raconté mon parrain et l'un des amis de mon père…

Lily se mordit la lèvre. C'était tellement triste. Comment pouvait-il dire cela avec un tel détachement ?

- Et tu n'es pas triste ? s'hasarda-t-elle à demander.

Star sembla réfléchir.

- Je ne sais pas. Je ne crois pas. Parfois je le suis certainement un peu. Mais finalement je n'ai jamais rien connu d'autre, alors j'ai appris à vivre avec. En tout cas, ne t'inquiète pas avec ça, Evans…


Potter s'était encore fait remarqué ! Drago grinça. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il toujours que cet abruti attire l'attention. Le renié regarda autour de lui.

Lupin se débattait pour parvenir à s'asseoir de façon à ce que sa jupe tombe correctement et Potter père tempêtait contre son meilleur ami. Celui-ci semblait s'amuser de la situation et discutait joyeusement avec McKinnon.

Ce fut sur ces entrefaites qu'Evans et Potter fils entrèrent. La Préfète-en-Chef était pâle et regardait tristement l'Élu. Celui-ci rejoint la table de sa nouvelle maison alors que sa future mère s'asseyait à celle des lions.

- Alors, qu'est-ce que c'était ? s'enquit aussitôt McKinnon, curieuse.

Evans s'agita.

- Je ne suis pas sûre que je puisse le dire, admit-elle, gênée, c'est personnel…

- La femme qui tu as entendu, c'était sa mère, c'est ça ? intervint Drago.

L'interrogée le regarda avec attention. C'était vraiment déroutant de la voir en homme avec ce regard, lui faisait de plus en plus penser au Survivant. Bref, difficile de rester impassible.

- Tu le savais ?

Le renié grimaça. Il n'y avait pas trente-six personnes dont Potter entendait la voix ! Le basilic et ses parents. Comme il doutait qu'un serpent millénaire ait une voix féminine, il ne restait que sa mère. Drago hocha donc la tête.

- Elle suppliait quelqu'un de ne pas tuer Star… dit Evans d'une voix faible. Comment se fait-il qu'il se souvienne de ça ? Il m'a dit qu'il n'avait aucun souvenir de ses parents…

- C'est vrai, répliqua le voyageur dimensionnel, ils sont morts alors qu'il avait à peine un an. Il ne s'en souvient que parce que ce souvenir remonte à la surface lorsqu'il croise des détraqueurs. Nous en avons croisé en troisième année. À cause de l'évasion d'un dangereux criminel il y en avait autour de notre école et ils avaient l'air d'apprécier Terry.

- C'est affreux, gémit Pettigrow.

- Merlin, fit Evans. C'est pour ça qu'il a l'air aussi triste ?

Drago eut une moue septique. Non, Potter n'était pas triste à cause de ses parents.

- Je ne crois pas, il ne s'en souvient pas vraiment. C'est plutôt à cause de la mort de son parrain l'année dernière et de son… hum… on peut dire que c'était son mentor, il y a quelques mois.

Intérieurement, le renié se demanda pourquoi est-ce qu'il disait tout ça sur Potter aux Gryffondors ? Il n'avait aucune envie de s'intéresser au héros national ! Merde, l'Élu occupait un peu trop ses pensées ces derniers temps.

- Comment peut-il continuer à vivre ainsi ? Si tout le monde autour de moi venait à mourir, je ne sais pas comment je réagirais… souffla doucement Potter père. Mais en tout cas, ça rend tous nos autres problèmes vraiment sans importance. Enfin, ça ne m'empêchera pas te tuer, Sirius, si je dois rester une fille trop longtemps !

Black afficha un air faussement terrifié, face à la menace.

- Et je l'aiderai, signifia Drago. Je peux être très inventif en matière de tortures !

- Mon aide vous est acquise, annonça Lupin. Je me demande comment les filles peuvent supporter de porter ces… trucs !

Le soutien-gorge n'était apparemment pas le vêtement le plus apprécié par le lycanthrope. Il fallait bien admettre que le renié n'était pas non plus très à l'aise là-dedans. Quand à Potter père, il n'arrêtait pas de triturer sa jupe.


Deux jours avaient passé et les prévisions de James concernant la mort de Sirius s'étaient considérablement rallongées et devenaient chaque jour qui passait plus sadiques. Il fallait admettre que porter les vêtements d'Evans et devoir subir ses reproches et sarcasmes n'aidait pas…

Le jeune homme aux atours féminins se laissa tomber sur son lit, épuisé. Combien de temps devrait-il encore être ainsi ? Sa poitrine lui faisait mal et il en avait plus qu'assez de ne pas remplir ses pantalons. Car heureusement, il était parvenu à créer à l'aide de quelques sorts des pantalons adaptés à sa nouvelle morphologie. Il n'aurait pas supporté de rester une jupe plus longtemps, même si cela semblait plaire à Sirius.

- Je vais le tuer ! annonça-t-il sans y croire.

Il était fatigué et ne pouvait pas s'empêcher de penser au nouveau Serpentard. Il avait vécu tant de choses difficiles et il gardait la tête haute alors que James se laissait abattre par une simple mauvaise farce. Il était pitoyable.

Il soupira profondément. Mieux valait cesser de réfléchir à tout ça ! Se concentrer sur quelque chose d'autre, quelque chose de plus important. James attrapa un livre « comment devenir auror ». Il valait mieux qu'il se concentre sur son but plutôt que de ruminer ses sombres pensées et il n'était pas d'humeur à aller discuter avec Sirius…


C'était officiel, Severus bénissait Merlin d'être né de sexe masculin. Comment les filles pouvaient-elles supporter tout ça ? Il grogna en se tenant le ventre. C'était franchement douloureux. Allongé sur son lit, Star lisait un ouvrage intitulé « La Legilimancie : une discipline fondamentale ». Ainsi, non content d'être un parfait occlumens, le nouveau se plongeait dans la legilimancie. Il était vraiment puissant… et dangereux, compte tenu des idées qu'ils ne cachaient pas vis-à-vis de la magie noire.

Il aurait pourtant fait un fantastique mangemort, voire mage noir ! Sang pur, puissant et charismatique, il avait tout pour lui. Pourquoi accordait-il tellement d'importance aux Sangs-de-Bourbes et aux Moldus ?

Severus grimaça. Son ventre lui faisait tellement mal ! Il maudissait Black jusqu'à la fin de ses jours ! Il le haïssait ! Il le vomissait !

- Je vais tuer Black ! annonça-t-il, vindicatif.

Star ricana sans lever les yeux de son manuel.

- Va falloir que tu fasses la queue, parce que tu n'es pas le premier sur la liste, signala-t-il, moqueur. C'est Potter, le premier.

Le Prince au Sang-Mêlé renifla avec mépris. Comme si Potter pouvait un jour tuer Black ! Quelle supercherie ! Ce n'était qu'une mascarade pitoyable. Personne ne pouvait sincèrement croire ça. D'autant plus que Severus avait plus de raisons que quiconque de vouloir tuer Sirius Black, ce parfait Gryffondor.

Cinq jours ! Cinq jours que les garçons étaient devenus des filles et vice-versa. Et deux que le Serpentard souffrait à cause de problèmes typiquement féminins. Pourquoi Slughorn n'avait-il toujours pas trouvé l'antidote ? Et pourquoi Black était-il aussi idiot ?

- Je n'en peux plus !

- Hum…

Star semblait n'avoir que faire des états d'âme de son compagnon de chambrée. Severus grogna et décida de sortir du dortoir, histoire d'aller se chercher une potion contre la douleur à l'infirmerie.

La salle commune était quasiment vide si l'on exceptait deux Serpentards, assis sur un divan, les traits tirés. Leur condisciple n'eut aucun mal à comprendre que leur problème ne venait pas de la farce stupide de Black : ils avaient une lettre noire entre les mains. Autrement dit, un décès. Severus cacha sa surprise. Ces deux-là étaient les enfants de Cesarus Harbeter, un mangemort. Tué par des aurors ? Possible. Mais cela n'intéressait pas le moins du monde le Prince au Sang-Mêlé. Il voulait sa potion contre le mal de ventre et rien d'autre !


James jubilait en courant le plus vite possible vers le bureau de Dumbledore. Il allait enfin avec l'antidote et retrouver sa virilité. Fan-tas-ti-que !

Il entra et perdit instantanément son sourire. Un garçon (qui était certainement de sexe féminin) et une fille (probablement un homme) de Serpentard étaient là. Le premier sanglotait et la seconde tentait de le réconforter. Et ils avaient une lettre noire dans les mains. Evans les regardaient sans mot et Dumbledore venait de lever les yeux vers James.

- Bonjour, Monsieur Potter. Je vous ai appelé pour vous prévenir que M. et Miss Harbeter viennent de perdre leur père et vont se rendre à l'enterrement. Je souhaiterais que vous les conduisiez à Pré-au-Lard où ils prendront la Magicobus. Cela bien entendu après avoir prit l'antidote à la potion de transsexualité et remit vos vêtements habituels. Pendant ce temps, Miss Evans s'occupera d'administrer ledit antidote au reste de l'école.

Le Maraudeur prit garde à cacher sa joie en entendant qu'il allait enfin redevenir un homme. Cela n'aurait pas fait bon genre devant les deux orphelins. Il avala le contenu du flacon que lui tendait son directeur et se rendit dans sa chambre. Il retira vivement ses vêtements féminins et poussa un cri de bonheur. Enfin !

Il remit ses habits habituels et sautillant joyeusement. Il n'avait jamais été aussi heureux de se voir dans un miroir. Mais bon, il devait aller accompagner les deux serpents à Pré-au-Lard.

Il les rejoint dans le hall d'entrée, chacun d'eux ayant retrouvé son sexe de naissance. Le trajet jusqu'au village sorcier se fit dans le plus grand silence, à peine troublé par les quelques sanglots de Joy Harbeter. Son frère la tenait contre lui, tentant sans mot de la réconforter mais ayant lui-même le besoin manifeste de recevoir de l'aide. James se mordit la lèvre, honteux, réalisant qu'il n'avait pas la moindre idée de la façon de soutenir les deux jeunes gens.

Le Magicobus arriva.

- Ça ira ? demanda le Préfet-en-Chef à Daniel.

Le vert et argent regarda son condisciple.

- On fera aller. Merci Potter.

Le susnommé hocha la tête et regarda le car magique s'éloigner avant de retourner vers le château plongés dans ses pensées. Recevrait-il lui aussi une lettre noire et devrait-il quitter l'école pour se rendre à l'enterrement d'un parent ? Comment réagirait-il dans ce cas ? Pourrait-il comme Star garder la tête haute et continuer à avancer ?

Il soupira et secoua la tête alors que les portes de la grande salle se découpaient devant lui. Il entra et marqua une pause en découvrant ses condisciples. Il eut un sourire. Tout le monde semblait avoir bénéficié de l'antidote et une atmosphère joyeuse planait dans l'air. Le jeune homme repoussa ses questions existentielles en s'asseyant à la table de lions. Tout le monde semblait ravi de ce retour à la normale, même Marlène qui s'était apparemment amusée de la situation passait ses doigts dans ses cheveux redevenus longs avec un plaisir affiché.

- Tu as de la chance, Sirius, observa James sur un ton léger. Parce que si Slughorn avait mis un jour de plus tu te serais retrouvé dans la cabane hurlante pendu par les pieds et personne ne serait venu te sauver !

Le farceur se mit à rire en se tournant vers son ami mais s'arrêta en croisant son regard.

- Tu n'es pas sérieux ?! s'exclama-t-il, inquiet.

Le sourire sadique affiché par le Préfet-en-Chef n'était pas vraiment pour le rassurer…


L'idée du changement de sexe vient de Auctor que je remercie ! J'espère que cela vous aura plu ! J'ai fait une illustration pour ce chapitre, allez donc la voir (j'ai résolu les problèmes de pages qui ne s'affichaient pas). En parlant de dessin merci beaucoup à Alecto89 pour le sien qui m'a fait très plaisir !

Je n'ai pas pu mettre ce chapitre jeudi comme je le voulais par manque de temps mais comme on dit tout vient à point à qui sait attendre ! Bon, je vous passes mes considérations philosophiques.

Pour ceux qui sont en manque d'action, le prochain en contiendra, s'intitulera Épidémie et sonnera le retour de Harry sur le devant de la scène.

En attendant, donnez moi vos avis sur ce chapitre !

Eterna