Les Maîtres des Dimensions

Résumé général : Alors que Harry déprime après la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange femme qui lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de créer un autre futur. Il part donc en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard, sous le nom de Terry Star, accompagné d'Hélios son phénix mais également de Drago, qui a été renié par son père, portant le pseudonyme de Sylciu Celford. Ils se présentent comme des cousins venus d'Amérique.

Chapitre précédent : Voulant faire une blague, Sirius verse une potion de transsexualisme dans les conduits d'eau de l'école et tout le monde change de sexe. Mais l'eau et la potion entrent en réaction et ils ne sont pas sûrs de pouvoir retrouver leur sexe de naissance. En cours de Défense contre les Forces du Mal, le bouclier de Lily a une réaction étrange face à Harry et elle entend le souvenir de la mort de celle qu'elle croit être Mme Star. Elle est bouleversée. James accompagne deux Serpentards à Pré-au-Lard pour qu'ils aillent à l'enterrement de leur père. Et pour finir tout le monde retrouve sa morphologie habituelle.

Chapitre 14 : Épidémie

Harry regarda du coin de l'œil les deux Hargeter rentrer dans la Grande Salle. Ils avaient les traits tirés et étaient vraiment très pales. Mais ce n'était pas vraiment étonnant : ils rentraient de l'enterrement de leur père qui, d'après ce que le Survivant avait entendu dire dans la salle commune de Serpentard, était le dernier membre de leur famille.

Ce n'était toutefois pas le principal sujet de préoccupation de Harry dans l'instant présent. Quatre jours avaient passés depuis le retour de toute l'école à son sexe d'origine et le jeune homme était plongé dans la recherche des Horcruxes en étudiant de vieilles reliques qui avaient certainement du porter par le passé le nom de registres de l'orphelinat où avait vécu Tom Jedusor.

Il laissa échapper un bâillement en tournant précautionneusement un page. Ce que ça pouvait être rébarbatif !


Drago regardait avec un certain amusement Potter piquer du nez sur son bouquin. Il n'avait pas l'air de passer un bon moment. Le renié jugea qu'il valait mieux qu'il attende encore un peu avant de lui proposer son aide, histoire qu'il galère encore un peu.

Il prit une gorgée de soupe en observant l'Élu par-dessus son bol.

- Ton cousin a l'air de s'ennuyer ferme. Qu'est-ce qu'il lit ?

Le voyageur dimensionnel tourna la tête pour croiser le regard interrogateur de Lily. Il ricana.

- Apparemment pas un roman très palpitant, objecta-t-il.

Le regard de la Préfète-en-Chef sembla soudainement se fixer sur quelque chose. Drago suivit ses yeux pour tomber sur deux Serpentards qui entraient dans la Grande Salle. Ils avaient un air maladif un peu inquiétant. Mais le renié n'était pas spécialement intéressé par les états d'âme des nouveaux venus.

- Qui est-ce ? demanda-t-il tout de même, curieux.

- Joy et Daniel Harbeter, répondit Lily. Ils reviennent de l'enterrement de leur père, Cesarus Harbeter. Ils n'ont pas l'air d'aller très bien.

- Je confirme, annonça Drago en mordant dans un morceau de viande.

- Ça n'a pas l'air de t'émouvoir plus que ça, observa la jeune fille.

Son condisciple haussa les épaules.

- Je ne vais pas m'apitoyer sur tout le malheur du monde !

Lily fit une grimace mais n'ajouta rien. Au même moment, la sœur Harbeter tituba soudainement en se tenant la tête. Définitivement, elle ne semblait pas être en forme !


Excédé, Harry jeta le registre sur le sol. Rien, rien, rien. Cela faisait des jours qu'il cherchait et il n'avait pas obtenu la moindre information c'en était déprimant ! Il soupira et se laissa tomber dans son lit en soupirant profondément. Il ferma les yeux, épuisé, mais son attention fut attirée par des cris dans la salle commune des Serpentards. Il fronça les sourcils et se leva. Daniel Harbeter était allongé sur le sol, inconscient et sa sœur pleurait à chaudes larmes en agitant sa baguette.

- Elle ne peut plus utiliser la magie.

La voix de Rogue contenait une pointe de dégoût. Harry préféra ne rien dire et regarda le frère et la sœur avec circonspection. Mrs Pomfresh ne fut pas longue à arriver. Après un rapide coup d'œil, elle sembla très inquiétée par les deux Serpentards. Ceux-ci furent envoyés immédiatement à l'infirmerie et le professeur Slughorn vint en personne ramener le calme dans la salle commune.

Les rumeurs les plus folkloriques se mirent à circuler dans la maison des serpents. Blague des Maraudeurs ? Grippe gnomique ? À moins que ce ne soit que les cracmols ? Aucune d'elles ne retint l'attention de Harry que les Horcruxes intéressaient infiniment plus pour le moment.

Seulement, lorsque à leur tour trois élèves de cinquièmes années puis Leroy et Lestrange développèrent les mêmes symptômes, le Survivant jugea qu'il était nécessaire de laisser les fragments de l'âme de Voldemort sur le coté et de se concentrer sur cette étrange épidémie. Surtout que bien vite, elle ne se limita plus aux verts et argents. Des Poufsouffles, des Serdaigles et des Gryffondors tombaient peu à peu malades. Là, Harry commença sérieusement à s'inquiéter.


La situation commençait à rendre Albus soucieux. Il comptait déjà une bonne douzaine d'enfants malades, atteints par un mal mystérieux. Dans ces circonstances, il ne fut pas surpris de voir Terry Star entrer dans son bureau sans pour autant avoir été appelé.

Le jeune homme avait une profonde ride sur le front, preuve de son inquiétude. Définitivement, il n'était pas commun.

- Savez-vous ce que c'est que cette maladie ? demanda-t-il sans préambule.

Le directeur eut un sourire entendu. Ce garçon mettait toujours le doigt là où il fallait.

- À quoi penses-tu, Terry ? demanda-t-il.

L'interrogé haussa les épaules.

- Je ne sais pas trop… Je trouve simplement qu'il est étrange que tous ses élèves tombent malades en même temps… Je ne crois pas vraiment aux coïncidences.

Albus eut un sourire bienveillant.

- Moi non plus, confessa-t-il. Pompom pense que ce sont le frère et la sœur Harbeter qui sont à la base de cette épidémie. Ils ont dû contracter eux-mêmes la maladie lorsqu'ils sont allé à l'enterrement de leur père.

Le Serpentard approuva distraitement de la tête, plongé dans ses pensées.

- Et quelles maladies est-ce ? demanda-t-il finalement.

- C'est bien là le problème. Nous n'en savons rien du tout…

- Monsieur Star ! le coupa le professeur McGonagall en entrant dans le bureau. Excusez moi Albus. Monsieur Star, votre cousin vient de tomber malade, il a été transporté à l'infirmerie.

Terry fronça les sourcils et sortit du bureau, emboîtant le pas à la directrice adjointe.


Drago se sentait affreusement mal. Cette sensation lui rappelait de façon extrêmement douloureuse les tortures dont il était été l'objet avant son arrivée dans ce monde. Il avait des migraines épouvantables, provoquant bien évidemment des nausées. De plus, il se sentait très faible. Il détestait cette sensation.

Autour de lui de nombreux autres élèves étaient alités et l'infirmerie avait pris des allures d'hôpital. Pomfresh allait d'un malade à l'autre avec une dextérité et une rapidité impressionnantes.

Elle leva les yeux lorsque les lourdes portes de son antre s'ouvrirent mais revint vite à sa tache en voyant que ce n'état pas pour lui amener un nouveau patient. Drago lui grimaça. Qu'est-ce que Potter et McGonagall venaient faire là ?

L'enseignante dit quelques mots au Survivant avant de tourner les talons, laissant le jeune homme seul. Drago renifla en voyant son équipier s'approcher.

- Alors toi aussi ? dit-il simplement.

- Quel sens aigu de l'observation, ironisa le malade.

Son interlocuteur ne sembla pas s'en formaliser et s'assit près du lit du renié.

- Comment tu te sens ? demanda-t-il.

- Comme après les tortures du Seigneur des Ténèbres.

Drago se mordit la langue après avoir parlé. Qu'est-ce qui lui été passé par la tête pour une chose pareille à Potter ? Merde, c'était sorti tout seul. L'Élu fronça les sourcils.

- Je vois, dit-il simplement. Le professeur Dumbledore travaille pour savoir ce que vous avez.

- C'est fou ce que ça me rassure, affirma le nouveau Gryffondor, sarcastique.

Une fois de plus, son compagnon ne releva pas la réplique.

- En tout cas, en attendant, profite de ton passage dans l'antre du dragon ! répliqua, avec un sourire en coin, Potter en se levant.

- Quel dragon ? s'enquit Drago inquiété par l'air amusé de son coéquipier.

Celui-ci jeta un œil par dessus son épaule pour désigner de la tête Pomfresh passant un savon à un jeune Poufsouffle pour une raison inconnue. Le Survivant sortit en souriant.


Trois journées s'étaient écoulées et le nombre d'élèves à l'infirmerie avait augmenté de façon exponentielle, au point que Mrs Pomfresh ne dit rien à Harry lorsqu'il entra dans son antre. Elle était pâle et l'inquiétude se lisait de ses traits tirés. Le jeune homme se dirigea d'un pas lent vers Drago.

Le renié était allongé, parfaitement calme et le visage blême. Il leva à peine ses yeux devenus verts vers son visiteur. Le Survivant s'assit près de lui en silence.

- Qu'est-ce que tu fais là ? grogna le nouveau Gryffondor.

- Je viens voir comment tu vas, répondit sur un ton tranquille l'interrogé.

Drago renifla.

- Je me passe de ta pitié, siffla-t-il.

- Tu te répètes, signala Harry avec une certaine indifférence.

Le convalescent le foudroya du regard. Ce fut ce moment qu'Hélios choisit pour se poser sur l'épaule de son compagnon. Drago lui lança un regard indéchiffrable.

- J'ai pensé que les larmes de phénix te feraient peut-être du bien, expliqua le faux Serpentard. Nous en avons discuter avec le professeur Dumbledore il est de mon avis.

- Vous savez ce qu'on a finalement ?

Harry secoua la tête d'un air navré.

- Non, pour le moment c'est un grand mystère. Ça ne ressemble à aucunes maladies magiques ou moldues connues.

Son compagnon ne dit rien mais il s'assombrit. Le Survivant eut un soupir intérieur et sortit une fiole de cristal contenant un peu des larmes d'Hélios.

- Des larmes de phénix, fit le dragon de l'infirmerie en s'approchant des deux « cousins ». C'est le meilleur des remèdes.

Harry sourit en entendant le ton plein d'espoir de la maîtresse des lieux. Mais il fut vite ramené à des problème plus terre à terre : violemment poussé sur le coté, il dut concentrer toute son attention à son maintien sur ses deux pieds. La fiole lui fut alors arrachée des mains avec force. À moitié sonné, il eut vaguement conscience de voir une silhouette sombre au dessus de lui et d'un cri étouffé et outré de Pomfresh.

Secouant la tête, le Survivant reprit ses esprits alors que son agresseur laissait tomber la fiole vide sur le sol dans un bruit de verre cassé. L'élève de Serdaigle, inconnu du voyageur dimensionnel, s'essuya la bouche d'un mouvement brusque faisant tomber quelques gouttes de larmes de phénix sur le sol.

- Idiot ! rugit le dragon, semblant reprendre ses esprits. Il n'y avait pas besoin de boire toute la fiole ! Imbécile !

Se relevant fastidieusement, Harry secoua la tête d'un air désolé.

- Bon, il semblerait que ce monsieur se soit porté volontaire pour tester ce médicament, jugea-t-il sur un ton chagrin. Et toi Hélios, tu es volontaire pour nous en fournir un peu plus !

Le susnommé s'ébouriffa, l'air mécontent et jeta un regard mauvais au Serdaigle. Mais avant qu'il n'ait pu faire quoique ce soit, le professeur McGonagall entrait en trombe dans l'infirmerie, suivie par James et Remus soutenant un Sirius apparemment atteint alors qu'un Pettigrow au teint cireux fermait la marche.

- Un de plus, souffla Harry avec inquiétude. Il ne nous reste plus qu'à espérer que les larmes de phénix soient efficaces sans quoi on se trouvera face à un problème de taille.

Drago ne fit pas de commentaires, mais ses yeux se portèrent sur le Serdaigle ayant servi de cobaye.

- Vous n'êtes pas sûrs que ça marche ? fit-il à mi-voix.

Son compagnon de voyage opina du chef.

- Je te l'ai dit, cette maladie laisse tout le monde septique. Nous ne comprenons pas vraiment le mode de transmission. Pour le moment, les symptômes sont clairs : courbatures, maux de tête aiguës suivis de perte de conscience, incapacité d'utiliser la magie, même pour les sorts les plus simples, forte fièvre, difficulté de mouvement.

- Je suis heureux de savoir ce qui m'attend, grinça Drago.

Harry le regarda avec le plus grand sérieux alors que Sirius était conduit dans le lit voisin.

- Les personnes les plus atteintes, c'est-à-dire le frère et la sœur Harbeter, en sont là. Mais personne ne sait comment va évoluer leur maladie.

- Où a-t-on pu attraper cette saloperie ? demanda soudain le Maraudeur malade.

Le Survivant releva la tête, surpris que le jeune homme lui adresse la parole.

- Le professeur Dumbledore pense que les Harbeter ont pu l'attraper au moment où ils ont quittés Poudlard pour se rendre à l'enterrement de leur mère. Des recherches sont faites dans ce sens.

- Des Serpentards, siffla Sirius d'un air mauvais.

Harry le foudroya du regard.

- Ils sont très malades et on se demande si on va pouvoir les guérir, alors évite ce genre de réflexion ! D'autant plus qu'au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, je suis un Serpentard.

L'animagus fut ébranlé par la réplique, ce qui n'était pas dans ses habitudes. Quand à ses amis, ils gardèrent le silence.

- Il ne nous reste plus qu'à attendre pour voir les effets des larmes de phénix sur notre ami le Serdaigle, conclut le voyageur dimensionnel.

Ils n'eurent pas à attendre énormément malheureusement. À peine une dizaine de minutes avaient passées après la prise du liquide magique, que la fièvre de l'apprenti sorcier monta en flèche. Il fut brusquement secoué de tremblements si violents que Harry, James et Remus durent s'y mettre tous les trois pour le maintenir sur son lit.

- Merde, s'exclama Drago, qu'est-ce qu'il lui arrive ? C'est parce qu'il en a pris trop ?

Livide, Pomfresh secoua la tête.

- Non, une surdose de larmes de phénix n'est absolument pas dangereuse, énonça-t-elle. Je ne comprends pas… Monsieur Pettigrow ! s'exclama-t-elle, faisant sursauter le quatrième Maraudeur resté près de Sirius. Allez chercher le directeur !

L'ordonné ne se fit pas prié et partit en vitesse vers le bureau directorial, suivi de près par le professeur McGonagall, jusqu'alors restée silencieuse.

Malheureusement, lorsque Dumbledore arriva il était déjà trop tard. Pomfresh venait de recouvrir le visage du Serdaigle d'un drap. Harry avait le visage fermé et sur son épaule, Hélios avait entonné une chanson qui fendait l'âme.

- Les larmes de phénix sont à éviter, fit le Survivant d'une voix enrouée.

Ses dents étaient serrées et ses phalanges blanchissaient à vue d'œil.

- Tu n'y es pour rien Terry. Personne ne pouvait se douter que les larmes auraient cet effet, assura le directeur. D'ailleurs je ne comprends pas comment cela peut-être possible.

- Je m'en fiche de savoir si vous comprenez ou pas ! s'écria vivement Harry. Il est mort ! Et à cause de mon idée !

Il était passablement énervé. Il avait envie de tout casser. Il se sentait tellement coupable. Il avait été envoyé dans ce monde pour aider les personnes qui y vivait et tout ce qu'il avait réussit à faire c'était à tuer ce garçon. Il sentait une colère sourde emplir ses veines.

- Et voilà, notre héros national est en train de piquer sa crise ! ricana une voix moqueuse et sarcastique. Et ben alors, on ne contrôle plus ses nerfs ?

Harry se tourna vivement vers la personne qui venait de parler et croisa le regard lourd de sens de Drago. Il y eut un moment de flottement durant lequel les deux voyageurs dimensionnels se regardèrent. Le Survivant était clairement très agacé par la réplique du renié. À quoi jouait-il exactement ?

Sans se soucier de cette mauvaise humeur, le malade reprit la parole.

- Maintenant que le calme est revenu, déclara-t-il avec décontraction, nous allons devoir réfléchir au problème de façon rationnelle. Si vous chercher un coupable, trouvez celui qui nous a refilé cette saloperie.

Sirius cilla.

- Parfois je me demande si tu n'es pas un peu Serpentard sur les bords, objecta-t-il.

- Où serait le mal ? s'enquit Drago.

Le Maraudeur haussa les épaules.

- J'sais plus trop, admit-il. Ton cousin est le serpent le plus bizarre que je connaisse et du coup je ne sais plus quoi penser.

Une toux roque se fit soudainement entendre. Pomfresh se rua vers la jeune Harbeter.

- Et bien voilà un nouveau symptôme… soupira tristement Harry.

- Je crois que l'idée de Monsieur Celford est la meilleure et que nous devons poursuivre les recherches, observa Dumbledore dont le regard triste se perdait en direction de la Serpentard, venez Minerva.

Les deux professeurs s'en furent et les Maraudeurs se mirent à parler entre eux. Aussi Harry se tourna-t-il vers Drago.

- Qu'est-ce qui t'a pris de m'appeler comme ça ? siffla-t-il, mécontent.

Le malade eut un sourire sarcastique.

- Il fallait bien que quelqu'un te ramène sur terre et te rappelle que tout ce qui se passe ici nous tourne pas autour de ta petite personne, répliqua-t-il. C'est vrai que ce type est mort et c'est vrai que c'est certainement parce qu'il avait pris des larmes de phénix. Cela ne change pas le fait que les essayer était certainement une excellente idée. Elles sont connues pour tout guérir et personne ne pouvait deviner l'effet qu'elles auraient. D'ailleurs peut-être que s'il n'avait pas pris une surdose on n'en serait pas arrivé là. Mais peu importe dans le fond…

- Tu plaisantes ? s'étrangla le Survivant. Mais tu es complètement inconscient, ma parole ! Tu te rends compte que ça a failli être toi ?

- Et ça ne l'a pas été. Arrête de te demander ce qui se serait passé « si »… Ça ne sert à rien et ça te fait perdre du temps et de l'énergie. Je pourrais passer mon temps à me demander ce qui se serait passé si je n'avais pas décidé d'accomplir la mission ordonnée par le Seigneur des Ténèbres ou si je m'étais rendu compte plus tôt de l'idiotie de ce que je faisais. Mais cela m'empêcherait certainement d'avancer.

Harry observait silencieusement son compagnon. Les Maraudeurs trop pris dans leur conversation ne faisait pas attention à celle des deux soi-disant cousins.

- Je ne dis pas que tu ne dois pas penser aux erreurs que tu as fait et en tirer les conséquences. Mais cesse de culpabiliser, conclut Drago.

- Est-ce que tu veux dire que tu ne te sens pas coupable pour la mort de… hum… du directeur ? s'enquit le faux Serpentard, préférant être prudent au cas où quelqu'un les aurait écouté.

Son interlocuteur eut un rire nerveux.

- Je parle de toi là, pas de moi. Ce que nous avons fait jusqu'à maintenant n'a rien à voir. Mais pour te répondre, oui, je me sens coupable. Mais je te jure que si tu le dis à qui que ce soit je nierais tout en bloc !

Il se tue quelques instants alors que Harry souriait, amusé.

- Bon tu n'as rien de mieux à faire ? s'agaça le renié.

Cette fois le Survivant rit franchement.

- Moi aussi j'ai été ravi par cette petite discussion, Drago. À plus tard !

Il partit en se disant que sa relation avec le susnommé était de plus en plus étrange.


James faisait les cents pas dans sa chambre de Préfet-en-Chef, tendu à l'extrême. Peu de temps plus tôt, le dragon de l'infirmerie l'avait mit dehors de sa demeure avec perte et fracas, après de longs pourparlers, le jeune homme avait du capituler, laissant son meilleur ami seul.

Mais son inquiétude pour Sirius augmentait chaque heure un peu plus alors que les cas de maladie étaient de plus en plus nombreux et que les recherches des professeurs se faisaient infructueuses.

Il porta sa main à son crâne. Il était dans un tel état de nerf qu'il en avait mal à la tête. Il soupira et se laissa tomber sur son lit en fermant les yeux. Il refusait de voir ça ! Il fallait trouver au plus vite un remède pour aider Sirius !

L'égoïsme de cette demande était flagrant et James en avait parfaitement conscience, mais en l'état, une seule chose l'intéresser : sauver son ami. C'était tout ce qui comptait à ses yeux.

Il sentit des larmes se mettre à couler sur ses joues sans qu'il ne puisse les retenir. Il avait peur. Horriblement peur. Tout Gryffondor qu'il était, l'idée de perdre son meilleur ami le terrifiait plus que toute autre chose. Comprenant qu'il n'y avait rien d'autre à faire, il continua à pleurer en silence, évacuant ainsi le surplus de stress des derniers jours, et remerciant Merlin que personne ne le voit ainsi.


Lily entra dans les appartements des Préfets-en-Chef complètement épuisée. Elle avait passé la journée à courir dans tous les sens afin d'aider toutes les personnes malades. Cet imbécile de Potter, lui, n'avait même pas eut la décence de venir l'aider pendant ne serait-ce que quelques heures. Comment un idiot pareil avait-il pu obtenir le poste de Préfet-en-Chef ? Il n'en avait pas la carrure !

Elle allait dans sa chambre lorsqu'elle remarqua que la porte de celle de Potter était ouverte. C'était parfait. Elle avait besoin de passer ses nerfs et le jeune homme avait tout fait pour être le parfait expiateur.

Elle ouvrit la bouche pour parler alors qu'elle entrait mais se figea brusquement. Elle n'aurait jamais cru assister à une telle scène un jour. Son homologue était à moitié allongé sur son lit, les yeux fermés et… il pleurait.

Lily demeura quelques minutes sans bouger, observant ce garçon contre lequel elle était en furie quelques instants plus tôt. Pourquoi avait-elle envie d'aller le prendre dans ses bras ? Quelle idée idiote.

Elle fit un pas en avant, malgré tout. Mais elle s'arrêta et rebroussa chemin. Non. Potter, même en train de pleurer restait Potter. Elle entra dans sa chambre et s'adossa à la porte fermée. Pourquoi se sentait-elle aussi mal ? Qu'est-ce qui lui donnait cette impression de culpabilité.

Elle secoua la tête, retira son uniforme et s'immergea dans la baignoire de la salle de bain attenante à sa chambre. Elle avait au moins besoin de ça pour oublier cette affreuse journée… Et elle avait peur que cela ne suffise pas. Pourquoi Potter la hantait-il comme ça ?

Un bruit répétitif la fit soudainement sursauter. Elle regarda frénétiquement autour d'elle et réalisa brusquement que l'eau de son bain était froide et que toutes les bulles avaient disparues.

- Zut ! Je me suis endormie ! s'exclama-t-elle en se levant brusquement, provoquant des remous dans l'eau.

Le bruit se fit de nouveau entendre et cette fois elle comprit de quoi il s'agissait : on frappait à la porte de façon assez insistante.

S'entourant dans une serviette, elle s'élança vers la porte qu'elle ouvrit bien vite.

- Bon sang Evans, ça fait un heure que je…

Potter s'arrêta brusquement au milieu de sa phrase alors que Lily piquait un far. Elle était devant lui, ruisselante et portant en tout et pour tout une serviette qui n'était pas bien grande… Le Préfet-en-Chef toussota pour reprendre contenance.

- Bon, je crois que je vais te laisser t'habiller. Dumbledore veut nous voir le plus vite possible.

Il tourna les talons et s'éloigna rapidement. Lily se vêtit rapidement sans que ses joues ne perdent leur rougeur. Pourquoi était-elle aussi gênée ? Ce n'était que Potter après tout !

Elle rejoint rapidement le jeune homme et ils se rendirent aussi rapidement que possible dans le bureau directorial, provoquant les grognements des portraits, mécontents d'être réveillés par deux élèves courants dans les couloirs à quatre heures du matin. Sans en tenir compte, les deux Gryffondors arrivèrent devant le bureau du directeur et entrèrent bien vite.

Celui-ci était déjà bien remplit. Le professeur Slughorn faisait les cents pas d'une démarche mécanique. La directrice de leur maison se tordait les mains, apparemment très agitée. Terry Star avait les traits tirés, il n'avait pas du dormir de la nuit. Et le professeur Dumbledore ne semblait pas vraiment mieux. Il offrit un pale sourire au deux nouveaux venus.

- Que se passe-t-il ? demanda Potter, sans préambule.

Sa voix était tendue. Il semblait très inquiet.

- La sœur Hargeter est morte, lâcha Star sans laisser quiconque dire quoi que ce soit. La maladie sans aucun doute.

Potter pâlit affreusement.

- Sirius…

- Il n'en est pas là pour le moment, James, fit le directeur d'une voix douce. Mais pour le moment, je vais devoir compter sur vous pour plusieurs choses… Je vais donc vous demander de te concentrer sur elles plutôt que sur l'état de M. Black. Vous comprenez ?

- Oui, fit le Préfet-en-Chef d'une voix faible, je comprends.

- Bien, j'ai dès à présent demandé de l'aide aux medicomages de Ste Mangouste afin d'enrailler au plus vite cette épidémie. Il va falloir mettre en place des mesures de confinement des malades, expliqua le professeur Dumbledore.

- Est-ce vraiment efficace, Albus ? demanda l'enseignante du métamorphose. Tous les élèves ont déjà été en contact avec M. et Miss Hargeter.

- Je sais Minerva, fit le directeur d'un air fatigué, mais pour le moment nous n'avons pas de remède et encore moins de vaccin… Alors c'est la seule chose que nous puissions faire…

Il fut coupé par l'entrée fracassante du professeur Williams.

- Professeur Dumbledore, dit-il, essoufflé, sans même prendre conscience de la présence des autres personnes, on vient de trouver un cas similaire à Pré-au-Lard. Un des habitants.

- C'est ce que je craignais, confessa l'interpellé.

- Et ce n'est pas une bonne nouvelle, renchérit Star.

Le nouveau venu sembla prendre conscience de la présence de Serpentard et des autres. Il se renfrogna.

- Tu as une idée Terry ?

Lily fut surprise par la familiarité avec laquelle le directeur s'adressait au nouveau. Ce n'était pas dans ses habitudes. Le vert et argent secoua la tête d'un air fatigué.

- Malheureusement, non. Avec ce qui s'est passé pour les larmes de phénix, j'ai cherché une maladie qu'elles ne pourraient pas guérir ou qu'elles feraient empirer, puisque c'est ce qui s'est passé finalement. Je n'ai pas rencontré un franc succès. À vrai dire, que ce soit dans la bibliothèque ou dans la réserve, je n'ai absolument rien trouvé.

- Tu vas dans la réserve ? releva le directeur.

Star se mit à rire.

- Comme si vous l'ignoriez ! répliqua-t-il avec amusement. Bref, si j'en crois les livres que j'ai lus sur le sujet, il n'existe aucune maladie comme ça.

- Et vous n'avez rien oublié ? demanda le professeur McGonagall.

On pouvait entendre dans sa voix qu'elle aurait aimé que ce soit le cas. Mais le Serpentard secoua la tête négativement.

- Je suis sur le point de faire une indigestion de termes médicomagiques mais je pense vraiment avoir lu tout ce que Mrs Pince avait en stock, hélas.

Un silence inquiet s'imposa. Il fut interrompu par un visage qui apparut dans le feu. Lily sursauta en reconnaissant son propriétaire.

- Monsieur le Ministre, salua le professeur Dumbledore, circonspect.

- Albus, je viens d'apprendre ce qui se passe à l'école. C'est une catastrophe.

- Je ne vous le fais pas dire, Monsieur le Ministre, approuva le directeur.

Il était visiblement méfiant. La Préfète-en-Chef se demanda pourquoi…

- J'ai donc décidé de mesures appropriées.

Lily vit le professeur Dumbledore et Star se tendre à ces paroles alors que les autres fronçaient les sourcils.

- J'ai d'ores et déjà décrété la mise en quarantaine de Poudlard et de Pré-au-Lard, compléta le ministre.

Le Serpentard se leva d'un bond.

- C'est une blague ? s'exclama-t-il avec brusquerie. Vous ne pouvez pas faire ça ! Nous avons besoin de l'aide des médicomages !

Le politicien lui jeta un regard méprisant.

- Je ne sais pas ce que vous faites là mon garçon mais ceci ne vous concerne pas et sachez que le ministère est déjà déborder.

Le nouveau ricana avec insolence.

- A courir après Voldemort ? Vous n'obtenez pas un franc succès pour le moment !

Un frisson parcourut Lily tout comme les autres personnes dans la pièce, exception faites du directeur qui observait l'échange avec intérêt.

- Comment… s'étouffa le ministre. Comment osez-vous ?

- Et vous ! Comment osez-vous abandonner cette école de la sorte !? C'est l'avenir de la société sorcière qui s'y trouve je vous signale ! Et nous avons déjà deux morts en presque cinq jours ! Imaginez la suite !

Comme pour appuyer les paroles du Serpentard, le phénix du professeur Dumbledore sortit de nulle part et laissa échapper une note qui semblait plutôt approbative. Star le remercia d'un mouvement de tête. Il semblait s'entendre assez bien avec les oiseaux de feu.

- Je suis désolé, gamin, siffla le politicien. Mais votre avis n'entre pas en ligne de compte. Demain la Gazette publiera la décision et elle est sans appel. Bonne nuit.

Le feu reprit un aspect normal.

- Mais quel imbécile ! exulta le vert et argent.

- Malgré le langage assez peu académique de mon élève, fit le professeur Slughorn, je dois bien admettre qu'il est dans le vrai.

Le directeur soupira.

- Hélas nous n'y pouvons rien. Il va falloir nous débrouiller seuls.

- On pourrait pas faire entrer des médicomages en douce ? proposa Potter.

C'était typique de lui. Lily leva les yeux au ciel.

- Pour une fois, je crois que M. Potter a raison, intervint néanmoins le professeur McGonagall, ne pouvons-nous pas passer outre l'ordonnance du ministre ?

- Même si Terry semble convaincu que notre ministre n'est pas une lumière… commença le directeur.

- C'est le cas, signala le susnommé.

Le professeur Dumbledore eut un sourire.

- Il n'a toutefois pas oublié d'être bête, poursuivit-il, et il y a de fortes chances pour qu'il fasse surveiller les déplacements dans cette zone. Et avec Pré-au-Lard également en quarantaine nous aurons du mal à contourner les ordres ministériels, j'en ai bien peur.

- Donc nous sommes pris au piège, traduisit Lily d'une petite voix.

- J'en ai bien peur, Miss Evans, confessa tristement le directeur. Nous n'avons pas vraiment le choix…

- Enfin, s'agaça Star, il doit bien y avoir un moyen de sortir. Ils ne vont tout de même pas nous entourer de Détraqueurs histoire de nous empêcher de lui désobéir !

- Avec ce type on peut s'attendre à tout, grommela Potter, la mine sombre.

Le silence retomba dans la pièce. Lily en profita pour observer autour d'elle à la dérobée. Le professeur Dumbledore était en train de détacher quelque chose de la patte de son phénix, la jeune fille aurait bien été incapable de savoir de quoi il s'agissait. Le Serpentard semblait perdu dans ses pensées, cherchant visiblement un moyen de régler ce problème. À cet instant, la jeune fille remarqua brusquement que le nouveau n'aurait pas du se trouver là. Quel rôle devait-il jouer dans cette affaire ? Pourquoi le directeur l'avait-il appelé ? À la façon dont le professeur Dumbledore s'adressait à lui, on aurait presque cru qu'il parlait à son égal ou à un adulte. Mais Terry Star n'était qu'un élève de septième année, non ?

- La seule chose qui nous reste à faire c'est de tenter de trouver une solution par nous-même, fini par dire le maître des potions. Après tout il y a parmi nous des personnes comptant parmi les plus intelligentes de la communauté sorcière. Pourquoi ne réussirions-nous pas ?

- Quelle modestie, se permit de signaler le vert et argent, un sourire aux lèvres. Bon je suppose qu'il faut que je retourne à ses espèces de trucs poussiéreux que certaines personnes ont le culot d'appeler livres. Mais je vous jure que si je survis à cette histoire j'aurai suffisamment lu pour les quatre prochains siècles !


Harry s'était installé à la table des Serpentards. Il y avait étalé les livres qu'il lisait ou avait lus. Des plumes et des morceaux de parchemin, certains servant de marque-pages, d'autres de bloc-notes, étaient répandus sans la moindre logique ni le moindre rangement. De toute façon, le jeune homme pouvait se le permettre : la table des verts et argents était pour le moins dégarnie. Elle semblait par ailleurs plus touchée que ses consœurs des autres maisons. Peut-être parce que les sources de la maladie se trouvait à Serpentard ?

C'était ce que le voyageur dimensionnel cherchait à comprendre. Une plume dans une main et une tasse de café dans l'autre, il fixait un parchemin sur lequel étaient inscrits les noms des malades dans l'ordre dans lequel ils étaient arrivés à l'infirmerie. À défaut de pouvoir soigner les souffrants, Harry espérait comprendre comment l'infection se transmettait afin de pouvoir éviter qu'elle touche d'autres personnes.

- Frank !

Le Survivant releva la tête pour voir le susnommé étendu sur le sol, une Poufsouffle agenouillée à ses cotés. Surgissant de nulle part, James attrapa la jeune fille en larmes.

- Calme toi, Alice, ordonna-t-il d'une voix douce et ferme. Je vais le conduire à Mrs Pomfresh.

Cela ne calma pas la jaune et noir qui fut vite rejointe par un certain nombre de ses condisciples qui la soutinrent alors que le Préfet-en-Chef emmenait le nouveau malade à l'infirmerie.

Un bruit et une éclaboussure attirèrent l'attention de Harry. Il réalisa brusquement que sa tasse avait explosée, déversant tout son contenu sur la table et sur la robe de son possesseur. Le jeune homme se mit s'agiter frénétiquement pour éviter que les livres et les parchemins ne s'imbibent de café. Puis, d'un coup de baguette il nettoya le tout en soupirant. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas utilisé la magie instinctive et il était surpris de cette manifestation. Même si il était extrêmement frustrer était-ce au point de faire exploser quelque chose ? Il se passait définitivement une chose étrange avec sa magie… Mais ce n'était pas la question prioritaire pour l'instant. Il se replongea donc dans sa liste.

Après un moment de réflexion il soupira profondément. Il ne trouvait définitivement rien, ç'en était frustrant.

- Heu… Excuse moi…

Harry leva le regard et tomba sur un regard mauve assez hésitant. Il reconnu la jeune fille qu'il avait bousculé quelques jours plus tôt.

- On m'a dit que tu faisais des recherches pour aider les profs…

Le Survivant approuva de la tête. La Serdaigle semblait agitée.

- Je voulais juste te dire que si tu avais besoin d'un coup de main, je n'aime pas rester comme ça alors que tout le monde va mal… enfin, si tu en as besoin…

Le jeune homme eut un sourire intérieur face à la timidité de son interlocutrice. Puis son regard se posa sur les montagnes de livres en tous genres éparpillées autour de lui. Il était vrai qu'un peu d'aide ne serait pas de refus… Il observa la sorcière du coin de l'œil. Elle lui semblait sympathique et surtout elle paraissait avoir vraiment envie d'aider.

- D'accord, assis toi là je vais tout t'expliquer, annonça-t-il.

Elle rougit un peu.

- Je peux vraiment m'asseoir à la table des Serpentards ? Je veux dire… heu… mes parents sont des moldus.

Harry ricana.

- Regarde autour de toi. La plupart des Serpentards sont à l'infirmerie alors crois moi personne ne s'indignera de ta présence. Et puis sinon je lui ferais état de ma façon de penser.

La Serdaigle sourit.

- Merci, dit-elle simplement en s'asseyant. Au fait, je m'appelle Veena Sunlight, je suis en sixième année.

- Enchanté Sunlight, je suis Terry Star.

Elle rit doucement.

- Qui ne sait pas qui tu es ? fit-elle, un brin moqueuse.

Le Survivant grogna. Il se serait bien passé de cette célébrité, même si elle était bien moins importante que celle de son monde…

- Concentrons-nous sur les recherches, grommela-t-il. J'ai lu la plupart de ces livres à la recherche d'une maladie ressemblant de près ou de loin à la nôtre, sans succès pour le moment. Il faut continuer à chercher. Les principaux points à prendre en compte ce sont les symptômes bien entendu mais surtout le fait que les larmes de phénix semblent aggraver la situation.

Sunlight fronça les sourcils.

- Je pensais que les larmes de phénix pouvaient tout guérir sans danger… objecta-t-elle.

- Comme tout le monde, répondit Harry. C'est bien là le problème… Ensuite, je suis en train d'étudier la façon dont se répand la maladie pour essayer de voir comment éviter de nouvelles contaminations, mais là encore, je ne rencontre pas un franc succès.

Il lui tendit le parchemin.

- Si quelque chose te frappe, n'hésite pas. Tu dois mieux connaître Poudlard que moi qui viens d'arriver.

La Serdaigle le prit et se concentra de façon évidente. Mais elle fut interrompue par l'arrivée en trombe de James. Essoufflé, les joues rouges, le Préfet-en-Chef s'arrêta devant Harry.

- Le frère Harbeter… souffla-t-il.

Le Survivant n'eut pas besoin d'en entendre plus pour comprendre. Deux jours plus tôt la sœur était morte… et maintenant lui… Le voyageur dimensionnel laissa sa tête tomber dans ses mains.

- Qu'est-ce qu'on fait Star ? demanda Sunlight, hésitante.

L'interrogé soupira profondément.

- On continue à chercher. Et toi Potter, tu devrais aller te reposer avant de tomber de fatigue. Tu fais peur à voir !

Le Préfet-en-Chef grimaça d'un air mécontent.

- C'est au tour d'Evans de dormir, signala-t-il, abrupte.

- Je sais, je ne te dis pas ça méchamment, ne t'énerve pas. Sunlight va nous donner un coup de main, alors repose toi. D'accord ?

James grogna mais approuva distraitement de la tête. Harry le regarda s'éloigner silencieusement avant de se tourner vers la jolie Serdaigle.

- J'espère que tu n'avais rien prévu ce soir… parce qu'on va avoir du boulot !


Et voilà pour ce chapitre ! La suite arrivera bientôt (elle est déjà écrite).

Enfin, voici ce que cela donne lorsqu'on écrit ses scripts alors que sa sœur regarde 24 à la télévision. J'espère que personne ne trouvera ça tiré par les cheveux (même si ça l'est un peu)…

Donc, j'attends vos avis sur la question.

Concernant le dernier chapitre, j'ai adoré les commentaires de tchingtchong, quelle imagination :P ! En tout cas je suis contente de voir qu'il a plu, apparemment le changement de sexe a amusé tout le monde – c'était le but remarquez !

Petite note de dernière minute : Xelloss ayant reprit les cours, il ne pourra plus assurer la correction de cette fic, donc si quelqu'un est volontaire pour le faire, ça m'aiderait drôlement !

A la prochaine, et en attendant, laissez moi un pitit commentaire !