Les Maîtres des Dimensions

Résumé général : Alors que Harry déprime après la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange femme qui lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de créer un autre futur. Il part donc en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard, sous le nom de Terry Star, accompagné d'Hélios son phénix mais également de Drago, qui a été renié par son père, portant le pseudonyme de Sylciu Celford. Ils se présentent comme des cousins venus d'Amérique.

Chapitre précédent : Harry et Drago sont invités par Lily à passer les vacances chez les Evans où ils rencontrent Marianne et Stephen Evans. Pétunia leur fait une scène et le père de Lily joue les pères surprotecteurs. Le soir venu, Drago et Harry ont une conversation dans laquelle le blond revient sur son reniement et se confie à Harry. Le lendemain matin, Drago surprend Harry en plein cauchemar et se rend compte de la vulnérabilité du jeune homme. Puis sans en parler ils se préparent à se rendre au zoo avec la famille Evans.

Chapitre 19 : Zoo

Drago regarda la voi-machin-chose avec défiance. Merlin, il n'avait aucune envie de remonter dans cette affreuse invention moldue !

- Tout va bien, Sylciu ?

Le renié regarda Lily. S'il allait bien ? Ces vêtements moldus le gênaient et il refusait de monter dans cette voi-allez-savoir-quoi.

- Il va très bien, affirma Potter avec un grand sourire en le poussant dans le véhicule honni.

- Tu me le payeras, siffla Drago.

Pour toute réponse, l'Élu ricana et s'installa confortablement.

- Merlin, aie pitié… souffla le renié alors que M. Evans démarrait.

Son équipier le tapa gentiment sur l'épaule.

- Je suis avec toi, assura-t-il avec un air moqueur extrêmement déplaisant.

Il marmonna une formule que le blond ne comprit pas puis il s'écarta. Le voyage se passa ensuite étrangement bien. Lorsqu'il descendit de cet engin, pas si terrible que ça finalement, il se tourna vers Potter.

- C'est toi qui as fait ça ? demanda-t-il.

Le brun prit un air surpris.

- Je ne vois pas de quoi tu parles… assura-t-il avec un air pas vraiment convainquant.

- Vernon !

La voix haut-perchée de la sœur de Lily fit grimacer Drago. Il vit son pseudo-cousin gémir. Quant à la future mère de celui-ci fronçait les sourcils d'un air inquiet. Il fallait dire que le dénommé Vernon était l'archétype du moldu dans toute sa splendeur. Il ressemblait à un cochon avec un teint cramoisi et un regard idiot. Potter avait l'air de le connaître… Était-ce son oncle ? Difficile à dire, le renié n'avait jamais vu la famille du Survivant après tout…

- Papa, maman, fit Pétunia (c'était son nom, non ?) ignorant superbement les trois sorciers, vous vous souvenez de Vernon ?

Mme Evans s'avança.

- Bien sûr, assura-t-elle, je suis ravie de vous revoir Vernon, voici ma seconde fille, Lily et ses ami Terry et Sylciu.

Le cochon déguisé en humain salua les deux susnommés avec une froideur digne de Rogue (celui de leur monde, bien entendu) dans ses grands moments.

- Il a la roguattitude, affirma Potter à voix basse en pouffant.

Drago s'étrangla. La roguattitude ? Qu'est-ce que c'était que ça ? Et comment le héros national savait-il que le blond pensait à Rogue ?

- Tu lis dans mes pensées ? s'offusqua-t-il en se tournant brusquement vers le legimens.

Le brun prit un air innocent.

- C'est pas ma faute si tu penses aussi fort ! fit-il.

- Arrête ça tout de suite ! ordonna Drago d'une voix sourde.

Il ne voulait surtout pas que Saint Potter entende ses réflexions intérieures.

- Qu'est-ce que tu as entendu d'autre ? fit-il, menaçant.

- Rien, je ne maîtrise pas encore très bien ce pouvoir…

Rectification : donner à l'Élu le titre de legimens était un peu prématuré. Bonne nouvelle, cela dit en passant. Il fallait qu'il retravaille son occlumancie, il n'avait pas révisé cette matière depuis plusieurs années…

Mais quand même, la roguattitude, c'était bien trouvé ! Mais c'était signé Gryffondor en gros… Les Serpentards ne faisaient pas ce genre de jeux de mots idiots… Ou peut-être que si ? Rah ! Peu importe… Il avait mal à la tête et en avait marre de tourner dans ses pensées de la sorte. Il était peut-être en train de devenir fou ?

C'était ça ! Il était devenu fou et il avait des hallucinations. En fait, Némésis n'était d'un personnage créé par son esprit délirant et ce monde n'existait pas. Il n'était pas ami avec Potter – Merlin soit loué ! – et il ne se trouvait pas devant un couple composé d'un cheval filiforme et d'un cochon habillait d'un costume moldu qui se voulait certainement élégant mais qui était parfaitement ridicule.

- Tu as décidé de camper ici ?

Il redescendit sur terre pour se trouver face à la mine moqueuse de Potter. Vision d'horreur ! Il était certainement fou mais en plus il était masochiste… Il soupira et emboîta le pas à son équipier en maudissant Némésis jusqu'à la cinquantième génération.

- Nous allons commencer par les lions, annonça joyeusement Lily.

- Tu veux une corde ? proposa Potter sur un ton amusé.

Apparemment, Drago avait du montrer son air désespéré. Ou bien le héros avait lu dans ses pensées ? Il n'avait pas intérêt ! Que disait son prof d'Occlumancie déjà ?

Ceci dit, une corde serait la bienvenue. Qu'il en finisse une bonne fois pour toute !

Ils arrivèrent devant l'enclot des félins. Lily s'adossa à la barrière en regardant les animaux, des étoiles dans les yeux. C'était bien une Gryffondor ! Qu'est-ce qu'elle pouvait trouver à ces gros chats mangeurs de viande crue ?

- Vous ne trouvez pas que c'est horrible ? lui dit-on.

- Oh si, affirma Drago heureux de rencontrer son premier moldu censé.

Enfin, sa première moldue censée en l'occurrence puisque son interlocutrice était une grande blonde très belle avec des yeux bleu lagon à couper le souffle. Elle se tourna vers lui et lui fit un superbe sourire.

- Je suis heureuse d'entendre que vous êtes de mon avis ! fit-elle avec véhémence. Laisser de si belles créatures en captivité, c'est révoltant !

Bon, elle n'était pas aussi censée que ce qu'il pensait. Elle était même folle ! Les lions étaient supportables en cages. L'idée même de les voir en liberté lui donnait des sueurs froides. Il les imaginait rodant, telle une horde de Gryffondors… Quelle vision affreuse !

Il entendit Potter pouffer à coté de lui, apparemment il avait suivi la conversation et s'amusait de la situation.

- La ferme, gronda Drago en s'écartant de l'enclot des lions.

Il marcha en grommelant sur quelques mètres avant de se trouver devant un nouveau groupe de félins. Leur robe noire soyeuse attira le regard du blond. Voilà de beaux animaux… Leurs yeux dorés brillaient d'intelligence. Autre chose que ces gros chats oranges !

- Des panthères, fit Lily en arrivant près du voyageur dimensionnel. Elles sont très belles.

- C'est vrai, admit le renié avec un air distant.

Son amie sourit.

- De mauvaise humeur ? demanda-t-elle. Tu passes de mauvaises vacances ?

Drago sursauta.

- Non ! s'exclama-t-il vivement sans vraiment savoir pourquoi. C'est parce que Terry s'amuse à lire dans mes pensées, ça me met les nerfs en pelote !

- Il a le dos large, Terry ! signala le susnommé avec un grand sourire. Elles sont très belles, ces panthères.

Le regard de la Préfète-en-Chef s'alluma.

- On dirait que les cousins ennemis sont d'accord… minauda-t-elle joyeusement. Si nous allions voir les tigres à présent, messieurs ?

Le renié grogna. De toute façon, il savait parfaitement que Potter n'avait rien à voir avec son humeur maussade. Le problème venait de lui et des sentiments contradictoires qu'il ressentait. Il regarda Lily s'éloigner.

- Cesse de te torturer et profite de la balade, souffla l'Élu à voix basse.

Il suivit sa future mère sans attendre la réponse de son coéquipier. Il l'observa quelques instants. Pourquoi agissait-il ainsi ? Pourquoi vouloir aider Drago avec ces démons alors que lui-même se débattait avec ses cauchemars ? Pourquoi Potter était-il aussi incompréhensible ?

- Tout va bien, Sylciu ?

Le jeune homme croisa le regard noisette de Mme Evans. La sollicitude dans ces yeux était déroutante. Elle ressemblait à celle de Dumbledore… Enfin, peut-être pas. Mais c'était les deux seules personnes à l'avoir regarder ainsi. Il sourit.

- Oui, merci madame Evans.

Elle lui rendit son sourire.

- Appelle-moi Marianne, fit-elle gentiment. Et va rejoindre Lily et ton cousin.

Les deux sorciers en question étaient devant un groupe de girafes qu'ils comparaient joyeusement avec Pétunia. Il fallait bien admettre que la petite rachitique avait un air de ressemblance… Mais l'arrivée de l'intéressée et de son compagnon auquel il ne manquait que la queue en tire-bouchon coupa la conversation.

Les Evans et leurs invités continuèrent donc leur visite dans une atmosphère de bonne humeur à peine entamée par les regards mauvais de Pétunia et son ami sur les deux sorciers.

- Ils sont vraiment superbes !

Lily fixait d'un air rêveur les cerfs qui broutaient à quelques mètres d'elle. Ils étaient arrivés devant eux quelques instants plus tôt et la jeune fille ne tarissait pas d'éloges pour les cervidés. Un sourire flottait sur les lèvres de Potter qui regardait en alternance les animaux et sa future mère.

En y réfléchissant, Drago se souvenait que le patronus du Survivant représentait un cerf… Parce que c'était la forme d'animagus de son père, non ? Le blond sourit à son tour, comprenant le raisonnement de l'Élu. Lily et Potter père étaient certainement faits pour être ensembles. Restait à ce que la Gryffondor s'en rende compte (ce n'était pas gagné d'avance).

En arrivant, quelques minutes plus tard, après, au prix de longs efforts, avoir arraché Lily à sa contemplation des cerfs, devant le vivarium, Drago affichait un air ravi. Les serpents ! Enfin des animaux dignes d'intérêt.

Lorsque les trois sorciers et les quatre moldus entrèrent dans le bâtiment le renié fut frappé par le bruit qui y régnait. Les reptiles d'agitaient dans tous les sens, sous les yeux ravis des spectateurs. Le blond s'approcha du premier à sa droite : un immense boa constrictor qui s'enroulait autour d'un tronc d'arbre mort en sifflant. Il était tout bonnement superbe.

Un moldu entra en courant dans le vivarium mais Drago n'y fit pas attention. Un anaconda venait d'attirer son regard. Il s'apprêtait à s'approcher de lui lorsque la main de Potter s'abattit sur son épaule. Il se retourna, contrarié, pour voir le Survivant jetait des coups d'œil frénétiques autour de lui.

- Vous avez vos baguettes ? demanda-t-il d'une voix tendue à ses deux semblables.

Cette fois, l'Anonyme était vraiment inquiet.


Harry sourit de l'air ravi de Drago alors qu'ils s'approchaient du vivarium. Derrière lui, Pétunia grommelait qu'elle n'aimait pas ses animaux et Vernon promettait de la protéger si l'un d'eux venait à l'approcher. Répugnant ! D'autant plus que le Survivant l'imaginait plutôt prendre ses jambes à son cou dans pareilles circonstances. Mais cela avait peu de chances d'arriver… Cette fois il ferait attention à ne lâcher aucun reptile sur la foule. Quoi que le souvenir de la mésaventure de Dudley restait très savoureux !

Au moment où il pénétra dans le bâtiment, le jeune homme comprit que les choses risquaient de s'envenimer très rapidement. Les serpents étaient très agités…

- Il arrive… Ssssssa y est…

Le brun regarda autour de lui, surpris.

- Il va nous libérer de ssssssses humains !

- Mordre… Je veux les mordre toussssss !

Qu'est-ce que cela signifiait ? De quoi pouvait bien parler les reptiles ? Harry savait bien que personne d'autre que lui ne les comprenait. Les visiteurs semblaient ravis de les voir bouger et siffler.

Un homme entra en courant. À son uniforme il était clair qu'il travaillait pour le zoo. Il jetait des regards inquiets aux animaux. Cela ne rassura pas le Survivant. Ainsi il n'avait pas tort de s'en faire.

- Passsssssiensssssssssssse ! Il arrive… Il va nous ssssssssauver !

- L'héritier de Sssssserpentard, ssssssssauveur des ssssssserpents !

Voldemort. Encore et toujours lui. Le sang de Harry ne fit qu'un tour. Drago allait s'éloigner, son ami le retint de la main. Lily se tourna également vers lui.

- Nous allons ssssssssssortir et les mordre tousssssssss !

- Vous avez vos baguettes ? demanda-t-il d'une voix tendue en observant du coin de l'œil les reptiles.

Lily fronça les sourcils et l'Anonyme blêmit.

- Que se passe-t-il ? s'enquit-il à mi-voix.

- Tu as ta baguette ? répéta Harry, pressant.

- Oui ! Dit moi ce qui ne va pas ! s'énerva le blond.

- Et toi, Lily ?

Le Survivant se tourna vers la susnommée sans tenir compte du regard excédé de Drago. Elle approuva de la tête.

- Vol… commença-t-il.

Son équipier le foudroya littéralement des yeux. Harry soupira.

- Vous-Savez-Qui va venir ici… annonça-t-il.

À son tour, la Gryffondor pâlit.

- Pourquoi ? demanda-t-elle d'une voix tremblante.

- Pour lâcher les serpents sur les visiteurs… fit le brun en regardant autour de lui.

Les Evans s'étaient approchés d'eux.

- Que se passe-t-il ? intervint M. Evans d'une voix autoritaire.

Sans s'émouvoir, Harry se tourna vers lui.

- Prenez Pétunia et Vernon et sortez d'ici au plus vite, commença-t-il vivement, nous…

- Ssssssssa y est ! Il est là ! Nous allons enfin ssssssortir…

- Trop tard, murmura-t-il alors que des silhouettes noires surgir de nulle part. Reculez, vite !

Il sortit sa baguette avec dextérité. Drago et Lily en firent vite de même.

- Ssssssserpents ! Le temps est venu pour vous de vous venger de sssssssssses moldus qui vous sssssssséquesssssssssssstrent depuis trop longtemps ! Sssssssssssssortez et ssssssssssssservez moi ! siffla Voldemort.

Ses Mangemorts lancèrent une série de sort et les dernières barrières séparant les reptiles des visiteurs volèrent en éclats. Harry grimaça. Ne pouvait-il pas venir dans cet endroit sans que des vitres disparaissent ?

- Incendio ! s'écria-t-il.

Une dizaine de serpents rampant vers une fillette s'enflammèrent aussitôt. Les encagoulés se tournèrent comme un seul homme vers le voyageur dimensionnel.

- Trouvez un moyen d'appeler les aurors, murmura-t-il à ses compagnons.

- Un sorcier, ricana Voldemort en s'avançant la baguette en avant. Quelle surprise ! Qui es-tu, un Sang-de-Bourbe ?

- Dans ta bouche, Tom, ce mot est d'autant plus ridicule ! ricana Harry. Comment va ton père ?

Comme prévu le mage noir blêmit de fureur. Son adversaire prophétique serra les dents et espéra de tout son cœur que Lily et Drago trouvent un moyen rapide d'appeler les aurors.

- Impertinent ! explosa Voldemort. Endoloris !

D'un bon sur le coté, le Survivant évita l'Impardonnable. Il avait mis l'héritier de Serpentard dans une rage folle. Mais au moins, ses Mangemorts et lui-même ne s'occupaient plus ni des deux autres élèves de Poudlard, ni des moldus. Pourvu que les aurors arrivent vite !

- Expelliarmus ! s'exclama un encagoulé.

Harry contra le sort avec une facilité qui le surprit. Tout à son étonnement, il eut une seconde d'inattention dont profita un petit serpent pour s'enrouler autour de sa cheville, les crocs dehors.

- Dessssssssssssend de là ! ordonna le jeune homme, impétueux, en fourchelangue.

Surpris, le reptile s'exécuta et ses congénères se stoppèrent.

- Tu parles notre langue toi aussssssssssssi, petit homme ? s'étonna l'un d'eux. L'autre nous avait dit être le dernier…

Voldemort sursauta alors que le Survivant souriait. Il venait de mettre le doigt sur une brèche et il allait s'y engouffrer.

- Il vous a menti pour pouvoir ssssssssssse ssssssssservir de vous, affirma-t-il en défiant le mage noir du regard.

- Ssssssssssilensssssssssssse ! s'écria-t-il. Endolorisssssssssssss !

Harry reçut le sortilège de douleur de plein fouet et hurla. Il eut vaguement conscience d'entendre Lily l'appeler mais impossible de savoir qu'elle disait. Le jeune homme la vit tenter de venir le rejoindre, mais Drago la retint. Une bonne initiative. Le brun se tourna vers Voldemort. Les élancements commençaient à embrouiller ses pensées, il devait se libérer au plus vite. Il était dans l'incapacité de bouger, tétanisé par la souffrance. Puisant au plus profond de lui-même, il envoya toutes ses forces mentales à l'attaque de l'esprit de son tortionnaire.

Le mage noir tituba dangereusement sous l'impact de la vague de magie et le sort se rompit.

- Revigor, marmonna Harry, profitant du court répit qui lui était offert.

Il se sentit reprendre un peu de force. Mais déjà Voldemort s'était redressé, l'air encore plus mauvais qu'avant. Le voyageur dimensionnel n'aurait pas cru que ce fût possible ! Mais cette affaire lui aurait au moins appris qu'il pouvait lancer les sorts en fourchelangue. Ceci dit, il préférait ne pas s'y risquer.

- Tu es puissant, admit le mage noir. Tu ferais un Mangemort fantastique…

- Dans tes rêves, Tom ! répliqua Harry, acide. Je ne sers aucun pseudo-mage noir à l'esprit dérangé !

Où étaient les aurors, nom d'une chouette ? Et Hélios ? Pourquoi fallait-il que lorsqu'il avait besoin de lui, le phénix demeure invisible ? Il avait bien choisi son jour pour obéir !

- Sssssssserpents ! Attaquez le !

Les reptiles répondirent majoritairement à l'ordre de Voldemort, certainement reconnaissant au fourchelangue de les avoir libérés… La position de Harry devenait de plus en plus précaire. On ne pouvait décidément pas compter sur les aurors… L'Ordre du Phénix alors ?

- Lashlabask ! tenta le Survivant.

Une pluie d'étincelles brûlantes jaillit de sa baguette, tuant les serpents les plus proches et faisant reculer les autres. Mais quelques instants plus tard, ils revenaient à la charge. Agaçantes ces bestioles !

- Pyro ! s'écria-t-il.

Un cercle de flamme se matérialisa, tuant la moitié des reptiles.

- Expelliarmus !

Harry sentit sa baguette lui échapper sans qu'il ne puisse rien faire. Il jura mentalement. Occupé à se débattre avec les serpents, il en avait quasiment oublié les Mangemorts et ceux-ci en avaient profité ! Mais quel idiot !

- Endoloris !

Le jeune homme vit le sort d'un encagoulé non identifié se diriger vers lui sans rien pouvoir faire. Sa baguette gisait sur le sol à quelques mètres de lui. Il prit une inspiration, se préparant à recevoir l'éclair de douleur. Il lui était impossible de l'éviter, les serpents l'encerclant.

- Protego !

Un bouclier se déploya autour du Survivant au dernier moment, le surprenant et détournant contre toute attente l'Impardonnable. Il se retourna pour voir Lily et Drago quitter le groupe des visiteurs terrifiés massés dans un coin du vivarium. Ainsi, c'était le bouclier si particulier de la jeune fille qui l'avait protégé… Mais pourquoi n'étaient-ils pas sortis ? Les serpents progressaient vers eux. Les deux sorciers s'approchèrent de lui.

- Impedimenta ! s'écria le renié, fauchant un Mangemort au passage.

Voldemort ne sembla pas apprécier. Ses yeux s'injectèrent un peu plus de sang. Harry le vit fixer Drago avec trop d'insistance. Ça risquait de devenir dangereux ! Il regarda autour de lui, cherchant une solution. Impossible de récupérer sa baguette… Que faire ?

Lily évita de justesse un sort de magie noire qui lui entailla le bras. Le brun fronça les sourcils. Il fallait qu'il tente quelque chose au plus vite.

- Ô Zeus qui parmi les Dieux est un roi,
Déchaîne la foudre du ciel pour moi, tenta-t-il en désespoir de cause.

Une sphère d'éclair grandit dans la main de Harry. Il se concentra et la lança de toutes ses forces vers Voldemort.

- Joli sort, observa Drago.

Le Survivant grimaça.

- J'avais tiré sur Vol… Tu-Sais-Qui, signala-t-il, se reprenant au dernier moment.

Il avait convenu avec son équipier de ne pas prononcer le nom du Lord autoproclamé pour éviter de trop se faire remarquer. Il n'était pas sûr que cette idée soit toujours de circonstance mais ce n'était pas vraiment le moment de réfléchir à ce genre de détail. Le renié pencha la tête et leva un sourcil.

- En effet, admit-il. Tu as encore un petit problème de visée…

- C'est un pléonasme !

Une dizaine de Mangemorts de l'extrême gauche du cercle s'était écroulée, terrassée. Mais le mage noir n'avait pas été touché à un seul instant. Il regardait Harry avec un regard dangereux. Le jeune homme sentit une sueur froide lui descendre la colonne vertébrale.

Quelques secondes plus tard, Voldemort passa à l'attaque. Son assaut mental mit le voyageur dimensionnel à genoux. Il serra les dents douloureusement. Il sentit le mage noir tenter de pénétrer ses souvenirs, cherchant qui il était. Non ! Il ne devait pas connaître la vérité ! Le bracelet de Némésis se mit à briller à son poignet. Profitant de la force qu'il lui allouait, Harry remit rapidement ses barrières mentales en place.

Il ne prit pas le temps de reprendre ses forces et contre-attaqua. Les barrières de Voldemort cédèrent avec une facilité qui déconcerta son adversaire mais il ne se laissa pas dérouter cette fois et entra sans ménagement dans l'esprit de son ennemi.

Pendant quelques instants, il flotta dans la tête de cet homme qu'il haïssait tant. Les informations entrèrent dans l'esprit de l'élève de Poudlard. Mais elles arrivaient tel un flot ininterrompu que Harry n'arrivait pas à saisir.

Il aurait été incapable de dire combien de temps avait passé lorsqu'il se trouva projeter hors de l'esprit de Voldemort. Il tituba dangereusement et sentit deux bras secourables le saisir, le maintenant debout.

Il fallut une poignée de secondes à Harry pour reprendre conscience de ce qui l'entourait. C'était Drago qui le tenait et les aurors ainsi qu'une partie de l'Ordre du Phénix venaient de surgir, attaquant les Mangemorts.

- Tu vas bien ?

Le brun croisa le regard inquiet de son équipier. Il semblait réellement soucieux de l'état du Survivant. Celui-ci sourit, heureux et soulagé de voir l'Anonyme.

- Je crois, fit-il la voix pâteuse. Qu'est-ce qui s'est passé ?

- Le Seigneur des Ténèbres et toi avaient cessé de bouger pendant un moment et les aurors ont surgi de nulle part.

En effet, autour d'eux c'était la débandade. Les Mangemorts fuyaient, complètement désorganisés, les chasseurs de mages noirs aux trousses.

- Où est l'autre mégalomane ?

Drago grimaça.

- Tu ne pourrais pas cesser de lui donner des surnoms ridicules ? s'agaça-t-il. Et pour te répondre il est parti au moment où tu t'écroulais comme une poupée en chiffon et où les aurors arrivaient.

- Merci pour la comparaison, ironisa Harry en se redressant. Heureusement que vous avez pu prévenir le Ministère…

- On n'a pas pu, signifia le blond. Impossible de sortir, les Mangemorts bloquaient la seule sortie.

Le Survivant cilla.

- Mais alors comment… ? commença-t-il.

Il fut interrompu par un poids sur son épaule. Une note joyeuse raisonna dans son oreille.

- Tu as un phénix étonnant, Terry.

Se retournant vivement, Harry croisa le regard bleu pétillant de Dumbledore. Confortablement installé, Hélios, car c'était lui, sembla approuver d'un geste de la tête.

- Professeur ? s'étonna Drago. Que faites-vous ici ?

C'était une bonne question que son condisciple se posait également. Pourquoi le directeur de Poudlard était-il là ?

- Miss Evans, fit le vieil homme alors que la sorcière s'approchait.

Elle lui rendit son salut d'un geste de la tête.

- Je suis ici sur demande de Monseigneur Hélios. Il est assez impétueux comme animal, signala Dumbledore, un sourire sur les lèvres.

Harry leva un sourcil et se tourna vers l'oiseau de feu.

- Qu'est-ce que tu as encore fait ? gronda-t-il.

- Laisse-le ! s'insurgea Lily. Je te signale qu'il nous a sauvés en appelant le professeur Dumbledore. Tu es un héros, Hélios !

Son futur fils leva les yeux au ciel alors que le susnommé s'enorgueillissait encore un peu plus – comme s'il en avait besoin !

- Est-ce que vous savez pourquoi Celui-Que-L'On-Ne-Nomme-Pas était ici en personne, professeur ? s'enquit Drago en se tournant vers l'interrogé.

Ce dernier fronça les sourcils.

- Je ne peux que l'imaginer, fit-il. Il désirait certainement que les serpents fassent une chose pour lui…

- Une attaque lors d'une réception, lâcha Harry.

Tous les regards convergèrent vers lui.

- Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda Lily.

- Je suis entré un moment dans l'esprit de Vous-Savez-Qui et j'ai capté certaines de ses pensées. Ce n'est pas très clair, mais il voulait que les serpents mènent une attaque que les Mangemorts n'étaient pas en mesure de faire. En tant que fourchelangue il était certain de pouvoir les contrôler et en plus il s'est présenté à eux comme un libérateur…

- Sais-tu de quel genre d'attaque il s'agit ? intervint Dumbledore.

Le Survivant se concentra, tentant de mettre de l'ordre dans ses pensées.

- C'est assez flou, admit-il, mais Vold… Vous-Savez-Qui savait qu'il y aurait un important dispositif de sécurité et il se disait que les serpents pourraient utiliser les canalisations pour entrer sans être vus… Je n'en sais pas plus, je suis désolé.

- Ne le soyez pas, déclara un nouveau venu vêtu de l'uniforme des aurors, vos renseignements sont précieux. Mais je me demande comment vous les avez obtenus.

Harry sentit le regard bleu nuit de l'homme le scruter dans les détails derrière ses lunettes ovales. Il affichait un air stricte que ses cheveux en bataille ne parvenaient pas à démentir. Mais en tout cas, ils permirent au voyageur dimensionnel de le reconnaître sans difficulté.

- Je suis ravi de la rapidité avec laquelle vous avez répondu à mon appel, Michel. Jeunes gens, je vous présente Michel Potter, chef des aurors et père de votre camarade James, annonça sur un ton joyeux Dumbledore. Voici Terry Star, Sylciu Celford et Lily Evans.

L'auror regarda tour à tour les trois élèves mais déjà, le phénix installé sur l'épaule du premier émettait un son indigné.

- Oh ! Pardon, s'exclama le directeur avec un faux air désolé. Et voici Hélios.

L'animal s'agita fièrement alors que son Ami soupirait, désespéré.

- Enchanté de vous connaître tous les quatre, affirma Michel Potter en fixant Harry. Maintenant mon garçon, je suis curieux de connaître ta source d'information.

- Vous-Savez-Qui, répondit le jeune homme avec prudence. Il m'a attaqué mentalement, j'ai répliqué et je suis entré dans son esprit pendant quelques secondes.

L'auror cilla et jeta un regard soupçonneux au Survivant.

- Il ne devait pas s'attendre à ce que je contre-attaque, je l'ai eu par surprise, se justifia-t-il.

Mais cela ne sembla pas vraiment satisfaire son futur grand-père. Le jeune homme eut un soupir intérieur. Il espérait de tout cœur que l'auror ne sache pas qu'il était un fourchelangue, cela signerait son arrêt de mort.

- Excusez moi chef, intervint un sorcier en s'adressant à Michel Potter. Nous avons un certain nombre de blessés parmi les moldus, dont Monsieur et Madame Evans. Ils doivent être transportés à Sainte Mangouste.

Lily blêmit.

- C'est grave ? s'exclama-t-il avec inquiétude.

- Non, mademoiselle, répondit le nouveau venu, mais il faut qu'ils soient mis en observation pour éviter que cela le devienne. Les médicomages pensent qu'il faudra une semaine d'observation. Certains des serpents étaient venimeux. Votre sœur passera cette semaine chez Monsieur Dursley mais vos parents s'inquiètent pour vous et vos amis.

- Nous n'avons qu'à rentrer à Poudlard, proposa Harry en se tournant vers Dumbledore.

Le vieil homme eut un sourire entendu.

- Ne pouvez-vous pas vous occuper d'eux, Michel ? Je pense que James serait ravi d'avoir ses amis chez lui pour les vacances.

Les yeux du voyageur dimensionnel s'agrandirent de surprise. Ce n'était pas une bonne idée, mais pas une bonne idée du tout ! Il ouvrit la bouche pour protester, mais Drago le devança.

- C'est une bonne idée. Je suis sûr que Lily serait ravie, affirma-t-il.

Ses deux amis le foudroyèrent du regard mais Dumbledore sembla satisfait de la réponse. Et M. Potter également.

- Passez chez vous chercher vos affaires, ordonna-t-il. Je passerai vous prendre ce soir à dix-neuf heures.

Sur ce il tourna les talons et partit rejoindre ses hommes. Harry poussa un profond soupir.

- Ne fait pas cette tête, Terry, fit le directeur de l'école de sorcellerie sur un ton enjoué, les Potter sont des gens charmants !

Le jeune homme grimaça.

- Avec les Gryffondors certainement mais avec un Serpentard comme moi qui en plus s'est mis les Maraudeurs à dos, je doute qu'ils soient aussi ouverts. D'autant plus que monsieur Potter pense que je suis un Mangemort !

Drago s'esclaffa, visiblement très amusé par l'idée d'un Survivant-Mangemort. Il fallait bien admettre que même dans leur monde, où Harry avait connu toutes les rumeurs possibles et imaginables, le faisant héritier de Serpentard à fou dangereux en passant par sauveur providentiel, personne n'avait osé le soupçonner de servir Voldemort. Il aurait vraiment eu droit à tout.

- Je suis néanmoins ravi que vous ayez pris la défense de monsieur Rogue, assura Dumbledore, même si les quatre farceurs de notre école vous l'on fait payer assez durement. Mais vos cheveux verts étaient très sympathiques, je vous l'assure.

- Vous savez que c'est agaçant de se dire que rien ne peut se passer dans cette école sans que vous soyez au courant ? signala Harry sans vraiment se sentir énervé.

Le vieil homme rit doucement.

- Je ne sais pas tout, regretta-t-il d'un air rêveur, par exemple je ne sais pas ce que vous trois complotaient avec monsieur Rogue depuis quelques semaines.

- Pour une fois que c'est le cas, s'exclama joyeusement le brun, nous allons nous employer à entretenir le suspense !

Les yeux de Dumbledore pétillèrent. Le Survivant savait que leur propriétaire était ravi de cette petite énigme sans gravité qui venait à s'ajouter à d'autres, beaucoup plus importantes, entourant le personnage de Terry Star.

- Parfait, dans ce cas il ne me reste plus qu'une recommandation à vous faire, jeune gens. En fait, surtout à vous, Miss Evans. Si vous désirez que les vacances de votre ami Serpentard se passent aussi bien que possible, je vous suggère de discuter de vos sentiments avec votre homologue masculin. Nous nous reverrons à la rentrée.

Avec un sourire entendu, le directeur disparut dans un 'pop' caractéristique. Harry se tourna vers Lily et s'amusa de la voir rouge comme une tomate. Dumbledore avait touché un point sensible.

- Allons-y, s'exclama la jeune fille en tournant les talons.


Lily fourra son chemisier dans sa valise avec humeur. Comment le directeur avait-il pu entendre parler de cette histoire ? Et pourquoi se mettait-elle dans cet état ?

On frappa à la porte de la chambre la Préfète-en-Chef. Elle se laissa tomber sur son lit et invita son visiteur à entrer. Terry apparut et s'approcha d'elle.

- Tu vas bien ? s'inquiéta-t-il.

Elle lui sourit, cachant ses doutes derrière une allure avenante.

- Bien sûr. Je suis presque prête pour l'arrivée de monsieur Potter.

L'américain ne sembla pas dupe.

- Que s'est-il passé avec Potter ? demanda-t-il sans préambule.

La sorcière s'agita.

- Je vous ai vu pendant l'épidémie, précisa-t-il.

Cette fois, le teint de Lily devint cramoisi.

- Je… euh… Ce… ce n'est pas ce que tu crois… balbutia-t-elle.

- Je ne crois rien, précisa le Serpentard. Je devrais croire quelque chose ?

Son air de connivence montrait bien que contrairement à ses dires il avait une idée bien arrêtée sur la situation.

- J'avais peur, il m'a consolé et nous nous sommes endormis, rien de plus, affirma-t-elle. Mais comment se fait-il que tu nous ais vu ?

- J'étais venu réveiller James pour qu'il prenne le relais, mais vous étiez tellement mignons que je ne l'ai pas fait…

Lily détourna les yeux. Pour ce que ça avait donné…

- Que s'est-il passé ?

La voix de Terry était pleine de sollicitude. La préfète-en-chef se mordit la lèvre. Elle avait envie de se confier au vert et argent.

- Rien, dit-elle en secouant la tête. Il ne s'est rien passé. Lorsque je me suis réveillée il était déjà parti. C'est tout.

Le jeune homme fronça les sourcils.

- Et vous n'en avez pas reparlé ? s'enquit-il.

- Reparlé ? s'étrangla Lily en affichant un air horrifié. Je refuse de reparler à ce type ! Il m'a laissé en plan et… et…

Elle s'étouffa dans sa colère. Face à elle, Terry demeurait parfaitement serein.

- C'est une façon de voir les choses qui se défend tout à fait, concéda-t-il. Mais est-ce que tu t'es mis à la place de Potter ?

Son amie cilla, n'étant pas certaine de saisir la question qui venait de lui être posé. Se mettre à la place de Potter ? Que voulait-il dire par là ? Le Serpentard sembla se rendre compte de l'incompréhension de sa condisciple et sourit.

- Écoute, tu pourrais certainement trouver meilleur conseiller en matière de sentiments que moi. En fait, n'importe qui serait meilleur que moi, rit-il. Cependant il y a une chose dont je suis quasi-certain, c'est que tes rapports avec Potter sont très conflictuels et qu'il est habitué à te voir te mettre dans des états de colère assez impressionnant pour un oui et pour un non dès qu'il fait quelque chose de travers et même parfois lorsqu'il n'a rien fait. Toute l'école y est habituée.

Lily baissa les yeux. Jamais personne ne lui avait jeté les choses à la figure de la sorte. Le calme et la gentillesse avec lesquels Terry lui énonçait les faits n'en étaient que plus troublants. Il ne semblait pas la juger mais simplement tenter de comprendre. Et de lui faire comprendre peut-être ?

- Que veux-tu dire ? dit-elle, hésitante.

- Je veux dire qu'il a peut-être pensé que tu lui hurlerais dessus. Nous étions tous sur les nerfs et on peut comprendre qu'il n'est pas eu le courage d'affronter autre chose. Même les Gryffondors ont leurs limites.

La Préfète-en-Chef ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Que répondre à ça ? Elle se sentait encore plus idiote que ce matin-là.

- Je ne lui aurais pas hurlé dessus, admit-elle faiblement. Je…

Sa voix se brisa.

- Tu es amoureuse de lui ? proposa Terry.

Elle gémit et laissa la tête tomber dans ses mains.

- Je me suis faite avoir, se lamenta-t-elle.

- Tu as une drôle de définition de l'amour, objecta le Serpentard, imperturbable.

- Potter n'est pas amoureux de moi, répliqua Lily en se levant brusquement. Il se joue de moi.

L'américain ricana.

- Alors il est masochiste ! annonça-t-il. Franchement, tu crois vraiment qu'il aurait passé plusieurs années à tenter, maladroitement, certes, mais à tenter tout de même, de te séduire, acceptant tout ce que tu lui reprochais…

- À t'entendre on croirait que je suis un monstre et lui une pauvre victime ! s'agaça la jeune fille.

- Ce n'est pas ce que je veux dire. Je suis bien placé pour savoir qu'il est tout sauf une victime sans défense. Mais je voulais te montrer qu'on peut regarder cette histoire sous deux angles différents. Et que peut-être avec une petite mise au point entre Potter et toi tout cela pourrait devenir un peu moins douloureux pour vous deux.

- Et pour toi aussi, ricana une voix derrière lui.

- Certainement, fit-il, mais dans le doute, je me suis armé d'une panoplie de contre-sorts efficaces. J'espère que toi aussi Sylciu parce que je déteste qu'on espionne mes conversations !

Le Gryffondor s'avança en riant.

- Tu ne manques pas d'air toi qui lis mes pensées sans mon autorisation ! affirma-t-il.

- Tu penses trop fort, ce n'est tout de même pas ma faute ! s'offusqua Terry.

Un bruit au rez-de-chaussée mit fin à la dispute qui allait certainement suivre avant même qu'elle commence. Hélios se posa sur l'épaule de son maître et lança une note joyeuse, comme pour annoncer le départ des trois amis vers la demeure des Potter.


Je suis vraiment contente : je viens de passer à 100 alerts pour cette fic ! Ca me remonte le moral, parce qu'avec la baisse du nombre de reviews, je me demandais si cette histoire n'était plus intéressante. Donc juste un petit mot pour les gens qui m'ont mit dans leur liste d'alerts, laissez moi un petit commentaire de temps en temps !

Pour en revenir à ce chapitre, à l'origine il n'était pas prévu dans mon plan et l'affaire des serpents non plus. Mais le chapitre 18 menaçait de faire le double de la taille des autres, je l'ai donc coupé en deux. J'espère que ce n'aura pas été trop long…

Contrairement à l'idée de Rebecca-Black, ce n'est pas Harry qui a fait des siennes au zoo (quoique ça aurait pu être le cas !). Ça a donc été le moment que tout le monde attendait : l'entrée en scène de Voldemort . Il va devenir beaucoup plus présent à partir de maintenant…

Mais je n'en dis pas plus pour préserver le suspense.

J'espère que Auctor n'aura pas été trop déçue de voir que je ne me suis pas appliquée à faire comme dans la mort au trousse (mon dieu ce que j'avais pu m'ennuyer à voir ce film en VO et en noir et blanc avec le collège !) et qu'il s'est passé des choses dans ce chapitre (c'est le moins qu'on puisse dire).

Bref, à la prochaine pour un chapitre intitulé Potter. (J'adore vous donner les titres et me dire que vous serez incapables de savoir de quoi ça peut bien parler !) Bien après cette petite minute de sadisme excessif, bon week-end à tout le monde et surtout laissez des reviews

PS : j'ai fait une couverture pour cette fic avec Harry, allez donc y jeter un coup d'œil à l'occasion, vous la retrouverez avec mes autres dessins sur DeviantART (le lien est dans ma bio).

PS2 : Pour la roguattitude, c'est juste un délire à propos de la bravittude de Ségolène Royal, ne faites pas trop attention ;)