Les Maîtres des Dimensions
Résumé général : Alors que Harry déprime après la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange femme qui lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de créer un autre futur. Il part donc en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard, sous le nom de Terry Star, accompagné d'Hélios son phénix mais également de Drago, qui a été renié par son père, portant le pseudonyme de Sylciu Celford. Ils se présentent comme des cousins venus d'Amérique.
Chapitre précédant : Les élèves de Poudlard vivent une première journée de lycée assez agitée. Alors que Harry fait un étrange malaise l'amenant dans une vision de destruction incompréhensible, ses camarades découvrent les joies des mathématiques ou de la philosophie… Avant de découvrir que James se moque d'eux depuis leur arrivée : il parle français !
Pendant ce temps, Bellatrix, aidée de Lucius, tente toujours de mettre la main sur des informations pouvant lui apprendre où se trouvent les apprentis sorciers.
Chapitre 25 : Sortie
Harry marchait dans les rues encombrées de la capitale française, au milieu de militants criant il-ne-savait-quoi, en se demandant comment il en était arrivé là.
Tout avait commencé ce matin-là, troisième jour après leur arrivée en France. C'était samedi et l'école était vide, les élèves n'ayant pas cours et en l'absence d'internat semble à celui de Poudlard.
Bref, les sorciers étaient seuls et la journée s'annonçait tout ce qu'il y avait de plus banale. C'était sans compter sur la présence des Maraudeurs et plus particulièrement de l'un d'entre eux : Sirius Black.
Ainsi donc, les anglais étaient réunis dans une salle de classe, par groupe d'affinité, et s'occupaient comme il leur plaisait. Échecs, façon moldue cette fois – Franck trouvait ça beaucoup moins amusant – jeux de cartes, eux aussi moldus, lecture ou autre. Harry, pour sa part, était en train d'éplucher les livres de magie qu'il avait amenés avec lui afin de tenter de comprendre d'où avait bien pu venir le soudain don d'empathie qu'il avait développé la veille, mais aussi – surtout – pourquoi celui-ci avait disparu pendant la nuit ! Il ne rencontrait d'ailleurs pas un vif succès dans sa recherche…
C'était à ce moment-là que Sirius avait déboulé dans la salle, complètement surexcité.
- J'ai une super idée, avait-il dit.
Le Survivant avait émergé de son livre en se demandant ce que son futur parrain était encore allé inventer. Cependant, il avait bien dû constater que le Maraudeur avait capté l'attention générale.
- Williams vient de partir pour le ministère de la Magie français, avait expliqué Sirius. Il y restera toute la journée.
Harry avait tout de suite compris le danger : ce que voulait faire le jeune Black impliquait l'absence de professeur donc un certain degré d'illégalité. Bien entendu, le voyageur dimensionnel n'était pas fondamentalement contre, mais la situation dans laquelle ils se trouvaient et plus précisément le désir de Voldemort de les trouver rendait la chose beaucoup moins attrayante.
C'est ainsi que Sirius avait lancé l'idée : quitter l'école pour aller visiter Paris. Tout d'abord il n'avait pas rencontré un vif succès. La voix de la raison en la personne de Lily était intervenue : trop dangereux et absolument inconscient. Harry était d'accord. C'était sans compter sur l'obstination de Sirius.
Les arguments avaient été nombreux. Aller en France sans visiter Paris relevait du sacrilège, avait-il dit, amusant son meilleur ami. Les verts et argents n'avaient pas semblé pas d'accord, ils ne voulaient pas perdre de points.
- Depuis quand les Serpentards se soucient-ils des règlements ? Bande de Scrouts-à-pétard mouillés ! avait lancé le Maraudeur.
Piqué au vif, Lestrange avait répliqué que c'était les Gryffondors les lâches et que les serpents iraient à Paris. La fierté des lions était à son tour venue à la charge.
Conclusion : ils décidèrent d'aller tous à Paris. Harry avait secoué la tête d'un air désolé. Il aurait vraiment préféré que tout le monde reste gentiment à l'école des moldus, mais une partie de lui s'était réjouie de cette sortie en douce. Certainement pas la partie la plus censée.
Toutefois, restait un problème de taille sur lequel comptait le Survivant : comment allaient-ils aller à Paris alors qu'ils ne savaient même pas exactement où ils étaient ?
À cet instant, Harry avait maudit la ténacité de son parrain qui avait sorti une baguette de sa poche. Il demeura très vague sur la façon dont il l'avait chapardé à Williams, et le voyageur dimensionnel n'était de toute façon pas certain de vouloir le savoir.
- Tu n'as qu'à nous faire un Portoloin, Terry, avait signalé le Maraudeur.
Hors de question, le susnommé avait été clair et aucun argument n'aurait pu le faire changer d'avis. Alors pourquoi, direz-vous, avait-il fait ce Portoloin ? La réponse est simple : il y avait un argument qui pouvait le faire le faire changer d'avis. Sirius avait décrété qu'il ferait lui-même le Portoloin. Craignant de retrouver ses camarades démembrés aux quatre coins de l'hexagone, Harry avait fini par céder.
C'est ainsi qu'ils étaient partis pour Paris.
Le Survivant ne connaissant pas la ville, il avait jugé plus sage d'apparaître à l'endroit qu'il avait déjà vu, autrement dit la gare. Alors pourquoi avaient-ils atterri devant la tour Eiffel ? Ne me dites pas que vous n'avez pas compris… Harry ne pesterait jamais assez contre l'opiniâtreté de son futur parrain qui était parvenu à le faire céder et à lui faire créer un Portoloin à partir de photos. Le voyageur dimensionnel avait dû rivaliser d'ingéniosité pour que ni le ministère, ni Voldemort ne puissent les localiser, qu'ils atterrissent au bon endroit, discrètement et en un seul morceau, le tout avec une baguette qui n'était pas la sienne ! Il avait, à cet instant, pensé très sérieusement étrangler Sirius.
Enfin, ils étaient partis. Harry avait réitéré son opinion sur les moyens de transports sorciers – il les détestait. Seulement, comme il s'y attendait, tout ne s'était pas vraiment passé comme prévu.
Cela expliquait qu'il soit au milieu de cette foule scandant des slogans incompréhensibles, et qu'il y soit uniquement avec Sirius et Severus.
- Où sont les autres ? cria le second, tentant de couvrir le boucan ambiant. Et qu'est-ce que c'est que ce rassemblement ?!
Les deux réponses à ces questions étaient simples : Harry n'en avait pas la moindre idée. Il était encore étourdi par leur arrivée pour le moins fracassante dans la capitale française et avait du mal à mettre de l'ordre dans ses pensées.
- C'est une manifestation, je pense, finit-il par dire, se rappelant des images qu'il avait vu dans la télé de l'oncle Vernon – qui pestait systématiquement contre ces indisciplinés de français.
Mais ce n'était pas le problème principal. Où étaient les autres ? Harry était très inquiet. Si Voldemort venait à les trouver, les moldus ne seraient pas épargnés. Or vu la concentration de personnes au mètre carré dans cet endroit, si le mage noir venait à intervenir, ce serait l'hécatombe.
- Il faut retrouver les autres ! s'exclama le voyageur dimensionnel, tentant de cacher le commencement de panique qu'il ressentait.
Remus atterrit lourdement au milieu d'une pelouse. Il étouffa un gémissement lorsqu'un poids lui tomba dessus. Il avait mal partout.
- Oh Merlin ! s'exclama une voix féminine trahissant une certaine panique. Je suis désolée, Lupin. Tout va bien ?
Le jeune homme releva la tête pour croiser le regard bleu de Narcissa Black. Elle semblait légèrement affolée de lui être tombé dessus.
- Ne t'en fais pas, tout va très bien.
C'était un peu mensonger, mais il avait l'habitude de supporter la douleur. Il se releva mais ne put retenir une grimace.
- Ce n'est pas vrai ! se récria la jeune fille. Oh, doux Merlin, je suis terriblement désolée… Assis toi !
Face à cette voix impérieuse, Remus s'exécuta. La cousine de Sirius était vraiment surprenante ces derniers temps ! Elle ne semblait plus être la même personne. Le lycanthrope repensa à la discussion qu'ils avaient eue ce matin-là. Ce changement de comportement était-il encore une conséquence de la présence de Terry Star ?
- Je vais bien, je t'assure, tenta le Maraudeur.
Black lui lança un regard dubitatif. Elle s'assit à coté de lui. Autour d'eux se trouvaient de nombreux moldus, se délaçant au soleil de cette matinée dominicale. Leur arrivée était apparemment passée inaperçue.
- Où est-on à ton avis ? demanda-t-elle.
Le rouge et or secoua la tête.
- Je ne sais pas. Mais ce qui m'inquiète c'est que les autres ne sont pas là. J'espère de tout cœur qu'ils vont bien…
La Serpentard approuva de la tête.
- C'est pas en restant ici qu'on les retrouvera, allons-y, décréta Remus en se levant.
Il attrapa la main de la jeune fille et l'entraina à sa suite avant qu'elle n'ait eu le loisir de protester. Il fut surpris de la sentir le suivre docilement.
- Là ! Regarde ! s'exclama le loup-garou en montrant du doigt la Tour Eiffel. C'est là-bas que nous devions aller, nous allons certainement les retrouver si nous y allons.
Black opina du chef. La tour n'était pas bien loin mais il leur faudrait un moment pour la rejoindre.
- Nous sommes dans le parc du Champs de Mars apparemment, releva la vert et argent en désignant un panneau de la tête. J'espère que les autres vont bien…
C'était une espérance partagée. Ils poursuivirent leur chemin vers l'édifice de métal en silence. Cependant, au bout de quelques instants, Remus sentit sa camarade ralentir. Il se retourna, étonné. Elle ne semblait pas essoufflée comme il l'aurait cru mais elle regardait autour d'elle avec un air qu'il n'aurait pas cru voir sur son visage. Elle ressemblait à une petite fille émerveillée. Jamais le lycanthrope n'aurait imaginé voir l'inaccessible Narcissa Black avec cette expression sur le visage. Finalement, peut-être Sirius avait-il tort et sa cousine n'était-elle pas si froide et imbue de sa personne qu'elle le laissait croire.
Les regards des deux condisciples se croisèrent.
- Tu es étonnante, jugea Remus.
La jeune fille s'agita un peu. Elle semblait gênée, comme prise en faute. Son camarade se demandait ce que Terry avait bien pu faire pour qu'elle change autant. Car selon toute probabilité le nouveau était la cause de ce brusque revirement.
- La ferme, Lestrange et avance ! grommela James en marchant, les poings serrés.
Il allait tuer Sirius. Et peut-être également Terry. Mais surtout Sirius. Parce que tout était de la faute à Sirius et à ses idées tordues. Le Serpentard l'avait bien dit. Il avait dit : « Sirius, on ne crée pas de portoloins vers des lieux que l'on n'a pas vu, c'est trop dangereux ». Mais non ! Môsieur Sirius était toujours plus malin que la moyenne et avait affirmé pouvoir le faire. Ce à quoi l'américain avait bien entendu répondu qu'il s'en chargerait – et James lui devait très certainement d'être encore en un seul morceau.
Bref, en un mot comme en cent : tout était de la faute à Sirius. Et voilà qu'au lieu d'atterrir devant la tour Eiffel, il se retrouvait au niveau de la gare Austerlitz, avec cet abruti de Lestrange pour couronner le tout ! Pour sûr, il y avait des jours où l'on ferait mieux de rester couché.
Bref, à présent il ne restait plus qu'à trouver une solution pour rejoindre la tour Eiffel au plus vite. Bien entendu – cela aurait été trop simple – James n'avait pas d'argent moldu et le quartier sorcier de Paris se trouvait à l'autre bout de la ville, sur la butte de Montmartre. Autant dire que rejoindre la tour emblématique de la capitale française n'allait pas être une partie de plaisir. Que faire ?
- Merlin, Morgane, Viviane, Gryffondor et tous les autres ! jura James entre ses dents.
Ses nerfs étaient mis à rude épreuve, Lestrange était en train de râler, insultant Sirius au passage – jamais James n'aurait admis qu'il était d'accord. Aussi, répliqua-t-il vertement, prenant la défense de son meilleur ami alors que quelques minutes plus tôt il réfléchissait au meilleur moyen de le tuer dans d'affreuses souffrances.
Il en revint finalement à sa question première. Comment rejoindre la tour Eiffel ? Sans argent, l'usage de bus était proscrit et même si James avait vaguement entendu parler de trains souterrains que les moldus (anglais comme français) utilisaient – ils appelaient ça des tétros ou un truc du genre – sa connaissance du sujet se limitait à un paragraphe dans un manuel d'étude des moldus. Autant dire qu'il n'avait pas la moindre idée de la façon dont on se servait de ces engins et encore moins lorsqu'on n'avait pas d'argent, ce qui était son cas en l'occurrence. Bref, la situation n'était pas reluisante.
Bellatrix fulminait. Elle était complètement hors d'elle. Elle n'en pouvait plus. Cinq. C'était la cinquième fois qu'elle frôlait son but et que ces imbéciles d'aurors l'arrêtaient ! Cette bande d'amoureux des moldus était handicapée de la baguette – et très certainement du cerveau. Il fallait bien ça pour ne pas comprendre que le Seigneur des Ténèbres étaient l'avenir du monde sorcier et que les Sangs-de-Bourbes étaient une plaie qu'il fallait à tout prix juguler avant qu'elle ne s'infecte.
La jeune femme jeta un regard mauvais à Durant. Comment ce salaud avait-il osé ? Une jeune fille de bonne famille comme elle n'était pas censée travailler de la sorte !
Une horde de personnes-non-identifiées se trouvait réunie autour du français – bien heureusement ils avaient temporairement déménagés vers de spacieux bureaux, sans quoi ils ne seraient pas tous entrés.
Mais cela n'intéressait pas le moins du monde Bellatrix, furieuse à l'idée de servir de secrétaire à une bande d'illuminés débâtant de l'avenir d'êtres sans intérêt – des vampires et autres Loups-Garous ! Rien que ça ! N'importe quoi !
- C'est bon Mademoiselle Black, fit Durant d'un geste de la main, vous pouvez partir. Revenez dans deux heures.
La jeune femme aurait bien sauté de joie, mais son éducation le lui interdisait. Elle afficha donc un air hautain et quitta les lieux en claquant des talons. Elle allait les tuer, les étriper, les éviscérer. Peut-être même les écarteler. Oui, c'était une idée à garder sous le coude.
Bref, tout cela pour dire qu'ils lui avaient gâché la journée : en deux heures elle ne pouvait pas tenter de s'introduire dans le quartier des aurors français – il était mieux garder qu'Azkaban ! Autrement dit, encore un jour pour rien.
Elle allait les tuer…
Bernard Durant regarda sa « secrétaire » sortir de la pièce et poussa un soupir de soulagement. Il lança un regard noir à Audrey.
- Me la mettre dans les pattes, franchement c'est mesquin, jeune fille !
La secrétaire d'Etat sourit, amusée.
- Qui mieux que pourrait la surveiller, Bernard ? répliqua-t-elle.
L'homme grommela quelque chose d'incompréhensible mais il fut interrompu par des coups portés à la porte.
- Entrez ! fit Audrey, un sourire en coin sur les lèvres.
Cette gamine était intelligente et prometteuse mais peut-être un peu trop moqueuse au gout de Bernard.
- Ah professeur Williams, vous tombez bien ! s'exclama le président de département. Comment se passe le stage de vos élèves ?
L'enseignant le salua de la tête.
- Pas trop mal, ma foi, répondit-il. Et de votre coté ?
- J'ai deux abrutis d'encagoulés comme assistants ! grommela Bernard. Alors on fait aller.
L'anglais eut un sourire en coin.
- C'est pas vrai ! rugit son interlocuteur. Vous vous êtes ligués avec Audrey ?!
Williams sursauta, surpris. Il ne s'attendait visiblement pas à une telle réaction. Pendant que la jeune femme le rassurait, Bernard continua à grommeler que ce n'était pas une vie, et qu'Albus allait l'entendre avec ses idées idiotes d'envoyer les élèves de Poudlard en stage en France. Encore heureux, ceux-ci étaient en sécurité dans l'établissement prévu à cet effet.
Harry attrapa Sirius par le col et le ramena vers lui. Ils étaient ballottés par une foule particulièrement en colère et le voyageur dimensionnel commençait à s'inquiéter. Il devait faire des pieds et des mains pour ne pas perdre Sirius et Severus au milieu de cet attroupement.
Il jura vivement. Il avait une envie folle d'étrangler son futur parrain.
- Y en a marre ! grogna le Survivant.
Il fallait à tout prix qu'il sorte de cette troupe afin de retrouver les autres. De plus, sans sa baguette et son épée, il se sentait affreusement vulnérable – certainement était-il vulnérable. Et peut-être aussi paranoïaque. Mais dans sa condition, il pouvait se le permettre…
Bref, restait à trouver comment retrouver les autres… C'était pas gagné.
- Venez ! cria-t-il à ses deux compagnons.
Il se mit à jouer des coudes pour passer, sentant la main de Severus sur son épaule : ils ne devaient pas se perdre. C'était tout de même un comble ! Avec Voldemort à leurs trousses, ils ne trouvaient rien de mieux que de se mettre dans le pétrin jusqu'au coude ! Les élèves de ce monde n'avaient décidément pas conscience du danger dans lequel ils se trouvaient. De la guerre. Des morts. Harry soupira en fermant les yeux. Les élèves de ce monde étaient inconscients, et lui profondément idiot. Car si on pouvait taxer Sirius de ne pas savoir, ce n'était pas le cas de son cas. Il savait.
Il savait beaucoup trop bien. « Je suis un abruti, » s'insulta-t-il. Il fut brusquement bousculé. Par reflexe, il chercha sa baguette mais il se rappela qu'il n'en avait pas et qu'il était fort improbable de tomber sur un Mangemort parmi ces moldus certes agités mais qui ne semblaient pas vraiment dangereux. D'ailleurs, l'impoli bousculeur ne se tourna même pas vers le voyageur dimensionnel.
Harry finit par s'extirper hors de la masse et poussa un soupir de soulagement. Il se tournait vers Severus et Sirius qui le suivaient, lorsque les deux sorciers furent brusquement interpelés par une femme en costume. Au micro qu'elle tenait et au cameraman qui la suivait, le jeune homme de l'autre monde comprit sans mal de qui il s'agissait : une journaliste. Mais seulement voilà, ses deux compagnons, eux, ne le savaient pas. Aussi lorsqu'elle se mit à leur parler à toute vitesse, ils la regardèrent les yeux ronds. Harry pouffa, appréciant de voir Sirius, cause de cette situation difficile, dans cette situation. Son air ébahi était impayable.
Il s'amusa de voir les deux sorciers s'agiter pendant un moment avant de se tourner vers la journaliste.
- Nous ne parlons pas français, lui signala-t-il en anglais. Excusez nous.
Il attrapa ses amis et les tira hors du champ de la caméra.
- Il ne reste plus qu'à espérer qu'aucun mangemort ne regarde les informations télévisées, remarqua-t-il une fois qu'ils furent isolés. Par Merlin, Sirius te rends-tu compte de la situation ?!
- C'est amusant, Terry, sourit le jeune Black, déride toi !
- Amusant ? s'étrangla le voyageur dimensionnel. Milles gargouilles, tu es inconscient ! Nous sommes en guerre et Voldemort cherche à nous trouver. Certainement pas pour boire le thé ! L'affaire de l'épidémie ne t'a-t-elle pas suffit ? Faut-il que je te parle de l'attaque au zoo de Londres ? Ou bien de celle lors du réveillon chez James ?
- Comment veux-tu que Tu-Sais-Qui nous trouve ici ? soupira Sirius. Tu es parano !
- Je suis d'accord, intervint timidement Severus.
Harry lui jeta un regard noir. Depuis quand ces deux-là étaient-ils d'accord ?!
Lily soupira. Elle ignorait où elle se trouvait et pire encore : elle s'y trouvait avec Brutus. Quelle plaie ! Ils marchaient déjà depuis un bon quart d'heure et le Serpentard se faisait beaucoup trop remarquer par les Moldus. « Reste calme, » s'intima la jeune fille en respirant profondément. Commettre un meurtre aurait été plutôt contreproductif dans sa situation.
- Merlin sauve moi ! gémit-elle.
- LILY !!
L'interpelée sursauta et se retourna vivement… pour recevoir une Marlène surexcité dans les bras.
- S'que j'suis contente de t'avoir r'trouvée ! s'exclama-t-elle, hoquetant.
- Tu étais toute seule ? s'inquiéta la rousse.
Sa camarade hocha convulsivement de la tête. Apparemment, elle avait eu peur. Ce qui était assez compréhensible. Restait pour Lily à déterminer s'il valait mieux être seul ou avec Brutus. Question épineuse qu'elle préféra rapidement écarter pour se pencher sur un autre problème : retrouver au plus vite ses compagnons.
- J'ai pensé que le mieux était d'aller vers la tour Eiffel, signala Marlène, c'est ce que vous faisiez ?
- Que nous tentions de faire, corrigea son amie en lançant un regard lourd de sens au Serpentard.
La blonde rit doucement, amusée par l'air agacé de Lily.
- Direction la tour Eiffel ! s'exclama joyeusement Marlène. Allons-y, Wilkes.
- STOP ! s'exclama brusquement James en se redressant sur son siège.
Il eut un sourire charmeur à la conductrice qui se tenait à sa gauche.
- Excusez moi, mademoiselle, fit-il, je viens de voir des amis.
Il n'était pas certain que le terme ami soit très adéquat, mais bon. La française, complètement sous le charme se gara tant bien que mal sur le coté pour que le Gryffondor hèle Rosier et Avery qui se disputaient pour une raison inconnue du jeune homme – mais qui ne l'intéressait pas plus que ça.
- Venez tous les deux ! ordonna-t-il impétueusement.
Surpris, les deux Serpentards s'exécutèrent, se serrant aux cotés de Lestrange sur la banquette arrière. La conductrice sembla désapprouver, James avait parfaitement compris qu'elle aurait préféré qu'ils soient tous les deux. C'était pour cela qu'elle avait accepté de le conduire, sans savoir qu'une seule personne occupait les pensées du sorcier était une jolie rousse aux yeux verts. Et qu'il avait quelques remords à agir de la sorte. Tant pis ! Il devait d'abord retrouver ses amis.
Lestrange, Avery, Rosier. Eux il les avait trouvés.
Mais il en restait encore beaucoup : Lily, Sirius, Remus, Frank, Marlène, Rogue, Narcissa Black, Brutus et Leroy.
Il soupira discrètement. Ils seraient bientôt à la tour Eiffel et alors certainement les autres seraient là. Il fallait qu'ils soient là.
- Zut ! grommela la française en tapant du plat de la main sur son volant. On ne va pas pouvoir passer à cause de la manif !
- C'est pas grave, répondit son copilote. On finira à pied. Merci pour tout !
Il lui fit un bisou sur la joue avant d'ouvrir la porte et de sortir, entraînant les trois vert et argent dans son sillage. Finalement, sa tendance à jouer les Don Juan aurait au moins servi à ça. Se faire prendre en stop était une bonne idée, somme toute. Ils étaient arrivés dans le quartier de la tour Eiffel, même si elle demeurait assez lointaine.
- C'est quoi ce boucan ? s'écria Lestrange.
James ne répondit pas, non par manque d'intérêt pour la question, mais parce qu'il ne comprenait pas les cris. Trop lointains et déformés par les porte-voix moldus, les connaissances du Gryffondor en français ne suffisaient pas pour traduire. Et il fallait dire que ça ne l'intéressait que très moyennement.
Avery regarda d'un air incrédule l'attroupement de personnes près d'eux.
- Ils sont fous ces moldus, souffla-t-il.
Pour avoir déjà vu des manifestations françaises, James ne s'en formalisa pas. Les moldus de ce pays avaient une façon bien à eux de mener ce que son père appelait les « luttes sociales ». Le sorcier n'était pas certain d'avoir très bien compris de quoi il s'agissait, cela n'existait pas dans le monde de la magie. De toute façon, le problème n'était pas là pour le moment.
- Comment va-t-on retrouver les autres au milieu de tout ces moldus ? s'enquit Rosier, légèrement inquiet.
C'était exactement ce que se demandait James. Et il n'avait pour le moment aucune réponse satisfaisante.
- Si seulement nous avions nos baguettes, soupira Lestrange.
- Nous ne pourrions pas nous en servir avec tout ce monde, répliqua le rouge et or, agacé. Allons à la tour Eiffel, nous retrouverons certainement les autres.
- Depuis quand tu nous donnes des ordres, Potter ? siffla son interlocuteur.
- Depuis que sans moi tu serais toujours en train de pleurnicher à la gare Austerlitz ! Alors ferme la et avance !
- Hors de question que j'obéisse à un amoureux des Sangs-de-Bourbes !
James vit rouge et attrapa le Serpentard par le col.
- Arrêtez ! s'exclama Rosier, tentant de les séparer.
Depuis quand les vert et argent agissaient-ils de la sorte ? D'habitude ils auraient plutôt tentés de défendre Lestrange contre le Gryffondor…
- Dis encore ce mot, gronda ce dernier, et je te jure que je te refais le portrait.
Puis, sans un mot, il lâcha son condisciple et s'éloigna à grands pas sans vérifier que les trois autres le suivent. Il était dans une colère noire. Pourquoi n'avait-il pas laissé cet imbécile à la gare ? Ce salaud de vert et argent ne méritait pas mieux. Pourvu que les choses se passent mieux pour les autres.
- Milles gargouilles ! s'exclama Severus devant la tour métallique. C'est… grand.
- C'est une façon de voir les choses, remarqua Black, le nez en l'air à coté de lui.
Ils étaient tous les deux en train de regarder la tour symbole de la capitale française avec une impression mitigée.
- Qu'est-ce que tu en penses, Terry ? s'enquit le Serpentard en se tournant vers son ami.
Mais l'américain ne prêtait aucune attention au monument, cherchant à retrouver ses camarades.
- Londubat ! s'écria-t-il brusquement. Leroy ! Pettigrow ! Merlin soit loué vous êtes là !
En effet, les trois interpelés se trouvaient là. Ils se tournèrent vers leurs camarades.
- Je suis content de vous voir, affirma le premier. Où étiez-vous passé ? Nous étions inquiets lorsque nous avons vu que vous n'étiez pas là. Que s'est-il passé ?
- Nous n'avons pas tous atterri au même endroit, répondit Terry. Je suis content que vous alliez bien. Les autres sont ici ?
- Non, répondit Rosa. Nous sommes les seuls ici.
Le nouveau fronça les sourcils. Severus avait bien compris qu'il culpabilisait : c'était lui qui avait fait le Portoloin. Mais ce n'était pas sa faute.
- Tiens, Star, fit Londubat en tendant la baguette que Black avait fournie. Je l'ai trouvée là où nous avons atterri.
Terry sembla rassuré de voir l'objet et le prit sans attendre.
- Quelqu'un connait un sort pour localiser les autres ? fit Black.
L'américain semblait partagé.
- Il y aurait bien le sortilège des quatre-points, mais ça va prendre du temps parce qu'il faudra faire les recherche un par un, répondit-il. Et puis avec tout ces moldus par ici, c'est risqué… Sans compter que le ministère pourrait nous localiser.
- Tu as autre chose dans la série des bonnes nouvelles ? ironisa le Gryffondor.
De nouveau, Terry le foudroya du regard. Décidément, ce pauvre Black était en train de creuser sa tombe. Severus devait admettre qu'il n'avait pas vraiment envie de lui venir en aide.
- Alors, on fait quoi ? s'enquit Rosa.
Elle parlait celle-là ? Intéressant. Mais pour le moment, ce n'était pas vraiment le sujet.
- Je pense que le plus prudent est d'attendre ici. Logiquement, les autres devraient avoir le même raisonnement que nous et venir ici, déclara Terry.
Severus le regarda du coin de l'œil. Il était vraiment très agité. Ça ne lui ressemblait pas vraiment. De quoi semblait-il avoir si peur ? Craignait-il à ce point une attaque du Seigneur des Ténèbres ? En France ? Cela semblait tellement incongru.
Le Serpentard se rappela alors que son ami avait accès – pour une raison inconnue – à des informations que les autres élèves de Poudlard ne connaissaient pas. Savait-il quelque chose de précis au sujet ce que prévoyait le mage noir ?
Le Prince au Sang-Mêlé était de plus en plus partagé quant à son opinion sur le Seigneur des Ténèbres. Une partie de lui continuait à approuver les idées de ce mage noir, mais une autre… Une autre avait tendance à suivre Terry. Elle lui disait que la tolérance de l'américain avait beaucoup plus de force que le mépris de ce Lord. Que c'était ainsi que les choses pourraient avancer, que le monde pourrait être moins douloureux.
Mais Severus n'était pas encore sûr. Il ne savait tout simplement plus. Alors il avait décidé d'attendre et de voir comment les choses évolueraient. Peut-être un jour trouverait-il des réponses à ses questions…
- Hey ! Il y a quelqu'un ? répéta encore une fois Drago.
Il soupira, désenchanté. Non, il n'y avait personne. Absolument personne… Était-il à Paris ? C'était la question qu'il se posait depuis son arrivée dans cette ville désolée.
À vrai dire, il avait du mal à croire être dans la capitale française : comment cette cité, complètement dévastée, vide de toute présence humaine – et même vivante – pouvait-elle être la ville la plus visitée au monde ? Impossible. Pourtant.
« Tour Eiffel / Eiffel Tower », annonçait le panneau devant lui. Certes, celui-ci était au sol, couvert d'une espèce de poussière verdâtre indéfinissable, mais les lettres noires demeuraient encore suffisamment visible pour que le renié puisse lire les mots qu'elles formaient.
Non, cette ville en ruine ne pouvait être Paris ! Elle semblait abandonnée depuis si longtemps… Les bâtiments étaient en ruine, à demi-détruit par… Merlin-savait-quoi ! Les voitures n'étaient plus que des carcasses rouillées, les statues avaient été brisées.
Le Seigneur des Ténèbres ? avait songé Drago en apercevant le lieu désolé dans lequel il avait atterri. Mais il s'était vite rendu à l'évidence. Le mage noir ne pouvait faire de tel dégât en si peu de temps. Il aurait fallu des mois – voire même plutôt des années – pour mettre Paris dans un tel état. Alors quoi ? Que s'était-il passé ?
- Terry ! James ! Lily ? appela l'Anonyme.
Une fois de plus sans résultat.
- Mais merde, où ai-je atterri !? grommela-t-il.
- Ri… ri… ri… ri…, lui répondit l'écho.
Il grogna, agacé.
- Je vais tuer cet imbécile de Potter ! annonça-t-il, vindicatif. Et après Sirius. Ou peut-être dans l'autre sens… Et…
Il s'arrêta brusquement de parler, comme de marcher. Tous ses doutes s'étaient envolés en un instant. Et l'horreur de la situation lui donnait soudainement la nausée.
Devant lui, couché sur le flanc, l'emblème de Paris reposait piteusement comme un amas de ferraille. La Tour Eiffel était tombée sur le sol, brisée. Une panique insidieuse s'immisça en Drago. Où étaient ses camarades ? Il s'élança vers la base de la tour. Ils devaient être là, c'était évident.
Combien de temps passa-t-il à chercher ses compagnons dans les environs de la tour ? Il aurait été incapable de le dire. Longtemps, en tout état de cause. Et il ne trouva rien. Absolument rien.
- Non ! Où êtes-vous ? POTTER ! Espèce d'imbécile ! Où es-tu ??
Pourquoi se sentait-il aussi mal ? Il n'y a pas si longtemps la probabilité de la mort de l'Élu lui aurait été assez plaisante. Il eut un rire sans joie. Il n'était pas honnête en se posant cette question. Il savait parfaitement qu'il avait commencé à s'attacher au jeune homme… Oui, en tout état de cause, Harry Potter était certainement ce qu'il avait qui ressemblé le plus à un ami. Pathétique. Il était réellement pathétique.
Il donna un coup de pied rageur dans une ruine. Il comprit rapidement son erreur. Il y eut un craquement sinistre. Drago vit une partie du bâtiment s'effondrer, lui tombant dessus. Il tenta de s'écarter, mais un bloc de bétons le fit trébucher, lui entaillant le genou au passage. Dans un réflexe de survit un peu inutile, certainement, il plaça ses bras devant son visage…
La dernière chose que sentit le sorcier, fut une chaleur émanant de son bracelet. Puis, tout devint noir.
- Sirius ! Terry !
Narcissa sourit en voyant Lupin faire de grands signes. Ils venaient tous les deux de rejoindre le Tour Eiffel où ils avaient, pour leur plus grand plaisir, retourné un certain nombre de leurs camarades.
- Merlin soit loué ! s'écria l'américain. Vous êtes vivants.
Star semblait réellement soulagé de voir arriver les deux sorciers. La Serpentard salua Severus avant de regarder son autre condisciple du coin de l'œil. Il expliquait les détails de l'affaire à Lupin. Ça n'intéressait pas réellement la jeune fille. Observant du coin de l'œil, elle compta huit personnes, elle et Lupin comprise. Autrement dit, il en manquait encore huit autres : Lestrange, Avery, Rosier, Wilkes, Celford, Evans, Potter et McKinnon. Il y avait fort à penser, d'après l'explication de Star, qu'ils soient perdus un peu partout dans Paris. Toute la question était de savoir où…
- Nom d'une chouette ! s'exclama soudainement une voix dans son dos. J'ai cru qu'on n'arriverait jamais !
Se retournant elle tomba quasiment nez-à-nez avec Potter – c'était probablement lui qui venait de parler. Il affichait un air réellement soulagé et la présence à ses cotés d'Avery, Lestrange et Rosier informa la jeune fille de la raison de ce soulagement. Elle n'eut pas une seule seconde honte des pensées assez peu aimables qu'elle nourrissait envers ses trois condisciples, ils ne méritaient guère mieux compte tenu de leur comportement.
- Sylciu ? Sylciu ! s'exclama Lily avec une certaine inquiétude.
Son ami ouvrit péniblement les paupières et cligna des yeux, éblouit par la luminosité.
- Tu vas bien ? s'enquit la Gryffondor.
À coté d'elle, Marlène était également penchée sur le jeune homme. Celui-ci donnait des coups d'œil frénétique partout autour de lui.
- Un rêve… murmura-t-il avant de se mettre à rire. Ce n'était qu'un rêve !
- Tu es sûr que tu vas bien ? fit Marlène, soupçonneuse.
Il opina du chef en se relevant.
- Oui. J'ai dû prendre un coup qui m'a assommé en arrivant ici. Où sont les autres ?
- On ne sait pas, admit Lily. Nous pensions les retrouver aux pieds de la Tour Eiffel.
Une furtive grimace passa sur le visage de Sylciu, faisant froncer les sourcils de la rousse. Qu'avait-il ?
- J'espère que tout le monde va bien, dit-il simplement.
Lily lui offrit un sourire rassurant. Évidemment, était-elle sotte ?, il s'inquiétait pour son cousin et ses amis. Quoi de plus normal ?
- Alors c'est parti ! s'exclama joyeusement Marlène. Partons vite d'ici, parce qu'à nous regarder comme ça, ces français me mettent mal-à-l'aise. Brutus ! On est partis !
- Pourquoi nous regardent-ils ainsi ? s'enquit Sylciu.
- À cause de toi, si j'puis dire, fit la blonde. Tu étais quand même inconscient sur le sol. Surtout, si tu ne te sens pas bien, tu le dis, hein ?
- Je vais parfaitement bien !
Cela paraissait être vrai, Lily devait le reconnaître. Le petit groupe reprit donc sa route vers l'œuvre de Gustave Eiffel, la jeune fille gardant cependant un œil sur son ami.
- Eh ben voilà ! s'exclama joyeusement Sirius en les voyant arriver. Tu vois, Terry, y'avait pas de quoi s'inquiéter !
- La ferme, Black, tu t'enfonces, signala Rogue.
Lily nota toutefois que son ton était beaucoup moins mauvais et belliqueux que d'ordinaire. Elle se désintéressa rapidement de la discussion de ses condisciples : James s'approchait déjà d'elle. Il la prit dans ses bras avec tendresse.
- J'étais inquiet, murmura-t-il à son oreille. Tout va bien ?
Elle sourit. Elle allait répondre lorsque Sirius – toujours d'aussi bonne humeur – reprit la parole d'une voix forte.
- Bon, maintenant qu'on est tous ensemble…
- Ça a pris du temps ! grommela Lestrange.
- À qui la faute ? ironisa Severus.
Les regards louchèrent vers Sirius qui prit un air digne.
- … on va pouvoir commencer la visite ! termina-t-il comme si de rien n'était.
On se tourna vers Terry qui sembla surpris de ce soudain intérêt.
- Euh… Qui veut voir quoi ? balbutia-t-il piteusement.
Lily rit doucement. Décidemment, l'américain était étonnant. Était-il simplement timide ou ne se rendait-il pas compte de son propre charisme et de son pouvoir de séduction ? Dans un cas ou dans l'autre, c'était en vérité assez risible. Mais il y avait un autre problème.
- Le Sacré-Cœur !
- Notre-Dame !
- L'Arc de Triomphe !
- Les Invalides !
- Les restos !
- La Joconde !
Les sorciers avaient parlés tous en même temps, tirant un soupir de Terry.
- La Joconde, répéta Sirius en tordant de nez. Cékissa ? (1)
- Tu es désespérant ! siffla la Préfète-en-chef. Tu n'as vraiment aucune culture !
- Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi Lupin veut aller voir des invalides ? intervint Severus.
Lily hésita entre se mettre à pleurer et éclater de rire.
- Les Invalides, précisa Remus avec une patience impressionnante. C'est un très beau monument dans lequel il y a un musée de…
- Ah non ! Pas-de-musée ! s'exclama Sirius.
James soupira.
- J'ai une proposition, dit-il. Je pense que c'est le meilleur moyen de mettre tout le monde d'accord – y compris toi, Sirius, tu auras tes restaurants. Le Paris sorcier se trouve sur la bute de Montmartre. Le mieux, c'est certainement de nous rendre là-bas, ensuite nous verrons ce que nous pouvons faire.
- Depuis le Paris sorcier ? Comment ?
Le Maraudeur eut un sourire en coin.
- Paris est la ville la plus visitée au monde. Les moldus ne sont pas les seuls à venir. Il y a des offices du tourisme pour les sorciers également.
- Je suis contre, annonça Terry. Si nous allons chez les sorciers, nous risquons d'être reconnu et…
- Oh ! Ça suffit, Terry, t'es vraiment parano ! Relax, Tu-Sais-Qui n'a pas des yeux partout, on ne risque rien !
- Alors pourquoi ne dis-tu pas son nom ? répliqua l'américain, mordant.
Il venait de marquer un point. Mais Sirius ne sembla pas retenir l'argument.
- De toute façon, nous sommes en France, personne ne nous connait et ici il n'y a pas de guerre. Allons-y !
- Je veux bien, intervint Marlène, mais comment ? Je ne crois pas que Montmartre soit à coté, non ?
- C'est vrai, admit James. Il faudra que nous prenions les transports en commun.
- Le métro ? proposa Lily. Ça ira plus vite que le bus.
Terry s'apprêta à parler mais Sylciu se plaça (volontairement ?) devant lui et prit la parole.
- Moi je vote pour le métro, hors de question que je remonte dans un de ces engins de tortures !
Lily tenta tant bien que mal de retenir un éclat de rire. Si ça continuait, le désamour de l'américain blond pour les voitures et autres véhicules terrestres à moteurs allait devenir proverbiale.
- À moins que je me trompe, les moldus n'ayant jamais rien de gratuit, ce matro…
- Métro, corrigea négligemment Terry qui semblait sur les nerfs.
- … est payant, poursuivit son ami. Et pour ma part, je n'ai pas d'argent moldu.
- Moi, j'en ai ! intervint brusquement Franck. Ma mère a tenu à ce que j'en amène au cas où. Elle ne voulait pas que je me retrouve perdu chez les moldus.
- Une femme intelligente, c'est certain, approuva Avery.
- Par contre, je n'y connais rien à ces… euh… francs, c'est ça ?
- Oui, confirma James vers lequel il s'était tourné.
- D'après ce que j'ai compris, en fonction des pays, ce n'est pas la même monnaie pour les moldus…
- En effet, approuva Lily. En France, ce sont les francs, en Grande-Bretagne, ce sont les livres sterlings. Et les monnaies n'ont pas non plus les mêmes valeurs…
- Mais enfin, les moldus sont idiots ! s'exclama Severus. Quel intérêt de faire des choses pareilles ! Une monnaie unique c'est beaucoup plus pratique !
Peter approuva vivement alors que la rousse avait un moment d'arrêt.
- Je ne sais pas, finit-elle par dire en haussant les épaules, c'est comme ça…
Elle avait conscience que cette réponse était sans intérêt, mais elle n'en avait pas d'autre en réserve. À dire vrai, elle ne s'était jamais posée la question…
- Bref, reprit Frank en sortant son portefeuille, je ne sais pas si j'ai assez.
Il se tourna vers James qui jeta un coup d'œil dedans. Le Maraudeur s'étrangla avant d'éclater de rire.
- Par Merlin ! s'exclama-t-il. Il y a plus de milles francs là-dedans, Frank ! Avec ça on pourrait aller à Montmartre en taxi !
- Alors faisons-le ! s'exclama Lestrange.
- Non, trancha le Préfet-en-Chef. Nous n'allons pas dépenser tout l'argent de Franck. Parce que je suppose que lui mis-à-part personne n'a d'argent moldu français.
Les hochements de tête de ses compagnons lui montrèrent qu'il avait raison.
- Donc, c'est parti pour le métro ! s'exclama joyeusement Sirius en commençant à partir.
Avant de s'arrêter.
- Heu… On va par où ? demanda-t-il en se retournant.
Les Gryffondors se regardèrent avant d'éclater de rire. De coin de l'œil, Lily remarqua cependant que Sylciu était plus réservé, parlant à voix basse à son cousin. Ils le faisaient souvent… Mais cette fois, c'était Terry qui semblait très agité. La rousse se doutait de la raison : il désapprouvait l'idée de se rendre dans le Paris sorcier, cependant, elle trouvait que pour cette fois, Sirius avait raison et que l'américain en rajoutait. Après tout, chacun savait que Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Pas-Le-Nom n'avait commis que de très rares méfaits en France – l'Allemagne et le Benelux étaient par contre touchés.
- Quelqu'un a un plan du métro ? s'enquit Remus, tirant la jeune fille de ses pensées.
Les sorciers secouaient la tête quand Lily sourit.
- J'en ai pris un avant de partir du lycée, dit-elle. La directrice me l'avait donné au cas où nous ferions une sortie.
- Pas aussi bête qu'elle n'y parait, médit Rosier.
- La ferme ! aboya Sirius en se tournant vers lui.
- Montre moi, fit James en regardant par-dessus l'épaule de la jeune fille.
Alors que son meilleur ami et le vert et argent continuaient de se disputer dans l'indifférence générale, il observa le plan.
- Passons par là, proposa-t-il en pointant une trait du doigt.
- Non, ça c'est le RER, contredit sa petite-amie.
- Mais enfin, il y a marqué « Champs de Mars Tour Eiffel » ! plaida James.
- Je te dis que non ! s'énerva Lily. C'est une ligne de RER.
- Aireuhair ? Qu'est-ce que c'est encore que ce machin ? coassa Marlène.
- Une sorte de train, expliqua la Préfète-en-Chef. Il vaut mieux prendre cette ligne-là !
- Celle-là ? s'étrangla Remus qui s'était joint à la conversation. On aura trois changements ! Ça va prendre un temps fou !
- Il n'y a pas des transports sorciers dans cette maudite ville ? s'agaça Lestrange.
- Si, mais on ne les connait pas, c'est pour cela que nous allons à Montmartre pour avoir les infos, soupira James. Et si on prenait cette ligne ?
- Non, il n'y a pas de correspondances avec les lignes permettant d'aller à Montmartre, fit le lycanthrope.
- Et là ? proposa Sirius en se mêlant de la discussion.
- La bouche est trop loin, répondit Lily.
- La bouche ? grimaça Severus. Qu'est-ce que tu racontes ?
- L'entrée du métro si tu préfères.
- Je préfère !
- Oh, ça suffit, s'agaça Terry en s'avançant. Cachez moi !
Personne ne comprit vraiment ce qu'il voulait, mais les sorciers l'entourèrent. La rousse saisit brusquement lorsque l'américain sortit une baguette de la poche et la posa sur le plan du métro. Deux traits prirent une couleur fluorescente avant que Terry ne recule.
- Voilà le chemin le plus rapide, annonça-t-il. On prend la ligne 6 à Bir-Hakeim jusqu'à Charles de Gaulle Etoile où on change pour prendre la ligne 2 jusqu'à Anvers.
- Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, grommela Avery.
- À mon avis, estima Severus, les moldus avaient cette idée en tête lorsqu'ils ont mis en place leur système de transport en commun.
- Transport en commun ? s'étrangla Lestrange. Il est hors de question que je prenne des transports en commun, moldu qui plus est !
Terry gémit.
- C'est pas vrai ! Ça fait dix minutes qu'on discute de ça ! Tu tentes de faire de la concurrence à Brutus ou quoi ?
- Hein ? fit Wilkes.
- Dors, répliqua Narcissa.
- Je ne te permets pas ! s'indigna Lestrange.
L'américain brun lui jeta un regard qui le fit hésiter. Finalement, le vert et argent se renfrogna devant le nouveau.
- Admettons, soupira Bernard – il commençait à trouver que cette réunion trainait en longueur. Que peut-on faire pour les élèves de Poudlard ? Si Voldemort apprend qu'ils sont ici…
- Comment l'apprendrait-il ? s'enquit une jeune Auror. Tant qu'ils ne quittent pas le lycée, les barrières les protègent et les rendent incartables.
- Il y a la sortie de demain, intervint le professeur Williams. Mes élèves doivent être envoyés passer le dimanche dans la famille moldue d'un de leurs camarades. J'ai tenté de m'y opposer mais je n'avais pas vraiment d'arguments à avancer.
Bernard grogna.
- Combien seront-ils par famille ?
L'anglais ricana.
- C'est bien le problème, chacun d'entre eux ira dans une famille différente.
- Par le caleçon de Merlin ! Je ne vais pas pouvoir envoyer seize Aurors ou duellistes en mission le même jour sans attirer l'attention du ministère ! s'exclama Bernard, excédé. Il va falloir que je dise deux mots à Albus concernant ses idées brillantes ! Sans parler des deux Mangemorts que j'ai pour assistants ! Où sont-ils d'ailleurs ?
- Mademoiselle Black a encore tenté de s'infiltrer dans les quartiers des Aurors. Elle a été arrêtée, évidemment. Monsieur Malefoy parait plus passif.
- Que cherche-t-il à faire celui-là ? Il est à surveiller. Quand à Black, mettez la sur une fausse piste. Mais prudence, Albus craint que Voldemort vienne ici en personne. Le cas échéant nous risquons de nous trouver face à un amoncellement de cadavres.
- Cela dit, face à cela votre ministère ne pourra plus nier la puissance de ce mage noir, intervint le professeur Williams. Même si ce n'est pas à espérer, cela pourrait rendre les choses plus simples.
Il y eut un silence tendu avant que le britannique ne reprenne la parole.
- Personnellement, je préfèrerais que les choses restent compliquées.
- Comme nous tous, professeur Williams, soupira Audrey. Mais vous avez raison. Qu'avons-nous prévu dans ce cas de figure, Bernard ?
L'interrogé soupira.
- Albus est prêt à nous envoyer l'Ordre de Phénix. Les alliances existant entre la France et le Royaume-Uni se mettront certainement en route, les Aurors anglais viendront à la rescousse. Mais la venue de Voldemort en personne n'en resterait pas moins un scénario catastrophe. Prions donc pour que cela n'arrive pas. En attendant, revenons-en à la protection des élèves pour la sortie de demain…
- Moi ça ne me rassure pas, répéta Sirius en regardant d'un air inquiet autour de lui. Vous êtes sûrs que ça ne risque pas de s'effondrer ?
À coté de lui, Peter ne semblait pas en mener large même si, en bon Gryffondor, il faisait tout pour rester digne.
- Mais non, fit Terry. Il n'y a aucun risque, je t'assure. Monte maintenant sinon la rame va partir sans nous.
- Ce ne serait peut-être pas plus mal, estima James qui observait le métro en chien de faïence.
Lily le prit par le bras et s'engouffra dans le wagon alors que l'américain poussait ses camarades à en faire de même. Mais Sirius, bien qu'ayant fini par entrer, continuait à n'avoir aucune confiance en ces étranges tunnels qu'ils traversaient. Les moldus ne pouvant utiliser la magie, ils ne pouvaient pas lancer de sortilège d'anti-écroulement. Autrement dit, un courant d'air et ces souterrains étaient susceptibles de s'affaisser sur eux-mêmes.
Il poussa un soupir de soulagement lorsque Terry annonça qu'ils devaient descendre à la prochaine station. Il déchanta vite en apprenant qu'il y avait une correspondance.
- Ils veulent nous tuer ! gémit-il.
Sylciu, arborant un teint étrangement verdâtre, approuva vivement à ces dires. La Préfète-en-Chef se tourna vers lui, inquiète.
- Qu'est-ce que tu t'es fait au genou ? fit-elle.
Manifestement surpris, le blond reporta son attention sur ses jambes. En effet, une tache rouge – certainement du sang – s'étendait lentement sur son pantalon.
- J'ai dû me faire mal en atterrissant tout à l'heure, estima l'américain, hésitant.
Lily avait bien vu son regard. Elle avait du mal à croire que son ami se soit blessé au moment de l'utilisation du portoloin. Après tout, elle l'avait retrouvé allongé sur le dos, alors comment se serait-il entaillé le genou ? Mais pourquoi aurait-il mentit à ce sujet ? Ça n'avait pas de sens ! Certainement ne savait-il pas à quel moment il s'était fait mal, conclut la jeune fille avant de reporter son attention vers Lestrange qui pestait contre les moyens de transport moldus.
- J'ai été ravi de vous connaître, professeur Williams, déclara M. Durant en serrant la main d'Eoloas.
- Moi de même, Mister Durant. Albus m'avait dit le plus grand bien de la Confrérie de la Fleur de Lys. Je suis rassuré de savoir que vous veillez sur mes élèves. Je souhaite de tout cœur que cette surveillance s'avère inutile…
- Je partage ce sentiment, mon ami. Hélas j'ai bien peur que ce ne soit chimérique. Voldemort semble passablement énervé par la situation. Soyez prudent. Que Merlin veille sur vous.
- Et que la Magie vous protège. Au revoir !
Eoloas entra dans la cheminée et jeta une poignée de poudre. Quelques instants plus tard, il se retrouvait dans une maison abandonnée en bordure de la zone protégée contenant le lycée où se trouvaient ses élèves. Il regrettait de ne pas pouvoir leur faire visiter Paris, mais la situation ne le permettait hélas pas.
Et puis il y avait le cas Star/Celford, si c'était leurs véritables noms. Albus avait – pour une raison inconnue – une totale confiance dans les deux garçons, au point de prévoir que le Serpentard reçoive un entrainement spécial à l'épée par Robin O'Neill en personne !
Pourtant, Albus ne savait pas tout. Eoloas hésitait encore à lui révéler toute la vérité, mais son instruction l'en empêchait encore. Était-il ridicule ? Certainement. Ces règles n'avaient peut-être plus aucun sens maintenant… Mais en même temps, cela ne concernait pas vraiment l'Ordre du Phénix… Non pas réellement. Les seuls concernés étaient les…
- Qu'est-ce que ? s'étrangla Eoloas, brusquement tiré de ses réflexions par une affreuse découverte.
Personne. Il n'y avait personne dans le lycée ! Une sourde panique s'empara de l'enseignant. Comment ? Si quiconque avait traversé la barrière, il l'aurait su ! Lançant rapidement une série de sorts, il apprit qu'aucun combat n'avait eu lieu dans cet endroit récemment mais qu'il n'y avait pas non plus âme qui vive. Alors pourquoi ? Pourquoi les élèves n'étaient plus là ?
- Ne me dites pas… bredouilla-t-il en palissant. Non !
Il tourna les talons et sortit en courant de la zone protégée. Il allait avoir besoin d'aide pour retrouver ces jeunes inconscients.
- Et voilà le « Mage Bariolé » ! annonça joyeusement James en désignant une bâtisse miteuse qui semblait être sur le point de s'effondrer à tout moment.
- Enfin ! souffla Severus. Ça fait du bien de voir quelque chose de normal !
Harry cacha un sourire dans un raclement de gorge. Quel que soit le monde, les sorciers avaient décidément une version du normal assez… anormale ! Ils entrèrent dans un bar bien différent du Chaudron Baveur. Il portait bien son nom, car la couleur y était à l'honneur. On ne distinguait plus les murs, tant il y avait de tableaux aux tons chauds et vifs. Les tables étaient de toutes les formes et teintes possibles et imaginables. D'étranges sculptures étaient également posées, ça et là.
En somme, rien de bien normal… Mais l'endroit n'intéressait pas réellement Harry. Il observa avec attention les occupants des lieux. Regrettant au passage de ne plus avoir ce don d'empathie qui avait été le sien la vieille, il lui aurait été bien utile, il compta cinq sorciers présents.
Une mère de famille tentait de discipliner une fillette et un garçonnet qui se disputaient – Harry doutait fort que ce fût des Mangemorts ou autres espions.
Un sorcier était plongé dans la lecture attentive d'un journal intitulé « La Feuille de Choux » – l'équivalent français de la Gazette, souffla James – et ne portait pas la moindre attention aux nouveaux arrivants.
Quand à la dernière personne – une petite bonne-femme en tablier – il s'agissait simplement de la serveuse. Bref, rien de bien suspect à première vue.
Ça n'empêchait pas le Survivant de se sentir très mal.
- Je continue de dire que nous devrions éviter les zones sorcières, signala-t-il.
Évidemment, Sirius lui signala, preuve à l'appui, qu'il était paranoïaque, mais il ne put s'empêcher de voir son parrain tomber dans l'arcade. Il s'était montré imprudent et telle en avait été la conséquence… Il aurait dû les empêcher de venir ici. Ils auraient dû rester dans le lycée… Pourtant, une partie de lui ne pouvait pas s'empêcher de s'amuser. Voir James et Sirius mort de peur dans le métro, Drago encore malade – c'était à se demander comment il pouvait tenir un match de Quidditch sans vomir ! – Severus complètement désemparé, Narcissa et Marlène émerveillées… ça n'avait pas de prix !
Peut-être que Sirius avait raison et qu'il était tout simplement parano. Espérons, songea-t-il.
- Enfin ! fit James, satisfait. L'Allée de Quatre Points !
Harry remarqua qu'ils avaient quittés le Mage Bariolé pour rejoindre une rue bordée d'arbres et de magasins de toutes sortes. Certainement la version française du Chemin de Traverse. En tout cas, l'endroit était très animé mais également magnifique.
- Pourquoi des Quatre Points ? s'enquit Remus en regardant autour de lui.
- Parce que l'idée était que ce soit le point de rendez-vous des sorciers du monde entier. Des quatre coins du monde si tu veux. On peut y entrer aussi bien par le nord ou le sud que par l'est ou l'ouest. Les quatre cardinaux.
Sirius laissa échapper un sifflement impressionné.
- C'est génial ! s'écria-t-il.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de génial, Mister Black, lança une voix acide dans le dos des anglais.
Harry n'eut pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s'agissait. Et pour savoir que des problèmes allaient leur tomber dessus.
- Oh ! s'exclama Sirius avec un air de profonde surprise. Professeur Williams ! Vous vous joignez à nous ?
L'espace d'un instant, le Survivant se demanda comment le Maraudeur pouvait se permettre de faire de l'humour face au regard de l'enseignant. Celui-ci disait pourtant clairement qu'il valait mieux se taire pour éviter de s'attirer plus de problèmes.
- Suivez moi, siffla Williams sur un ton qui ne donnait pas envie de protester.
La sortie venait de prendre fin, et contre toute attente, Harry en était déçu. Décidemment, il ne savait pas ce qu'il voulait !
(1) : Petit clin d'œil à ma correctrice que je remercie encore pour son aide ;)
Apparemment, l'annexe a plut, j'en suis ravie ! J'ai de nombreuses propositions concernant le mari de Narcissa. En tête de liste… Terry ! Suivit de près par Remus et Lucius, Severus est le dernier avec un moldu non-identifié ou un élève de Poudlard non-précisé. lol. Au passage, que Docty se rassure, il n'est absolument pas dans mes intentions de mettre Drago avec Narcissa – ce serait à mon avis de très mauvais gout !
Petite précision pour Kalicia, certes, Hélios a des pouvoirs assez particuliers, mais il ne peut pas se transformer en un autre animal. J'avais prévu que ce soit Harry qui le transforme – comme dans le chapitre 18.
Pour les autres annexes, je n'ai pas encore décidé sur qui je les ferais, mais je pense que j'en mettrai une rapidement ! Celui sur Severus ne sera pas pour tout de suite, mais pour la fin de la fic.
Voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plut parce que j'ai eu du mal à l'écrire. Vos commentaires sur le sujet sont plus que les bienvenus parce que je commence à m'essouffler avec cette fic…
A la prochaine.
Eterna
