Les Maîtres des Dimensions
Résumé général : Alors que Harry déprime après la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange femme qui lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de créer un autre futur. Il part donc en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard, sous le nom de Terry Star, accompagné d'Hélios son phénix mais également de Drago, qui a été renié par son père, portant le pseudonyme de Sylciu Celford. Ils se présentent comme des cousins venus d'Amérique.
Chapitre précédent : Les Maraudeurs se vengent des Serpentards ayant blessés Regulus en revisitant le goudron et les plumes. Puis, les élèves de Poudlard ont leur premier cours de protection qui se solde par un échec cuisant…
Chapitre 31 : Partagpensées
Les Maraudeurs marchaient dans les couloirs de Poudlard, d'humeur joyeuse. James souriait aux anges et sa gaieté était communicative. Le mécontentement de la veille avait complètement disparu. Forts de leur allégresse, les quatre amis étaient près à affronter le monde, ainsi que les cours de Protection, accessoirement.
Ils arrivèrent jovialement devant les portes de la Grande Salle, parlant de tout et de rien, principalement du match Poufsouffle contre Gryffondor qui devait avoir lieu cette semaine-là.
- Euh… Black ? Est-ce que je peux te parler ?
Sirius releva un regard surpris vers une Veena manifestement gênée.
- Je t'écoute, fit-il, curieux, en faisant signe à ses amis qu'il les rejoindrait.
- Je… hum – elle prit une profonde inspiration – je tenais à te demander pardon pour ce que je t'ai dit à l'infirmerie l'autre jour. Je… j'ai exagéré. Je te prie de m'excuser.
- Hmm. À une condition.
La Serdaigle s'étrangla.
- Hein ?
- Je t'excuse à une condition… développa le Maraudeur avec un sourire sur les lèvres.
Son interlocutrice lui lança un regard agacé. Évidemment, ce n'était pas très galant, mais bon… À l'amour, comme à la guerre, c'était ce qu'on disait !
- …que tu viennes avec moi à Pré-au-Lard, termina-t-il.
Veena eut un air irrité pendant un moment avant de soupirer.
- Je suppose que je te le dois pour m'être emportée. Il faut expier nos fautes, n'est-ce pas ?
Elle tourna les talons, laissant un Sirius mitigé. Il avait obtenu ce qu'il voulait mais… pas de la façon qu'il attendait. À entendre la bleu et bronze, c'était une peine que d'aller à Pré-au-Lard avec lui. Merlin, certaines filles auraient tué pour ça !
- Tu as encore beaucoup de choses à comprendre sur Veena, Siri, fit une voix rieuse.
Se retournant, le Maraudeur croisa le regard rieur de son petit frère.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? s'enquit l'aîné.
Regulus se contenta d'un sourire mystérieux et entra dans la Grande Salle sous le regard égaré de Sirius.
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Narcissa soupira en se laissant aller contre un arbre à la lisière de la Forêt Interdite, un bouquet de petites fleurs blanches dans les mains. Elles étaient rares, la jeune fille avait de plus en plus de mal à en trouver…
- C'est pour ces fleurs que tu vas dans la forêt ? demanda une voix douce à ses cotés.
Elle sursauta en se levant vivement. Un peu trop vivement d'ailleurs, puisqu'elle se prit les pieds dans une racine. Une main secourable vint la retenir juste à temps, l'empêchant de tomber.
- Lupin ?
Le Gryffondor se contenta d'un sourire en lâchant la jeune fille qui avait retrouvé son équilibre.
- Tu es quelqu'un d'étrange, Black.
- Entrée en matière originale, nota la susnommée.
- Si tu veux, fit-il en haussant les épaules. Mais je me demande pourquoi tu vas chercher ses fleurs. Pas juste pour te les mettre dans les cheveux ? Tu n'es pas si superficielle.
- Dois-je prendre ça pour un compliment ?
- C'en est un. Venant de moi, en tous cas. Alors ?
- Tu poses trop de questions.
- C'est mon gros problème : je suis quelqu'un de curieux par nature.
- Ne t'a-t-on jamais appris que la curiosité est un vilain défaut ?
- Nul n'est parfait, déclara Lupin, grandiloquent. Dois-je en conclure que tu ne me répondras pas ?
- La perspicacité des Gryffondors ? J'applaudis des deux mains !
Le lion fit une révérence pompeuse. Malgré elle, Narcissa se mit à rire.
- De toute façon, déclara-t-il en relevant des yeux brillants vers elle, je trouverai.
La Serpentard soutint son regard, scellant ainsi ce défi tacite.
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James attrapa le Souaffle. Le vent sifflait à ses oreilles. Il sourit, simplement heureux.
Le match opposant son équipe à Poufsouffle avait commencé depuis un moment déjà et il en savourait chaque minute. Parce que Gryffondor était en train de gagner, évidemment, ils avaient cent cinquante points d'avance. Parce que la Coupe de Quidditch était à portée de main. Mais surtout, parce que James adorait ce sport. Il aimait être sur son balai, ses équipiers autour de lui. C'était un jeu et les Poufsouffles étaient des adversaires agréables, fair-plays mais également volontaires.
Les lions étaient meilleurs, c'était un fait. Cela n'empêchait pas chacun de se donner à fond.
« … JAMES POTTER MARQUE … » entendit-il sans y faire attention. Il continuait à virevolter dans les airs, recevant le Souaffle et faisant une passe à un de ses co-équipiers. Bientôt, l'équipe des rouge et or menait de cent soixante-dix points.
Le Préfet-en-Chef s'apprêtait à tenter un nouveau but lorsqu'un coup de sifflet attira son attention. De l'autre coté du terrain, l'attrapeur de Poufsouffle brandissait le vif d'or. Sa maison l'acclama mais elle fut vite dépassée par les Gryffondors qui hurlaient à tout rompre, acclamant la victoire de leur équipe.
Se tournant vers les gradins, James fut amusé de voir que Terry applaudissait sous le regard agacé de Rogue. En remarquant le petit sourire en coin de l'américain, le rouge et or se demanda s'il ne faisait pas ça plus pour faire enrager son camarade que pour féliciter l'équipe.
Plus loin, Remus ne cachait pas sa joie, comme la plupart des lions, et, chose notable, Lily en faisait de même.
James sourit, la victoire était savoureuse.
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La fête battait son plein dans la salle commune des lions, célébrant la victoire de l'équipe de Quidditch face à Poufsouffle et même pour certains anticipant un prochain succès qui les mènerait à la Coupe. Drago eut un sourire amusé face à cette modestie Gryffondoresque. Cependant, comme il avait déjà eu l'occasion de le remarquer, les fêtes chez les rouges et or étaient bien différentes de leurs équivalents chez les serpents. Il admettait sans mal que les lions savaient s'amuser – comme quoi, la ruse et l'ambition ne faisaient pas tout.
Furtivement, le blond se demanda si cet entrain venait des Maraudeurs, toujours prompts aux réjouissances, ou s'il en était de même dans son espace-temps. Il ne prit pas la peine de poursuivre ses interrogations, préférant de loin profiter des festivités. James était assailli de toutes parts, recevant une pluie de félicitations, mais Drago le soupçonnait de n'être sensible qu'à celles de la jeune fille qu'il tenait dans ses bras. Le voyageur dimensionnel ignorait ce qui s'était passé entre les deux amoureux, mais depuis quelques jours ils semblaient plus heureux.
« Aidez moi ! »
Le renié sursauta si violemment qu'il manqua de renverser sa bierreaubeurre. Regardant frénétiquement autour de lui, il ne parvint pas à découvrir d'où venait cet étrange appel. Il fronça les sourcils, se demandant s'il l'avait rêvé.
- Alors, Sylciu, claironna soudainement une voix, le tirant de ses réflexions. Tu ne comptes pas rester assis là pendant toute la fête ?!
Croisant le regard entendu de Sirius, Drago commença tout à coup à regretter les calmes fêtes de Serpentard. Qu'est-ce que le Maraudeur avait en tête ?
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Harry avait toutes les peines du monde à ne pas éclater de rire face à l'air vaseux de Drago. Ils s'étaient retrouvés avec Lily et Severus dans la salle sur demande, profitant du week-end pour poursuivre la potion. Seulement, le blond ne semblait pas très concentré sur ce qu'il faisait.
- Je ne te demanderai pas ce qui t'a mis dans un tel état, mais pour l'amour de Merlin, écarte toi de ce chaudron avant de tous nous tuer ! s'exclama Severus en arrachant un ingrédient des mains du renié.
- 'solé.
- Laisse moi deviner, fit Harry, un sourire aux lèvres, la fête de la victoire s'est éternisée ?
- Mouais. 'maraudeurs trouvaient qu'je savais pas m'muser…
Le brun gloussa, ce qui lui valut un semblant de regard noir de son camarade – pas du tout convainquant.
- Severus, déclara-t-il sur un ton de connivence, je crois qu'il nous faut un autre chaudron.
- Tu veux faire cuire ton cousin ? s'enquit le Serpentard, pince-sans-rire.
- Nan. Quoique l'idée n'est pas mauvaise…
Drago laissa échapper un « hey » plaintif et particulièrement ridicule. Même Lily, qui jusqu'alors tentait de demeurer sérieuse ne put retenir un petit rire.
- Je pense que Terry songe à une potion contre la gueule-de-bois, intervint-elle.
Le visage du fêtard s'illumina.
- Oui ! clama-t-il avant de grimacer.
Il avait manifestement parlé un peu trop fort. Secouant la tête d'un air atterré démenti par un sourire en coin, Severus attrapa un second chaudron et commença la préparation.
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Yann Jones, jeune Serdaigle de troisième année, avait toutes les peines du monde à garder son calme. Au précédent cours de protection, il avait été grandement responsable de l'échec de son équipe. Pour l'aider, Star avait été forcé de prendre des risques qui les avaient conduit à la défaite. Personne ne lui avait reproché explicitement son erreur, mais il se sentait honteux.
Pourquoi le professeur O'Neill l'avait-il mis dans un tel groupe ? Ses équipiers étaient tous des personnalités importantes et puissantes de Poudlard…
Peter Pettigrow était un des quasi-légendaires Maraudeurs. Bien que le moins puissant des quatre, il n'en demeurait pas moins une des têtes de proue de Gryffondor.
Veena Sunlight, elle, était une amie de Terry Star et avait joué un rôle déterminant lors de l'épidémie, tout le monde le savait. Elle avait alors acquis une aura et une réputation qui faisait d'elle une personnalité importante chez les Serdaigles.
Amanda Folly, en sixième année chez les serpents, était l'unique descendante d'une illustre famille de sang-pur connue pour sa neutralité dans les conflits entre magies blanche et noire. Elle était reconnue et respectée parmi les verts et argents.
Le seul à ne rien avoir de particulier était probablement Daniel Gerald, simple Gryffondor de cinquième année…
Car le dernier membre du groupe était probablement la personnalité de Poudlard. Terry Star. Américain fraichement débarqué sur le vieux continent et ayant déjà acquis une importance majeure dans la vie de Poudlard. Face à lui, Yann ne pouvait être qu'intimidé.
Une créature non-identifiée surgit brusquement. Le garçon sursauta, cherchant un sort à utiliser, mais déjà, un éclair fauchait son assaillant. Star, évidemment. La honte de Yann revint à la charge. Le professeur O'Neill siffla la fin de l'exercice. Quelques minutes plus tard, il observait gravement ses élèves. Le cadet du cours se voyait déjà renvoyé.
- Bien. Ce n'est pas excellent, mais vous semblez avoir compris l'idée générale de ce cours. Je ne peux pas dire que je sois satisfait de vous, mais avec du travail, nous allons peut-être arriver à quelque chose. Je ne donnerai cependant pas de points cette fois-ci. Bonne journée.
La tête basse, Yann sortit de la salle. Il se demandait sincèrement s'il n'aurait pas préféré quitter ce cours. Il ne se sentait pas à sa place et ralentissait tout le groupe.
- Jones ! entendit-il.
Surpris, l'appelé se retourna pour voir Star et Sunlight arriver à sa hauteur.
- Tout va bien ? s'enquit la jeune fille. Tu as une petite mine.
Yann cilla, surpris de voir ses deux aînés le regarder avec sollicitude. Affichant un air amusé, Star lui tendit un morceau de chocolat.
- Lorsque j'étais en troisième année, mon professeur de défense m'en donnait après quasiment chaque cours, fit-il. Ça permet de retrouver des forces.
- Euh… merci beaucoup. Je… je suis désolé.
- Désolé ? répéta Sunlight, manifestement perplexe. Mais pourquoi ?
- Tu es un bon équipier, Jones, intervint Star qui lui, semblait avoir compris. Que tu aies un niveau inférieur au nôtre est parfaitement normal, tu ne dois pas t'inquiéter pour cela. De plus, je pense sincèrement que ces différences peuvent être une force…
- Mais… mais tu es Terry Star ! Un des élèves les plus puissants de toute l'école ! Ça ne t'énerve pas d'avoir un petit troisième année dans ton groupe ? Je pourrais vous faire perdre et…
- Primo, déclara le Serpentard en s'arrêtant devant le garçon, nous ne sommes pas là pour gagner mais pour apprendre. Le professeur O'Neill se montre dur pour nous stimuler. Je suis prêt à parier qu'en réalité, il n'avait pas la moindre intention de renvoyer qui que ce soit. Secundo, franchement, Jones, comment crois-tu que j'ai appris tout ce que je sais ? J'ai été en troisième année, comme toi, et des personnes plus puissantes que moi ont été là pour m'aider et m'apprendre. Nous sommes dans une école pour cela, tu ne crois pas ?
- Je… je n'avais pas vu ça comme ça…
- Je sais. Il y a une espèce de compétition dans cette école qui peut être très bénéfique, à mon avis, mais qui poussée à son extrême devient néfaste. Je pense que les Fondateurs avaient mis en place le système des maisons et des coupes pour stimuler les élèves et leur donner envie de se donner à fond, mais qu'ils n'avaient pas prévu que ce système risquerait d'écraser certains étudiants. Du moins, c'est ce que je pense.
- Ça se tient, nota Sunlight. Une saine concurrence est toujours un bon moteur tant qu'elle ne dégénère pas en une guerre… comme c'est arrivé entre Serpentard et Gryffondor.
- Exact, approuva Star. Je pense qu'aujourd'hui, la plus grande faiblesse de Poudlard se trouve là. Et par extension la faiblesse du monde sorcier. Enfin, là, nous nous égarons du sujet principal. Je disais donc, Jones, que tu dois cesser de te voir comme un poids pour notre groupe et te dire que nous sommes tous différents, avec nos points faibles et nos points forts, et que ce n'est qu'ensemble que nous réussirons. Tous ensembles.
- Et puis, sourit la bleue et bronze, il faut toujours avoir un plus petit que soi chez soi, c'est bien connu.
- Parfaitement ! renchérit son ami sans cacher son amusement.
Yann sourit. Il comprenait mieux pourquoi, au-delà du simple niveau de magie, ces deux-là étaient appréciés. Ils étaient à l'écoute de ceux qui les entouraient et leur bonne humeur était communicative.
- Tu sais, fit la jeune fille, Terry nous aide en défense contre les forces du mal, Regulus et moi, pourquoi ne viendrais-tu pas, toi aussi ?
Les yeux du garçon s'agrandirent de surprise. Il dut retenir un cri de joie.
- Si Star est d'accord… fit-il, hésitant.
Le susnommé soupira.
- Je devrais demander un salaire de prof à Dumbledore, déclara-t-il, théâtral.
Cela lui valut une tape derrière la tête de la part de Sunlight. Il se tourna vers Yann.
- Méfie toi d'elle, elle est violente. Et puis, appelle-moi Terry, fit-il avec un clin d'œil complice.
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Fourbu et épuisé, Harry quitta la salle dans laquelle il suivait ses cours d'escrime. Le professeur O'Neill était satisfait de ses progrès et lui avait annoncé qu'ils allaient commencer à travailler avec l'épée d'anti-magie. Le voyageur dimensionnel en était ravi. Il attendait cela depuis un moment. Un point positif de la boucle, il avait progressé plus vite que prévu.
Il bailla bruyamment. L'heure était tardive et le couvre-feu passé, il n'y avait donc personne dans les couloirs, ce que le jeune homme appréciait. Il aimait se retrouver seul avec lui-même, dans le silence des entrailles de l'école de magie. C'était assez déroutant pour lui de remarquer que plus il s'ouvrait aux autres, plus il aimait la solitude. Étrange… Pour sa mission, il était entré dans la vie de beaucoup de personnes, même plus, maintenant, se dit-il en songeant à Veena et Yann Jones. Ils n'étaient pas dans le plan initial.
Malgré sa fatigue, Harry ne se dirigea pas vers le dortoir des Serpentards mais sortit dans le parc. S'il y avait eu un redoux pendant un moment, le froid était hélas revenu. Il remonta son col mais ne fit pas demi-tour. Il n'aurait pas su dire combien de temps il resta là, à contempler les étoiles. Cette nuit lui offrait un sentiment de paix presque indécent étant donnée la situation.
Ses pensées s'égarèrent vers son monde. Ces derniers temps, il avait été tellement absorbé par sa tache dans cet univers, qu'il s'était forcé à ne pas y songer. Qu'est-ce que Voldemort devait faire là-bas ? Certainement pas du bien. Avec la mort de Dumbledore, il avait le champ libre… L'Ordre du Phénix était-il en mesure de l'arrêter ? Non, c'était une mauvaise question. L'Ordre ne pouvait hélas pas stopper le mage noir, mais peut-être pouvait-il le ralentir, l'empêcher de faire souffrir la communauté sorcière… Harry n'en était pas sûr. Mais peut-être se donnait-il trop d'importance. C'est probablement ce que lui aurait dit Drago.
Le brun eut un sourire. Il s'était plus rapproché de son ancien ennemi qu'il ne l'aurait pensé et peut-être même voulu. Mais il n'en était pas mécontent. Le voyageur dimensionnel ne put pas s'empêcher de se demander comment réagirait Ron en apprenant cela. Probablement violemment, mais il s'y ferait. Il pouvait comprendre que les gens changent. Drago avait changé… et Harry aussi, en réalité. Oui, à vouloir amener les autres à s'interroger sur eux-mêmes et sur ce que les entourait, il avait inconsciemment fait la même chose. Il avait désiré régler ce conflit ancestral entre les maisons de Poudlard et, ce faisant, il avait compris des choses qu'il n'aurait jamais soupçonnées. Cela lui avait sauté à la figure après sa discussion avec Jones.
Le sens des maisons, de la Coupe, tout le fonctionnement de Poudlard… S'il avait raison, ce n'était pas uniquement pour répartir les élèves entre les Fondateurs mais également pour les stimuler, les amener à donner le meilleur d'eux-mêmes en créant un subtil équilibre entre la compétition inter-maisons et la solidarité à l'intérieur des maisons. Peut-être avait-il tort, après tout d'autres personnes auraient dû le remarquer si c'était le cas. De toute façon, que la conclusion soit juste ou erronée, elle démontrait au moins une chose : sans le vouloir vraiment, Harry avait également remis en question les bases de sa propre existence, de son monde. Il eut un nouveau sourire. Hermione serait fière de lui. Il pourrait peut-être lui présenter sa théorie sur les maisons, elle saurait certainement lui dire si quelqu'un d'autre avait émis cette hypothèse.
Une note douce le tira de ses réflexions. Hélios venait de se poser à coté de lui, l'observant calmement.
- Salut mon grand, sourit le sorcier. Je ne te vois plus trop depuis la boucle. Tu me fais la tête ?
Le phénix émit un trille joyeux.
- Manifestement pas. Tu surveilles Dumbledore, c'est ça ? Tu as peur qu'il fasse une nouvelle bêtise comme avec la bague ?
Il croisa le regard profond de l'oiseau et sourit. Peut-être était-ce ça… ou autre chose. Comment savoir avec cet énergumène ? Hélios s'ébroua et se posa sur les genoux du jeune homme, alors assis dans l'herbe. Et ils restèrent là, à profiter de calme de cette nuit d'hiver.
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Le lendemain matin, les septièmes années commençaient leur journée par un cours de potion. Drago était de bonne humeur, sans trop savoir pourquoi. Il appréciait de plus en plus la vie en tant que Sylciu Celford.
- Bonjour à tous, déclara Slughorn, aujourd'hui, nous allons étudier la potion dite de "Partagpensées". Quelqu'un peut-il m'en parler ?
Drago retint tant bien que mal un sourire alors que les mains de Lily et de Severus se brandissaient rapidement.
- Mademoiselle Evans ? Nous vous écoutons.
- La potion de Partagpensées permet de connecter l'esprit de deux personnes pendant une journée environ. Elle est utilisée notamment par les aurors lors des missions délicates mais a un gros défaut, c'est qu'elle permet à un des partagés d'accéder quasiment sans restriction aux pensées de l'autre sans que celui-ci ne puisse l'en empêcher. Elle est donc soumise à une règlementation stricte dans le cadre de la protection de la vie privée. De plus, elle n'est efficace qu'entre les personnes qui ont préparé la potion et pas avec des tiers.
- Parfait, comme toujours mademoiselle Evans, sourit le professeur. Bien, nous allons donc nous employer à confectionner cette potion. C'est une préparation délicate, je vous demanderai donc la plus grande concentration. À la fin du cours, chacun d'entre vous testera la potion qu'il a préparée avec son binôme.
Le renié sursauta. Sa bonne humeur fondit brusquement comme neige au soleil. Que venait-il de dire ? Inquiet, le blond jeta un coup d'œil à Potter qui se tenait à coté de lui. Certes, leur relation n'avait plus rien à voir avec ce qu'elle était précédemment, mais de là à partager ses pensées avec lui ! Il ne fallait pas exagérer.
- Sylciu !
La voix de Potter ramena le susnommé à la réalité. Il croisa le regard vert de l'Élu.
- Concentre toi, tu ne dois mettre que deux gouttes, signala ce dernier.
Malgré lui, Drago se demanda si le Survivant avait conscience des inquiétudes de son compagnon de voyage. N'était-il pas dérangé à l'idée des effets qu'allait avoir cette potion ? Agacé, le blond secoua la tête, tentant de chasser ses mauvaises pensées. Il verrait cela le moment venu…
Lorsqu'ils eurent achevé leur préparation, elle avait un aspect vert métallisé marbré de doré. Regardant autour de lui, le renié remarqua avec surprise qu'aucune des potions n'avaient la même apparence. Cela devait probablement dépendre des personnes la préparant, supposa le voyageur dimensionnel. Alors que Slughorn promenait un regard critique sur les chaudrons, il soupira. Partager ses pensées avec Potter… Il y avait des choses que l'Élu ne devait jamais savoir sur son équipier. Des choses qu'il voulait coûte que coûte garder pour lui. Merde. Comment se sortir de ce mauvais pas ? Il avait vraiment le don pour se mettre dans de beaux draps.
Le reste du cours passa sans que Drago ne s'en aperçoive vraiment. Entièrement plongé dans ses pensées, il avait échafaudé des plans tous aussi fous les uns que les autres dans le but d'échapper à ce qui allait suivre. Certes, une partie de son esprit lui avait bien signalé que c'était perdu d'avance, mais sans succès aucun.
Et ce fut dans cet état d'esprit que le blond vit la potion prendre une jolie teinte pourpre, signe de sa réussite. Pour la première fois de sa vie, il regretta d'ailleurs de ne pas avoir loupé sa préparation.
- Maintenant, buvez chacun un gobelet de potion, histoire que nous vérifions son efficacité.
L'Anonyme hésita et jeta un coup d'œil vers Potter qui regardait la potion qu'il venait de verser dans son verre. Lui aussi semblait peu réceptif à l'idée de partager ses pensées. Drago n'aurait su dire s'il en était soulagé. Le brun prit son courage à deux mains et avala d'un trait la potion. Il sembla surpris.
- Mais c'est bon ! s'exclama-t-il, ravi.
- Quel goût ? demanda McKinnon.
- Framboise.
- Génial ! se réjouit la Gryffondor en buvant sa mixture.
Elle grimaça.
- Citron ! C'est ameeeeeeer ! gémit-elle, provoquant un éclat de rire de l'Élu.
- Comme vient de l'expérimenter mademoiselle McKinnon, observa Slughorn, amusé, chaque potion a un gout propre qui dépend de ses préparateurs.
La cloche sonna.
- Dépêchez-vous de boire, pressa l'enseignant. Et écrivez moi un rouleau de parchemin sur ce que vous avez ressenti pour le prochain cours.
Drago prit une profonde inspiration et avala sa potion. Elle avait, en effet, un gout de framboise assez plaisant. Le voyageur dimensionnel eut un moment d'arrêt, s'attendant à ce qu'il se passe quelque chose, mais au bout de quelques secondes il dut se rendre à l'évidence : rien. Pas d'explosion de souvenirs ou de pensées soudaines. Tout semblait parfaitement normal. La potion était-elle ratée ?
- Monsieur, s'enquit Lily en se retournant alors que la classe se vidait, je ne crois pas que ce soit possible, mais l'Occlumencie peut-elle permettre de contourner les effets de la potion ?
- Non, Mademoiselle Evans. Elle peut les atténuer, certes, mais en aucun cas les annuler. Seul le temps le peut. Bonne journée, jeunes gens.
Le dernier espoir de Drago venait de voler en éclat alors les septièmes années se dirigeaient sans entrain vers la salle de Sortilèges. Le renié s'assit à sa place, légèrement rassuré. S'il ne ressentait rien d'anormal, peut-être que cela voulait dire que Potter ne pourrait lire ses pensées ?
Flitwick commença à parler et le jeune homme se concentra sur le cours pour prendre des notes. Son intérêt pour les paroles du petit professeur disparut très vite. Une effroyable douleur lui traversa le crane et des images, paroles, sons se mélangèrent dans sa tête.
- POTTTEEERRR !!!
On tapa à la porte du placard et le garçonnet sursauta. Il y eut un cliquetis de cadenas qu'on déverrouille et la porte s'ouvrit violemment, soulevant un nuage de poussière. L'enfant toussa en se levant.
- Plus vite que ça ! beugla la femme devant lui. Dudlenouchet veut son petit-déjeuner ! N'est-pas pas mon petit-chéri ?
- Suis pas petit, gronda un garçon de la taille d'un cachalot en donnant à sa mère un coup de pied dans la jambe. M'appelle pas comme ça !
- Pardon, mon grand garçon, couina la femme. Et toi ! houspilla-t-elle en se retournant vers le premier enfant. Dépêche toi un peu ! Comment peut-on être aussi empoté !?
Elle le poussa violement vers l'avant et, par reflexe, le garçonnet aux cheveux en bataille posa sa main en avant pour éviter de tomber. Il poussa un cri de douleur lorsque sa paume rencontra la poêle brulante.
- Mais c'est pas vrai ! rugit la femme.
Elle gifla sans ménagement l'enfant.
- Tu nous coûtes assez cher sans que nous ayons à te soigner pour ta maladresse ! Va dans ta chambre.
Retenant vaillamment ses larmes, le jeune Potter se dirigea vers la porte. L'autre garçon le bouscula volontairement, le faisant tomber sur le sol. Se retenant avec ses mains, l'enfant poussa un glapissement de douleur lorsque sa paume toucha le sol.
- Oh ! Potter pleure ! minauda l'enfant-cachalot.
Le susnommé se releva péniblement et rejoint sa chambre – son placard, devrait-on dire.
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- Qu'est-ce qui lui arrive ? s'exclama Lily alors que Sylciu blêmissait en se tenant la tête.
L'américain ne répondit pas, gémissant. La rousse se tourna vers James, cherchant de l'aide. Mais son petit-ami semblait aussi dépassé qu'elle dans cette affaire. Sylciu cria de douleur, se tenant la main et puis son corps devint mou.
- Il a perdu connaissance…
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Assis devant un grand miroir, un jeune garçon regardait la vie qu'il aurait tant voulu avoir… La vie qu'il n'aurait jamais…
Une inscription trônait au dessus des reflets "riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej". Des mots se firent entendre.
- Il ne nous montre rien d'autre que le désir le plus profond, le plus cher, que nous ayons au fond de notre coeur. Toi qui n'as jamais connu ta famille, tu l'as vue soudain devant toi. Ronald Weasley, qui a toujours vécu dans l'ombre de ses frères, s'est vu enfin tout seul, couvert de gloire et d'honneurs. Mais ce miroir ne peut nous apporter ni la connaissance, ni la vérité. Des hommes ont dépéri ou sont devenus fous en contemplant ce qu'ils voyaient, car ils ne savaient pas si ce que le miroir leur montrait était réel, ou même possible.
La voix de Dumbledore raisonna dans la pièce.
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- Il a perdu connaissance.
Sirius s'était levé pour se rapprocher de son condisciple alors que Flitwick s'était tut.
- Monsieur Star ? Vous allez bien ? s'enquit le petit professeur.
- Juste une migraine, répondit l'américain brun – il semblait sincère. Et Sylciu ?
- Monsieur Potter va l'amener à l'infirmerie.
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Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche... il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défié, il sera né lorsque mourra le septième mois... et le Seigneur des Ténèbres le marquera comme son égal mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore... et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit... Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera né lorsque mourra le septième mois...
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Des cris…
- Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez…
- Pousse-toi, idiote, allez, pousse-toi…
- Non ne le tuez pas, pas Harry…
Une lumière verte…
Des pleurs…
La fin… et le début.
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Les deux garçons étaient en train de se hurler dessus juste devant les portes de la Grande Salle.
- Allons, Messieurs, veuillez vous calmer immédiatement ! ordonna Dumbledore d'une voix ferme.
Drago se tourna vivement vers lui et lui jeta un regard noir.
- Mêlez-vous de ce qui vous regarde ! siffla-t-il. Cessez donc de jouer les directeurs bienveillants pour une fois, ça nous fera des vacances !
- Écoutez moi ça ! s'exclama Harry. Réveille toi ! Sur ce plan, des vacances, on en a ! On en a même définitivement. Et grâce à qui ?
Dans les yeux devenus verts de l'Anonyme s'alluma une flamme de haine pure.
- Pour qui te prends-tu ? se récria-t-il. Parce que tu n'as jamais fait d'erreur peut-être ? Saint-Potter est au-delà de tout ça !! Sauf peut-être s'agissant de Diggory. Et aussi de ton parrain. Et de…
Le coup s'abattit sur la pommette de Drago.
- Morpheus !
Dumbledore prononça le sortilège de sommeil et les deux belligérants s'écroulèrent.
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- Madame Pomfresh ?
- Son cerveau semble en surcharge, observa l'infirmerie. Il semble… je ne comprends pas bien. A-t-il lancé un sort quelconque avant de perdre connaissance ?
- Pas que je sache, fit calmement James. Mais il a bu une potion de Partagpensées et…
- Avec qui ? couina le Dragon.
- Euh… Terry, pourq…
- Par les Quatre Fondateurs ! Serait-il possible que… Oh, Merlin ! Monsieur Potter, appelez le directeur au plus vite ! Oh la, la !
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Les souvenirs défilaient sans que Drago ne le voie vraiment. La plupart ne lui laissait que de vagues impressions, des sentiments qui n'étaient pas les siens. Il y avait une telle force dans ces images, que le blond se sentait submergé. Il avait l'impression de se noyer dans l'esprit de Potter, de se diluer peu à peu, oubliant qui il était à l'origine.
Il disparaissait. Drago l'Anonyme était en train de se dissoudre, emporté par la violence de la vie de l'Élu et ne serait bientôt plus qu'un observateur non seulement sans nom, mais également sans identité.
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- Que se passe-t-il, Pompom ? demanda Albus avec inquiétude.
- Monsieur Celford ne va pas bien du tout, répondit l'interrogée. Je pense que la potion de Partagpensées l'a mis dans cet état.
- Comment ? s'exclama Horace qui les avait rejoins sur demande de l'infirmière. Cette potion n'est pas censée avoir cet effet.
- Je sais, concéda Pompom, mais le co-préparateur de Monsieur Celford est Monsieur Star. Or nous savons que celui-ci est loin d'être un sorcier ordinaire. Je crois que l'esprit de son cousin est en train d'écraser celui de Monsieur Celford par sa puissance. J'ignore comment.
- C'est possible, admit le professeur de Potion en s'agitant. Mais cela ne saurait résulter de la potion uniquement. Elle ne peut pas permettre cela.
- Mais il semble que Monsieur Celford et Terry utilisent des magies assez inhabituelles pour des sorciers de leur âge, observa Albus en regardant l'envoyé de Némésis allongé sur le lit. Peut-être cela a-t-il un rapport.
Après tout, ces deux garçons étaient loin d'être communs. On ne pouvait donc raisonnablement exclure que la potion de Partagpensées, en principe inoffensive, sinon pour la vie privée, puisse avoir plongé le Gryffondor dans le coma.
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Assis sur son lit dans le dortoir vide des Serpentards, Harry se tenait la tête. La douleur, bien que supportable, commençait sérieusement à le gêner. Sa concentration s'en ressentait et il se trouvait incapable de chercher un moyen de sortir Drago de… de quoi exactement ? Justement, il aurait dû le savoir ! Trouver une explication et un moyen d'y remédier !
"Le complexe du héros, Potter ?"
Oui, et alors ? Il était comme ça, il était temps de s'y faire. L'admettre l'aiderait probablement à aller de l'avant.
"Admettre que tu n'es pas tout puissant aussi."
Il ne se croyait pas tout puissant ! Il n'était pas mégalomane, tout de même. Il laissait ça à l'autre Face-de-Serpent. Et puis de toute façon, ce n'était pas le problème.
"Quel est le problème ?"
Drago était dans le coma. Hélios semblait très agité. Et pour couronner le tout, Harry avait de plus en plus mal à la tête.
"Ça fait au moins trois problèmes."
Quel sens des mathématiques ! Bref, cela ne donnait pas de solution et… Minute !
- Qui parle ?
"Et ben, t'es long à la détente, Potter !"
- Dr–drago ?
Harry regarda autour de lui. Personne. Comment pouvait-il entendre la voix du blond, dans ces conditions ?
"Dans ta tête, abruti."
Pas de doute sur l'identité de la voix au moins. C'était déjà une réponse.
- Que fais-tu dans ma tête ?
"Tu m'as appelé."
- Appelé ?
"Ouais. Je disparaissais, mais tu m'as forcé à rester. Mais le problème, c'est que je n'arrive plus à rejoindre mon corps. Je pense que c'est toi qui me maintient… ici."
- Ici ? Bah, peu importe. Comment te renvoyer dans ton corps ?
"Si je le savais ! Je pense que tout vient de la potion de Partagpensées."
- C'est aussi ce que pense Dumbledore. Mais elle n'est pas censée avoir cet effet.
"Peut-être que le fait que nous venions d'un autre monde explique que cela ait eut un effet différent sur nous. Ou bien peut-être un problème de compatibilité avec la magie de Némésis. Que sais-je ?! Il peut y avoir tellement d'explications."
Le mal de tête du Survivant s'amplifia encore, atteignant la limite du supportable.
"Va voir l'infirmière."
- Je vais bien.
"Non, ça n'est pas le cas. Je ressens ce que tu ressens, je te signale. Et tu ne vas pas bien du tout."
C'était vrai, mais Harry répugnait à l'admettre. La douleur le submergea soudain.
"POTTEEEER !!!"
Un cercle de personne. Le jeune homme, terrifié, en son centre. Des mots, des sons, des chants. Horreur, terreur, désespoir. Tout était fini. Tout prenait fin ici. Sa vie, son cœur, son âme… Il releva un regard suppliant. Rien n'y répondit. Personne ne l'aiderait. Personne… personne… personne…
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- Professeur !
Severus Rogue déboula dans le bureau directorial, les joues rouges, le souffle court et le visage pale.
- Que… commença Albus avant d'être coupé sans manières.
- C'est Terry ! Je l'ai trouvé évanoui dans le dortoir !
Le vieil homme bondit sur ses pieds.
- Je vous suis, Monsieur Rogue.
Voilà, je sais que pas mal d'entre vous attendaient un nouveau cours de protection, mais j'ai dû l'abréger pour pouvoir continuer l'histoire, sans quoi je pourrais encore faire une centaine de chapitres sans avancer dans l'intrigue ! Désolée si certains sont déçus, je dois admettre que j'ai beaucoup de mal à écrire ces temps-ci, je ne suis vraiment pas contente de ce que je fais …
D'ailleurs, à ce sujet, la diminution drastique des reviews pour le dernier chapitre c'était pour me punir de ne pas publier plus souvent ? Parce que comptabiliser pour cette fic 191 favoris, 241 alerts pour finalement n'avoir que 20 reviews en trois semaines, ça fout un coup… Bref, je vais toute de même répondre à ceux qui ont eut la gentillesse de m'encourager, et je les en remercie, ça m'aide assez à écrire.
Petite précision pour Kalicia, donc, lorsque Harry dit « Stop ! annonça le Survivant. Aucun de nous n'a la tête à ça. Arrêtons là avant qu'il y ait un accident. Un peu de repos ne fera de mal à personne. Qu'en dites-vous ? », il parle d'arrêter la potion, ils n'ont pas la tête à ce qu'ils font à cause de l'échec du cours de protection. C'est plus clair ?
Je vais tenter de répondre à toutes les interrogations d'Akira Makkuro qui m'a laissé une loooongue review !
Tout d'abord, Marina n'apparaitra plus dans cette fic en personne, même s'il sera question d'elle à quelques reprises dans les prochains chapitre. Il ne faut pas oublier que sa mémoire a été effacée : elle ne sait même pas qu'elle a rencontré les anglais !
S'agissant de la manière dont évolues les choses dans le monde d'origine de nos amis, ils le découvriront en temps et en heure ;p
Par contre, quand tu me dis « Si le raisonnement de Drago est juste, cela voudrait-il dire que le cas inverse est vrai ? », je dois admettre que je ne saisis pas la question.
Ensuite, l'éternel questionnement sur la raison du comportement de Williams. Tes suppositions ne sont pas mal, mais tu n'as pas mis le doigt sur la raison profonde, mais tu t'en rapproches
Quand à savoir quant Hélios pourra franchir la barrière entre les mondes – qui en réalité sont plus un vide que des barrières à proprement parlé – ça ne saurait tarder, mais certainement pas d'une façon à laquelle vous vous attendez ;p
La question sur la porte revient, c'est amusant de voir ce que j'avais conçu comme un simple indice pour une autre question titiller tout le monde de cette façon. Enfin, tu sembles avoir mieux lu que la plupart puisque tu as relevé qu'elle parlait de l'Ecole. Là encore, c'est quelque chose d'important pour la trame de la fanfic, donc je n'en dirais pas plus.
Harry arrivera bien à dominer la Legilimencie et la magie ancienne, à terme, mais il aura besoin de quelque chose de précis pour cela. De même pour Drago et ses runes. Quand au maniement de l'épée des Potter, Harry avance bien, mais tu auras des précisions là dessus au prochain chapitre. Merci pour ta review, en tout cas, ça fait plaisir de voir que mon histoire t'intéresse autant
Pour Kellia, en effet, tu as raison Williams est important et il n'est pas du coté de Voldemort. De même, tes questions au sujet de ce que dit Némésis lorsqu'elle parle de la porte sont pertinentes. Encore une fois, je m'amuse de voir que c'est toujours la porte qui retient l'attention et pas le point le plus important, bien que tu l'ais relevé.
Ah ! Le mangemort qui est à Poudlard. Tout le monde ne l'avait pas oublié celui-là ? J'applaudis ! Pour le moment, ne t'inquiète pas pour lui, il travaille ;)
Bref, sur ce, je vous dis à la prochaine, dans un chapitre qui s'intitulera Ensembles. A partir de maintenant, le rythme de l'action va accélérer ! Merci encore à ma bêta pour sa correction.
