Les Maîtres des Dimensions
Résumé général : Alors que Harry déprime après la mort de Dumbledore, il rencontre Némésis, une étrange femme qui lui propose une mission : se rendre dans un monde parallèle afin de créer un autre futur. Il part donc en 1976, dernière année de ses parents à Poudlard, sous le nom de Terry Star, accompagné d'Hélios son phénix mais également de Drago, qui a été renié par son père, portant le pseudonyme de Sylciu Celford. Ils se présentent comme des cousins venus d'Amérique.
Chapitre précédent : Poudlard est attaqué. Face à l'armée de Mangemorts, Dumbledore est forcé de réveiller le château pour qu'il combatte aux côtés des élèves et professeurs. Alors qu'il le fait, usant pour cela de magie runique, Drago découvre grâce à sa Magie Propre qu'il existe une issue de secours de la Chambre des Secrets. Après la mort de Severus, les élèves parviennent dans la Chambre où l'esprit de Serpentard lui demande de prouver qu'ils sont dignes de recevoir de l'aide en désignant un champion qui passera des épreuves. C'est James qui est choisi et il parvient à en venir à bout. Il devient donc le Chevalier de Poudlard et l'issue de secours est ouverte. Commence alors la dangereuse évacuation des élèves et professeurs…
Chapitre 40 : Victoire
Sirius avait toujours adoré faire des blagues. De tout temps, même avant son entrée à Poudlard – ce qui lui avait attiré pas mal de problèmes d'ailleurs. Mais ce jour-là était l'aboutissement. Toute sa carrière de fauteur de trouble trouvait son apothéose en ce jour sinistre. Comme quoi, même les pires instants de l'existence avaient du bon.
Une armée d'Elfes de Maison et autres fantômes a ses ordres, Sirius, penché sur la Carte, était en train de créer la diversion parfaite. Quelques instants plus tôt, Terry avait reçu le feu vert du premier groupe pour commencer l'évacuation. Peter et ses petits protégés étaient en train de partir et Sirius, accompagné de James et de Dumbledore, avait le lourde tache de retenir l'attention des Mangemorts. Rien qu'il n'est déjà fait, pour tout dire.
Il échangea un regard de connivence avec son presque-frère. Bien, tout était en place. Le professeur McGonagall s'avança vers eux.
- Je n'aurais jamais pensé dire cela un jour, soupira-t-elle, mais avez-vous besoin d'aide, Messieurs les Maraudeurs ?
L'apothéose de toute une vie !
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Veena regarda du coin de l'œil les deux Maraudeurs qui orchestraient la diversion. Sir– euh, non, Black semblait jubiler. La Serdaigle n'arrivait pas à savoir si elle trouvait ça attendrissant ou de très mauvais gout. Soupirant, elle décida de reporter son attention ailleurs.
- Le premier groupe doit être à mi-parcours maintenant, disait le professeur O'Neill, nous allons envoyer le suivant. Lorelei ? Pouvez-vous aller avec eux ?
La professeur d'étude des moldus sourit.
- Pas de problème. Soyez prudent, vous autres.
- C'est à vous que l'on devrait dire cela, madame, signala Londubat, mi-inquiet, mi-amusé.
L'enseignante approuva distraitement de la tête. Veena se prit à penser qu'elle devait avoir aussi peur qu'eux. Quelques minutes plus tard, le groupe était parti.
Un tremblement se fit sentir et l'inquiétude se peint sur les visages.
- C'est rien ! s'exclama Sirius. On maîtrise !
À coté de lui, le professeur McGonagall cachait mal son amusement. Qui aurait cru qu'elle avait une âme de farceuse ?
- Par Merlin, mais que faites-vous ? s'étrangla Terry.
- Rien de grave, jeune homme, fit Dumbledore, tout sourire, une petite diversion particulièrement distrayante.
- Je ne voudrais pas être à la place des Mangemorts avec ces quatre-là que s'amusent… pensa tout haut Veena.
- Je ne vous le fais pas dire, Mlle Sunlight, fit O'Neill. Poursuivons avant qu'ils ne fassent exploser tout Poudlard.
Deux nouveaux groupes partirent l'un après l'autre. Terry échangeait souvent des nouvelles avec son cousin. Leur lien était particulièrement utile. Pour le moment, personne n'avait eu le moindre problème en chemin et la Serdaigle priait pour que cela continue. Fort heureusement, la diversion semblait fonctionner à merveille. Les Elfes étaient très amusés par cette technique de défense, tout comme leur superviseurs ce qui créait une ambiance assez surréaliste. Certains étudiants des premières années s'étaient rapprochés pour suivre les évènements rapportés quasiment en direct par des fantômes hilares et un Peeves en admiration devant le professeur McGonagall.
- La quatrième dimension, souffla Veena.
- Voire la cinquième, fit une voix rieuse à ses cotés.
Elle croisa le regard vert de Terry.
- Ça va, toi ? lui demanda-t-il.
La jeune fille sourit. Ce garçon était vraiment adorable.
- J'ai envie de vomir, je stresse comme jamais et Sirius m'insupporte. Rien qui sorte de l'ordinaire, finalement.
- Je vois. Et tu mens pour Sirius. Comme d'habitude. Le fait que tu l'appelles encore par son prénom en est la preuve.
- Tu es agaçant, Terry.
- Je sais. Mais je me suis découvert une vocation de marieur.
- Misère ! Je commence à me demander s'il ne vaudrait pas mieux que l'on nous capture.
- Tu es cruelle, tu le sais ça ?
- Mmm. Sinon, je suis probablement victime de mon pessimisme, mais j'ai un mauvais pressentiment.
- Il serait difficile que ça ne soit pas le cas étant donné la situation.
- C'est vrai. Et de toute façon, mes pressentiments n'ont jamais été très fiab…
Elle n'avait pas terminé sa phrase que le professeur Lindhall, le remplaçant de Chourave, était passé à l'attaque. Sa cible était manifestement les deux Maraudeurs. Son action n'en restait pas moins stupide, ceux-ci étant à coté du professeur Dumbledore. Ce dernier n'eut aucun mal à arrêter les sorts de l'assaillant – James ayant cependant dû éviter de justesse un maléfice de mort – et à l'entraver.
Veena croisa le regard de Terry.
- Rappelle moi de ne plus jamais prendre tes pressentiments à la légère, fit le jeune homme.
- Si tu veux mon avis, c'est un hasard.
- Mieux vaut prévenir que guérir.
- Je n'aurais pas dit mieux !
Tout en parlant, les deux amis s'étaient approchés des Maraudeurs. Le remplaçant de Chourave était saucissonné sur le sol sous le regard agacé de Dumbledore.
- Encore un Mangemort stupide, commenta simplement Terry.
- Quoi ? s'étrangla Sirius – non ! Black. Tu savais ?
- Ouais. Depuis un certain temps. Probablement plus tard que le professeur Dumbledore. C'est une espèce de fanatique mais pas dangereux.
- Hum. Il vient seulement de me jeter un avada kedavra.
- Une souris prise au piège a tendance à mordre.
- Terry, fit Lily avec un regard appuyé. Ce n'est pas vraiment le moment de philosopher.
- En effet. Presque tout le monde est parti. Professeur McGonagall ? Pouvez-vous aller avec le dernier groupe ? Nous vous suivrons de prêt. Je propose qu'on laisse ce mangemort ici, il nous encombrerait plus qu'autre chose.
- Un sortilège d'oubli au cas ou ? proposa James alors que la directrice-adjointe s'éloignait.
- Ce serait plus prudent, remarqua Dumbledore.
Veena regarda le dernier groupe des plus jeunes partir avec McGonagall. D'après Terry, tous les groupes avaient jusqu'alors rejoins le point de ralliement sans encombre. Il ne restait dès lors plus grand monde dans la Chambre des Secrets. Pour les professeurs, Dumbledore, Slughorn, Flitwick et O'Neill étaient encore là. Leur présence avait quelque chose de rassurant. Avec des adultes aussi puissants, la sécurité des élèves semblait aller de soi. Surtout lorsqu'on voyait qui étaient ses élèves. Terry, par exemple, n'avait nul besoin de protection, tout comme James et dans une moindre mesure Lily et Sirius. Restaient la Serdaigle et Regulus. Ils n'étaient pas mauvais en magie, mais la jeune fille doutait de sa capacité à affronter des mangemorts.
- L'avant-dernier groupe est passé, annonça l'américain. Mais de justesse. Je m'inquiète pour McGonagall et ceux qui viennent de partir.
Le Préfet-en-Chef fronça les sourcils.
- Alors allons-y tout de suite. Nous pourrons peut-être les aider.
- Ils ont fini par nous repérer… souffla Regulus à mi-voix.
- C'était prévisible. La diversion ne pouvait pas tenir éternellement, nota son frère. Partons.
- Que fait-on pour le corps de Severus ? s'enquit Lily.
- Nous devons le laisser là, annonça le professeur O'Neill. Il nous ralentirait et pour le moment nous devons rester en vie. Ne me regardez pas comme ça, Monsieur Potter, vous savez que j'ai raison.
Le susnommé émit un grognement indéchiffrable et se mit en route. Cela ne lui plaisait manifestement pas. Veena le comprenait, mais elle avait dans l'idée que Severus Rogue aurait préféré qu'ils restent en vie – après tout, ne s'était-il pas sacrifié pour éviter la mort de James ?
Elle prit une profonde inspiration et sortit de la Chambre à son tour.
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Lorsque Peter était sorti de la Chambre des Secrets, il avait découvert deux choses rassurantes : il faisait nuit – ce qui paraissait normal vue l'heure tardive – et il pleuvait. Cela réduisait donc la visibilité et du même coup les chances d'être aperçu.
Par contre, cela ne simplifiait pas la course. La boue rendait le sol glissant et dans la précipitation deux première année tombèrent les quatre fers en l'air. Peter attrapa une fillette qui avait chuté et la souleva sans ménagement pour la remettre sur se pieds.
- Allez, chuchota-t-il. Dépêche toi !
Il se remit à courir derrière la gamine. Le courage est le fait de contrôler sa peur… songea-t-il en pensant à Terry. Bien, il allait se montrer digne des Maraudeurs pour une fois. Il conduirait ce groupe jusqu'au point de ralliement, foi de Peter Pettigrow !
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Drago détestait ça. Etre coincé dans un coin de la Forêt Interdite alors que les autres couraient dans le parc. Ne savoir ce qui se passait que par le biais de son lien avec Harry. Il n'aimait pas ça du tout.
Il dessina quelques runes de plus.
"Je pense que c'est sécurisé."
"Je te fais confiance," intervint le brun, ayant manifestement capté sa pensée.
"Comment ça se passe de ton coté ?"
"Peter nous a fait un coup de frayeur, mais cela semble passé. Il ne va pas tarder à arriver normalement."
"Tu as décidé de lui faire confiance ?"
"Pourquoi pas ? Après tout nous avons fait confiance à Severus, Regulus…"
"Je vois. Le syndrome « Dumbledore »."
"Pardon ?"
"Avoir foi en la nature humaine : c'est le syndrome « Dumbledore »."
"Si tu veux. En tout cas, c'est l'idée."
"Ha, justement. Voici Pettigrow. Ouah ! Vous lui avez fait manger quelque chose ?"
"Un changement intéressant ?"
"Je voudrais savoir comment tu fais pour à la fois gérer une évacuation et continuer la mission !"
"Que veux-tu ? C'est la classe : on l'a ou on ne l'a pas !"
"Tu deviens pompeux, maintenant ? Ça ne te va pas du tout !"
"Dans ce cas, je te laisse, je vais discuter avec Veena !"
"Mauvais perdant !"
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Courir dans la boue, sous la pluie et de nuit n'était pas ce qu'Albus préférait faire. Toutefois, son avis sur ce genre d'activité n'entrait ce soir-là absolument pas en ligne de compte. Le directeur était impressionné par ses élèves. Etait-ce les cours de protection qui leur avait donné cette force ? Non, l'enseignement de Robin n'avaient fait que leur offrir la coordination et les réflexes nécessaires. Le reste était déjà en eux. Et probablement en Terry…
Le choix de Némésis avait été excellent. Elle avait su envoyer deux garçons qui par leur simple présence amener tant de changements…
- Tout va bien professeur ?
Dans l'obscurité, Albus discerna le visage soucieux de Veena Sunlight.
- Je suis encore en grande forme pour mon âge, Mlle Sunlight. Ne vous en faites donc pas.
La Serdaigle sourit. Elle-même avait beaucoup changée, nota le directeur en repensant à la jeune fille effacée qu'il voyait à peine à la table des bleus et bronzes.
- Je n'en doute pas un seul instant, dit-elle à mi-voix.
Elle était tendue, mais il fallait admettre que c'était normal – si il pouvait y avoir quoique ce soit de normal cette nuit-là. Elle jetait des coups d'œil frénétiques autour d'elle tout en demeurant curieusement maîtresse d'elle-même. Définitivement, ses élèves avaient changés. Ils s'étaient adaptés au temps qu'ils affrontaient. Albus se sentit partagé entre la fierté de voir que ces jeunes gens étaient capables d'agir ainsi et la tristesse de ne pas avoir pu les protéger de cette situation… Il n'aurait su dire ce qui en ressortirait…
Peut-être étaient-ils l'espoir du monde magique…
Soudainement, quelque chose se modifia subtilement dans l'atmosphère. Un frisson parcourut le Directeur qui leva les yeux et sut que la chance avant changé de camp.
- Ils sont là ! cria une voix.
Aux cotés du directeur, la jeune Veena se tendit alors qu'un des fuyards – professeur ou élève, Albus n'aurait sur le dire – jetait un sort au mangemort trop bavard.
Trop tard.
Déjà, une demi-douzaine de mages noirs envahissait les lieux. Aucune fuite n'était possible. A imaginer qu'ils parviennent à échapper à leurs assaillants, rejoindre le point de rendez-vous aurait signifié mettre tous les élèves en danger.
Non, la seule option restait le combat. Albus leva sa baguette et se permit une brève prière à Merlin. Ils allaient en avoir besoin.
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Harry savait que la chance ne pouvait durer éternellement. Il en avait déjà fait l'expérience, parfois avec des fins tragiques pour ses proches. La chance, cette amie versatile, l'abandonna de nouveau au milieu du parcours qui devait leur permettre de rejoindre le point de rendez-vous, dans la zone du trajet la plus exposée, en plein milieu du parc détrempé par la pluie torrentielle qui n'avait rien trouvé de mieux que de tomber cette nuit-là. Pestant contre sa robe qui, rendue lourde par l'eau, entravait ses mouvements, il leva sa baguette et jeta pèle-mêle des sorts de désarmement, de stupefixion et d'entrave.
Malheureusement, les mangemorts semblaient se multiplier plus vite que des petits pains. Là où un tombait, trois le remplaçaient. Le nombre était clairement contre les habitants de Poudlard.
Le jeune homme en était là de ses réflexions lorsque la situation s'aggrava encore : Voldemort entra en scène. Harry avait beau être devenu un Maître des Dimensions, il savait bien que vaincre le mage noir serait difficile. Il eut vaguement conscience de voir O'Neill éviter un sort de justesse – y laissant au passage tout le coté droit de son pantalon – avant de répliquer maladroitement. Le manque de visibilité qu'ils avaient jusqu'alors utilisé à leur avantage était en train de se retourner contre eux. Les mangemorts, plus nombreux, se déplaçaient dans l'ombre des arbres et parvenaient à prendre les fugitifs par surprise. Quelqu'un cria mais Harry n'aurait su dire qui. Voldement était heureusement occupé à combattre Dumbledore, le seul – mais non négligeable – risque venait des mangemorts.
Harry sauta pour éviter un sort, invoqua Athéna pour se protéger d'un autre et riposta avec les éclairs de Zeus.
Une erreur.
Il ne le comprit que trop tard, se souvenant que l'eau était un excellent conducteur pour l'électricité. Les éclairs touchèrent bien les mangemorts, de façon assez spectaculaire d'ailleurs, mais Harry en perdit totalement le contrôle. Ils se répandirent complètement aléatoirement, touchant aussi bien les partisans de Voldemort que leurs adversaires et achevèrent leur course contre un des murs d'enceinte de Poudlard qui s'affaissa sous le choc. Pierres, morceaux de verre et poutres de bois tombèrent sur le sol, brisés nets, dans un fracas monstrueux.
Harry eut cependant à peine le temps de regarder les dégâts, déjà de nouveaux mangemorts l'attaquaient.
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James se sentait différent. Il n'aurait pas su expliquer avec exactitude ce sentiment, mais quelque chose avait changé, il le sentait au plus profond de lui-même. C'était comme si une force se dégageait du château pour entrer en lui, lui donnant du même coup une perception différente de ce qui l'entourait. Il ne s'en était rendu compte que lorsque le combat avait commencé. Puis, c'était devenu évident lorsque les éclairs de Terry avaient détruit le mur d'enceinte. Il lui avait semblé entendre Poudlard gémir. Etait-ce possible ? Etait-ce cela être le Chevalier de Poudlard ? Jusque là, ce titre lui avait semblé un peu ronflant mais très abstrait… certainement n'avait-il pas saisi l'impact que cette nomination allait avoir sur lui.
James chassa ces pensées. Ce n'était pas le moment de se lancer dans une introspection sur la question. Il devait rester concentré pour sauver sa vie – but d'une certaine importance.
- Avada Kedavra ! cria une mangemorte dont il ignorait l'identité.
Le gryffondor évita de justesse le sort, glissa sur le sol détrempé et acheva sa course sur le sol. La femme ricana en s'approchant dangereusement.
- Stupefix ! lança le jeune homme.
- Protego.
La partisane de Voldemort para le sort.
- Doloris ! lança-t-elle.
Cette fois, James ne parvient pas à esquiver. Il hurla de douleur. C'était insupportable… La souffrance contracta les muscles du préfet en chef qui se cabra dans une vaine tentative de diminuer le mal.
Soudain, elle s'arrêta. Il fallut un instant à James pour comprendre que son assaillante s'était écroulée. Surpris, il tourna la tête, tentant d'ignorer les élancements qui secouait encore son corps, et croisa le regard vert de sa petite amie. Elle lui sourit – un sourire ou l'inquiétude le disputait à la tendresse – avant de se lancer à nouveau dans le combat. James se releva, vacilla, se redressa difficilement et jeta un coup d'œil autour de lui.
Sirius combattait avec l'énergie du désespoir mais il avait souffert, sa robe était déchirée au niveau de son torse du sang coulait de la plaie dévoilée. Près de lui, Veena lançait des sorts à la chaîne, parvenant ainsi à garder les mangemorts à distance mais il était clair qu'elle fatiguait rapidement.
Les professeurs O'Neill et Williams combattaient dos-à-dos avec une efficacité redoutable : en attestait l'hésitation des mangemorts à s'approcher du duo. Malgré tout, ils ne pourraient pas continuer indéfiniment.
Terry avait renoncé aux éclairs – bonne idée – pour la magie traditionnelle. Il n'en était pas moins efficace. Ce garçon était impressionnant. A coté de lui, Regulus bataillait ferme, lançant des sorts dans tous les sens, probablement sans réelle stratégie sinon de tenir les mangemorts à distance – ce qui était déjà ça.
James tourna la tête juste à temps pour voir un sort lancé par Flitwick – dernier membre de leur groupe – frapper de plein fouet celui d'un mangemort, provoquant une explosion telle que l'onde de choc jeta à terre quasiment tous les combattants. Les plus proches, notamment Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, furent emportés par cette vague de puissance. Lily poussa un cri alors qu'elle était soulevée du sol et entraînée quelques mètres plus loin.
Le sang de James se glaça en réalisant qu'elle se trouvait désormais à coté du mage noir. Malheureusement, Dumbledore comme O'Neill, Williams, Flitwick ou Terry avaient été entrainés dans la direction opposée. Tant pis. Le gryffondor s'élança vers sa petite amie sans trop savoir ce qu'il allait faire. Déjà, Celui-Que-L'On-Ne-Nomme-Pas levait sa baguette avec un rictus mauvais sur les lèvres.
- Avada Kedavra ! lança-t-il à l'instant où James arrivaient auprès de Lily.
Il eut juste le temps de la plaquer au sol, évitant ainsi de justesse le sort. Ils s'aplatirent et roulèrent sur le sol, emportés par l'élan du jeune homme, dans un enchevêtrement de membres et tissus.
- Vous pensez pouvoir vous échapper ? ricana le mage noir. Pathétique ! Endoloris !
Le couple n'avait pas eu le temps de se relever. James regarda le sort arriver sur lui, impuissant. Sa baguette était coincée entre son corps et celui de Lily, avec son bras droit. Il ne pouvait même pas se protéger… Toutefois, à l'instant où l'éclair rouge les frappait, une lumière dorée poudrée les entoura. Le sort ricocha et se dissipa sous le regard incrédule des belligérants. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom eut un instant une expression ahurie avant de se reprendre et de tourner un regard furibond vers le couple.
- Avada Kedavra ! lança-t-il pointant sa baguette vers Lily.
James, enfin libéré de son inconfortable position, leva sa propre baguette dans un sursaut de combativité.
- Non ! s'exclama-t-il, tentant désespérément de protéger la jolie rousse. Repulso !
La suite se passa à une vitesse telle que James mit quelques instants à tout voir et encore plus à tout comprendre. La lumière dorée qui entourait encore les deux jeunes gens dévia – Merlin sait comment – une nouvelle fois le sort du mage noir qui alla s'abattre dans un arbre non loin de là – les feuilles de cette victime collatérale se flétrirent instantanément et ses branches se ratatinèrent de façon assez pathétique. Indifférent au sort funeste du pauvre résineux, James vit son propre sortilège traverser la lumière dorée, emportant une trainée de cette étrange magie avec lui, pour aller toucher Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom en pleine poitrine. L'air surpris du sorcier alors que son corps était projeté en arrière frappa le jeune homme. Manifestement, le chef des mangemort ne s'attendait pas à ce que ce sort ait un tel effet. James non plus du reste. En réalité, aucun d'entre eux n'avaient – ni même n'aurait pu – anticipé ce qui suivit.
Il y eut un craquement, un bruit écœurant et soudain, le mage noir se trouva immobilisé en plein vol. La scène apparut à James en plusieurs phases : d'abord, il réalisa que Voldemort flottait au dessus des gravas, vestige d'un mur qui s'était écroulé un peu plus tôt. Puis il remarqua que cette position était incongrue… Finalement, dans un mouvement commun avec le mage noir et Lily, il baissa les yeux vers le torse du sorcier noir duquel émergeait une pointe de bois affuté. Les yeux ronds, le descendant de Serpentard regarda ce qui avait dû être une poutre de la vénérable école de sorcellerie manifestement sans saisir ce qu'elle pouvait bien faire là. Il fallut moins de temps à James pour comprendre : son sort avait repoussé Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom comme prévu – quoique de façon beaucoup plus puissante qu'il s'y attendait – mais il avait également eut un effet tout à fait inattendu : au lieu de retomber sur le sol, le mage noir s'était empalé sur cette poutre, qui, brisée net dans le combat, avait été rendue aussi pointue qu'une épée.
Enfin, les yeux du sorcier se révulsèrent et sa tête tomba lourdement sur le coté. Il y eut un cri et les combattants se figèrent. James savait ce qu'ils se disaient tous – lui-même le pensait – et il partageait leur stupeur : comment cela avait-il pu arriver ?
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Harry vit avec stupéfaction le corps de Voldemort, littéralement embroché sur une poutre que son sort avait brisé. Une pointe de bois sanglant dépassait du corps du mage noir, créant une atmosphère digne d'un film d'horreur. Les combattants à portée de vue de la scène s'étaient figés, plus surpris qu'autre chose, comme si chacun peinait à croire ce qui venait d'arriver. James le premier, clignait des yeux d'un air déconcerté, ahuri par ce qu'un simple sort de répulsion ait eu une telle conséquence.
Lily, tremblante, leva les yeux vers son petit-ami. Avoir vu la mort de si prêt lui provoquait visiblement encore des frissons. Le Maître des Dimensions s'approcha d'elle alors que les derniers vestiges de la protection d'Athéna se dissipaient.
- C'est toi qui a fait ça ? demanda James.
- Fait quoi ?
- Ce sort de protection ! s'agaça le gryffondor.
Le voyageur dimensionnel sourit – comme si cette question avait la moindre importance pour le moment. Oui, cette protection lumineuse était certainement une manifestation de l'utilisation assez inconsidérée qu'il avait fait de l'invocation d'Athéna, mais la question essentielle n'était pas là.
- Ah. Oui, ça c'est moi. Mais rien à voir avec ce que toi tu as fait.
- Euh...
- Va falloir que tu trouves une phrase un peu plus recherchée pour la postérité ! se moqua gentiment Sirius qui s'était approché de son ami en clopinant.
Cela sembla être un signal. Les mangemorts, sortant de leur transe, rompirent les rangs, certains s'enfuyant alors que d'autres semblaient bien décidés à venger leur maître.
- Athéna, protectrice des vaillants,
protège nous maintenant ! s'exclama Harry, espérant ne pas avoir de problème avec ce sort.
La magie antique se répandit autour d'eux créant un léger chatoiement dans les gouttes de pluie qui continuaient à tomber en nombre, indifférentes aux morts comme aux vivants.
Certains mangemorts hésitèrent, certainement surpris par la magie antique. D'autres, certainement aveuglés par la colère se précipitèrent sur la barrière. Sans succès. Athéna repoussa les assauts physiques sans vaciller mais les partisans de Voldemort réagirent promptement et se mirent à bombarder la protection de sorts diverses et variés - Harry ne put s'empêcher de noter leur grande imagination en la matière. Toutefois, il savait que si puissante soit la magie antique, elle ne tiendrait pas indéfiniment face à cet assaut en règle.
Il était en train de chercher une solution – sans grand succès – lorsqu'un ruban de runes balaya les encagoulés les plus proches.
''Un coup de main ?'' proposa mentalement Drago.
Harry sourit en tournant la tête vers le groupe d'élèves et de professeurs qui venaient d'arriver. ''Avec plaisir !'' Il signalerait plus tard que la prudence leur aurait commandé de rester cacher – de toute façon, tout le monde savait qu'Harry et prudence étaient antinomiques donc il n'était pas sûr que quiconque le prenne au sérieux.
''Vous avez déjà fait tout le boulot…'' marmonna le blond. ''Vous auriez pu en laisser pour les autres.''
''Oh ! Désolé, la prochaine fois que Voldemort est sur le point de mourir je lui signalerai de patienter un instant pour que tu viennes donner un coup de main.''
Drago laissa échapper un petit rire en arrivant auprès de son ami.
- Expelliarmus ! lança-t-il.
La pluie continuait toujours et encore à tomber drue, gênant les combattants, diminuant considérablement leur champ de vision. Aussi, si Harry savait que plusieurs élèves et professeurs s'étaient joints au combat, il ignorait leur nombre exact et leurs identités. De même, il n'avait pas connaissance de la quantité de mangemorts encore sur place. Beaucoup lui semblait une estimation assez proche de la vérité.
- Aaaaah !
Le cri déchira l'atmosphère. Reconnaissant la voix, le brun se retourna juste à temps pour apercevoir un corps s'écrouler sur le sol.
- Veenaaaaa ! s'écria quelqu'un.
Sirius – c'était lui – s'était déjà précipité vers la silhouette de la serdaigle. Elle semblait inerte. L'inquiétude de Harry monta d'un cran sans pour autant qu'il puisse faire quoique ce soit : les attaques incessantes des mangemorts l'obligeaient à rester sur place. Veena était-elle vivante ? L'air affolé – peut-être même terrifié – de Sirius n'était pas rassurant.
Il y eut une pluie de sort particulièrement puissante s'abattit sur les encagoulés qui entouraient la jeune blessée. Dumbledore surgit de nulle part.
- Protego ! lança-t-il.
Veena et Sirius se trouvèrent instantanément entourés par une protection très puissante alors que le directeur s'interposait entre eux et leurs assaillants.
- Monsieur Black, occupez vous de cette jeune fille, ordonna-t-il, pendant que…
Le reste de sa phrase se perdit dans le fracas des sorts lancés par les mangemorts. Harry dut reporter son attention sur eux et ne put pas suivre la suite. Le combat dura encore. Le jeune sorcier n'aurait su dire combien de temps – quelques secondes ou quelques heures ? impossible de le dire. Peu à peu, les mangemorts se firent moins nombreux. La nouvelle de la mort de Voldemort se répandit dans leur rang, faisant fuir une gde partie d'entre eux, rendant les autres fous furieux…
Puis, tout à coup, Harry réalisa qu'il n'y avait plus aucun mangemort autour de lui. Seuls demeuraient les élèves de Poudlard. Certains étaient encore debouts, d'autres non. Il devait y avoir des morts, cela ne faisait aucun doute…
Mais la bataille était finie.
Et ils l'avaient gagnée.
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Les heures qui suivirent demeurèrent confuses dans l'esprit de James. Par sécurité, l'évacuation s'était poursuivie. Grâce à des Portoloins préparés pour l'occasion par les professeurs – toutes sortes d'objets hétéroclites trouvés dans les fonds de poches des élèves avaient été utilisés dans ce sens – tout Poudlard se retrouva bientôt au Ministère de la Magie. Evidemment, les personnes blessées furent pour leur part envoyées à Sainte-Mangouste. Sirius refusant de quitter Veena, il s'y rendit également.
Bientôt une cacophonie terrible régna dans le hall du ministère où les élèves s'étaient réunis à défaut d'endroit où aller. On entendait déjà tout et n'importe quoi sur ce qui venait de se passer. Le ministre tentait de se faire entendre sans grand succès – en partie à cause de Terry qui, assisté d'Hélios, semblait prendre un malin plaisir à l'empêcher de faire une phrase complète. Le Préfet-en-Chef trouva ce spectacle très divertissant. Peut-être parce qu'après les graves faits qui venaient de se dérouler, voir le sorcier américain et son phénix ennuyer le Ministre de la magie avait quelque chose de surréaliste et d'étrangement réconfortant. Le monde n'avait peut-être pas changé d'axe finalement.
Puis les parents se mirent à affluer dans le hall et le niveau sonore augmenta encore – comment était-ce possible ? Cris, rires, pleurs… On ne s'entendait plus parler.
- Tes parents arrivent, fit soudainement Terry – il avait lâché de ministre ? – à l'oreille de James. Essaie de te détendre.
C'était peine perdu. Même lorsque sa mère le serra contre elle, il ne parvint pas à desserrer son point de sa baguette, comme s'il craignait de voir Voldemort surgir de nulle part en brayant que, non, il n'était pas mort – comment aurait-il pu l'être ?
Soudain, faisant sursauter toute l'assistance, un éclair s'abattit non loin de James. Tout le monde se retourna et le regard du jeune sorcier tomba sur un Terry tout sourire.
- Bien, maintenant que j'ai votre attention, déclara l'américain avec décontraction – comme s'il ne venait pas de provoquer un coup de foudre dans les bâtiments du ministère –, je pense que le plus simple est que le professeur Dumbledore vous fasse un résumé rapide des évènements de ces derniers jours avant que notre estimé ministère ne prenne les décisions nécessaires pour s'adapter à la situation actuelle. Après quoi, nous pourrons décider de ce que nous allons faire et prendre des nouvelles de nos amis blessés.
Le directeur réussit à expliquer les derniers évènements, mais le résumé ne fut pas réellement rapide et entrecoupé de commentaires d'élèves qui voulaient signaler des faits auxquels le vieil homme n'avait pas assisté. Étrangement, Terry, qui avait certainement beaucoup plus d'informations que la majorité de ses condisciples, se garda bien de faire le moindre commentaire. James n'intervint pas non plus. Il ne donna aucune précision sur ce qui s'était passé avec les Fondateurs. Sans qu'il ne sache pourquoi, il lui semblait que c'était trop intime pour être étalé sur la place publique. Il en parlerait en temps utiles à ses amis…
Les personnes n'ayant pas assistées aux évènements semblèrent peu satisfaites par les informations communiquées. La plupart désirait obtenir un complément d'information, mais le professeur Dumbledore demeura intraitable – au grand soulagement de ses élèves – et annonça qu'il s'en tiendrait là pour le moment. Finalement, les élèves furent autorisés à rentrer chez eux, un possible retour à Poudlard n'étant pour le moment pas envisagé. L'école de magie avait subi des dommages importants et il n'était pas certain qu'elle soit sûre dans l'immédiat. James se garda bien de dire que Poudlard n'aurait jamais fait de mal aux élèves – comment aurait-il pu expliquer qu'il était sûr de cela parce qu'il le ressentait ? Lui-même avait du mal à se l'expliquer…
- Rentrons, James, fit Madame Potter en poussant légèrement son fils en avant.
Il sursauta et regarda frénétiquement autour de lui.
- Lily, où est-elle ?
- Je suis là, fit la jeune fille en lui prenant la main – ses propres doigts étaient gelés. Ta mère m'a proposé de venir avec vous.
- Bien. Parfait… Et pour Terry et Sylciu ?
- Ils ont dû s'en aller avec quelqu'un d'autre, je ne les vois pas, informa la Préfète-en-chef après avoir parcouru l'assistance du regard.
Son petit-ami fronça les sourcils. Avec qui les deux américains avaient-ils bien pu partir ? Les parents de Remus ? Sirius était avec Veena à St Mangouste et de toute façon les Black n'étaient pas vraiment les personnes à rejoindre dans la situation présente.
- Nous devrions également inviter Regulus… remarqua le gryffondor.
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Les jours suivants parurent à la fois d'une longueur insupportable et d'une rapidité étonnante. Lily avait conscience de ce paradoxe, mais la vie venait de radicalement changer et chacun semblait peu à peu en prendre conscience. Pour autant, la violence n'avait pas cessée : cette fois, les fautifs étaient les Aurors. Bien sûr, ils agissaient dans le but d'éviter que les Mangemorts rescapés ne commettent des massacres en représailles à la mort de leur maître, mais la rousse avait du mal à adhérer à cette façon de faire. Evidemment, elle souhaitait voir ces mages noirs arrêtés : elle l'appelait même de ses vœux chaque jour en se rendant à St Mangouste pour visiter ses amis blessés et qu'elle veillait Veena qui se trouvait toujours dans le coma. Pourtant, elle désirait encore plus que les violences cessent et que les choses rentrent dans l'ordre.
James semblait toujours perdu dans un monde inaccessible, comme si ce qu'il avait vécu avec les Fondateurs l'avait profondément changé – à moins que ce ne soit la mort de Severus qui ait eu cet effet, se demanda-t-elle en ajustant sa robe noire. Le serpentard serait mis en terre dans quelques minutes – avec les difficultés qu'avait connu le Ministère, son enterrement avait été repoussé au maximum – juste après avoir été décoré à titre posthume de l'ordre de Merlin de première classe. Tous les élèves de Poudlard en état de venir seraient là, ainsi que les professeurs et d'éminentes personnalités. Lily comptait bien en profiter pour parler à Terry afin d'essayer de comprendre certaines choses.
- Ça ira ? demanda-t-elle ne se tournant vers James qui défroissait nerveusement un pli de sa robe.
Il releva les yeux vers elle et pour la première fois depuis la bataille, elle sentit qu'il la regardait vraiment. Son cœur fit un bon de joie – tout à fait inapproprié, à l'aube de l'enterrement de leur ami – en comprenant que son petit-ami était de retour auprès d'elle.
- Ça ira, confirma-t-il.
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Narcissa regarda du coin de l'œil James, Sirius, Regulus et Lily prendre place à coté de Remus et elle. La jeune fille était reconnaissante à la famille Potter de veiller sur ses cousins – un retour dans la famille Black était définitivement proscrit – comme la famille Lupin lui avait généreusement ouvert les bras. Elle en avait été surprise, et avait bien vu que c'était également le cas de son petit-ami mais n'avait rien dit. Elle n'avait pas à critiquer les tensions qui pouvaient exister chez les Lupin alors qu'elle était devenue indésirable dans sa propre famille.
L'enterrement de Severus fut poignant. La Serpentard dut lutter contre ses larmes – on lui avait appris dès son plus jeune âge à ne pas s'épancher en public – et fut infiniment reconnaissante à Remus qui lui tint la main du début à la fin de l'office.
Le cercueil en terre, les élèves se réunirent et la même question fut sur toutes les bouches : où étaient Terry Star et Sylciu Celford ? Leur absence pendant la cérémonie n'était pas passée inaperçue.
- Je pensais qu'ils étaient chez toi, fit Remus en s'adressant à James.
- Et moi chez toi… Je ne les ai pas revus depuis le moment où nous sommes rentrés chez nous…
- Cela n'a rien de surprenant, Monsieur Potter, fit soudainement une voix derrière le groupe d'ami.
Le professeur Dumbledore, accompagné des professeurs Williams et O'Neill, s'avançait vers eux, l'air soucieux.
- Que se passe-t-il ? s'enquit Narcissa, réellement inquiète.
La réponse tomba comme un couperet :
- Messieurs Star et Celford ont disparus…
oooooooooooooo
Voilà pour ce qui est de ce chapitre. Je suis navrée du temps qui entrecoupe mes publications. Je pourrais dire que le fait d'être en master 2 et de préparer un concours me prend beaucoup de temps – c'est le cas – mais la réalité c'est que j'ai de plus en plus de mal à écrire. Cependant, cette fic me tient particulièrement à cœur et j'ai décidé de la finir malgré tout. Je vous promets donc qu'elle sera écrite entièrement, mais je ne saurais vous dire quand elle sera achevée.
Je remercie tout ceux qui continuent à reviewer cette fic, cela me fait toujours un grand plaisir. Un GRAND merci à vous tous.
Evidemment, étant donné ma fréquence de publication, je n'ai plus de correcteur, ce chapitre n'est donc pas passé à la correction. Si quelqu'un voulait avoir la gentillesse de s'en charger, je lui en serais très reconnaissante.
Merci d'avance.
Eterna
